COVID : cette deuxième vague qui n’arrive pas mais plombe l’économie

Il en va du confinement comme de l’État d’urgence. Une fois que les pouvoirs publics ont décidé d’y plonger un pays jusqu’au cou, il leur est pratiquement impossible d’imaginer comment en sortir.

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COVID : cette deuxième vague qui n’arrive pas mais plombe l’économie

Publié le 4 septembre 2020
- A +

Par Nathalie MP Meyer.

C’est donc aujourd’hui que le gouvernement va lancer officiellement son fameux plan de relance censé redonner des couleurs à une économie brutalement mise à l’arrêt par le confinement anti-Covid généralisé.

Nul doute que les entreprises et les salariés sont impatients d’en connaître le détail. Mais il suffit de savoir qu’il sera financé par de la dette publique à hauteur de 100 milliards d’euros sur deux ans et qu’il s’articule autour de quatre piliers médiatiquement intitulés Indépendance, Écologie, Solidarité et Compétences, autrement dit les nouvelles marottes écolo-souverainistes du jour, pour comprendre qu’on s’aventure une fois de plus, sans réfléchir plus loin que l’horizon politicien de 2022, dans le couple infernal dirigisme et pognon de dingue.

Or ce sont précisément ces méthodes qui ont fait qu’en 2019, soit plus de 10 ans après la crise de 2008, la France était encore nettement à la traîne de la plupart de ses pairs de l’Union européenne aussi bien en matière de chômage que de rétablissement des comptes publics, sans oublier un système de santé à bout de souffle avant même l’arrivée du Coronavirus et un système éducatif plutôt médiocre.

Du reste, l’on sait déjà que dans la crise économique qui touche actuellement l’ensemble du monde, la France fait partie des pays qui s’en sortent le moins bien économiquement (voir le graphe OCDE ci-dessous sur les reculs de PIB aux premier et second trimestres 2020) tout en étant celui qui s’est montré aussi le plus « généreux » dans ses « aides », notamment via des dispositifs de chômage partiel qui désincitent nettement à reprendre le travail :

Mais à voir le gouvernement agir, ne croirait-on pas que ces piètres résultats ne sont pas encore assez déprimants  ?

Alors même qu’Emmanuel Macron et ses ministres répètent partout que cette rentrée 2020 doit être la plus normale possible afin d’éviter une catastrophe économique encore plus grave que la catastrophe sanitaire et alors qu’on s’apprête à faire couler comme jamais l’argent public qu’on n’a pas, tout est mis parallèlement en œuvre pour compliquer, voire freiner la reprise par des règles de protection sanitaire essentiellement coercitives faute d’être cohérentes et responsabilisantes et qui ont surtout pour effet d’accentuer l’anxiété des Français face à la pandémie.

Après avoir confiné tout le monde derrière les murs des maisons, il semblerait bien que l’idée du gouvernement soit maintenant de confiner tout le monde derrière les fibres non tissées des masques chirurgicaux. Il n’y a plus qu’à espérer qu’un vaccin sérieux fasse rapidement son apparition – peut-être celui de la biotech américaine Moderna qui semble prometteur – car cette affaire de Covid pourrait très bien durer éternellement.

Il en va du confinement comme de l’État d’urgence. Une fois que les pouvoirs publics ont décidé d’y plonger un pays jusqu’au cou pour contrer tel ou tel danger spécifique au prix de l’abandon généralisé de quelques libertés individuelles essentielles, il leur est pratiquement impossible d’imaginer comment en sortir. « Vous rendez-vous compte de la responsabilité s’il y avait un nouvel attentat quinze jours après la fin de l’état d’urgence ? » disait à l’époque Manuel Valls.

Aujourd’hui, même angoisse, même rengaine implicite : vous rendez-vous compte de la responsabilité s’il l’on devait constater un rebond de l’épidémie ? À suivre ce raisonnement, l’on ne sortirait jamais des situations d’exception imposées en « temps de guerre », pour reprendre l’expression d’Emmanuel Macron à propos du Coronavirus.

Nulle intention de ma part de prétendre que les choses sont simples. On constate d’ailleurs que la France n’est pas le seul pays à guetter avec fébrilité les moindres signes d’une reprise de l’épidémie.

Chez nous, depuis cet été, c’est la courbe des nouvelles contaminations journalières qui fonde toute la communication du gouvernement ainsi que la politique de contrôle des activités qui est déployée actuellement à l’école, en entreprise et dans l’espace public.

Voici la courbe en question telle qu’elle était présentée sur le site du gouvernement au 1er septembre 2020 :

À première vue, on constate que les nouveaux cas confirmés ont pratiquement retrouvé le niveau qui était le leur début avril, au cœur de la crise, lorsque le nombre de décès journaliers s’égrenait par centaines. 3000, 5000, 7000 nouveaux cas : c’est clair, ça rebondit de plus belle !

Mais en réalité, ces données sont extrêmement fragiles car elles ne sont pas cohérentes entre elles du début à la fin de la série. Elles dépendent en effet beaucoup du nombre de tests de dépistage réalisés et du profil des personnes testées. Or l’on sait qu’en début de pandémie, on manquait de tests et que seules les personnes se présentant avec des symptômes évoquant le Covid-19 étaient testées. Ce qui ne veut pas dire que tous les porteurs, symptomatiques ou asymptomatiques, l’ont été.

Aujourd’hui, le taux de dépistage est considérablement plus élevé et concerne une population beaucoup plus diversifiée. Les vacanciers désireux de se rendre en Grèce par avion doivent se présenter à l’aéroport avec un test négatif datant de moins de 72 heures, par exemple (d’où l’encombrement soudain des laboratoires d’analyses médicales en juillet).

Un graphique hebdomadaire publié par Santé publique France dans son point épidémiologique du 27 août 2020 permet de mieux prendre conscience de tous ces éléments car il intègre le nombre de tests réalisés et donne aussi le taux de positivité obtenu (attention, il s’arrête à la semaine 34, c’est-à-dire au 23 août 2020) :

Il n’y a donc pas lieu de comparer les chiffres actuels des nouvelles contaminations avec la situation de crise antérieure. Dans les deux cas, les contaminations effectives sont plus importantes que les contaminations révélées (puisqu’on ne teste pas tout le monde), mais dans le premier cas, il y a tout lieu de penser qu’elles étaient en fait considérablement plus élevées qu’aujourd’hui.

On est d’autant plus autorisé à le penser que si l’on passe à des statistiques beaucoup plus solides, comme les hospitalisations, les réanimations et les décès, tout montre que la pandémie perd du terrain.

Au 1er septembre 2020, et depuis un certain temps, le solde quotidien des hospitalisations et des réanimations pour Covid-19 était proche de zéro (voir graphiques ci-dessous). Le nombre total de malades hospitalisés se montait à 4604 personnes et celui des personnes en réanimation à 424 alors que ces chiffres dépassaient respectivement les 32 000 et les 7000 à la mi-avril, point haut de l’épidémie.

covid

Du côté des décès quotidiens, voici la situation en hôpital (à gauche) et en EHPAD (à droite :  covidLà aussi, on se rapproche de zéro pour une population française de 67 millions d’habitants, alors qu’on était aux alentours de 1500 décès par jour pour les deux institutions au plus fort de l’épidémie.

Autrement dit, nous sommes revenus à une situation quasi-normale, ce que confirme le graphe de l’INSEE donnant les décès quotidiens en France, tous motifs confondus, du 1er mars au 20 juillet pour les années 2018, 2019 et 2020 :

covid

On distingue nettement la surmortalité due au Covid-19 qui s’étale grosso modo du 16 mars au 25 avril 2020, mais comme le dit l’institut de la statistique lui-même en commentaire :

« Depuis le 1er mai, comme le confirment les données récentes, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport aux deux années précédentes. »

C’est une excellente nouvelle. Faut-il pour autant abandonner toute précaution et remiser ses masques, son gel et sa distance sociale pour une autre occasion ?

Je n’irai pas jusque-là. Quoique sans exercer de pression sur le système de santé, le virus circule encore puisqu’à travers les tests, on continue à trouver des personnes contaminées. Il me semble donc assez légitime de poursuivre les efforts de vigilance, notamment de façon ciblée pour les personnes à risque et dans l’entourage des personnes contaminées (protocole tester – tracer – isoler).

Mais la situation n’est en rien comparable avec celle que nous avons connue au printemps. Il serait temps que le gouvernement arrête de susciter la peur et qu’il commence à faire confiance à l’esprit de responsabilité et au bon sens des Français plutôt que d’imposer une multitude de règles sanitaires d’obéissance aveugle assorties d’exemptions changeantes qui infantilisent les citoyens et placent les entreprises en situation d’insécurité juridique constante face à l’inspection du travail.

Ce n’est certainement pas une surdose de contraintes jetées sur un environnement économique déjà ultra-contraint qui va permettre de relancer la machine. Et si la vraie relance, c’était de regarder les courbes ?

Sur le web

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  • Ce graphique de l’insee est sûrement une erreur: pas vu à la télé, ni dans les journaux.

      • Dommage que le graphique n’affiche pas l’année 2017, année où la grippe a fait presque autant de morts que la covid.

        Si même l’INSEE manipule la présentation des données pour complaire au gouvernement, c’est que ça va très mal.

        https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001641603

        • 1350 morts de plus en janv 2017 par rapport à avril 2020. Bon il y a plus de morts en hiver qu’au printemps et il faut retirer les variations saisonnieres. Sur deux mois il y a 4000 morts de plus en 2020 ( sur 122000 morts). L’épaisseur du trait. En plus les boomers vieillissent de donc on voit bien que la tendance naturelle est à l’augmentation (600 par an soit 2400 morts).
          Pas souvenir de cette épidémie de grippe, ni d’hôpital en surchauffe.
          J’ai par contre souvenir dans les années 90 d’épidémies de grippe et de bronchiolite qui étaient sévères, et que l’on gérait tranquillement (les visites explosaient, mais on travaillait sans se plaindre).

          • C’est exactement ça : entre la covid et la grippe, il n’y a que l’épaisseur du trait.

            La crise ne résulte pas du coronavirus. Elle est le résultat de la gestion centralisée de l’épidémie et de l’obsession malsaine du pouvoir pour les hôpitaux publics. Dès le début de cette affaire, la volonté de marginaliser la médecine de ville et les cliniques ne faisait aucun doute. Tout ce qui était privé, médecins, infirmières, laboratoires, pharmaciens, était méprisé et dédaigné. Bilan : un système de santé à la dérive, une capacité d’adaptation dérisoire, des dizaines de milliers de morts qui auraient pu être évités et un coût faramineux pour la société dans son ensemble.

            C’est le résultat d’une politique absurde, engagée depuis plusieurs années, de collectivisation de la santé. Encore une fois, l’Etat obèse démontre sa nocivité en faisant l’inverse de ce dont le pays a besoin. Le moment venu, l’hôpital devra être remis à sa vraie place, celle d’un simple fournisseur de soins parmi d’autres, au service d’une médecine libérale au cœur de l’organisation de la santé.

          • Un article de l’époque…
            http://www.leparisien.fr/archives/une-grippe-meurtriere-13-01-2017-6561396.php
            La différence avec 2020, c’est que cette année, c’était info anxiogène non stop

  • oui on voit une vaguelette.. maintenant.. combien de victimes potentiellement encore possibles due au COVID 19? Puisque c’est le nombre de victimes « potentielles « qui a déterminé la réaction initiale..
    c’est assez curieux.. car on ne fait rien pour une grippe.. Quel est le risque quoi..

    pas d’éléments sur une éventuelle saisonnalité..pas d’elements sur l’immunité de groupe éventuelle ….
    pourtant Salomon a affirmé on a sauvé 60 000 personnes me semble t il..ce qui signifie qu’il avait des éléments pour le savoir et qui veut dire qu’on est loin d’une immunité collective.

  • L’économie, c’est d’abord la confiance.
    Cette crise aura été le révélateur du niveau d’impréparation de notre système de santé qu’on nous avait décrit comme le meilleur du monde, justifiant ainsi les sommes colossales qui y étaient dépensés, le révélateur de l’incroyable morgue doublée de bêtise et triplée de suffisance de notre gouvernement, de son chef et de nos députés godillots incapables de garder leur sang froid et d’ouvrir la bouche sans proférer un mensonge éhonté, le révélateur de la médiocrité des sommités médicalo-scientifiques aveuglés par les lumières des plateaux des chaines d’info et ivres des micros qu’on leur tendait et de leur grande et petite corruption, révélateur de cet esprit de 1940 qui ayant failli se lance dans de mortifères surenchères pensant faire oublier sa faillite.
    Mais aussi la constance du « petit peuple » des caissières, magasiniers, paysans, chauffeurs, infirmières, médecins anonymes, etc… qui ont continuer de travailler pour que d’autres puissent continuer à remplir des tableaux Exel en confinement ainsi que de tous ceux qui, malgré les vexations quotidiennes d’une bureaucratie devenue folle, malgré le port du masque sans aucune raison fondée, doivent bien continuer à travailler pour vivre.
    Pas simple de donner confiance dans ces conditions et je ne suis pas sûr que d’agiter des milliards dont on sait qu’ils plomberont encore un peu plus nos futurs impôts soit capable de transformer de champ de ruines en avenir radieux.

    • Notre système de santé est le meilleur du monde pour son accès…pour les soins bien des pays nous dépassent.
      Meilleur système de santé du monde avec une armée mexicaine d’infectiologues,épidémiologistes,virologues patentés en plateau télé …qui n’ont rien vu venir et dont aucun n’avait de plan élaboré pour faire face à une menace pourtant annoncée sous une forme ou une autre.
      Quid des plans catastrophes,et qui remplissent des cartons aux archives,élaborés au ministère de la Défense,de la Santé,au SGDN où de nombreux éminents spécialistes y planchent?

    • Bof rien de fabuleux à faire son job en période de grippe, je vois pas vraiment la différence à part le tapage médiatique. Ce qui est inquiétant c’est surtout que la plupart des pays ont eut des réactions disproportionnées.

  • Ils n’ont pas peur de la deuxième vague, vague n’ayant jamais existe dans le passé, mais de la troisième mi temps, passé l’euphorie du match, les gens retombent les pieds sur terre et analysent.

  • eux et leur fumeux  » plan de relance  » ; ils l’ont nommé ,  » France Relance « ….à deux lettres près , on pourrait l’appeler  » France Rance « …..toujours cette même façon de faire : éparpiller le pognon qu’ils n’ont pas ….

  • La 2ème vague de récession est certaine, surtout avec le plan de relance super imaginatif et ambitieux : espérer créer 160 000 emplois en 2021 tout en annonçant 800 000 pertes !! C’est une blague ! Ce sera la faute à covid.

    • 160000 emplois, ça fait dans les 600000€ par emploi créé, non ?

    • Sachant que sur le site de pole emploi il y a 800 000 offres non pourvu chercher l’erreur

      • Il ne faut pas se laisser abuser par ce chiffre. C’est le versant création brute d’emplois. De ce chiffre, il faut retirer les destructions d’emplois, par exemple les démissions. Au total, c’est le solde entre création et destruction qui donne l’évolution de l’emploi, création ou destruction nette.

        Il y aurait environ 10000 emplois créés et détruits chaque jour en France, plus de 3 millions à l’année, soit entre 10 et 15% de l’emploi total en France.

        Les 800 000 offres non pourvues sont anecdotiques.

      • Il y a de fait obligation de déposer l’offre à pole emplois, si potentiellement vous acceptez des employés étranger sinon l’OFII fait des problèmes.

  • 2 remarques :

    – Le 3e graphique montre une « progression exponentielle » des gens NON-atteints par le virus. Cela montre comment on peut toujours interpréter les statistiques de manière plus ou moins orientée et malhonnête. La réserve du corps médical sur la façon actuelle de publier des statistiques est je suppose due à un sentiment de nécessité d’appel à la prudence, mais encore une fois ils on tort de soutenir le mensonge d’état.

    – Le gouvernement – comme à son habitude – s’enferre dans ses injonctions incohérentes. Tant qu’il n’y a pas de vaccin, le nombre de personnes en contact avec le virus (mais pas forcément malade) ne peut qu’augmenter. Les mesures de distanciation exagérées ne peuvent que saborder la relance. Mais le gouvernement ne pourra pas rectifier le tir sans se désavouer.

    • oui..on comprend le narratif ..prudence, ce qui ne me choque pas en soi..

      mais ils ont tort car la confiance des gens va tomber à zéro..mieux vaudrait dire la vérité …entière..

  • pourquoi ceux qui nous gouvernent devraient changer leur façon de faire ? Ce fut un vrai succès puisqu’ils sont toujours en poste !

  • Et pour faire bonne mesure, après tant d’errements et hésitations, il trouve urgent de mettre le professeur Raoult au pilori sous le prétexte qu’il a , lui, tenté des choses pour soigner.
    Soit dit en passant, les courbes présentées ici ressemblent comme deux gouttes d’eaux à celles qu’il nous montrait en avril.
    Tout cela confine à une forme d’escroquerie visant à justifier un « suicide collectif », pour notre bien, bien évidement…

    • NON raoult a affirmé SAVOIR que son traitement marchait ce qui a conduit des soignants à être accusé de laisser mourir les gens.. mettez vous 10 seconde à la place des ces soignants..pour le reste appartenir à une profession telle que médecin oblige à respecter certaines règles « éthiques ».. sans parler des accusations à peine voilées que ses opposants sont des vendus..
      que raoult sot mi au « pilori » est normal.. tout à fait normal..

      • accusés..secondes..de ces..mis..

      • sans parler de la difficulté à simplement determiner si on traitement fonctionne.. surtout pour le covid 19 avec ses cas invisibles sa mortalité très variables selon les groupes …

        • Peut-être… Mais lui au moins il a osé. En tant que médecin il a mis en œuvre les outils qu’il possédait pour essayer de sauver des vies. Il n’a pas attendu que les randomisations crachent un résultat. Pour le reste, chacun sait que les chercheurs ont besoin de budgets pour leurs recherches et que pour les obtenir beaucoup sont disposés à vendre leur âme ou dans le meilleur des cas à ne pas scier la branche sur laquelle ils sont assis.
          Raoult ne disait pas qu’il détenait une certitude mais seulement que son protocole semblait donner des résultats et qu’il l’utilisait dès lors que sa conscience de médecin le guidait dans ce sens. L’histoire se chargera dans quelques années de démêler le vrai du faux.

          • Il a surtout (son équipe) fait des pieds et des mains pour tester le maximum de personnes pour les soigner le plus tôt possible, avant les complications. Après, qu’il le mette à l’actif de son association HCQ/azythro, c’est de bonne guerre.
            Rappel: les labos vétérinaires n’ont eu l’autorisation de faire des PCR Covid que le 6 avril alors que l’IHU les utilisaient déjà depuis au moins 15 jours: il est principalement là le problème (sans oublier le confinement dans les Ephad), et c’est un problème d’incurie administrative. Mais ça, l’administration ne le reconnaitra jamais.

            • Non, il ne s’agit pas de « bonne guerre »… Le problème est que quel que soit le sujet, les commentaires le ramènent toujours au médicament miracle qui « aurait tout évité s’il avait été utilisé à grande échelle ». Eh bien non, le problème est dans la prise en compte du risque réel dans la vie de tous les jours, pas dans le rôle donné à un directeur d’institut médiatique. Comment organiser sa vie quotidienne pour ne pas nuire significativement à l’économie, ni contaminer les personnes fragiles, en évitant les supercontaminateurs plutôt qu’en emprisonnant ceux qui sinon seraient susceptibles de les croiser… Le deuxième problème est dans l’analyse sans préjugés de l’efficacité des mesures à opposer à l’épidémie. Une analyse honnête compare à ce qui se serait passé si on n’avait pas traité les patients. Et pour le moment, le plus vraisemblable est que le protocole Raoult a « sauvé » seulement des patients qui auraient guéri sans complication de toute façon. Mais il sert d’alibi à ceux qui ne veulent pas se donner la peine d’éviter de contaminer leur prochain, et par conséquent à nos dirigeants qui y trouvent une justification à leurs interventions.

              • « Mais il sert d’alibi à ceux qui ne veulent pas se donner la peine d’éviter de contaminer leur prochain, et par conséquent à nos dirigeants qui y trouvent une justification à leurs interventions. »

                Limitez vous à cela SVP.

      • oui, mais en mars on soignait comment : avec du doliprane…. puisqu’il n’y avait pas de traitement. Seuls, quelques médeçins courageux ont soigné avec des antibiotiques macrolides (ex docteur Paliard Franco), jusqu’à ce qu’on leur dise que ce n’tait pas bien

  • Bonjour,

    deux petites choses à rajouter à l’article.

    -Le taux de faux-positif sur les tests PCR est de 5%. Source: https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2623965-coronavirus-test-pcr-nasal-serologique-gratuit-salivaire-rapide-pharmacie-france-ordonnance-formulaire/

    – Ici, vous avez le nombre de tests effectués par jour, ainsi que la positivité de ceux-ci:
    https://www.cascoronavirus.fr/test-depistage/france

    Je vous laisse y réfléchir.

  • Comme dit par d’autres – en particulier Cavaignac – le Covid est une maladie somme toute banale, si on sait la prendre correctement, de nombreux pays l’ont montré, avec un bilan en nombre de décès inférieur à celui d’une grippe saisonnière et évidemment sans commune mesure avec celui de vraies grandes épidémies comme le choléra ou la peste, ou même la grippe dite espagnole.
    Dépistage massif, masques dans les endroits très confinés et fortement fréquentés – et seulement là -, médecins et cliniques privées laissés faire leur travail, information honnête – et non laissée à des gens farcis de liens d’intérêts -, protection des personnes à risques, en particulier pensionnaires des EHPAD, sans oublier vaccination quand le vaccin sera disponible, l’ensemble sur la base du volontariat, doivent suffire à contenir l’épidémie si elle devait montrer des signes de vrai redémarrage.
    Pour le reste, arrêt de toute coercition, qu’on laisse les gens vivre librement et normalement, prendre leurs responsabilités comme ils le font toute l’année pour toutes sortes de choses dès lors que l’État ne leur met pas de bâtons dans les roues. C’est la seule manière de limiter les dégâts, déjà énormes, causés à l’économie, donc aux vies des Français à moyen terme. Sans parler de la confiance et du moral des gens, sapés par des mesures aussi idiotes que coercitives telle celle obligeant les gens à porter un masque pratiquement partout, ou celle interdisant les rassemblements de plus de X personnes, sur fond de culpabilisation permanente.
    L’infantilisation, cela suffit ! Si des gens tombent malades parce qu’ils n’ont pas été prudents, c’est la vie et cela ne regarde pas l’État ni même autrui. Je sais que certains justifient la surveillance de tous par tous par le fait que les malades coûteront à la Sécu : raison de plus pour mettre à bas la Sécu !
    La liberté et la responsabilité individuelles doivent reprendre leurs droits ! La maladie, Covid ou autre, les accidents, font partie de la vie, et le risque zéro n’existe pas. La démagogie politicienne consistant à appliquer le principe de précaution jusqu’à l’absurde et au suicide de l’économie doit cesser. Les atteintes à nos libertés doivent cesser !

  • L’article répète des éléments bien connus. Le bon sens dicterait un retour à la normale. Mais depuis le début, le narratif des autorités est qu’on est face à la catastrophe du siècle. Ils s’y accrochent coûte que coûte. Leur crainte: s’ils relâchent le couvercle de la peur, que se passera-t-il sur le plan social?

  • Ne vous presser pas trop, ça arrive.
    Compter les morts comme des sacs de patates me dégoûte au plus haut point

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