Covid : l’ivermectine souligne les méfaits de la politique du médicament

Vendre un produit ou financer une activité à un prix en dessous de sa valeur ne peut être une politique durable, c’est une politique qui ignore volontairement et méprise l’avenir, donc une très mauvaise politique.

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Covid : l’ivermectine souligne les méfaits de la politique du médicament

Publié le 23 octobre 2020
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Par Gérard Maudrux.

L’industrie pharmaceutique française, à la pointe au niveau mondial il y a quelques décennies existe-t-elle encore quand on voit l’Institut Pasteur faire appel au mécénat ou aux dons pour tester un vieux médicament courant. Pourquoi et comment ?

L’ivermectine est un autre exemple d’un système destructeur. Il s’agit d’un traitement avancé par certains en phase précoce de la maladie. Les publications sont nombreuses et certains pays l’ont même adopté comme traitement conseillé pour la Covid.

Pour ceux qui veulent creuser, voici la liste d’une soixantaine d’études consacrées à l’ivermectine, qui, à l’inverse de la chloroquine, ne subit pas une avalanche d’études à charge menées en général par des personnes ayant ou ayant eu des rapports financiers avec de gros laboratoires qui verraient d’un très mauvais œil l’émergence d’un traitement bon marché de la Covid.

Ce médicament est reconnu par la FDA comme « antiparasitaire dont l’activité antivirale à large spectre a été démontrée in vitro, capable d’effectuer une réduction d’environ 5000 fois l’ARN viral à 48 h après l’infection Vero- Cellules hSLAM 2 h par le SRAS-CoV-2 « .

MedinCell, biotech montpelliéraine, s’y intéresse de près et lance une étude, avec comme objectif l’obtention d’une AMM en 2021. Pour envisager une AMM, nous sommes dans du sérieux, pas dans l’élucubration d’internautes comme le pensent certains. Rappelons que c’est à l’origine un traitement antiparasitaire, commercialisé dans 90 pays, essentiellement pour la gale mais aussi efficace contre 183 espèces de nématodes, 129 espèces d’insectes et d’acariens et plusieurs virus. Très utilisé chez les vétérinaires.

Fin mars je proposais ici que face à l’urgence les autorités reprennent systématiquement les observations de médecins sur le terrain pour en vérifier leurs résultats de traitements atypiques, ce que fait MedinCell pour l’ivermectine. J’en parlais début juin, et plus en détails il y a un mois.

L’Institut Pasteur en collaboration avec Apteeus n’a rien fait d’autre en testant plus de 2000 molécules, mais sans se préoccuper des constatations de terrain qui auraient évité un travail long et fastidieux et quelques mois qui se chiffrent en milliers de vies. Au passage, s’ils ont vraiment tout testé in vitro comme ils l’affirment, je suis étonné qu’ils n’évoquent pas ivermectine ou hydroxychloroquine, dont l’efficacité in vitro n’est contestée par personne.

Je vois toutefois un hic majeur dans la démarche de MedinCell. Alors que l’ivermectine est utilisée depuis des décennies en dose unique, à titre thérapeutique dans plusieurs indications et dans la Covid dans certains pays ainsi que chez nous par nombre de médecins, le laboratoire cherche à élaborer une forme retard, pour la prescrire à titre préventif une fois par mois, ne s’intéressant pas au traitement des patients touchés par la Covid.

L’étude qui vient d’être lancée va dans un premier temps tester les effets de prises prolongées, effets inconnus car depuis sa sortie, il n’est prescrit qu’en dose unique (ou deux prises pour le VIH par la FDA).

Nous avons affaire à des laboratoires, entreprises privées. Pour survivre, ces laboratoires doivent en permanence innover. Pour financer la recherche, il faut des bénéfices, et sans bénéfices, pas de recherche, et sans recherche, plus de laboratoire. C’est ainsi que l’industrie pharmaceutique française a quasiment disparu.

Regardez le prix de médicaments phares : la boîte de clamoxyl est à 1,99 euro, la boîte de bactrim à 1,78 euro ! Ces prix comprennent la marge du pharmacien, le grossiste et sa marge, ainsi que le transport. Que reste-t-il au laboratoire pour la recherche après le prix du produit, de sa fabrication, de l’emballage avec toutes les contraintes sanitaires afférentes, et après impôts et taxes diverses, et non des moindres.

On vous dit que le médicament n’est pas soumis à TVA, mais on vous cache l’URSSAF, dont on se demande ce qu’elle vient faire ici.

Pour information, outre les cotisations URSSAF habituelles, l’industrie pharmaceutique est soumise à nombre de contributions URSSAF :

  • la contribution vente en gros (article L138-1 du CSS)
  • la contribution sur les dépenses de promotion des médicaments (article L245-1 du CSS)
  • la contribution sur les dépenses de promotion des dispositifs médicaux (article L245-5-1 du CSS)
  • la contribution sur les premières ventes de dispositifs médicaux (article L245-5-5-1 du CSS)
  • la contribution sur le chiffre d’affaires (article L245-6 du CSS)
  • la contribution au titre de médicaments destinés au traitement de l’hépatite C (article L138-19-1 du CSS)
  • les contributions taux « Lv/Lh » (article L138-10 duCCS)

Taxes logiques ou racket de la haute administration qui a pondu ces textes signés par des ministres ? Le résultat est l’asphyxie de la recherche française.

Pourquoi, au lieu d’une étude débouchant sur un traitement immédiat éprouvé et rapide, MedinCell part sur une étude sur un nouveau traitement incertain et destiné à ceux qui ne sont pas certains de contracter la Covid, pas à ceux qui en sont porteurs ? Aberrant ?

Non simplement et probablement une histoire de gros sous, liée à la politique du médicament. Lancer une étude à quelques millions d’euros pour prouver l’efficacité d’un médicament qui sera vendu par d’autres à un prix dérisoire est un bon moyen de couler l’entreprise. Par contre, en élaborer une nouvelle forme, avec possibilité de commercialisation à un prix correct avec exclusivité pendant quelques années, là c’est économiquement plus crédible, même si cela l’est moins sur le plan santé publique. Ils n’ont pas le choix.

Vous comprendrez ainsi l’état de l’industrie pharmaceutique française, son peu d’intérêt pour les anciens médicaments, et son grand intérêt pour caser les nouvelles molécules. Vous comprendrez pourquoi aucun labo dans le monde n’a fait d’étude pour promouvoir l’hydroxychloroquine, mais pourquoi certains dépensent des milliards pour d’hypothétiques remdésivir, lopinavir et autre ritonavir. Vous comprendrez pourquoi Pasteur fait appel à la charité publique et au mécénat pour tester un vieil antibiotique retiré du commerce depuis 15 ans.

Par contre, comme moi vous comprendrez moins pourquoi en situation d’urgence sanitaire les frais pour des études sur des médicaments tombés dans le domaine public ne sont pas pris en charge par les autorités sanitaires bien qu’étant d’intérêt général avec pour conséquence la dépense de milliards pour les effets secondaires plutôt que des millions pour essayer de les éviter.

Pour encore mieux comprendre, un traitement complet du Covid à l’ivermectine, c’est 8,51 euros, avec le plaquénil c’est 4,17 euros, et pour le remdesivir, c’est 2085 euros.

Actuellement c’est le largactil, la ranitidine, la cyclosporine, dernièrement le clofoctol (Pasteur), et d’autres qui sont essayés, avec des mois de retard. Ces études auraient dû être menées et financées par les autorités. Ne l’envisageant pas, veulent-elles vraiment traiter la Covid ?

Au lieu de voir un laboratoire financer une transformation de l’ivermectine, pourquoi ne pas leur financer une étude sur 2-300 patients, faciles à trouver actuellement sur 20 000 par jour, avec résultats en une semaine. C’est négatif, on arrête d’en parler pendant des mois ; c’est positif, on confirme et on affine avec des études randomisées (pourquoi pas ?), avec une autorisation temporaire avant AMM donnée si les études confirment.

Pourquoi randomiser si cela ne marche pas alors qu’on peut avoir la réponse en une ou deux semaines ? Aujourd’hui on randomise et on met 8 mois pour constater que cela ne marche pas ! Ces procédures ne fonctionnent pas dans une situation d’urgence. Regardez Discovery : on a tout bloqué, autres prescriptions comprises, pour constater 8 mois plus tard qu’il faut repartir de zéro, aucun produit testé n’étant efficace.

Échec total de la méthode se traduisant par des milliers de morts. Notre président par ailleurs chef des armées a dit que nous sommes en guerre. Je ne suis pas militaire mais je me pose une question : est-ce qu’un bon général n’envoie pas des éclaireurs avant la cavalerie lourde pour rien ?

Voici les résultats in vitro de l’ivermectine. Il faut une à deux semaines et quelques centaines d’euros pour savoir si cela se reproduit in vivo, pouvant déboucher sur une autorisation temporaire en attendant le résultat d’études randomisées plus poussées pour AMM. Ne serait-ce pas mieux que de mettre un an pour une éventuelle forme préventive sortant une fois l’épidémie terminée ? Testons, traitons aujourd’hui, et non peut-être demain.

Tout savoir sur l’Ivermectine ici.

Vendre un produit ou financer une activité à un prix en dessous de sa valeur ne peut être une politique durable, c’est une politique qui ignore volontairement et méprise l’avenir, donc une très mauvaise politique. Lorsqu’il s’agit du médicament, de petites économies pour un résultat à court terme coûtent bien plus cher à moyen et long terme, et sur le pan financier, et sur le plan humain.

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  • Ce n’est pas parcequ’on n’a pas d’informations que des études n’ont pas été faites….. Dans les pays pauvres. Pays ne disposant que de médicaments à petits prix…. Et comme par hasard, ils s’en sortent bcp mieux que nous, en Afrique par exemple, en Inde….. Si on part du principe que les chiffres jetés en pâture du public sont réels et non trafiqués.
    Et en attendant le remdevisir de gilead à été déclaré unique médicament contre le virus, amusant non… Le tout appuyé par un commercial de choc, Trump…. Ce qui paraît surprenant ou pas puisque le seul fait que celui ci ait parlé de la chloroquine en a fait un médicament tabou ?

  • Ce n’est pas difficile en effet de tester 200-300 personnes qui sont en début de Covid, qui ont plus de 70 ans, et donc une létalité attendu de 10% pour voir si cela baisse celle-ci.

    • Vite du remdesivir à 2085 euros la dose et vite une autre étude pour trouver un médicament encore plus cher et encore moins efficace !

  • Parfaitement clair et compréhensible. Cependant il faut aussi remarquer qu’en dehors du très sombre côté mercantile, le fond est bien « d’assainir » la population d’un pays ainsi que les économies déjà dans l’abysse… !
    In fine, le nombre de décès, malgré tout ce qui se dit, ne dépasse
    pas le cadre normal annuel, peu ou prou, 620 000.
    En revanche les décès collatéraux seront sûrement en très forte
    augmentation et l’économie ruinée !
    Que dire, par ailleurs, d’un vaccin non adapté à une souche mutante car « fabriqué » antérieurement à son apparition et l’arrivée saisonnière du virus de la grippe qui se juxtaposent… avec de possibles conséquences vaccinales !

    • Pas de danger de superposition, le vaccin de la grippe est en rupture de stock et l’autre vaccin est pour la St glin glin.

    • « en dehors du très sombre côté mercantile »

      Rien de sombre là-dedans, le commerce est une activité d’échange pacifique le plus souvent gagnant/gagnant entre gens directement consentants.
      L’idéologie socialiste à fait des ravages, particulièrement en France.
      .
      Le fond est que l’économie administrée n’a jamais marché, même pas en rêve et que l’état est absolument incapable de s’occuper correctement de choses qui relèvent justement des marchands et des créateurs de biens et de richesses.

  • Si les études scientifiques sont concluantes, pourquoi en appeler à des considérations politiciennes ? La mauvaise tête que je suis a tendance à penser que c’est peut-être pour faire oublier que les études scientifiques ne seraient pas si concluantes que ça si on les examinait en détail. C’est tellement facile, avec le covid, de faire un groupe témoin de patients de moyenne d’âge 69 ans, un groupe traité de moyenne d’âge 61 ans, et de ne le mentionner qu’en tous petits caractères voire pas du tout…

    • On ne fait pas d’études scientifiques en pleine tempête, seule la méthode raoult fonctionne, l’expérience du terrain.

      • Ah bon, et bien le druide de la Canebière n’a pas vraiment de bons résultats…. Cela se saurait ! Il n’y a pas de méthode Raoult. Il y a des procédures scientifiques, et elles peuvent très bien être adaptées aux circonstances. Le problème, c’est que rien ne marche ! Pas un seul médicament.

        • S’exposer au soleil quand il y en a, veiller à avoir une alimentation riche en vitamines C et D, ce sont des expériences de terrain, qui ne marchaient d’ailleurs pas si mal contre la grippe, auxquelles on peut faire confiance. Ah oui, et aussi toutes celles qui concluent à la nocivité du wishful thinking, et là on n’en manque pas.

        • OK et l’autre méthode, elle donne des résultat ?
          Mais soyez content, l’état vient d’interdire la potion du druide donc vous prendrez votre doliprane et si ça ne marche pas du gilead en perfusion avant la transplantation rénale qui suivra si vous survivez.

          • A tout prendre, dans ces conditions, il vaut mieux ne pas survivre. Personne ne mérite de subir une telle souffrance, pour finir par se cogner la vision d’horreur des têtes d’emplâtres de Véran ou de l’autre croque-mort. L’enfer sur Terre…

            • Cette situation est lamentable, tout montre une corruption à tous les niveaux de l’état et le 3eme pouvoir, la presse se tait. Je ne vois pas de sortie à cette situation improbable, comment, même les suppots du diable comme melenchon ou d’autres n’ouvrent pas leur gueule devant la fin de l’humanité programmée par je ne sais qui mais il doit avoir des milliards. Il est probable qu’on aura un confinement generalise, côté finance, le monde va avoir un pib annuel en moins transforme en dettes totalement irremboursables en un siecle, tout ne peut plus que finir en guerre, pas de 6 jours mais de quelques heures. Soit cela cesse le 3 novembre par une victoire écrasante de Trump soit c’est une catastrophe mondiale…. Je suis furax, j’ai mal au dents et mon prochain rendez vous est dans un mois après avoir attendu 3 mois. Heureusement, ce n’est pas un cancer…

        • Mais ça se sait. Mais bon, on ne peut forcer à boire un âne qui n’a pas soif.

    • Ce serait tellement plus facile de laisser les médecins soigner librement, et leurs patients accepter ou refuser librement les traitements proposés, bref de s’en tenir au colloque singulier qui a fait ses preuves depuis des siècles, sans qu’aucune prétendue autorité ne s’en mêle.

      Le débat sur la qualité des études est vain, un débat sur le sexe des anges tandis que les envahisseurs sont à nos portes. En revanche, la liberté de prescription et de délivrance est essentielle.

      Et qu’on ne vienne pas nous raconter des histoires à dormir debout avec la sécurité des médicaments. Par définition, face à une maladie nouvelle et dans l’urgence, il n’existe aucune AMM. Face à une maladie nouvelle, le respect obsessionnel des règles tue. Le principe de précaution, maladie mentale, tue plus sûrement encore. En France, des dizaines de milliers de malades ont été sacrifiés à cette obsession, devenue criminelle pour l’occasion.

      • … et ne pas se fatiguer à leur demander des années d’études, alors qu’on voit les résultats qu’obtiennent les sorciers de brousse dans les statistiques africaines.

        • Le colloque singulier, précisément nourri par des années d’études et encore plus d’expérience, serait un travail de sorciers de brousse ? Le mépris implicite de votre déclaration pour le travail essentiel des médecins dépasse l’entendement. On touche le fond…

          • Le médecin n’est supérieur au sorcier de brousse que s’il utilise son expérience et ses connaissances de manière logique et scientifique, plutôt que de manière à séduire ses patients.
            Et là, nous ne sommes pas dans un colloque singulier, mais dans de la promotion personnelle. Qui a dit le 15 mai : “On voit que cet épisode-là est en train de se résoudre et qu’il n’y a nulle part de deuxième vague ou de dos de chameau, c’est la courbe banale.” ? Qui a dit le 24 juin : « “J’ai pas parlé de rebond. J’ai jamais prononcé le mot de ‘deuxième vague’…sauf pour vous répondre.” ?

            • L’argument de la promotion personnelle à propos d’un type qui a sa carrière derrière lui et qui a déjà eu tous les honneurs ne tient pas une seconde. C’est juste ridicule.

              A propos des citations : vous ne pouvez pas lui attribuer les expressions qu’il extrait lui-même de la bouche de ceux qui les ont inventées, pour ensuite les lui reprocher. Vous sortez les phrases du contexte. Tellement commun… On se souvient que la deuxième vague était une invention politicienne par les obsédés de l’enfermement destinée à critiquer d’avance le déconfinement. Pas de chance pour eux, pas la moindre seconde vague dans les semaines qui ont suivi, nulle part. Les charlatans se sont retrouvés forts dépourvus quand la bise n’est pas venue.

              • Premier point : un type qui a derrière lui une carrière pleine d’honneurs, et qui se consacre à sa promotion personnelle, c’est ultra-fréquent. Vous n’en connaissez pas personnellement, vous ? Moi si. Mais je reconnais que je ne conserve de relations d’amitié qu’avec ceux qui se montrent plus modestes et discrets, et d’ailleurs qui ont fait le travail effectif dans le labo qu’ils dirigeaient. Raoult souffre de nobélite, si vous voulez mon diagnostic.
                Quant aux citations, elles sont verbatim, et quand on prend de telles positions, c’est un symptôme de la dite nobélite, un savant avisé se serait tu (la première fois, et du coup la seconde, devant la commission d’enquête, n’aurait pas eu lieu).
                Enfin, si personne n’avait fait usage de son prestige pour qualifier d’improbable la deuxième vague, ceux qui défendent une réforme du système de santé se seraient peut-être retrouvés moins dépourvus avant que la bise ne vienne « enfin » aujourd’hui leur donner raison trop tard, non ?

                • Raoult souffre de nobélite, si vous voulez mon diagnostic.
                  Ça, ça ressemble comme deux gouttes d’eau à un procès d’intention.

                  Sur le fait que sa décla sur la 2ème vague aurait desservi les partisans d’une réforme du système de santé, je trouve cela osé, également, quand on sait que Raoult est pour une réforme profonde du système, avec 7 équivalents de son IHU sur le territoire, et quand on sait comment justement l’IHU a su être réactif face à l’épidémie, par exemple en testant beaucoup (mise en application du principe tester-isoler-soigner)…

                  • Si vous ne voulez pas de mon diagnostic, libre à vous. Si vous pensez que la mise en place de 7 IHU apporterait un bénéfice aux patients plus qu’aux cadres de ces structures, libre à vous.

                • Je rappelle aussi que j’ai écrit en mai que les nombres d’hospitalisations ne décroissaient pas comme elles auraient dû, moi.

                  • Ce n’est absolument pas ce que j’ai entendu de la bouche du Pr Parola, qui lui soigne des malades, et ne se contente pas d’analyser des courbes derrière son écran d’ordinateur.

                    • Et lui aussi, maintenant, il affirme que ça n’est pas la même épidémie ? Soigner les malades et analyser les courbes derrière son écran sont effectivement deux métiers différents, je me permets de commenter le travail de celui qui soigne de mon expérience de malade, et je le fais avec la modestie de celui qui n’a pas lui-même fait médecine. J’attends, j’exige, de celui qui commente mes analyses de courbes et qui n’a fait que médecine la même modestie en réciproque. Ca ne veut pas dire qu’il doit la fermer, mais qu’il doit être conscient de la frontière entre nos domaines de compétences, et montrer autant de respect quand il s’aventure hors du sien que j’essaie d’en montrer quand je m’aventure hors du mien.
                      S’aventurer hors de son domaine de compétence, voilà le symptôme le plus commun de la nobélite.

            • Une vraie 2ème vague, ça aurait été beaucoup plus proche de la 1ère, pas 5 mois après ; comme pour la grippe saisonnière, où on voit régulièrement 2 pics séparés de quelques semaines ; en plus, l’actuelle « vague » a une pente bcp moins forte que la 1ère. Il paraît évident qu’on est plutôt dans une forme de saisonnalité, l’augmentation significative du nb de vrais malades correspondant peu ou prou à l’entrée dans l’automne (lequel est arrivé à la date prévue, fin septembre). Autrement dit, rien ne dit qu’on n’est pas effectivement dans une évolution assez banale de l’épidémie.
              J’ai du mal à comprendre ce qui ressemble, chez vous et d’autres, à une obsession anti-Raoult : chercher la moindre faute réelle ou supposée parmi ses très nombreuses déclarations, en omettant tout ce qu’il a pu dire de juste, et en omettant qu’il est très très très (etc.) loin d’être le seul à dire ce qu’il dit. Sachant qu’ici, Cavaignac défend le libre exercice de la médecine en général – ce qui devrait réjouir un libéral – , pas le Pr Raoult en particulier…

              • Merci de l’avoir noté. On se demande, parfois…

                Saisonnalité possible + mutations mises en évidence : ce qui se passe en ce moment est tout simplement une autre épidémie. Quand la grippe de 2019 suit celle de 2018, on ne parle pas de deuxième vague, mais d’une autre épidémie.

                • J’ajoute que la probabilité que le CoV devienne endémique n’est pas nulle. Alors Macron, couvre-feu à 21h jusqu’à la fin des temps ? Ce n’est pas sérieux…

              • Il n’y a pas d’obsession anti-untel. Il y a une obsession vers l’obtention d’améliorations avérées au lieu de la personnalisation des arguments.

                • Idem aussi pour les commentaires ici.

                • Pourtant, vous nous sortez le Pr Raoult quand Cavaignac parle de libre exercice de la médecine. Et je répète que vous faites typiquement un procès d’intention à Raoult avec votre suspicion de nobélite. Et c’est vous qui fustigez le « personnalisation » des arguments ?

                  • Je vous ai sorti Raoult parce que tout en désaccord que je sois avec Maudrux, je dispose de moins d’exemples pratiques pour essayer d’exposer mon point de vue. Mais si voulez revenir à la question de la non-significativité de l’in-vitro pour un truc comme le covid où le problème est une réaction excessive de l’organisme, et non la résistance du virus à la réaction de l’organisme, à votre disposition.
                    Je vais aussi préciser par mon expérience personnelle pourquoi vos propos m’énervent quand on parle de promotion personnelle. J’ai aussi quelques médailles de sociétés savantes dans ma vitrine, et au moment de me retirer, il m’est apparu que ces quelques médailles ne m’empêcheraient pas de sombrer dans l’oubli. Donc comment imaginer que ça n’est pas aussi la motivation de Raoult ? La satisfaction d’avoir sauvé quelques vies, et quelques nuits de sommeil chez des assureurs, c’est dur de s’en contenter quand on sait qu’on va disparaître des radars, et que le lecteur/spectateur lambda ne sait pas où se tracent les limites de compétence. J’ai donc envisagé de tenir un blog et d’écrire des articles dans CP. Mais je n’ai ni le côté média, ni le laxisme dans les références scientifiques qui le permettraient. Commenter, c’est autre chose, on peut sortir de son domaine de compétence, personne ne s’attend à ce qu’on y reste, on ne viole pas le contrat moral avec ses lecteurs.
                    Alors je ne fais pas de procès d’intention, je fais un constat pour lequel je suis parfaitement qualifié de par mon expérience de sujets atteints et de sujets résistants à la nobélite.
                    Le libre exercice de la médecine ne peut se faire que dans un cadre où une autorité, qui n’a nul besoin d’être étatique, valide la compétence de celui qui s’y livre. De telles autorités ne valideraient jamais les prétentions à utiliser des « médicaments » dans les conditions où les polémiques ici les défendent. C’est la question de la certification de l’expertise, dans des domaines où le client final n’est pas apte à juger. Commencez par mettre en place une telle certification, et ensuite vous aurez mon plein soutien au libre exercice de la médecine… dans ce cadre.

                    • En désaccord avec vous, tant sur votre jugement sur Raoult que, désolé, je continue à considérer comme un procès d’intention, en l’absence de preuves de ce que vous avancez, que sur cette « autorité » chargée d’autoriser selon vous l’exercice de la médecine : pour une personne attachée aux libertés, c’est choquant. Je m’inscris en faux total contre la façon dont vous considérez les gens, ces non-médecins inaptes selon vous à juger de la pertinence ou non d’une prescription médicale. Là encore, c’est de la liberté qu’il faut, pas de la coercition. Que les gens soient libres de savoir de quelle faculté sort (ou pas) leur médecin ; libres de s’informer eux-mêmes sur telle ou telle médication ; et par-dessus tout, libres de décider eux-mêmes s’ils suivent la prescription du médecin qu’ils ont consulté. L’excellent concept de consentement éclairé résume très bien ma pensée sur ce sujet : c’est bien l’individu concerné, le patient en l’espèce, le responsable ultime de sa propre santé, ce n’est même pas le médecin. Donc non, pas « d’autorité » pour décider qui peut exercer la médecine et comment, mais de la liberté à tous les étages, avec la responsabilité personnelle pendant inséparable de cette liberté.

                    • Pour préciser sur Raoult : je déteste cette façon de faire consistant à projeter sur autrui ses propres expériences et pensées. Désolé, mais les autres ne fonctionnent pas forcément comme vous, comme moi, et heureusement. Tout jugement digne de ce nom doit toujours être appuyé sur des preuves, pas sur la projection de ses propres réflexes, déceptions ou espoirs.

                    • Eh bien nous sommes en désaccord fondamental. C’est d’ailleurs bien ce que je subodorais depuis longtemps. La responsabilité, je ne l’ai jamais vue marcher autrement qu’avec une autorité consensuellement acceptée, et l’éclairage pour le consentement entre un ignare et un escroc est bien toujours une escroquerie, faute de cette autorité.
                      Enfin, je n’utilise mon expérience personnelle que pour fournir les contre-exemples qui réfutent. Avec vous, les déclarations d’intention, aussi douteuses soient-elles, deviennent irréfutables. C’est un contexte très désagréable, favorable aux beaux parleurs, ce que je ne suis pas, et donc bonsoir.

                    • Le libre exercice de la médecine, c’est comme le libre exercice de la science. Entre « Madame Michu, je vous conseille le rebouteux Antoine, qu’est-ce que je me sens gaillarde quand il m’a touché les fesses ! », et « Sûr, depuis qu’y-z-ont détraqué le temps avec les antennes télé, y-a pus de saisons, on attrape plein de misères, y-a bien besoin de grands soigneurs comme lui ! », pas beaucoup de différence. Le peer-review, ou les organismes de certification, encadrent le libre exercice des disciplines où le « client » final n’est pas à même de juger s’il se fait blouser ou non. J’avais vu ça comme un progrès…

    • Autre point important, savez-vous que plus de 75% des médicaments donnés aux femmes enceintes et plus encore aux enfants sont donnés hors AMM ? C’est bien la preuve qu’on se fout complètement de la controverse picrocholine sur la qualité des études.

      Cette controverse stérile n’est qu’une tentative qui a fait « pschitt » de règlement de compte anti-Raoult par une coterie d’opposants envieux. Dans ses videos hebdomadaires, les piques du Savant de Marseille à leur égard, l’air de ne pas y toucher, sont désopilantes et en même temps dévastatrices. Les anti-Raoult ont perdu la guerre de la communication, défaits en rase campagne, la blouse en lambeaux. Il faut dire que, ne jouant pas dans la même division, ils n’avaient pas le niveau pour participer.

      « Les hommes devraient savoir lorsqu’ils sont vaincus » (le personnage de Quintus dans Gladiator).

  • Comme l’ai dit très justement le Professeur Didier Raoult les molécules chimiques sont éternelles. J’ajouterai qu’elles doivent faire partie du patrimoine de l’humanité. Or la législation relatives aux médicaments comportent l’autorisation de mise sur le marché pour l’application d’une molécule à une pathologie à l’exclusion de toute autre application. L’exemple de l’aspirine illustre ce propos. Initialement utilisé comme analgésique cette molécule toute simple mise au point à la fin du XIXe siècle s’est révélée être aussi un fébrifuge puis un inhibiteur de l’agrégation plaquettaire et enfin un anti-inflammatoire. Il n’a jamais été nécessaire de procéder à de longues démarches administratives coûteuses pour obtenir des AMMs pour toutes ces applications. Aujourd’hui cette molécule est tombée en désuétude parce que d’autres molécules dites « innovantes » ont été mises sur le marché

  • Le problème est l’extinction du brevet et l’entrée dans le domaine public qui est bien trop courte quand on pense que de mémoire des logiciels ne perdent leur brevet qu’après 5O ans…contre environ 20 ans pour les médicaments (recherche et développement compris!!! et cela dure en moyenne 8à 10 ans…faites le compte….). Ce n’est donc en aucun cas la responsabilité de l’Industrie pharmaceutique. Allongeons la période des brevets et on pourra avancer….Au passage comme mis sur votre lien la compagnie originaire de l’ivermectine est Merck & Co. Ce serait donc à eux de développer quelque chose s’ils avaient toujours le brevet (ce qui n’est pas le cas). Au passage ce que vous dites sur le point suivant est faux: car Sandoz (Novartis) avait commencé des essais cliniques à grande échelle sur l’hydroxychloroquine mais les a interrompu avec les 1èrs résultats défavorables obtenus par d’autres: « Vous comprendrez pourquoi aucun labo dans le monde n’a fait d’étude pour promouvoir l’hydroxychloroquine,  » Au passage encore pourquoi parler de promouvoir? C’est aussi dans le domaine public et de plus les résultats sont négatifs (en tout cas en traitement). Il fallait dire étudier, faire des essais cliniques. Enfin la norme c’est contre placebo, vouloir faire sans on voit ou cela mène…

    •  » la norme c’est contre placebo »
      Non, ce n’est pas la norme.

    • « la norme c’est contre placebo, »
      N’importe quoi.
      La norme c’est de confronter à un traitement de référence (s’il y en a un). Vous feriez des tests versus placebo d’une maladie potentiellement mortelle? Vous feriez le bonheur des avocats. 🙂

  • Pour l’HCQ, la messe est dite. Voir: https://hcqmeta.com

    • Ca ne faisait pratiquement plus de doute. D’ailleurs, regarder au détail qui a produit les études à résultat négatif révèle la corruption d’une partie de ce milieu « scientifique ».

      On trouve d’ailleurs les mêmes zozos à propos du RCA, les soi-disant 97% du consensus imaginaire.

    • Quand il y a placebo c’est forcément une étude bidon. Un placebo n’est utile que.. Pour une crème anti rides une lotion pour ne pas perdre ses cheveux, enfin les arnaques habituelles.

      • Un placebo sert à énormément de choses, pour certaines maladies cela participe à 40% de l’efficacité d’un traitement.

        • vous acceptez qu’un médecin vous mente ?
          Je trouve ça inacceptable. Mais en effet l’effet placebo existe , pas une raison pour rendre cette pratique obligatoire.. Surtout sur un virus qui n’est pas une illusion mentale mais une réalité.

  • On oublit un point capital, une molécule pouvant soigner et complètement oublie par les médias, c’est en soi une bonne nouvelle si veran ne lit pas contrepoints.. Évidement qu’il ne lit pas, il est pendu au téléphone avec gilead et son banquier de l’ombre.

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