Librairies fermées : la faute aux syndicats, pas au capitalisme !

Si les librairies sont fermées, c’est à la demande du syndicat de la librairie française et non la faute du "capitalisme".
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Librairies fermées : la faute aux syndicats, pas au capitalisme !

Publié le 31 octobre 2020
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Par Jean-Baptiste Noé.

Comme en mars dernier, les librairies doivent fermer durant le confinement tandis que les grandes surfaces et Amazon peuvent vendre des livres. Cette injustice suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux pour lesquels la cause est entendue : c’est la victoire du capitalisme et des gros contre le commerce indépendant et les petites librairies de quartier et de proximité.

Rien n’est plus faux. Si les librairies sont fermées, c’est à la demande du syndicat de la librairie française.

En mars dernier, lors du premier confinement, le ministre de l’Économie souhaitait inscrire les librairies sur la liste des commerces de première nécessité afin de leur permettre de rester ouvertes. Le syndicat de la librairie française s’est opposé à cette dérogation :

« Le ministre de l’Économie a évoqué ce matin sur France inter, l’hypothèse d’une réouverture des librairies pour répondre à la concurrence d’Amazon. Bruno Le Maire a témoigné, là, de son attachement aux librairies et au livre.

Sur le fond, nous le rejoignons totalement pour considérer la librairie comme un commerce de première nécessité et comptons sur son soutien afin qu’aucune librairie ne soit poussée à la fermeture par cette crise majeure.

Néanmoins, la profession des libraires ne souhaite pas répondre au risque sanitaire de la poursuite des livraisons de livres par Amazon par le risque supplémentaire qu’engendrerait une réouverture des librairies avec tous les contacts inévitables qu’elle entraînerait entre libraires et clients. […]

Cette position est celle du Syndicat de la librairie française, mais également des associations de libraires, régionales ou de spécialité ».

L’argument évoqué est donc sanitaire : éviter les contaminations entre les libraires et les clients. Pourquoi pas, même si le respect des normes sanitaires pouvait prémunir de cela. Il n’était pas plus dangereux d’aller chez le boulanger que chez le libraire.

Plus tard, le syndicat s’est opposé aux libraires qui organisaient des ventes à emporter. Plusieurs librairies s’y sont également opposées, ce qui a divisé la profession. Le SLF a fini par accepter du bout des lèvres les retraits en boutique dans un communiqué du 17 avril :

« D’abord, nous nous sommes collectivement opposés, le 19 mars dernier, à l’hypothèse d’une réouverture totale des librairies telle qu’évoquée par le ministre de l’Économie, Bruno le Maire.

Je reste convaincu que notre attitude a été la bonne. Elle a fait primer l’impératif sanitaire et a reflété l’âme de nos librairies, soucieuses du bien-être collectif et pas uniquement de leurs intérêts financiers même si l’on mesure combien ceux-ci vont être durement affectés.

Depuis le début du confinement, les activités de retrait et de livraison sont autorisées par les textes publiés par le gouvernement.

Le SLF l’a rappelé à plusieurs reprises, car son rôle est également de vous apporter les informations les plus claires sur les règles juridiques qui encadrent notre métier.

Chaque libraire doit pouvoir se positionner librement en la matière. Après avoir échangé avec nombre d’entre vous, je souhaite rappeler quelques réalités.

L’épidémie circule toujours massivement et elle frappe chaque jour lourdement.

Toute décision doit donc être mesurée à l’aune de l’impératif sanitaire qui demeure, selon moi, essentiel.

Un bon nombre de libraires sont encore drapés dans leur bonne conscience morale et estiment qu’eux seuls sont légitimes pour vendre des livres. Ils méprisent les autres lieux de vente, comme les grandes surfaces et ils méprisent ceux qui achètent des livres ailleurs que chez eux.

Ils sont imbus de « l’exception culturelle française » et ce faisant ils mettent à mal l’ensemble de la chaîne du livre : les éditeurs et les auteurs notamment. Ils continuent à se penser comme des lieux d’exception, sans s’adapter à la demande, à l’inverse de nombreuses librairies à l’étranger.

Les syndicats ont voulu jouer malin et ils ont perdu. Ils pensaient que le confinement ne durerait que quinze jours, pas assez donc pour mettre à mal leur commerce, mais suffisamment pour venir ensuite quémander des aides et des subventions au gouvernement. Au nom de l’exception culturelle bien sûr.

Avant Amazon, il y avait France Loisirs et de nombreux clubs de lecture par correspondance. Amazon n’a rien inventé dans la vente de livre à distance. Ce que ne dit jamais le SFL c’est qu’Amazon est aussi une place de marché et que de nombreux libraires vendent par ce biais-là, leur permettant d’accroître leur zone de chalandise.

Amazon est aussi une chance pour de nombreux éditeurs indépendants qui peuvent ainsi trouver des débouchés quand les librairies censurent certains titres ou ne peuvent tout simplement pas présenter tous les titres existants.

Lors du second confinement, le gouvernement a repris telle quelle la liste des commerces autorisés, sans la mettre à jour. Les librairies se sont donc trouvées fermées une nouvelle fois.

Certes, le SFL demande cette fois-ci une dérogation, mais il est trop tard. Comme pour de nombreux secteurs économiques en France, les syndicats ont tué la profession pour défendre leurs intérêts. La situation actuelle n’est donc pas la faute du capitalisme ou des GAFA, mais des mésententes et des divisions au sein même de la profession et les premiers à en souffrir sont les libraires eux-mêmes.

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  • Il est particulièrement dommage d’encenser AMAZON qui exploite les gens qui vendent par leur biais et qui gère son personnel de manière scandaleuse

    • Je suis cliente Amazon depuis le début et je ne vois que des livreurs contents. Pas de patron sur le dos, horaires adaptés à leurs envies. Pensez-vous vraiment que ce soit plus drôle dans les usines d’abattage ou même à la Redoute ? Avez-vous autre chose à proposer à ce personnel ? Heureusement que ces entreprises (restauration rapide, Uber, Amazon etc. ) sont là pour leur proposer du boulot. J’ai travaillé chez Mac Do à une époque où c’était cette entreprise qui était pointée du doigt. J’étais bien contente d’avoir ça, de pouvoir venir travailler tard le soir et le dimanche. Et tout va bien merci.
      Sinon, personne ne les empêche de préparer le concours d’aide soigant, d’infirmier ou d’aller cueillir des pommes à 250 km de chez eux. C’est la crise. La super crise. Vous connaissez beaucoup d’entreprises qui recrutent sans diplôme (tout en traitant bien son personnel) ? Vous avez connaissance de recrutements massifs de fonctionnaires sans qualifiation ? Et vous, combien de ces jeunes faites-vous travailler ?
      Et si Amazon marche si bien, c’est qu’ils répondent à un besoin. La Redoute et les 3 suisses n’avaient qu’à faire pareil. Mais non, en France c’est trop compliqué et après on pleurniche. Mes parents qui vivent à la campagne et qui conduisent de plus en plus difficilement sont devenus des clients fidèles (à 81 et 86 ans).

      • J’ais longtemps été client de la Redoute, 3 Suisses et consorts…

        Je m’étais juré que le premier commerçant en ligne sans numéro surtaxé aurait mes faveurs, Amazon l’a fait…

        Aujourd’hui encore, quand je cherche un article en ligne, la première chose que je fais, c’est regarder le numéro d’appel; 892 xxx ?

        Je passe au suivant…

      • Très bon post qui reflète bien la réalité (qui n’est pas toujours bonne à dire dans ce pays).
        Tout est dit…

      • Le personnel et livreurs bien rémunérés et heureux de travailler, faut quand même pas deconner. Un commerce quel qu’il soit, ne créer pas d’emploi, il en déplace. Le business plan d’Amazon, c’est de vendre à perte et flinguer la concurrence par tous les moyens (pression sur les distributeurs, travail à la tâche, optimisation fiscale, et j’en passe). Quand ils auront atteints leurs objectifs, à savoir la dépendance monopolisique de ses clients façon Google sur le ecommerce, vous ne pourrez plus revenir en arrière.

        • Un monopole ne peut être obtenu que par deux moyens :
          1- la corruption des hommes de l’État, qui en retour facilitent les affaires de l’entreprise corruptrice par des voies illégitimes et déloyales,
          2- le talent : l’ingéniosité, l’efficacité, le travail. À ce niveau, l’optimisation fiscale n’a rien de répréhensible, puisque par définition elle est permise par la loi ; si ses règles sont les mêmes pour toutes les entreprises (pas de régime de faveur pour l’une ou l’autre), pas de problème. De même, les pressions sur les distributeurs sont tout à fait normales, dans un monde de libre entreprise : c’est l’application de la loi de l’offre et de la demande. Si tu n’es pas en mesure de m’offrir tel produit ou service à telles conditions, je vais voir ailleurs, et si je trouve mieux ailleurs je prends ; heureusement que ce principe existe.

          Si Amazon n’a pas corrompu de politiciens en vue d’obtenir un avantage déloyal par rapport à ses concurrents, il n’y a pas de problème. Si l’entreprise, dès lors, se retrouve en situation de monopole, c’est que les autres sont moins bons qu’elle. Et cela profite au plus grand nombre (les centaines de millions de clients). Et si un jour un concurrent trouve un moyen plus efficace qu’Amazon de satisfaire la demande, et qu’Amazon ne soit pas en mesure de s’adapter, Amazon disparaîtra. C’est ainsi qu’a toujours fonctionné l’économie de marché.

          Là où je n’aime pas Jeff Bezos, patron d’Amazon, c’est dans sa fonction de patron du Washington Post, qui est davantage un média de propagande Démocrate qu’un média d’information.

          • Les Gafas ont une telle capitalisation boursière qu’aucun concurrent n’est en mesure d’émerger à part peut être des chinois soutenus par leurs fonds souverains. Même les géants de la grande distribution s’y sont cassés les dents. Toute la concurrence est d’ailleurs systématiquement avalée. Quand il n’y a plus qu’un seul acteur sur le marché, celui-ci ne vaut pas mieux que le soviétisme, c’est pour ça que les lois anti-trusts ont été inventées, mais le problème c’est que ces mastodontes s’arrangent aussi pour ne pas les faire appliquer (corruption à Bruxelles et Washington).

            • Vous vous rappelez Kodak ? Ce monstre absolu de la photo ? Impossible pour la concurrence d’émerger… sauf que si.
              Vous vous rappelez de Nokia ? Ce monstre absolu de la photo ? Impossible pour la concurrence d’émerger… sauf que si.
              Les exemples sont légions, les cimetières pleins de marques « en situation de monopole »

              • Oui mais là on est sur autre chose. Si personne ne peut concurrencer un Gafa en monopole, par exemple Google, c’est que la qualité de la requête dépend du nombre de gens ayant fait la même requête, et pareil pour la fiabilité de l’IA.

        • « Un commerce quel qu’il soit, ne créer pas d’emploi, il en déplace. »
          Donc depuis 200 ans, il ne devrait qu’exister que le même nombre d’emplois dans le commerce de vente de détail. Ah tiens non, il y a en a bcp plus. Curieux non?
          Votre affirmation répond toujours à la même conception socialiste de l’économie que les richesses sont fixes tel un gâteau (toujours le même) qu’il faut se partager. C’est pratique pour faire croire aux naïfs que l’enrichissement de certains entraîne obligatoirement l’appauvrissement des autres.
          Sauf que les faits démontrent le contraire depuis l’aube de l’humanité. Sinon, le niveau de la richesse globale serait le même que les siècles passés avec un niveau de richesse par individu en baisse constante (la population augmentant).

          • C’est la production des biens et des services innovant qui seront vendus qui créent de la richesse utile et de l’emploi, pas la manière de les vendre. Si le bien est bon il sera vendu d’une façon ou d’une autre.

            • « pas la manière de les vendre »

              Au contraire c’est vital, les cimetières sont remplis de bien inventés et réinventés en pure perte jusqu’à qu’un bon circuit de distribution apparaisse et les rendent populaires et profitables.
              Vous ne croyez pas que les fabricants de logiciels acceptent des marges de 25% a 50% des revendeurs sans contreparties et c’est ainsi de la plupart des biens.

              • Vous pouvez citez un bien qui n’aurait jamais existé sans Amazon ? Ils ne font reprendre ce qui existait avant, vendre à perte pour saboter la concurrence.

    • Tout les poncifs, le personnel qui est obligé de travailler..

      • Je ne sais plus quel homme politique avait dit que Uber avait fait plus pour les banlieues que tous les « plans banlieue » de l’Etat.

      • – Je vous vois tout le temps travailler.
        – C’est ce qui est dans mon contrat de travail.

    • On encense la retraite Pétain par répartition qui exploite les enfants pour assurer un train de vie confortable à leurs parents.

      • Pétain, oui et non, c’est un système copié chez le teuton Bismarck.

        • mais mis en place par Vichy (en spoliant les caisses de retraites privées).

          • L’inflation avait suffi à tuer les caisses privées. Le problème n’est pas la création de la répartition, mais qu’elle soit devenue le seul mode accepté dans les décennies suivantes, et que même ceux qui en dénoncent aujourd’hui les aspects pervers ne soutiennent pas la capitalisation avec une très grande vigueur.

    • Vous êtes employé par amazon ou bien vous répété simplement le discours des gauchistes?

  • C’est un conte de fées ?
    Ça fait longtemps que n’est pas mis les pieds chez un libraire mais, jadis, on feuilletait les livres avant d’acheter… Pas bon pour disperser des virus !

    • Ca n’est pas un conte de fées. La liberté c’est d’aller dans une librairie si on en a envie, de feuilleter ou non si on en a envie et de prendre le risque d’attraper le virus de quelqu’un qui a feuilleté avant nous si on en a envie.
      Et hier, j’ai voulu prendre quelques livres dont j’ai besoin en vitesse en passant : c’était l’émeute à la librairie, une queue monstrueuse. Donc je suis rentrée chez moi et j’ai commandé chez Amazon. Hier soir à 21 h et je serai livré aujourd’hui.

      • Depuis déjà un certain temps, les librairies de ma ville permettent aux clients de feuilleter virtuellement les livres qu’ils veulent acheter sur des tablettes, ce qui évite que des livres feuilletés trop souvent soient abîmés. En cette période d’épidémie, c’est très bien du point de vue sanitaire, une tablette étant plus facile à désinfecter qu’une édition papier.

      • @Alix
        Bonjour,
        J’ai comme vous, travailler chez McDo, où j’ai été derrière la caisse. J’ai donc manipuler de l’argent liquide. Cet argent liquide est « très sale », ce qui faisait que les caissiers ne pouvaient pas aller en cuisine toucher les sandwichs. Se laver les mains avant était obligatoire. « On ne sait pas ce que le client à toucher avant de passer la porte. » me disait mon formateur pour la caisse.
        C’est vrai que maintenant, la CB est bien plus utilisée que le cash, que ce soit en « sans contact » ou sur les bornes (chez McDo et Quick).

  • Du temps de Marchais, on se tirait déjà des balles dans le pied, mais une par une, et en rigolant, aujourd’hui, on tire en rafales et ce n’est plus drôle du tout!
    CPEF

  • « L’exception culturelle française » au nom de laquelle le pire des navets qui ne fait pas d’entrées permet à ses acteurs de bien vivre quand même ,il suffit de mettre culture sur la dernière des bouses pour bénéficier d’une aura et d’aides conséquentes à vie .

  • Encore un bel exemple du centralisme autoritaire et de la représentativité des syndicats. Pourquoi ne pas avoir laissé le choix aux libraires d’ouvrir s’ils le voulaient. Rien ne les y obligeait. Sauf que là tous fermés.

    • Un choix libéral , En France ? Vous rêvez, cher ami. En France, c’est l’Etat, toujours l’Etat, rien que l’Etat. Théoriquement, nous, mais ça rime trop avec ENA. Et puis, ça fait du bien, les allocs les RSA, les avantages syndicaux, la Sécu, les services sociaux etc….. Il faut se résigner à mourir d’indigestion CERFA

  • Quand je cherche un livre sur l’histoire de l’empire séleucide, j’ai 99 % de chances d’en trouver chez Amazon plutôt que chez le libraire du coin.

    Ce n’est pas aux clients de s’adapter aux désidarata des libraires mais l’inverse. Qu’ils ne viennent pas chialer parce que leur modèle économique foire.

    • encore faut-il que vous ayez eu le désir de découvrir l’histoire de l’empire séleucide… Les rayonnages des librairies servent à cela… Pas toujours…

  • Article très intéressant, sur la manipulation médiatique à la toxicité de certains médias et les lobby et leurs désirs financiers les plus profonds qui manipulent le gouvernement

  •  » Taisez vous, Elkabbach !

    Ecoutez la voix du peuppe ! « 

  • On prive les clients d’une commodité et (j’imagine) cela coute de l’argent public de « compensation ». Avec des protocoles stricts, cette activité pourrait se poursuivre. Par contre, je ne vois pas en quoi les syndicat de la librairie française a été DECISIONNAIRE. Il a émis un avis, contestable, mais je ne vois pas ce qui empêchait le gouvernement de passer outre.

  • Merci. J’avoue que, ne sachant pas tout cela, je critiquais le gouvernement pour son incohérence dans cette décision. Comme s’il n’y a

    • Comme s’il n’y avait pas (plein) d’autres raisons de critiquer la gestion de nos chers énarques

    • Comme vous, je l’apprends aussi… 🙁

    • Règle de bon sens élémentaire : quand un quidam accuse le capitalisme de quoi que ce soit, c’est qu’il a quelque chose à se reprocher ou une arnaque à dissimuler. Dans ce cas, il est fort probable que la prochaine victime des mauvaises intentions du quidam, c’est vous, précisément.

      Ainsi va le socialisme depuis qu’il a été forgé dans l’âme noire des corrompus.

  • On ne comprend pas que se laisser infecter (un vilain mot pour dire qu’on va avoir un virus de plus dans notre organisme sur des milliers) est bon pour tous dans la mesure où on a moins de 40 ans et qu’on n’a pas une pathologie grave.

  • encore un syndicat subventionné ?

  • Un grand merci à l’auteur pour cette information !

  • Tout ceci me rappelle fort « les accords de non ouverture 7/7 » du syndicat des boulangers !!!
    Comme le disait feu mon père, commerçant de le vêtement : « Dans le commerce, le client est roi » !!!
    Ceux qui refusent cet adage se mettent des boulets aux pieds !
    L’Etat en met déjà suffisamment !!!

  • Opposer syndicalisme et capitalisme, la bonne blague.
    Le capital, c’est quoi ?…… l’argent et l’Etat.
    Les syndicats ont-ils comme projet, l’abolition de l’argent et de l’Etat ?

    • @Austrasie
      Commentaire hors de propos. Il s’agissait ici d’apporter une information inconnue du grand public, et pour cause.
      Sur le fond :
      1) L’État, organisation parasite, vit, entre autres, au détriment du capital. Par nature, il est donc l’ennemi du capital dont il entrave la formation.
      2) L’argent ou monnaie n’a qu’une seule fonction : faciliter les échanges. Vous pouvez y renoncer si ça vous chantes mais il vous faudra alors vivre en autarcie, éventuellement complétée par un peu de troc, ce qui implique l’acceptation d’une vie précaire et misérable. Par conséquence, très peu de gens ont pour projet l’abolition de l’argent.
      3) A ma connaissance, seuls les anarcho-capitalistes ont pour projet l’abolition de l’État, en tant qu’organisation humaine disposant (ou prétendant disposer) du monopole de la violence légale sur un territoire.
      4) Les syndicats, dans la mesure où ils sont « financés » par des contributions obligatoires, ne peuvent qu’être les complices de l’État. Je dirais même qu’ils en font intégralement partie.

      • 1) il faut savoir que l’humanité a vécu des temps immémoriaux, sans argent et sans Etat. Ce n’est qu’après la grande fracture du néolithique, qu’apparaisent des embryons d’Etat, et bien plus tard, l’argent (vers le 7ème siècle avant JC).
        C’est donc ce capital, au sens générique qui est composé de l’argent ET de l’Etat.
        2) Non, l’argent n’a pas été crée pour faciliter les échanges (Je sais, c’est ce qui est enseigné à l’Université), mais a été crée pour lever l’impôt.
        3) Je suis d’accord sur un point : le terme de violence légale, car trop souvent, on nous parle de violence légitime.
        4) La aussi, je vous rejoins, le rôle des syndicats en temps normal, c’est d’encaisser la rente syndicale (allez voir le siège de la CGT à Montreuil)
        et en période troublée comme Mai 68, c’est de remettre les grévistes au boulot.

        • @Austrasie
          Bonsoir et merci pour votre réponse. Voici mes remarques.
          1) D’accord avec le 1er paragraphe. J’avoue ne pas comprendre comment vous en tirez votre conclusion. Je ne vois pas le lien, pas plus que je ne comprends votre définition du capital. Donnez-moi des exemples s’il vous plaît. De plus, l’histoire de la création de l’État n’enlève rien au caractère parasitaire de cette institution, ce que vous confirmez au 2).
          2) Jusqu’à une époque récente (17 – 18e siècles), l’impôt a été en grande partie payé en nature (prélèvements sur les récoltes, corvées). Lever un impôt qui ne permettrait pas à ses bénéficiaires de prélever des biens et services réels n’aurait aucun sens. L’argent ne peut donc logiquement pas avoir été créé pour prélever l’impôt. Il devait nécessairement avoir une valeur d’échange avant.
          Par contre, et c’est peut-être en réalité ce que vous voulez dire, les prédateurs et les puissants ont vite compris tout l’intérêt que présentait l’argent pour s’enrichir (acquérir des biens et services réels) au détriment des autres, justement parce qu’il est accepté en échange de n’importe quoi. D’où leur empressement à s’emparer du monopole de l’émission monétaire, qui leur permet de prolonger l’exploitation au delà de ce que les seuls impôts directs permettent.

        • Il est difficile de rendre la monnaie d’un achat payé en chameaux.
          On retrouve une peu partout en Europe des proto-monnaies (paléomonnaies) et les dirigeants des cités-état comme les suivants ce sont très souvent fait payer en nature: boisseau d’orge, de millet, de blé, tête de bétail, l’impôt précède la monnaie.
          .
          Larousse.fr définit le capitalisme comme « un système de production dont les fondements sont l’entreprise privée et la liberté du marché ». Concrètement, le capitalisme repose sur deux éléments clés : la propriété privée et la liberté d’entreprendre comme source de revenu (dénommé « profit »).

  • Antilibéral par principe...mais ouvert
    31 octobre 2020 at 23 h 09 min

    Tout à fait d’accord et puis marché libre.

    Mais, vu les circonstances, ça reste normal de mettre chacun à meme pied d’égalité, la concurrence est faussée en ordonnant la fermeture d’entreprises et pas d’autres. Ce pays est de toute façon tellement endetté autant aller jusqu’au bout.

    Mais après le Covid , la récréation doit cesser.

    • J’ai entendu aujourd’hui des médias annoncer une possible « troisième vague ».
      Notez que les coronavirus auront été les premiers virus à avoir une date précise d’apparition qui se compteront en « vagues » dès l’an zéro situé vers 2019.
      La durée de la corona-année n’a pas encore été fixée précisément, ça dépend du calendrier électoral ou de la vente des torchons des journalistes de divers facteurs.

    • « Antiliberal par principe »
      Quels sont ces principes ?

  • « L’épidémie circule toujours massivement et elle frappe chaque jour lourdement. » – SLF, 17 avril 2020.
    Tiens ? En avril 2020, on parlait déjà d’épidémie et pas de pandémie.

    Le rayon librairie du Leclerc où j’ai fait mes courses hier était fermé avec des palissades sur lesquelles le S.L.F n’était pas mentionné. Le COVID est la raison évoquée pour la fermeture de ce rayon.
    Le rayon » jeux vidéo » attenant à celui des livres, n’était pas fermé.

  • Est-il plus dangereux d’aller chez le boulanger que chez le libraire? Par souci d’égalité faut il fermer les boulangeries?

  • Bravo ! Excellent article qui dénonce la posture d’une corporation un trop dans la victimisation.

  • Well done ! Excellent article. Il faut remettre à leur place les libraires (et d’autres corps de métiers) à qui tout devrait être donné. A eux de s’adapter à la situation et à la concurrence.

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