Emmanuel Macron veut « dépasser les clivages ». Ni de droite, ni de gauche ?

Par son « en même temps », Emmanuel Macron est le digne héritier de la communication de Jacques Chirac et du consensus mou de François Hollande, alors même que sa pratique incarne l’hyperprésidence d’un Nicolas Sarkozy.

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Emmanuel Macron veut « dépasser les clivages ». Ni de droite, ni de gauche ?

Publié le 24 août 2020
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Par Jonathan Frickert.

Un gouvernement « de mission et de rassemblement ». C’est ainsi qu’Emmanuel Macron décrivait sur Twitter le gouvernement Castex, alors en cours de formation, le 5 juillet dernier, alors que l’équipe gouvernementale bat des records sur le plan du nombre de conseillers ministériels.

L’élyséeologie est l’étude de la pratique présidentielle appuyée sur le constat que le mandat d’Emmanuel Macron cristallise plusieurs tendances historiques.

Il est donc intéressant de s’interroger sur ce que la composition du gouvernement Castex dit de la manière dont Emmanuel Macron pratique sa fonction, car si ce gouvernement dépasse effectivement, comme ses deux prédécesseurs, les clivages traditionnels, il est malgré lui celui de la fin sournoise de la politique.

Un dépassement des clivages traditionnels

Alors en vacances au fort de Brégançon, le chef de l’État a donné une entrevue estivale à Paris Match. L’occasion pour le chef de l’État, au milieu des mignardises d’usage sur la satisfaction que lui a apportée le précédent gouvernement, de rappeler ce qui fonde toute son identité politique en évoquant « des choses qui ont été bonnes ; d’autres moins bonnes ».

Une identité politique qu’il remémore également lorsqu’il évoque le tout jeune gouvernement Castex. Une équipe qui selon le président de la République « incarne le dépassement des clivages traditionnels et la volonté d’engagement de personnalités issues de tous les horizons ».

Trois ans et demi après son élection, le chef de l’État semble donc renouer avec le « en même temps ». Une expression qu’il a donc tenté de concrétiser au sein des équipes gouvernementales qu’il a nommées et qui a déjà été de nombreuses fois analysée.

Le refus du choix

« En même temps ». Difficile aujourd’hui d’utiliser cette expression sans risquer le petit sourire en coin de la part de son interlocuteur. Cette expression, devenue le porte-étendard de la communication d’Emmanuel Macron, est en réalité la face visible de la cristallisation des pratiques antérieures que montre son mandat.

Comme souvent, la sémantique en dit beaucoup, car cette expression désigne le cumul de deux choses. Je prends du fromage et en même temps du dessert. C’est un ajout, mais également un refus de choix. Dire « en même temps », consiste à refuser de choisir, de discriminer, de sélectionner.

En rhétorique, ce refus de choix a un nom bien connu et tellement usité aujourd’hui qu’il en est devenu galvaudé : ce n’est ni plus ni moins que de la langue de bois. Par son « en même temps », Emmanuel Macron est le digne héritier de la communication de Jacques Chirac et du consensus mou de François Hollande, alors même que sa pratique incarne l’hyperprésidence d’un Nicolas Sarkozy.

Le « en même temps » est à rapprocher d’une autre locution, cette fois chargée historiquement et en opposition totale à ce que le chef de l’État souhaite incarner.

En effet, difficile de ne pas faire le parallèle entre le « en même temps » et le « ni droite ni gauche » caractérisant certaines factions de la droite extrême et théorisé par l’historien israélien Zeev Sternhell.

Lorsque j’étais étudiant, un de mes maîtres de conférences nous a dit un jour « quand on se dit ni de droite, ni de gauche, c’est qu’on est surtout pas de gauche », montrant par là l’orientation réelle de cette expression. Le « ni droite ni gauche » est un des slogans de ralliement des fascistes, eux-mêmes nés de la synthèse du syndicalisme révolutionnaire et de la droite dirigiste et donc paradoxalement à la fois et de droite et de gauche.

Largement inspiré dans sa pratique par celle du héraut du populisme européen qu’est Vladimir Poutine, il est intéressant de noter la construction rhétorique totalement parallèle entre deux idéologies qui se veulent opposées. Une construction qui se caractérise jusque dans ses gouvernements successifs.

Des gouvernements composites

D’un point de vue élyséeologique, la manière dont on organise et construit son gouvernement en dit beaucoup. Dans le cas d’Emmanuel Macron, cela se ressent aussi bien dans les deux gouvernements Philippe que dans le premier gouvernement Castex. Tous concrétisent à leur façon ce « en même temps » caractéristique de la rhétorique macronienne.

Dans le premier cas, le gouvernement Philippe a incarné un renouvellement de façade plutôt salué à l’époque, mais qui ne résistait pas à une analyse des parcours. Une grande majorité des ministres, en plus d’être très parisienne, était issue de la classe typiquement française des pantouflards, une pratique encouragée en France contrairement à de nombreuses autres démocraties.

Le professeur associé à Science Po Emiliano Grossman soulignait à l’époque que le gouvernement Philippe était un des plus composites qu’ait connu la France depuis 1958. Le « en même temps » s’incarnait alors dans l’équipe gouvernementale nommée par Emmanuel Macron à travers Édouard Philippe comme une autre cristallisation, celle des tentatives d’ouvertures opérées par François Mitterrand et Nicolas Sarkozy ainsi que par les acquis des deux cohabitations.

En résulte une autre cohabitation, celle de sept étiquettes politiques différentes allant du PS aux LR, avec près de 9 ministres sur 10 dont l’étiquette politique est différente de celle du chef du gouvernement qu’ils sont censés représenter.

Un dépassement réel des clivages

Toujours sur le plan partisan, la nomination du maire LR de Prades illustre l’incroyable vacuité du parti présidentiel. Alors que le Premier ministre est généralement nommé au sein du parti au pouvoir en vertu de son statut de chef de la majorité parlementaire, La République en Marche montre pour la deuxième fois son incapacité à produire des personnalités aptes à gouverner alors même qu’il est actuellement aux affaires.

De quoi renforcer l’impression déjà évoquée dans ces lignes d’une coquille vide qui est également la suite logique des pratiques antérieures où le parti majoritaire était d’ores et déjà à la botte de l’Élysée. On peut ainsi dire que si le Général de Gaulle incarnait la Cinquième République, Emmanuel Macron incarne parfaitement sa dérive présidentialiste concentrant tout pouvoir au Palais.

Mais il y a un point sur lequel nous pouvons donner raison à Emmanuel Macron : le gouvernement Castex incarne effectivement, comme les deux gouvernements Philippe avant lui, le dépassement du clivage traditionnel, et en particulier celui qui a gouverné la vie politique de 1958 à 2017 en opposant socialistes et gaullistes.

L’alliance de la haute-fonction publique et des apparatchiks

Cependant, comme les gouvernements précédents depuis 2017, le gouvernement Castex a le mérite de révéler un clivage caché, mais bien présent depuis plusieurs années, puisque ce gouvernement est essentiellement celui de l’alliance de la haute-fonction publique et des apparatchiks soutenue par la classe aisée des grands centres urbains.

En témoigne la liste des 16 ministres de ce gouvernement où l’on retrouve six représentants de la haute fonction publique, à parité entre énarques (Castex, Le Maire et Parly) et autres grandes écoles (Borne, Blanquer et Denormandie).

On retrouve également trois ministres issus du cœur sociologique de la gauche, à savoir des professeurs ainsi que des acteurs du milieu socioculturel (Le Drian, Gourault et Girardin) coexistant avec des personnalités ayant fait une bonne partie de leur carrière au service d’élus et de groupes politiques tels qu’Amélie De Montchalin, Lecornu et bien sûr Gérald Darmanin pour la droite et Barbara Pompili pour la gauche.

Les quatre ministres restants se dispersent entre personnalités du monde médical et scientifique (Veran, Vidal et Bachelot) et l’avocat Éric Dupond-Moretti.

On note que sur 16 ministres, quatre semblent avoir été choisis pour des raisons de communication : la grande gueule Dupond-Moretti, la populaire Roselyne Bachelot et le duo Le Maire-Darmanin faisant office de madeleine de Proust aux nostalgiques des deux derniers présidents de droite dont ils sont les enfants naturels.

Même son de cloche pour ce qui est des ministres délégués, et ce malgré un casting plus éclectique, retrouvant plusieurs entrepreneurs, cadres d’entreprises et professionnels du domaine scientifique et médical.

On retrouve donc dans ce gouvernement une diversification descendante qui touche également les 11 secrétaires d’État, parmi lesquels on trouvera même quelques personnalités issues de l’entreprise et même des personnalités ayant fait leurs classes auprès d’Alain Madelin telles qu’Olivia Grégoire et Jean-Baptiste Lemoyne masquant une majorité de secrétaires d’État ancrée au sein de la famille macroniste avec son lot de socialistes et de radicaux de gauche.

Du gouvernement Castex ressort donc une impression étrange, plaçant le vieux monde et la vieille technocratie au-dessus tandis que l’entreprise, la liberté et le renouvellement sont relégués à des postes subalternes, comme une façon de les placer sur la photo de famille sans leur donner pour autant trop d’importance dans les affaires de l’État.

Dépasser les clivages… ou étouffer la démocratie ?

Dans Édouard, mon pote de droite, documentaire retraçant la campagne de l’actuel maire du Havre lors de sa réélection de 2014, ce dernier estimait qu’un élément central du pouvoir, était « la capacité à nommer, décider des nominations ». Un acte qu’il voyait comme un véritable élément d’autorité.

La nomination des membres du gouvernement par le président de la République en dit beaucoup plus sur le mandat présidentiel que ce que la communication officielle laisse transparaître.

Cristallisant plusieurs décennies de pratique antérieure, il n’est pas étonnant qu’Emmanuel Macron ait nommé un gouvernement suivant cette logique.

Sauf qu’en souhaitant dépasser les partis, Emmanuel Macron a également dépassé l’idée de choix en politique et par extension celle de controverse. En témoigne la tentative de report des élections régionales, seule véritable respiration démocratique et donc de débat permettant de solder les tensions de la société.

Il est difficile de ne pas faire de parallèle entre cette obsession du dépassement des oppositions et l’augmentation de la violence que connaît la France depuis plusieurs années, aussi bien sur Internet que dans la rue.

La politique est la manière qu’ont trouvée les hommes pour solder leurs conflits collectifs de manière civilisée. Étouffer la perspective d’une résolution par le choix démocratique éclairé prépare progressivement la fin de la politique.

En estimant dépasser les clivages traditionnels, le président de la République fait en réalité fi de l’exigence d’opposition des idées contraires et, ce faisant, prépare une société où l’insurrection répond à la répression.

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  • Vous omettez de dire que comme Chirac, Macron a été d’ une redoutable intelligence pour conquérir le pouvoir, ce qui a fait dire à bien des gens plus intelligents que lui qu’ il était « brillant d’ intelligence », mais qu’ il ne sait pas du tout quoi en foutre, qu’ il ne le saura jamais, ce qui le rend parfaitement tarte.

    En tout les cas merci, voilà un article qui me simplifiera le débat avec certains proches ravis de la crèche macronistes. Je me ferai du bien et ils pousseront de petits cris d’ orfraies au son de « Macron facho »!

    • @Stéphane Macron est l’heureux gagnant d’un casting du clan qui l’a poussé là. il n’a pas conquis le pouvoir , il a juste tenu le rôle qu’on lui a donné. Je suis sidérée de constater la place que prend dans le conscient collectif la personne du président. Le président n’est rien , c’est la tête de gondole qui va aguicher le chaland , ni plus ni moins. Et c’est bien le problème . Et c’est pour cela que je ne vote plus . Le vote est une imposture qui laisse croire à tout un chacun qu’il a une action sur la politique du pays.

      • Bien sûr que si il l’ a conquis, personnellement et en couple, avec des appuis de tous bords comme Marc Endeweld l’ explique très bien. Il a su tirer toutes les manettes nécessaires au moment opportun, en cela il a joué de finesse et de culot. Et ceux qui oeuvraient pour d’ autres candidats ont perdu.
        Il a manifestement les coudées franches pour tout décider et choisir son équipe, et ne rien décider en même temps, c’ est un homme libre d’ exercer un pouvoir de pacotille, comme un pouvoir visionnaire, libre de s’ affranchir de ceux qui lui ont été utiles.

      • c’est clair et ce cake se dit président de tous les français avec 20% de voix exprimées ? et les gens trouvent ça normal et pensent vivre en démocratie …les nazes.

    • On ne voit pas très bien comment vous pouvez déduire un « Macron facho » à partir de cet article, alors qu’il dit exactement le contraire …

      • « Lorsque j’étais étudiant, un de mes maîtres de conférences nous a dit un jour « quand on se dit ni de droite, ni de gauche, c’est qu’on est surtout pas de gauche », montrant par là l’orientation réelle de cette expression. Le « ni droite ni gauche » est un des slogans de ralliement des fascistes, eux-mêmes nés de la synthèse du syndicalisme révolutionnaire et de la droite dirigiste et donc paradoxalement à la fois et de droite et de gauche.

        Largement inspiré dans sa pratique par celle du héraut du populisme européen qu’est Vladimir Poutine, il est intéressant de noter la construction rhétorique totalement parallèle entre deux idéologies qui se veulent opposées. Une construction qui se caractérise jusque dans ses gouvernements successifs. »

        Maintenant, constatez comment il manoeuvre à écarter toute forme d’ opposition, se sert de la police et de la justice, et dites moi qu’ il n’ y a pas un glissement vers le fascisme.

        • Conseil d’ami : si vous voulez montrer à vos proches ce glissement vers le fascisme, utilisez vos propres arguments développés dans votre dernier paragraphe, plutôt que ceux au-dessus entre guillements, vous risqueriez de vous ridiculiser.

    • @Stephane
      Vous avez raison, ce texte prétend bien que « en même temps » est identique à « ni l’un ni l’autre ».
      Toutes mes excuses, et rendez-vous au prochain épisode : « la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force »

  • « qu’ il était « brillant d’ intelligence », mais qu’ il ne sait pas du tout quoi en foutre, qu’ il ne le saura jamais, ce qui le rend parfaitement tarte. »
    S’il était intelligent cela se saurait , mais malheureusement ce n’est pas le cas , la seule chose qu’il peut penser , c’est répéter les idées des autres et servir son propre égo.

  • Normal qu’un type imbu de lui même est au dessus des clivages politiques ridicules droite gauche.
    Un dieu est omnipotent, il n’y a que le petit peuple qui se divise.
    J’ai toujours pensé qu’un candidat au plus haute fonction d’un pays devrait obligatoirement passer devant un conseil de « sages » pour évaluer ses capacités mentales et psychologiques.
    Cela limiterait la casse de ce que nous subissons déjà depuis un certain temps .

  • Même si je n’ai pas voté pour lui, j’ai cru pendant quelques temps, sans doute comme beaucoup de monde, que Macron était très intelligent. En fait je pense m’être trompé.
    Certes, il n’est pas stupide, car il a fait une carrière honorable, sans être époustouflante non plus, avant d’être président mais il n’a aucune des caractéristiques des personnes intelligentes.
    Son attitude et la profonde indigence grandiloquente et creuse de ses discours montrent déjà qu’il n’a aucune intelligence, au sens de compréhension profonde, ni des situations ni des gens ni de l’Histoire. Le fait qu’il ne s’entoure que, et je m’en excuse pour eux mais c’est tristement le cas, de bras cassés tous plus médiocres et falots les uns que les autres (Castaner, Griveaux, Schiappa, Buzin, Guérini, Mahjoubi, Véran, Castex, Philippe, … et on peut égrainer la liste jusqu’à la fin) est typique des gens assez médiocres qui s’entourent d’encore plus médiocres qu’eux pour paraître brillants.
    Les diverses pantalonnades auxquelles on assiste depuis 3 ans, de la consternante affaire Benalla à la réforme des retraites que jamais personne, à commencer par eux, n’a comprise, en pensant par les gilets jaunes, pour terminer en apothéose par le naufrage de la gestion de l’épidémie du Coronavirus, on aimerait y voir du cynisme, du billard à multiples bandes, des plans secrets… rien de tout cela, que de la bêtise…
    Voyant que la toge de Jupiter était trop grande pour lui, il s’est résolu à enfiler le T-shirt jaune de Brice de Nice et, l’œil rivé sur l’horizon, attend désespérément la 2ème vague.

    • aucune culture !… le résultat de notre Ed Nat.

      • La Guyane une île…au delà de la stupidité de cette déclaration cela dénote qu’avant d’aller, et de parler, sur et de ce territoire, il n’a même pas eu la décence de lire un mémo sur cette partie de notre territoire…à moins qu’un de ses « nègres » (merci de ne pas alerter les anti-racistes aculturés) n’ai fait un mémo mentionnant l’insularité de la Guyane ?
        Dans les deux cas c’est grave : un idiot, ou un incompétent (il aurait pu avoir le savoir sur ce sujet) conseillé par un autre idiot.
        Certes « Val » je ne devrais pas me focaliser sur sa personne mais c’est pourtant lui qui affecte de vouloir nous gouverner…hautain, imbu de lui-même et…cf ci-dessus (idiot ou…).
        Et comme l’on dit dans le « peuple » : il se la pète !

    • « Le fait qu’il ne s’entoure que, et je m’en excuse pour eux mais c’est tristement le cas, de bras cassés »

      On dirait Arthur dans Kaamelott. A part ça, je m’en voudrais de lui accorder le dixième de l’humanisme et la clairvoyance du personnage d’Astier.

  • En se cantonnant pourtant à la seule stratégie politique de Macron (positionnement idéologique initial et nominations), cet article démontre très bien ce vers quoi elle risque de nous mener : insurrection et comblement du vide par les extrêmes.
    On pourrait faire la même démonstration avec la politique menée (réformes, prises de positions, petites phrases) qui, avec cet objectif de « prendre le meilleur de chaque côté », nécessite elle aussi à cause de sa complexité une centralisation du pouvoir, et au final un risque de mécontenter tout le monde.

  • Un vieux grimoire relate « Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.  » et également « « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. ». A méditer par tous ceux qui placent le centrisme comme vérité et bonté indépassable.

  • Résumé :
    « l’incroyable vacuité du parti présidentiel »
    « La politique est la manière qu’ont trouvée les hommes pour solder leurs conflits collectifs de manière civilisée. »
    « …société où l’insurrection répond à la répression. »

    Cet homme c’est le chaos absolu.
    Bon article

    • @Balthazar se polariser sur la personnalité de cette personne est un piège. C’est ce qui est derrière lui et qui l’a mis là qui est problématique.

    • « la politique est la manière qu’ont trouvée des hommes » pour s’en mettre plein les poches au détriment des autres et sans que cela ne se voit (trop).

  • Macron comme Chirac ont su conquérir le pouvoir mais ce quils en font ou en ont fait n’est guère brillant
    Macron manque cruellment d’expérience et de sens politique

  • Le « en même temps » est d’abord la conjonction de laroles et d’actes contradictoires. Comme il se trouve que les « veaux » croient que la parole est performative, et qu’en plus ils ont mauvaise mémoire, cette tactique marche à tous les coups.
    En transcendant le clivage gauche-droire, EM a révélé le vrai clivage, mondial/national, celui dont parle l’auteur n’en étant que l’inscription nationale.
    Depuis longtemps, les élites ont imposé leurs idées socialistes-progressistes à gauche puis à droite, sous peine de ne plus être des partis « de gouvernement » (c’est-à-dire quelque part, autorisés à gouverner). De fait, les oppositions et alternances droite-gauche étaient de plus en plus factices au fur et à mesure que la droite se calquait sur la gauche et acceptait ces idées (du faux libéralisme au multiculturalisme, du droit des minorités à la dissolution des valeurs familiales etc…).
    Ce sont de fait, les idées du mondialisme, dominées par le primat de l’individu sur la société, celui de l’économie sur la politique et finalement, de l’argent sur tout, qui ont poussé la gauche à abandonner les travailleurs et la droite à trahir la nation.
    Emmanuel Macron en réalisant un hold-up sur les deux partis et montre au grand jour la voie qui leur a été peu à peu imposée, avec un saut quantitatif : une accélération de la dissolution de la nation dans l’européisme et de l’abandon de la classe moyenne si elle ne consent pas à être mobile, liquide, déracinée… et de plus en plus spoliée des fruits de son travail.
    Le clivage droite-gauche n’est plus. Est révélée la vraie opposition, entre la nation, cadre naturel de la démocratie d’une part, et d’autre part, une gouvernance supranationale technocratique, européenne (avant d’être mondiale), sous domination financière et de multinationales, qui avance peu à peu ses pions.
    Une nouvelle droite devrait renouer avec la liberté qui est le voeu de son électorat (liberté du citoyen par rapport à l’Etat, liberté de la communauté nationale de décider de son avenir, en coordination avec les autres Etats européens mais sans soumission à une instance supranationale). Les mondialistes feront tout pour empêcher cela.

  • Je n’aime pas Macron cependant il n’est pas arrivé au pouvoir par un coup d’Etat mais légalement. On observe depuis des décennies une lente et inévitable dérive vers la situation actuelle en raison de la faiblesse de nos institutions. Je ne dis pas que de meilleures institutions régleraient tout, c’est absurde, néanmoins c’est indispensable comme garde-fous avec le facteur humain. Certes tous les hommes politiques ne se valent pas, je remarque toutefois que la grandeur du pays est quasi indétachable de la fonction présidentielle.

    • il n’y a plus de grandeur du pays, suite à l’exercice de la fonction présidentielle !

      le souci est que l’actuel président a beaucoup trop de pouvoirs eu égard à sa personnalité.

      • Soit je ne maîtrise pas l’ironie, soit les lecteurs ne la comprennent pas. Vu la note je me résigne à considérer vraie la première hypothèse.
        Pourtant je disais la même chose…

    • Comme dans la mondialisation, la notion de « grandeur du pays » devient obsolète, c’est la fonction présidentielle qui devient obsolète.

  • Sauf que les clivages ne sont plus gauche et droite mais conservateurs libéraux souverainistes et mondialistes multiculturalistes progressistes dont fait partie Macron.
    Macron a tout faux mais ses communicants vont continuer d’essayer de nous manipuler!!!

  • En créant un parti centriste sans programme ni orientation définie, et en l’alimentant par des politiciens arrachés d’autres partis Macron a fondé un parti et gouvernement d’arrivistes et de transfuges – à son image.

    Quand la France se retrouve gouvernée par des gens sélectionnés pour leur propension à placer leur carrière au dessus de tout, au moment où nous subissons la pire crise depuis des décennies et arrivons dans l’impasse de cinquante années de fuite en avant … Euh ! Il y a-t’il un pilote dans l’avion ?

    • Avec le dégagisme, le programme est devenu accessoire. C’est comme au bowling, on ne sait jamais à l’avance quelle quille restera debout en admettant qu’on ne strike jamais. Macron a survécu et a fait une équipe avec les quilles de réserve pas trop amochées. Le problème c’est que même joueur (nous) rejoue encore..sans jamais rien gagner !

      • Je compare plus haut Macron à Arthur (de Kaamelott) : il veut fédérer, il s’entoure de bras cassés recrutés par défaut, il cherche le Graal …

        Mais Arthur lui est pragmatique, patient, pédagogue et sa priorité est le royaume …

  • L’auteur s’adonne à une analyse superficielle se bornant aux étiquettes politiques de chacun de nos polichinelles, alors qu’au réel, ils faudrait les inventorier comme suit :
    1. niveau ministériel : un conglomérat de l’entre-soi technocratique, les « sachants » auto-proclamé ;
    2. niveau ministres délégués : une planque à copains-coquins pour « bons et loyaux » services ;
    3. niveau secrétaires d’Etat : un agrégat disparate, sans dénominateur commun, faisant « démocratie ».
    En résumé : notre gouvernement du « en même temps » n’est qu’un ramassis d’invertébrés, sans personnalité ni conviction politique, à part le carriérisme. Ces « béni oui-oui » – tout comme les parlementaires larem – sont chapeautés par un déséquilibré tyrannique et coiffés par le « politiquement correct ». Ils appliquent en fait une politique de gauche qui glisse fortement vers le socialo-marxisme.
    Où s’exprime la diversité d’opinion ? La démocratie ?

    • Bonne description, qui explique bien pourquoi la seule mesure qu’ils sont capables d’adopter est la « communication » afin de brasser du vent.

    • @corbc: « Où s’exprime la diversité d’opinion ? »

      Si vous arrivez à la même conclusion que l’auteur, c’est que son analyse vaut au moins la votre.

  • Macron, apprenti-sorcier.

  • macron est le président élu légitiment, ce qu’il dit est relativement important ce qu’il fait davantage …
    je défends trump ..c’est parce que ‘il es la preuve de l’intérêt d’avoir de bonnes institutions avec des contre pouvoirs..
    il est la preuve de l’intérêt de l’approche us..

    que macron PUISSE marcher sur les libertés individuelles devrait être le sujet..qu’il le fasse lui ou un de ses successeurs est une conséquence inéluctable d’une constitution bancale sauf à avoir une foi en la sagesse des électeurs..

    • @jacques « macron est le président élu légitiment » sans rire ?

      • oui légitimité constitutionnelle…comme les autres présidents de la 5éme..sinon..attaquez son élection devant le conseil constitutionnel. sarkozy par contre me semble t il…

    • Les US ont une constitution libérale, la V° est une horreur, un président monarque, une assemblée qui a les deux pouvoirs au lieu d’être séparés, un ministère public au ordre. Et un centralisme exacerbé.
      On aura l’air fin avec un second tour des présidentielle JLM/MLP.

  • Comme il bavasse énormément, il ne fait même que ça, on peut constater que son discours est totalement de gauche!

  • « En estimant dépasser les clivages traditionnels, le président de la République fait en réalité fi de l’exigence d’opposition des idées contraires … »

    J’aimerais savoir si l’auteur accepterait aussi facilement le principe de l’alternance politique.
    L’expression « résolution par le choix politique » signifie 2 choses : 1/ une décision majoritaire 2/ une alternative politique tranchée.

    Deux remarques :
    – l’En même temps équivaut au « naturellement » de Chirac, mot clé qui liait des propositions parfaitement oxymoriques. Un analyste a dit que ce mot résumait l’articulation des discours de Chirac.
    – attention au DNS (Droite de Nom Seulement) : tous les Chiraquiens tournent ou on tourné vers la Gauche.

  • « En même temps » dénote une incapacité de choix caractéristique de l’enfant qui veut tout et son contraire. La capacité de choix caractérise l’adulte car choisir c’est passer de l’abondant à l’abandon.
    Malheureusement pour nous, nous avons élu un enfant castré par sa suborneuse pédophile d’épouse/mère.

    « Malheur à la ville dont le Prince est un enfant »

  • C’est de la littérature tout ça. Macron passera et on l’oubliera.
    Par contre, je le veux bien comme ministre des Affaires étrangères, sans ironie il est doué pour ça. Son nini est plutot utile en matière de relations internationales et revêt un aspect très gaulliste en s’ouvrant à toutes les puissances.

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