Bridgestone : pour réformer, il faut sortir de l’hypocrisie politique étatiste

Il est évident que les menaces de rétorsion et de punition brandies par le personnel politique vont encourager les entreprises étrangères à prendre le risque de s’implanter en France.

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Bridgestone By: Vinod Sankar - CC BY 2.0

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Bridgestone : pour réformer, il faut sortir de l’hypocrisie politique étatiste

Publié le 22 septembre 2020
- A +

Par Frédéric Mas.

Le président du Conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ne décolère pas. La fermeture de l’usine Bridgestone à Béthune est un scandale, une trahison, quasiment du vol. L’entreprise a bénéficié de beaucoup d’aides publiques avant de plier bagages : « C’est pas ‘prends l’oseille et tire-toi’, ça va être des années de procédure et une guerre de tranchées ».

Le député Fabien Roussel (PCF) n’est pas en reste. Pour lui, Emmanuel Macron doit plaider la cause de l’usine auprès des institutions de l’Union européenne.

De son côté, Bruno Le Maire a assuré que le gouvernement allait se « battre » pour sauver l’usine. La décision de Bridgestone « est une décision révoltante, avec une méthode révoltante et des conséquences révoltantes », a-t-il déclaré sur Cnews.

L’immoralité de Bridgestone

La désindustrialisation française continue, et la classe politique presque unanime n’a pas de mots assez forts pour condamner l’immoralité supposée d’une entreprise qui n’a pas compris qu’en France, elles ne sont tolérées que dans la mesure où elles assurent des rentrées fiscales ou assurent des emplois ad vitam aeternam.

Le lamento des politiques en masquerait presque le poids et donc la responsabilité de plus de 40 années de politique publique interventionniste dans la dégradation du tissu industriel du pays. Et l’immoralité de leur propre chantage clientéliste.

La France est la championne européenne en matière de fiscalité, ce qui handicape durement sa compétitivité depuis des années et chasse les entreprises du pays. Avec la crise sanitaire, et un PIB en net recul, y compris comparé à celui de ses homologues européens, la réforme de la fiscalité des entreprises est devenue urgente, en particulier sur les impôts de production, qui pillent les entreprises quelle que soit leur rentabilité.

Comme le remarque Nicolas Marques de l’institut économique Molinari : « En 2018, avec 75 milliards d’impôts de production, nous avions le tiers des impôts de production sur les entreprises de l’UE à 28, alors que nous représentions seulement 15 % de la richesse créée. Les impôts de production sur les entreprises représentaient 3,2 % du PIB, contre 1,6 % dans l’UE et 0,4 % en Allemagne. »

Que les entreprises se fassent aspirateurs à subventions publiques ne fait que souligner une seule chose : l’intervention publique dans l’économie ne fait qu’alimenter les mauvaises pratiques de marché, soutient les canards boiteux qui vivent des offres généreuses des politiciens et ne visent qu’à satisfaire des ambitions électorales à court terme payées avec de l’argent public.

En soutenant artificiellement les entreprises de sa circonscription, l’homme politique s’achète la bienveillance de ses électeurs tandis que les entreprises bénéficient de rentrées d’argent provenant de la poche du contribuable, et cela sans contrepartie, quoiqu’en disent le chœur des pleureuses politiques aujourd’hui.

Le modèle social français destructeur

Plus encore, par la dépense publique et la réglementation sous toutes ses formes, l’État et sa classe politique détruisent la richesse et raréfient l’emploi marchand. La coercition étatique qui se substitue à l’échange de marché ne crée pas de valeur, tandis que le coût de l’hyper-règlementation française ne peut être endurée que par les grosses entreprises. Comme le rappelle Baptiste Créteur :

« Seul le choix librement consenti a une valeur ; en l’absence de choix ou d’alternative, les individus n’expriment rien d’autre que la contrainte qu’on leur impose. Il ne peut y avoir de valeur ou de morale dans un acte effectué sous la contrainte, ce qui est le cas de l’ensemble des dépenses réalisées par l’État au nom des citoyens : redistribution, subventions aux entreprises, soutien aux associations, aux ONG (sic) et autres pays ou rebelles en difficulté. Mais il se trouvera longtemps des élus et autres représentants de l’État, heureux de se serrer la main devant les journalistes pour saluer les efforts qu’ils imposent aux contribuables, et des chefs d’entreprise adeptes du capitalisme de connivence, heureux de recevoir de l’argent qu’ils n’ont pas gagné.

Le résultat de cette double contrainte est simple : la fermeture d’une usine devient un drame social bien plus violent qu’en situation de marché libre, car le pouvoir politique a détruit les entreprises et les emplois susceptibles de proposer de nouveaux emplois pour les personnes mises au chômage. »

La classe politique française vend à ses électeurs un bien qu’elle est incapable de fournir, de la protection politique contre les aléas du marché. Parce qu’elle sait qu’elle est incapable de le fournir, elle dépense des sommes faramineuses en communication pour maquiller les faits et transformer ses défaites en victoire.

Le barnum politique

La pression fiscale et le manque de compétitivité chassent les entreprises du pays ? Relocalisons en fanfare, peu importe le coût pour le contribuable qui paiera de toute façon.

Les mêmes problèmes empêchent l’innovation, la création de géants du numérique, la création d’emplois ? Le problème vient du grand méchant marché, évidemment, qui n’a pas compris que la France ne raisonnait pas comme le reste du monde : ses entrepreneurs ont le devoir d’être des philanthropes qui ne recherchent pas le profit, sa classe politique d’une compétence et d’une moralité exemplaire comprend mieux qu’eux comment fonctionne l’économie de marché et a le devoir moral d’essorer les entrepreneurs pour satisfaire des clientèles électorales qu’elle berce d’illusions.

Il est évident que les menaces de rétorsion et de punition brandies par le personnel politique vont encourager les entreprises étrangères à prendre le risque de s’implanter en France.

Préparons-nous donc au concert d’indignation qui risque fort d’arriver avec la progression de la crise sanitaire. Le drame de Bridgestone n’en est qu’un aperçu.

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  • Je ne comprendrais jamais Macron. Il a eu pendant presque un an les coudées franches pour tailler dans le lard français, et il a aussi avec la crise sanitaire l’ occasion de fondre une bonne fois pour toute les grandes entreprises nationales dans la concurrence ( il n’ y aucune contrepartie aux aides d’ état du plan de relance) et faire cadeau de milliards d’ euros en allégements fiscaux aux entreprises afin qu’ elles s’ adaptent et se relancent au lieu de les emprunter pour les redistribuer en comptant sur la relance pour les rembourser….c’ est kafkaïen, il a eu deux fois en main un jeu extraordinaire et il crame tout.

    • Vous avez sérieusement cru au baratin sur le monde nouveau, la révolution macronienne, la startup nation, etc?
      Un simple coup d’œil au parcours de l’individu, à son entourage et à ses sponsors pouvait vous détromper : énarchie, étatisme et capitalisme de connivence à tous les étages.

      • vous avez oublié la nullité du personnage et sa stupidité.

        • «la nullité du personnage et sa stupidité» ??? Parce qu’il ne pense comme vous ?… détail !
          Mais les mauvaises résultats de bien des présidents, ou des ministres ne sont-ils pas dû en grande partie pas la sclérose entretenue par la haute-fonction publique qui reste en place, quels que soient les gouvernants ?

      • Non, je n’ ai rien cru du tout, je constate simplement. Aucun président avant lui n’a eu de telles opportunités de réformer le pays.
        Je le considère à bien des égards comme le pire de la cinquième.

        • Et le précédent est hors concours puisqu’il n’a rien glandé !

          • Erreur, il a réussi à ce que le profit fut, dans certains cas, taxé à 90%. Vous avez oublié cette ânerie cosmique qui est de taxer le capital comme le travail?

          • Si si : il a fait pleuvoir. Par les temps qui courent, c’est précieux.
            Imaginez la campagne : des photos de Hollande sous la pluie. Toutes, sans exception. Il battra Hulot et Jadot avec un parapluie d’avance.

    • Oui, bien sur ! Mais il manque à Macron une qualité essentielle: LE COURAGE !!!

      • Venez à moi entreprises étrangères (résumé) : os de poulet, os de pigeon, sans parler de maintes caresses . . . vous ne courrez pas ou vous voulez ?, cela dit l’étranger s’enfuit et coure encore . . . .

    • M. Stephane, Il y a quand même un point à ne pas oublier :
      Avant de redistribuer, il faut créer la richesse (et pas celle qu’on spolie à une dizaine de supers riches et quelques milliers de familles très aisées).
      Le budget de la redistribution est le poste de dépenses le plus important de nos finances, avec l’éducation (qui est aussi une forme de re-distribution).

    • Il n’a pas été choisi, promu puis élu pour resdresser la France

    • vous avez partiellement raison mais l’argent rendu aux entreprises n’est pas un cadeau puisque ce n’est qu’une modeste ristourne de l’argent qui leur a été préalablement pris !!!!

  • « La pression fiscale et le manque de compétitivité chassent les entreprises du pays »; merci à Frédéric Mas pour cette affirmation.
    Il faut que les français comprennent que la France ne peut être à la fois, un pays prospère au plan industriel et commercial et un champion du monde des prélèvements Étatiques.
    Face à une paupérisation croissante, de plus en plus de français vont revendiquer le droit d’obtenir un emploi garanti par L’État avec le droit de passer de plus en plus de temps à faire semblant de travailler…

    • C’est effectivement un cercle vicieux : les gens continuent à attendre de l’Etat qu’il les préserve face aux conséquences de ses propres dysfonctionnements. Et l’idéologie étatiste, la vision du gentil gouvernement protecteur n’est absolument remise en cause alors que la faillite du système est patente.

  • Les politiciens ont quand même une logique (et morale) bien à eux.
    Furieux de se faire « voler » par une entreprise qui avale les subsides sans être « reconnaissante », que vont-ils faire? En distribuer encore plus pour que « cette fois », le repreneur soit reconnaissant…
    Si ce n’était pas notre argent, ce serait à mourir de rire.

  • A l’intention de notre état: « donner c’est donner , reprendre c’est voler »
    à l’intention des entreprises étrangères
    ♫ « Last thing I remember
    I was running for the door
    I had to find the passage back
    To the place I was before
    « Relax », said the night man
    « We are programmed to receive
    You can check out any time you like
    But you can never leave »

  • La sphère publique absorbe 70% e la richesse du pays
    Demandez à M Le Maire les salaires des fonctionnaires de Bercy
    Demandez à M Bertrand les salaires des cadres de sa région
    Le secteur privé qui supporte par ses impôts la sphère publique se rétrécit au fil des ans. Il a supporté seul les effets économiques du COVID.
    Les larmes de ces politicards sont indécentes.
    https://lesobservateurs.ch/2020/09/20/ledito-de-guillaume-bigot-europe-la-trahison-de-bethune-lamatinalewe/

    • @hérakles ce n’est pas tant quelques salaires exagérés que l aspect pléthorique accompagné d’une incurie généralisée qui me choque. Mais le privé est en train de calancher. A l’inverse les secteurs parapubliques super subventionnées se portent comme des charmes… La France c’est le type surendetté qui roule en série 7. Je me demande quel lapin notre gouvernement va faire sortir du chapeau français pour continuer à pouvoir emprunter pour payer les salaires de cette armada de pacotille.

      • D’accord avec vous !
        La France c’est aussi : la grosse voiture du patron qui est rayée par hasard et surtout pas jalousie ; à l’inverse chez nos voisins les employées sont assez fières de croiser leur patron et de le voir partir en représentation dans sa super Jag ou Bentley.
        Mais ici, c’est une attitude qui semble être normale de jalouser le voisin qui qui d’acheter un téléviseur plus grand que le sien.

        • PS: Il est vrai toutefois qu’il y a des filous chez les patrons (comme chez les non-patrons) et sûrement autant en France que chez les Englishs ou les Teutons.

          • @Jean tout à fait . Le concours du plus gros filou est tres disputé en France : celui qui mettra le plus d’employés en chômage partiel, celui qui se sera mis le plus rapidement en statut « à risque » pour rester peinard. Pendant ce temps là les honnêtes rament: patrons pour sauver leur boîte et employés pour aller bosser masqués dans des transports en grève en priant de garder qui sa boîte , qui son taf .

  • je me demande si on ne s’en sortirait pas mieux avec un dirigeant allemand à la tête de ce pays ; nous avec nos technocrates , on ne voit pas le bout du tunnel ;

    • Je ne crois pas, non; nous sommes seuls responsables …

       » Le communisme fournit aux individus des plaisirs inférieurs, mais qui n’en sont pas moins des plaisirs.
      Si, préalablement avilis, les hommes finissent par se plaire dans la paresse et l’irresponsabilité crasses, s’ils finissent par aimer une vie végétative de clochard, d’asilaire ou de relégué, le socialisme leur donne d’infinies possibilités de les réaliser.
      La loi du moindre effort qui aboutit au socialisme règle aussi le socialisme.
      Une fois qu’on y est, on n’a plus envie d’en sortir et l’on tâche seulement d’aménager sa bauge confortablement.  »

      Alain Besançon (La normalité du communisme selon Zinoviev)

      • Oui !… Il y a un empire immense et super riche qui s’est essayé au communisme/socialisme mais après moins de 80 ans est parti en déliquescence.
        Je pense que l’on est dans la bonne voie pour essayer de le copier (on est moins riche et moins grand) mais, il me semble qu’il y a chez nous plus de fonctionnaires ou assimilés par rapport au employés du privé qu’il y en avait en URSS en 1989… Et cela sans tenir compte des abonnés à certaines aides sociales ou les fonctionnaires sans poste payés depuis des années (est-ce ce la être hors-cadre ?).

    • remerciez les américains, sans eux , nous serions Allemands et , certainement mieux gérés

    • Avoir des gens dans les assemblées ou comme ministres, je trouve cela très bien. Au moins, il font des bourdes médiatiques peut-être des erreurs comme M. ou Mme. Toulemonde, et surtout il agissent avec leur expérience de la vrai-vie (la notre) mais souvent sont bloqués par la sclérose administrative de nos très très chers haut-fonctionnaires.
      Je préfère cette situation qu’à n’avoir que des beaux parleurs qui n’ont fait qu’user leurs frocs sur les bancs des Assemblées et de tout le mille-feuille administratif institué par eux entre les gouvernants et le citoyens.
      D’avoir des représentants c’est obligé, mais quand 80 ou 90% sont dans la fonction publique, ce n’est plus très représentatif.

  • On parle de désindustrialisation (en France) depuis des lustres, et chaque élu héraut de la république a cherché à attirer ou retenir sur « son » territoire une usine ou un centre d’affaires avec de l’argent public à crédit.
    Il suffisait d’offrir un meilleur cadre fiscal et elles venaient toutes seules !
    Mieux, pour remédier à ce champ de ruine, tous réclament des mesures (en fait de l’argent public gratuit) sous conditions.
    Combien y a-t-il d’heures d’économie à l’ENA ???

    • « Il suffisait d’offrir un meilleur cadre fiscal » pas si simple. Les iles aiman offrent un impot a 0 et pourtant ilns n ont pas dusine ou meme de centre de r&d : juste des boites aux lettres
      Avoir un taux d impot faible aide mais si vous n avez pas de personnel formé ni d infrastructure vous n attirerez personne. Qui va insteller un centre de R&D en afrique ou les gens savent a peine lire et ecrire ?
      Qui va installer une usine qui va subir panne d electricite, approvisionnement aleatoire et probleme pour expedier sa production ?

      • Oui, c’est un tout : une entreprise a besoin d’infrastructure, de main d’oeuvre, d’approvisionnement, et de débouchés pour écouler ses produits.

        Si elle s’installe en France, c’est que les conditions sont favorables **malgré** la pression fiscale. Si elle ferme, c’est que le compte n’y est plus et que les conditions ne sont plus favorables.

        Et pour une grosse entreprise, ce n’est pas l’aumône que peut lui accorder un état fauché ou les menaces qui vont changer les conditions.

        Si Bridgestone était un précédant ou un cas isolé, on pourrait comprendre la gesticulation politique, mais ce n’est pas le cas. Personne ne pose la question fondamentale : qu’est ce qui a changé pour que Bridgestone décide de passer un site en « profits et pertes » ?

        • « qu’est ce qui a changé pour que Bridgestone décide de passer un site en profits et pertes ?  »
          J’ai une idée de la réponse : il y avait en France une industrie automobiles puissante et un marché florissant justifiant une production locale. Les actions combinées de l’Etat et des écologistes vont prochainement faire disparaître l’un et l’autre.

          • Mais non voyons ! Vous avez juste un « sentiment » de sabordage de l’industrie automobile française.

          • Mais personne ne parle ou si peu de personnes, de l’accord rejeter par les syndicats, CGT en tête bien sûr, qui prévoyait de passer de 32h/sem à 34h avec heure payée dès la 33ième et des investissements à la clé, 7 mois de négociations pour arriver à un non accord. Bertrand peut toujours chouiner, en temps que président de région qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’était pas parfaitement informé ou alors il est très mauvais.

      • Sans aller chercher le cas des Iles Caïman, la liste est longue des pays qui offrent un meilleur cadre fiscal, ainsi que du personnel formé et des infrastructures efficientes…

      • @cdg à c’est donc pour ça que nos enfants ne savent plus lire ni écrire , bon baisser les impôts à 0 sera plus difficile.

      • bonjour @cdg, je ne disais pas 0% (genre yakafokon), juste baisser les 33% qui pressurent les sociétés + les charges dont nous sommes les champions ! Ce dernier taux découlant de tout ce que vous savez déjà. Avec le résultat que l’on voit.

    • Hollande y était prof alors qu’il n’est que fiscaliste.

  • C’est l’échec de la politique de droite et de gauche. on ne peut mener à la fois une politique de gauche qui donne sans compter afin de compter plus d’électeurs et une politique de droite responsable ou chaque entreprise est responsable de sa gestion

  • Ras le bol de tout ce théâtre des politiques, impuissants et qui se cachent derrière la communication.
    On n’en peut plus, ils ont perdu toute crédibilité.

  • Quand j’étais môme, un soir par semaine nous avions du catch à la télé. L’un des méchants masqués se présentait comme le « Bourreau de Béthune », il était particulièrement impressionnant. Soixante plus tard rien ne change sauf qu’il est devenu le « Bourreau de Méthune ».

  • @machin le problème c’est que même si on ne l a pas fait on se les colle quand même

  • Pourquoi seule la direction européenne de Bridgestone accepte de discuter avec les représentants de l’état, alors que les japonais de la maison mère sont absents ?

  • pour l’avoir vécu, les japonais ne voulant pas faire de vagues vont distribuer une énorme enveloppe pour les licenciements éco et tout le monde sera content, les syndiqués bien sûr auront plus et ça va se dégonfler illico..

  •  » Bruno Le Maire a assuré que le gouvernement allait se « battre  » pour sauver l’usine. La décision de Bridgestone « est une décision révoltante, avec une méthode révoltante et des conséquences révoltantes ». Dans son indignation il a oublié de rajouter  » situation révoltante due à des taxes révoltantes ! »
    Même courroux d’E. Borne sur Sud Radio. Elle en rajoutait une couche, tançant l’irresponsabilité de Bridgestone, et clôturait par le fameux  » on ne laissera pas tomber les salariers » ! Formule surexploitée, explication : on s’indigne, on montre ses petits muscles et au final on laisse tomber… comme pour Wirepool ! (entre autres).
    Ces pieds nickelés se comportent comme des gamins (c’est pas moi, c’est lui !) rejetant responsabilité et tous les maux sur les autres. Les gros nuls ce sont eux. Ils crèvent les entreprises de taxes outrancières, les étouffent de normes absurdes qui font fuir tout entrepreneur.
    De quel droit, l’Etat dicte-t-il son « savoir-faire » (= sa gestion minable) à une entreprise privée, de surcroit étrangère ? Pourquoi maintenir des usines non rentables en les matraquant d’impôts d’un coté, et en les gavant d’argent public, de l’autre ? Idiot, non ?!
    Qu’il libère les entreprises de ces impôts absurdes elles ne s’en porteront que mieux. A chacun son travail et les vaches seront bien gardées !

  • On a le mérite de la cohérence: des prélévements monstrueux et complexes, donc injustes, une redistribution arbitraire selon les exigences de la com électorale, et au milieu, une administration pléthorique!
    Ce n’est pas avec les énarques au pouvoir que ça va s’arranger.
    Et le discours concernant la supposée ingratitude de Bridgestone oublie que le problème de depart sont les aides publiques, arbitraires et… provisoires. Au contraire d’une fiscalité claire et légère!

  • Il existe des secteurs, où les quelques mastodontes présents ne sont, en fait pas contre l’énorme réglementation d’abord française et européenne. En effet, cela constitue une énorme barrière d’entrée pour un nouvel acteur extérieur qui voudrait pénétrer et surtout pour un petit nouvela cteur qui voudrait émerger.
    Un bel exemple de connivence tacite entre acteurs du marché et fonctionnaire réglementeurs (et également élus, quand ce ne sont pas les mêmes)

  • les salariés de cette usine n’ont-ils pas refusé il y a quelques temps un plan de compétitivité ? Ce serait ballot !

    • Tout à fait j’en parle plus haut. Passer de 32 à 34h/sem payé dès la première heure est-ce si compliqué pour garder son emploi?

  • Quand on pense que Bertrand est un des leaders à droite, à pleurer…

  • Pour faire face à la crise qui impacte le secteur automobile, Bridgestone ferme l’une de ses 17 usines. Parmi les 17, celle qui a été choisie est à la fois la moins productive et la moins rentable. Pour situer Bridgestone, c’est un siège à Bruxelles couvrant la Zone Europe, Moyen-Orient, Inde et Afrique, 22000 salariés, 17 usines et 6500 détaillants, ainsi qu’un centre de R&D basé à Rome.

    « Structural measure only viable option to safeguard the competitiveness of Bridgestone’s operations in Europe. Given the challenging long-term evolution of the industry in the European passenger tyre market, Bridgestone has to consider structural measures to ensure the reduction of its production overcapacity and improve its cost efficiency. After carefully studying all the potential options, the company announced during an Extraordinary Works Council today it intends to stop all activity at the Bethune plant, as it is the only viable path to safeguard the competitiveness of Bridgestone’s operations in Europe. »

    Le discours politique prétend que les salariés français sont les plus productifs. Quand un entrepreneur prend une décision de fermeture pour maintenir sa compétitivité, il ferme en priorité son usine française. On se demande bien pourquoi… Il y a les discours politiciens et il y a la dure réalité économique.

    Petit Manu, petit Bruno, il ne sert plus à rien de trépigner aujourd’hui. Il ne fallait pas taxer/normer comme un malade avant, et croire que ça allait bien se passer. C’est votre politique qui échoue, c’est votre responsabilité qui est engagée. Et non, décidément, l’URSSaf n’est pas l’amie des entreprises. L’URSSaf n’est que la complice de ceux qui ruinent les Français et plongent le pays dans le sous-développement.

    On peut être certain que ce n’est pas fini, la France étant désormais fort bien placée dans tous les classements imaginables, notamment en terme de PIB puisqu’elle a réussi l’exploit de produire le pire résultat de l’OCDE avec la covid. Cette fois-ci, les tombereaux de subventions n’y suffiront peut-être plus, malgré la planche à billet de Lagourde.

    • cela donne une bonne idée de la situation de Michelin (et toutes ses usines en France…).

    • OUI, les entreprises voient que l’URSSAF mais ce n’est que l’organisme collecteur le fric va dans la grande bassine de Bercy, qui réparti vers l’Assurance Maladie (Sécu), les ASSEDIC (chômage), la CNAV (retraite)… Bercy étant obligé de compléter les deltas entre recettes et dépenses réelles.

  • « Dieu se rit des créatures qui se plaignent des effets dont elles chérissent les causes. » (Bossuet)

  • Bien analysé nos socialistes de droite ne sont pas meilleurs que ceux dits de gauche et leur crédo :  » tout à l’état  » typiquement du soviet ne va pas redresser le pays ni améliorer la démocratie mais de cela il se fiche comme de leur premier bavoir , le principal est d’être réélu en abusant de l’argent des contribuables électeurs !!!

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