La cancel culture envahit le lycée : on évince des auteurs

La Cancel Culture sape l’apprentissage et nuit à des étudiants comme moi.

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La cancel culture envahit le lycée : on évince des auteurs

Publié le 22 août 2020
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Par Thomas Ullman.
Un article de The Foundation for Economic Education

La cancel culture met en péril l’éducation de millions de jeunes.

Dans mon cours d’anglais de dixième année (classe de seconde en France, NdT), comme beaucoup d’autres élèves américains, j’ai lu certaines des œuvres du regretté Joseph Conrad, grand voyageur et écrivain captivant.

Mais ma classe n’a pas analysé les livres de Conrad comme le faisaient mon père ou mon grand-père quand ils avaient notre âge.

Au lieu de discuter de la façon dont ses œuvres ont façonné les auteurs à venir et de la modernité de ses romans, nous avons débattu de la question de savoir s’il fallait ou non l’enseigner en classe.

Nous n’avons pas étudié ses histoires d’exploration et ses drames qui ont captivé les nombreux auteurs ayant façonné la psyché occidentale ; nous avons plutôt eu de longs débats pour savoir s’il fallait ou non l’exclure entièrement du canon littéraire à cause de certains de ses propos insensibles à la race, qui étaient courants à son époque.

Pour dire les choses simplement, on nous a appris à jeter le bébé avec l’eau du bain, à évaluer des personnages du passé comme Conrad selon des critères modernes sans signification pour ceux de leur époque, et à ignorer ceux qui ne pouvaient pas satisfaire à de telles normes hors des bibliothèques de nos écoles.

Un an plus tard, j’ai vu la cancel culture s’intensifier avec la nature capricieuse du débat politique de 2020, dont les cibles actuelles sont certains des philosophes et écrivains les plus importants de l’humanité comme Aristote et Shakespeare. Bien que les conséquences immédiates soient difficiles à voir, notre jeunesse – l’avenir de notre nation – finira par devoir payer le prix de la cancel culture américaine.

Certaines écoles du pays, poussées par des activistes et des influenceurs à embrasser la cancel culture, ont commencé à se concentrer sur les dommages supposés des mots hors de leur contexte sans comprendre leur signification plus large dans un texte.

Par exemple, en 2019, des membres du gouvernement de l’État du New Jersey ont tenté de retirer Les Aventures d’Huckleberry Finn de Mark Twain des établissements scolaires de l’État, en invoquant l’utilisation de nombreuses insultes et stéréotypes raciaux.

Mais ce livre du XIXe siècle, qui partage le titre de « Grand roman américain » avec des ouvrages tels que Gatsby le Magnifique et Ne tirez pas sur l’Oiseau Moqueur, est en fait un livre antiraciste. Il démasque les mensonges racistes qui ont servi à justifier l’esclavage pendant des siècles, tout en mettant en avant l’humanité des personnages réduits en esclavage et en apportant un message d’égalité aux lecteurs.

Malheureusement, la foule myope qui veut interdire ce livre dans les écoles n’a pas réussi à en comprendre le sens de manière critique. L’utilisation du mot en N dans le roman pour mettre en avant des attitudes racistes a incité de nombreuses personnes à faire pression pour qu’il soit retiré du canon littéraire américain. Certaines écoles ont déjà tenu compte de leurs propos.

L’idée est que le retrait d’un tel roman protégera les écoliers de la nation contre les mots et les sentiments racistes, mais ce ne sera pas le véritable résultat.

En retirant Les aventures de Huckleberry Finn de nos écoles, nous perdons l’un des livres antiracistes les plus influents de notre époque.

L’annulation continue d’ouvrages anciens alors que nous actualisons notre définition du terme éveillé ou de politiquement correct entraînera l’effacement de nos œuvres les plus importantes en tant que genre. Il n’y aurait plus d’erreurs historiques dont on pourrait tirer des leçons, ni de succès à admirer.

Nous resterons sur un moment historique artificiel et isolé – et si nous ne pouvons pas enseigner aux jeunes de ce pays les problèmes du passé, ils seront amenés à les reproduire à l’avenir.

Le roman de Mark Twain était évidemment un roman qui critiquait le racisme, mais qu’en est-il des personnages qui soutenaient carrément des opinions sectaires ? Doivent-ils être jetés aux poubelles de l’Histoire ?

Aristote, qui est considéré comme l’un des plus grands philosophes de tous les temps, était lui-même ouvertement favorable à l’esclavage. Il y a quelques semaines, le New York Times a publié un article qui protestait contre la suppression d’Aristote au motif de ces opinions. Il a été critiqué par des professeurs tels que Bryan W. Van Norden, qui a déclaré que « les professeurs doivent également se rappeler que parmi nos étudiants, il y a des gens qui ont ressenti directement les conséquences pratiques des vues haineuses d’Aristote ».

Aujourd’hui, bien sûr, personne (et surtout pas moi) ne soutient que nous devrions défendre les vues d’Aristote contre l’égalité, qui appartiennent à l’Antiquité. Mais il est important de se souvenir de ses contributions positives à la théorie politique moderne, à la physique, à l’économie et à la psychologie, des choses que nous considérons, à l’ère moderne, comme faisant partie intégrante de la civilisation occidentale.

Devrions-nous rejeter le reste des pensées et des idées d’Aristote à cause de quelques pommes pourries ? Nous perdrions certains des fondements mêmes du monde moderne.

En outre, il est déraisonnable de soumettre les croyances odieuses des personnages anciens aux normes éthiques modernes. Au lieu d’ignorer l’ensemble de leurs pensées, nous devrions comprendre leurs limites et les enseigner à notre jeunesse, afin qu’elle comprenne pourquoi notre société les juge inacceptables.

Tout cela étant dit, la déclaration du professeur Van Norden a d’abord trouvé écho en moi. En tant que juif, j’ai eu l’occasion d’assister à des spectacles tels que Le Marchand de Venise de William Shakespeare, qui contient une représentation très stéréotypée du peuple juif. Nombre de ces stéréotypes ont influencé des siècles de sentiment antisémite en Europe et dans le monde.

Néanmoins, j’ai compris que les autres œuvres du poète, Macbeth, Roméo et Juliette et Hamlet, ont eu un impact positif profond sur la littérature. Rassurez-vous, je n’essaierai pas de supprimer Shakespeare de sitôt.

Le fardeau d’une société qui condamne sans cesse les vieux clichés, alors que les normes progressistes changent avec le temps, repose sur les étudiants américains. Ce n’est rien de moins qu’Orwell : hier, en guerre avec l’Eurasie, demain, en guerre avec l’Austrasie. Hier, en lisant Aristote, demain, en brûlant ses œuvres au nom du progressisme.

J’ai présenté mon expérience des romans de Joseph Conrad au début de cet article pour une raison très importante : l’introduction alternative à ses romans que ma classe a reçue n’était pas un simple avertissement préliminaire. Elle annonçait un long et sombre chemin de censure littéraire, un chemin qui continuera à limiter considérablement les domaines intellectuels dans la poursuite d’une société sans offense, au prix de nos textes les plus chers : une société où « l’ignorance, c’est la force. »1

Traduction par Pierre-Yves Novalet de Cancel Culture Is Undermining Learning and Harming Students like Me

  1. Expression tirée du roman de George Orwell, 1984.
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  • La Cancel culture est-elle autre chose que l’abandon de toute liberté de penser ?
    J’ai connu cela autour de moi lorsque mon métier m’a amené à travailler dans des pays au régime national-marxiste, aussi joyeux que l’Albanie d’Enver Hoxha et la Roumanie de Ceaucescu : étouffants, abêtissants, désespérants (au sens propre : l’obligation de penser comme la Loi l’exige ôte toute velléité d’espoir en l’à-venir).
    Lorsque la clique qui a pris le pouvoir dans un Etat dicte, à tous moments de la vie, ce qui doit être dit, fait, pensé, on sombre peu à peu, mais inéluctablement, dans un bagne.
    Nous nous émeuvons (enfin, certains s’émeuvent) de ce qui se passe à Hong Kong. Se rend-on compte que ce sont toutes nos sociétés encore libres qui basculent peu à peu dans le totalitarisme ?

    C’est d’ailleurs pour cela que ce site, Contrepoints, est exceptionnel : il demeure une ouverture sur ce qui pourrait être.

    Sans tomber dans le populisme : je pense ici à un site et une revue lancés il y a peu de temps par un philosophe, rapidement tombé dans ce dernier travers.

  • « cancel culture », ou l’absence de culture.
    Faut-il censurer la négritude célébrée par Senghor dans  » l’étudiant noir »?
    Interdire « le vieux nègre et la médaille » d’Oyono ?
    Indexer « Petits blancs, vous serez tous mangés » de Chatenet ?

    • Littéralement c’est plutôt « annulation de culture »,bien plus grave que absence qui peut toujours se corriger en s’éduquant
      annulation en cours avec tous les mouvements qui remettent non seulement en cause notre passé ,notre histoire donc notre culture mais veulent le rayer des tablettes jusqu’à raser les statues comme les talibans l’ont fait avec les Boudhas de Bamiyan.
      Il ya cette cancel culture chez nos zélites européennes qui ne veulent pas reconnaître les racines chrétiennes de l’Europe en bons dhimmis qu’ils sont !

      • Ca e passe en Amérique, triste et interrogatif !!
        Ce n’est pas un e raison pour ajouter un américanisme à notre langue française. Cancel a une forme française bien antérieure « cancellation » qui signifie barrer avec une plume les mots qu’on veut voir disparaître d’un texte. C’est un texte cancellé. De là, vient aussi le mot « chancellerie », où l’on ne dit pas tout. En italien cancella veut dire grille. Nul besoin de s’adresser à l’anglais pour travestir un mot bien latin, bien européen. C’est ainsi que, petit à petit, on fait disparaître les mots français au prétexte que les crétins comprennent le shiak utilisé. Oui, je suis pour l’inégalité.

    • Quand un noir appelle un autre noir « nègre », ça rigole. Quand un blanc appelle un noir « nègre », c’est le drame.
      Quand un blanc appelle un autre blanc « petit blanc », ça rigole. Quand un noir appelle un blanc « petit blanc »… ça rigole aussi.
      C’est une histoire de culture 😀

      • @maniaco
        Bonjour,
        Quand c’est un joueur professionel de basket noir qui appelle un autre joueur professionel de basket blanc par un sobriquet péjoratif et très teinté de racisme, en direct lors d’un match, cela ne fait guère de vague.

        Il y aussi un noir qui appelle un blanc par le mot en « N », alors que ce dernier est allongé au sol, inconscient, après avoir eu maille à partir avec un groupe d’antiracistes (BLM) qui l’a secoué quelque peu jusqu’à le laisser un peu sonné et à genoux, dont un des membres lui a collé un coup de pied en pleine tête par derrière causant ainsi le K.O. La compagne du blanc, blanche et blonde a eu aussi droit à son sobriquet commençant par « B » alors qu’elle hurlait de peur et de panique après avoir vu le sang couler de la tête de son compagnon. Le véhicule dans lequel ils étaient, a été pillé dans les règles.

        Il y a aussi Cannon Hinnant, qui n’a pas beaucoup ému la presse mainstream (MSNBC).

  • Oui elle est bien en place cette cancel culture et depuis bien longtemps. Une amie d’ enfance biberonnée au communisme et à un solide anti-cléricalisme (surtout anti christianisme) a rigolé quand on lui a dit que les premiers hôpitaux étaient chrétiens (cet amie a plus de 50 ans) Bientôt on rigolera quand on dira que l’occident a aboli l’esclavage.

  • Fahrenheit 451 => Fahrenheit nouveau, plus « moderne »

  • Des comptines comme frère Jacques ont été bannies de l’enseignement.
    C’est une lame de fond de nos sociétés de ne plus vouloir de débat.
    Ne plus exprimer les problèmes devient une constante.
    Regarder comment on nous a appris a mettre ce masque : mettez le masque sans autre consigne, pas de vidéo, pas d’information sur les mésusages.
    Le débat public est uniquement sur une possible privation de liberté !
    Est-ce logique, oui car selon cette nouvelle société le mal doit être combattu sous toutes ses formes, il ne faut donc plus en parler.

  • Facebook/Instagram a récemment interdit toute photo ou représentation du Père Fouettard (personnage folklorique du nord de la France/Belgique/Pays-Bas/autre), sous prétexte de blackface : ma main à couper que des personnes vont se voir ressortir des photos de déguisement pour les accuser de racisme etc.
    Marre de ces fascistes de la pensée, de gauche comme de droite, leur orientation n’a pas d’importance.

    • tiens…ça va cactus?

    • Ca ne m’étonne pas de Facebook. Mes commentaires sans gros mots, vulgarité, appel à la violence, attaques personnelles, injures, … sont régulièrement effacés pour ne pas répondre aux « critères de publication ». Liberté tu es où ? Je suis Belge et j’ai connu ce Père Fouettard: il est noir parce que c’est un ramoneur qui prépare la descente dans les cheminées de Saint Nicolas. Ce la n’a pas fait de moi un raciste, mais là, ils commencent à me les casser avec leur pensée unique.

      • Ya eu les appels au boycott de la Ducasse d’Ath car ya le personnage du « Sauvage » qui serait dégradant et raciste. Or, ce personnage est l’exact inverse : il nous montre comment étaient vus les noirs à une époque, comment on les traitait, et il réclame sa liberté. Mais des gros kons en ont fait un symbole inversé.. Heureusement, la tradition tient bon.. pour le moment…

      • Une anecdote: quand Gauffridyn, curé des Accoules à Marseille, fut jugé pour sorcellerie, ayant prétendument séduit par maléfice Jeanne de Demandols, il fut jugé par le Parlement de Provence. AU beau milieu des débats un petit savoyard qui ramonait la cheminée perdit pied et surprit la docte assemblée, couvert de suie (noire évidemment, mais il va falloir changer ça) n’ayant que ses deux yeux bien clairs. Les juges effrayés par ce qu’ils croyaient être l’apparition du diable venu secourir Gauffridy, s’enfuirent dans le désordre. Et le président du Parlement était alors Guillaume du Vair, qui fut garde des Sceaux de Louis XIII et participa à la lutte contre l’Espagne pour garantir ‘indépendance religieuse et civile de la France, personnage fort savant et précieux. Donc….. on en revient aux errements du XVII° auxquels pouvait être soumis un homme de cette envergure.
        Alors, étonnez-vous qu’on crétinise aujourd’hui aussi facilement la population;

  • Aristote ne parlait pas des esclaves noirs puisqu’il n’y en avaient pas à son époque, mais des esclaves blancs. Ce professeur Bryan W. Van Norden et ces gens sont d’une inculture crasse! D’autant qu’à notre époque seuls les esclaves qui existent toujours dans les pays musulmans sont concernés!

    • Il me semble qu’à une certaine époque la Haute Administration d’Athènes était constituée d’esclaves, l’Aristocratie qui gouvernait ne s’abaissant pas à administrer. Les Mamelouks qui dirigeait l’Egypte étaient aussi des soldats et esclaves.

    • Oui mais là les « progressistes » vont vous dire que c’était des périodes de guerre et que c’est normal qu’il y a eu des « esclaves ». 😉

  • On revient au temps où on brûlait les livres et où ilfallait se faire imprimer à Amsterdam car on était censuré en France.
    Cette décadence, dont je perçois les méfaits depuis de longues années déjà, atteint des sommets de bêtise Cette génération (et sans doute la suivante) seront des générations à oublier totalement dans l’histoire

  • On en revient à l’époque où des livres étaient « mis à l’index » par le Vatican parce qu’ils bousculaient trop librement les préceptes d’obéissance à la hiérarchie catholique. Nous (enfin les censeurs) font comme eux: les nouveaux mots à la mode: interdire, censurer, obliger, bien-penser, amende. Ils ont oublié troupeau de bovins.

    • Tout à fait. Ils ont oublié, volontairement, les complices de l’assassinat de plus de 100 millions d’hommes et de femmes innocents: Dans l’ « Ode à Staline », Paul Eluard nous écrit../Car travailler pour vivre est agir pour la vie,
      Car la vie et les hommes ont élu Staline
      Pour figurer sur terre leur espoir sans bornes….. Pour périr de froid dans le Canal du Nord Est!
      Comme dit Aragon dans Front Rouge:
      Un jour tu feras sauter l’Arc de triomphe/
      Feu vous dis-je/ Sous la conduite du parti communiste/ SFIC/ Vous attendez le feu sous la gâchette/ Que ce ne soit plus moi qui vous crie/ Feu/ Mais Lénine/ Le Lénine du juste moment/« Merci à Staline pour ces hommes qui se sont forgés à son exemple«
      Ces horreurs sont toujours au Panthéon en France.Et enseignés sans commentaire. Quelle honte!

  • Mes arrières-petits-enfants, je ne sais pas, mais mes petis-enfants, certainement pas, car je leur aurais donné une certaine culture, de Thucydide à Balzac en passant par Sénèque, Montaigne et tous nos autres grands écrivains sans oublier Bastiat, en faisant la part de l’époque dans laquelle ils vivaient. J’espère qu’ils transmettront le flambeau à leurs descendants.

  • Et cela fait le lit de l’intolérance et de la violence: étudier les textes du passé, apprendre à les resituer, en comprendre les motivations dans leur contexte est très formateur pour comprendre les gens que l’on rencontre aujourd’hui: c’est exactement la même démarche intellectuelle.

  • l’Exemple le plus flagrant est le carrotage des livres de Voltaire, qui était un intolérant notoire et un antisémite carabiné.

  • Au nom de l’égalitarisme et du consensus, on fini par tout niveler et on arrivera à une culture minimaliste, pauvre, mais qui ne « choquera » plus personne. Poussé à l’extrême, il n’y aura même plus de culture, car chaque pensée, chaque parole, est toujours susceptible de froisser quelqu’un.

  • Ce que j’aimerai savoir c’est quel le nombre de ces personnes choquées par tout (quoique ce soit qui soit écrit ou fait, il y aura toujours un groupuscule pour s’y opposer, et toujours une presse prête à relayer n’importe quelle imbécillité et surtout une autorité prête à suivre pour des raisons, en général, électoralistes). Doit-on considérer que la liberté c’est le droit à n’importe qui de priver l’autre de cette liberté ? C’est bien ce qui se passe aujourd’hui. Les tenants de la force ont une telle trouille que les juges leur fassent perdre cette pseudo puissance qu’il cède à tout.

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