Interdiction de fumer dans l’espace public : le reconfinement qui vient

Beaucoup justifient ces mesures par une fausse alternative : il s’agirait du prix à payer pour éviter le reconfinement. Or, cette alternative est un leurre.
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Interdiction de fumer dans l’espace public : le reconfinement qui vient

Publié le 17 août 2020
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Par Jonathan Frickert.

Y aura ? Y aura pas ? Les questionnements autour de la fameuse deuxième vague ont refait surface ces dernières semaines avec les signes de reprise qui se multiplient.

Des questionnements qui s’ajoutent à ceux, classiques en médecine, entourant la nature du virus, mais également à ceux, plus problématiques, qui frappent les gouvernants, alors que le ministre de la Santé, Olivier Veran, a tenté comme souvent de masquer les nombreuses hésitations de l’exécutif depuis le début de la crise sanitaire par une formule choc : son fameux ABCD du port du masque qu’a évoqué Margot Arold dans nos colonnes samedi dernier.

Ces interrogations ne concernent pas que l’Hexagone et montrent davantage la peur des autorités que des populations qu’elles sont censées protéger.

Restreindre en douceur

Quelle mouche a donc pu piquer cette petite région autonome de l’extrême nord-ouest espagnol, à peine plus grande que la Bretagne avec qui elle partage son orientation géographique ?

Depuis ce jeudi, la Galice a interdit à ses administrés de fumer dans la rue et en terrasse en cas d’impossibilité de respecter la distance de sécurité de deux mètres entre chaque personne.

Selon le quotidien espangol El Pais, cette mesure originale pourrait s’étendre à d’autres régions, essentiellement dans le centre du pays.

Mais la mesure n’est pas isolée. Si la région de Saint-Jacques-de-Compostelle est plus de trois fois moins touchée par le virus que le reste de la péninsule ibérique, les autorités locales s’étaient déjà fait connaître par la limitation du nombre de clients dans les magasins, de la vie nocturne ou encore des réunions de plus de dix personnes.

Cela vous rappelle sans doute quelque chose, et c’est normal, puisque la France a déjà pris ce type de mesures dans l’optique du déconfinement fin avril dernier.

Il est donc prévisible que l’interdiction de fumer en extérieur passe les Pyrénées et ce bien plus tôt que ce que l’on croit, d’autant que le nouvel édile écologiste de Bordeaux envisage d’importer cette interdiction pour l’appliquer à la cité girondine, interrogeant sur l’ampleur que prennent ces mesures faussement ponctuelles.

Un reconfinement larvé

Soyons clairs immédiatement : le port du masque n’est pas en soi un problème. Des pays asiatiques reconnus comme des régimes de libertés tels que Taïwan, Hong Kong ou la Corée du Sud ont une culture très avancée de port du masque.

Ce qui en est un, en revanche, est l’impérieux besoin de contrainte qui semble gagner du terrain de jour en jour, allant toujours plus loin dans les pans de la vie humaine sujets à ces interdictions.

Ceux qui me connaissent ou au moins me lisent savent que j’essaie le plus possible d’avoir le sens de la mesure, mais je ne peux m’empêcher de me souvenir de la définition que donnait Hannah Arendt à la notion de totalitarisme dans son livre sur les origines du phénomène paru au début des années 1950, à savoir « la domination permanente de chaque individu dans chaque sphère de sa vie », qu’elle soit publique, privée ou même intime.

Pour le juriste que je suis, il est donc assez inquiétant de voir des mesures de plus en plus restrictives appliquées dans des sphères de plus en plus réduites de nos vies.

La tendance n’est tristement pas nouvelle et pour le constater, il vous suffit de prendre n’importe quel élément de votre vie et de vous demander s’il existe un texte qui l’encadre. Vous constaterez que la réponse sera très souvent « oui ». Cependant, dans un contexte sanitaire, cette tendance est d’autant plus prégnante qu’elle est visible, car liée à l’actualité immédiate.

Beaucoup justifient ces mesures par une fausse alternative : il s’agirait du prix à payer pour éviter le reconfinement. Or, cette alternative est un leurre, car après un premier confinement retentissant, nous assistons ni plus ni moins qu’à un reconfinement qui ne dit pas son nom.

Une question culturelle

Le traitement de la pandémie fait l’objet de nombreuses comparaisons à travers le monde. La gestion asiatique est ainsi quasi unanimement saluée, en particulier le cas japonais, pays très densément peuplé – 334 habitants au km² soit presque trois fois plus qu’en France – et où la part de seniors est la plus élevée du monde. L’archipel nippon a pourtant réussi la prouesse de contenir remarquablement la pandémie.

De la même manière, le magazine Forbes a publié en avril dernier une étude sur les États qui ont su le mieux riposter face au virus, dégageant un classement de 40 pays où la France est absente. En tête du palmarès se trouve Israël.

La raison de ces succès tient en partie à la culture de ces pays. La culture asiatique est ainsi plus hygiéniste et apte à la distanciation physique, permettant à chacun de se responsabiliser, alors qu’Israël, vivant dans un état d’urgence permanent pour des raisons géopolitiques, est mieux préparé à des problématiques touchant à la sécurité.

L’Espagne comme la France sont des pays de culture méditerranéenne où les rapports sociaux laissent davantage place aux émotions et aux contacts physiques que ce qu’on peut trouver ailleurs sur le globe, ce qui explique en partie la difficulté que pose la gestion d’un virus tel que le SARS-Cov 2.

En termes de risques, en revanche, la France et ses voisins raflent toutes les médailles : l’Italie, l’Espagne et la France sont respectivement 1er, 3e et 4e du classement en termes de niveau de risque.

Une infantilisation croissante

La leçon asiatique montre que derrière cette question culturelle se trouve la problématique bien connue de responsabilité individuelle.

Ne nous trompons pas de sujet : l’augmentation des restrictions aux libertés, jusque dans l’absurde, ne sont que les conséquences de l’infantilisation dont les Français, comme d’autres, font l’objet, mais en sortir exige que chacun d’entre nous prenne conscience individuellement de sa responsabilité, de l’impact de ses actions sur sa vie et sur celle de ses proches, en évitant tout nombrilisme improductif, et ce en particulier dans le cas du port du masque qui n’est pas là pour vous protéger, mais pour protéger les personnes que vous croisez, à la manière des chirurgiens qui ne portent pas de masque en bloc opératoire pour se protéger, mais pour éviter de contaminer les organismes sur lesquels ils opèrent.

Mais pour cela, il faut également que les gouvernants, de leur côté, sortent de l’infantilisation dont ils font montre.

Une fois n’est pas coutume, c’est le chef de file des Verts qui semble le premier en avoir pris conscience lorsque Yannick Jadot évoquait en mai dernier « une infantilisation, une culpabilisation des Français » dans la gestion épidémique.

Confiance contre contrôle et menace de reconfinement

Sortir de l’hystérie normative passe donc par deux actions précises : d’une part, chacun d’entre nous doit individuellement prendre conscience de la responsabilité qu’il a vis-à-vis de ses congénères, d’autre part, l’État et les collectivités doivent apprendre à faire confiance au bon sens de leurs concitoyens, car l’idée de fond des adversaires des sociétés libres était l’incapacité à avoir confiance dans l’Homme, la défiance vis-à-vis de ce que les individus pourraient faire de leur liberté.

L’augmentation des normes suit parfaitement cette logique. La comparaison entre les cas espagnols et asiatiques montrent bien que la clef se trouve dans la capacité des gouvernants à rassurer et à responsabiliser les populations et non dans les incantations quasi prophétiques teintées de menaces de reconfinement comme le fait depuis bientôt deux mois le gouvernement Castex afin de faire passer des mesures semblant ponctuellement indolores, mais qui suivent la même logique de restriction des libertés.

Plutôt que d’assurer la sécurité et de rassurer leurs administrés, les autorités publiques créent artificiellement une peur pour justifier leur manie normative.

L’augmentation des arrêtés et autres contraintes est-elle réellement une réponse à la peur de la population ou plutôt le signe de la crainte de nos dirigeants ? Comme dirait l’autre, moi je crois la question elle est vite répondue.

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  • Jerémy Lapurée
    17 août 2020 at 6 h 22 min

    « ce en particulier dans le cas du port du masque qui n’est pas là pour vous protéger »
    Si, aussi.
    Détail qui a son importance, car il rappelle que la santé publique est d’abord une notion individuelle dont le premier beneficiaire est soi-même. Cela aide à se montrer responsable…

  • Jerémy Lapurée
    17 août 2020 at 6 h 31 min

    Il semblerait que la nicotine protége du Covid. Si c’est vrai, cela signifie qu’exhaler de la fumée de tabac est bénéfique pour autrui ! Dans ce cas, cette interdiction qui vient est contre-productive.

  • je ne sais pas jusqu’où va nous mener la trouille des dirigeants envers leur population , mais je le sens mal tout ça ; finalement , si on veut avoir la tranquillité et la liberté , il vaut mieux habiter les zones de non droit ; curieusement , ceux qui logent là bas , on leur fout la paix ….ballot non ?…

    • Sujet à réflexion, en effet…

    • La petite bête
      17 août 2020 at 9 h 50 min

      L’Etat est devenu l’ennemi de sa propre population, comme déjà souligné lors de la répression des gilets jaunes (du début).
      Logiquement, les hommes de l’Etat ont la trouille: nous sommes plus nombreux qu’eux, et l’histoire apprend qu’il ne faut pas pousser trop lin le bouchon avec le peuple français…

    • « On » leur fout la paix … la Police leur fout la paix ; mais pas les caïds. Ne vous y trompez pas, ce ne sont pas des zones de non-droit ; mais vous n’approuveriez sans doute pas le « droit » qui y règne.

  • Laurent Lenormand
    17 août 2020 at 7 h 45 min

    Bien évidemment que les autorités sont pétries de trouille. D’autant qu’elles savent que leur bilan du printemps est désastreux. Mais il y a des arrière-pensées au-delà du « risque sanitaire »: maintenir la chape de plomb permet de rendre le peuple docile et limite le risque d’explosion sociale,

    • Leur seule trouille est de ne pas être réélues, et comme la sanction/interdiction idiote fait parler d’elles dans les médias et les fait monter dans les sondages, pourquoi voulez-vous qu’elles s’en privent ? Ca a marché avec les écolos et leurs initiatives genre ponts cyclistes à Tours, c’est l’imitation et la généralisation de ce qui fonctionne — de manière incompréhensible pour moi –, pas du tout des réactions apeurées.

      • Mais par calcul électoral, ils cassaient les b. de manière ciblée. Rattrapés par les conséquences de leur impéritie, ils sont forcés de piétiner de plus en plus large : les entrepreneurs, les classes moyennes, les péquenauds, les syndiqués, les voyous, les flics, les jeunes …

        Fatalement, les eunuques vont devenir la première force politique de France.

      • « Leur seule trouille est de ne pas être réélues, »
        Oh que non. Si non réélus, il y aura double peine, avec nombre de plaintes pénales sur leur tête…

  • La Belgique 19eme, comment est ce possible avec un taux de letalite record ?

  • Le petit prince
    17 août 2020 at 7 h 50 min

    Olivier Veran ministre de la santé….non simple magasinier affecté aux commandes de masques et gants qui n’arrivent jamais
    Il est inutile de délayer le cas en Français en l’incluant dans une masse de pays .
    Nos dirigeants sont tout bonnement des incapables imbus de leur personne et pratiquant copinage ( puy du fou malgré l’étonnement du calife élyséen) et jeux de chaises musicales (recasement de tous les ministres du précédent gouvernement)
    Ce pays est foutu.

    • Ce pays n’est pas foutu, il n’existe plus que dans nos mémoires. Un pays est un état hors nous n’avons plus d’état mais une bande de chacals s’acharnant sur notre dépouille… Pendant que le président joue les braves en s’occupant du Liban de la Grèce de la Turquie alors qu’on est fond du gouffre aussi bien social que financier.

  • La désinformation à atteint un niveau si élevée qu’on ne peut pas imaginer une fin heureuse. Si vous avez vu les images des manifs en Biélorussie vous aurez constatés qu’ils ne portent pas de masque et que leur unique problème était leur président et l’unique problème du président, son peuple. En France le virus est notre problème et on oublit que le réel problème est notre président… Et l’ue. Et celui ci n’a pas l’air de se préoccuper de son peuple.

    • La petite bête
      17 août 2020 at 9 h 54 min

      Le peuple français est particulièrement abruti par la propagande en effet. Un peu partout, il y a des manifs importantes pour dénoncer l’imposture Covid pas en France. Pour l’instant.
      Et pourtant que d’analyses pertinentes et lucides sur internet. Soljenitsyne, au secours!

  • C’est comme chez nous, pour exister politiquement et faire parler de soi, il faut être plus royaliste que le roi.
    Et le peuple complètement halluciné et pétrifié, laisse faire.

  • Non, avoir confiance en ce que sont devenus nos concitoyens serait faire preuve d’une naïveté confondante.

  • « Le tabac fut considéré comme illicite par des monarques européens qui imposèrent aux marchands de tabac et aux fumeurs diverses peines, pouvant aller jusqu’à la mort. En Russie, après l’incendie de Moscou en 1650, attribué à l’imprudence d’un fumeur, le tsar leur faisait couper les lèvres, ou les condamnait au fouet, voire à la déportation. (…) Dans le Japon du début du xviie siècle, ils sont condamnés à l’esclavage, en Chine, à la décapitation. Aux priseurs, en Perse, on coupait le nez. Le tabac fut interdit en Bavière et dans certaines parties de l’Autriche vers la fin du xviie siècle. On le bannit à Berlin en 1723, à Königsberg en 1742, à Stettin en 1744.  » ( Génèse d’une épidémie
    Marc Kirsch )

    • « En Russie, après l’incendie de Moscou en 1650, attribué à l’imprudence d’un fumeur, » Déjà le coup du mégot oublié.

  • Liberté et responsabilité ici, infantilisation et normes là. On sait où se situe hélas la France.

    • Mais sait-on où se trouve la Biélorussie ?

      A peu-près à la même distance de Paris que la Norvège ou la Grèce !

  • le seul objectif de la macronie est de détourner des urnes un maximum d’électeurs: c’est la seule façon pour Jupiter d’être réélu par sa minorité. Ces mesures stupides sont une mise en condition pré-électorale.

    • Exact! La seule politique d’E.Macron aujourd’hui est de se retrouver face à M.Lepen lors des prochaines élections, soit élimination des candidats Verts, Roses etc en espérant que » tous » leurs électeurs reviendront à lui et même s’ils ne sont pas nombreux à se déplacer, il lui suffit d’avoir la majorité (des voix exprimées) !

  • La petite bête
    17 août 2020 at 9 h 42 min

     » les signes de reprise qui se multiplient  » comme une canicule l’été revient « valider » le RCA.
    Une épidémie, c’est une courbe de mortalité, rien d’autre.
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4487861?sommaire=4487854
    Comment, et en plus sous couvert de sciençe, a-t-on pu tomber aussi bas dans l’obscurantisme, et ce sur tant de sujets?

  • La petite bête
    17 août 2020 at 9 h 47 min

    Folie normative, certes, mais il y a pire: il s’agit d’instaurer un nouveau paradigme social dans lequel les individus se méfient a priori les uns des autres pour s’en remettre à l’Etat.
    On peut remarquer a ce sujet que l’on parle de »distanciation sociale » alors que, si l’objectif était notre santé, on devrait parler de « distanciation sanitaire ».
    Si, le masque est un problème. Sanitaire comme souligné lar de nombreux médecins et les plaintes de ceux qui doivent le porter toute la journée. En dehors d’un pic épidémique, c’est plus dangereux qu’utile. Question de rapport bénéfice/risque.
    Mais c’est encore davantage un problème symbolique: le peuple bâillonné n’a plus qu’à obéir à ses maîtres…

  • Toute cette agitation au sujet d’une hypothétique 2e vague n’est qu’une manipulation pour empêcher une explosion sociale et la reprise des manifestations à la rentrée. Depuis 2 mois le nombre de mort n’a progressé que de 500, ce qui est insignifiant par rapport au total de 30 000.
    L’épidémie est terminée et le pouvoir gère le risque social avec des règlements sans cohérence interne et en contradiction avec sa com’ durant l’épidémie.
    Il n’y a qu’une épidémie mortelle pour la France, c’est la multiplication des fonctionnaires.

    • il y a 1600 morts par jour en France toutes causes confondues dont 400 uniquement pour le cancer et on nous fait tout un pataquès pour 10 à 20 morts quotidiens !!! on voit bien où sont les priorités et que les buts poursuivis ne sont certainement pas la longévité des français !!!!

  • pour revenir au titre de l’article, il faut bien reconnaitre que l’interdiction de fumer partout ou d’autres individus peuvent inhaler la fumée serait une tres bonne mesure, après tout la liberté de fumer doit s’arreter ou la liberté de ne pas inhaler la fumée n’est pas respectée.

    • A l’extérieur?
      Après, ce sera l’interdiction des véhicules thermiques dans les villes pour les mêmes raisons (rappel, la « surmortalité  » de 48000 dues aux PM)? Ensuite…en cherchant bien, on trouvera quelquechose.
      Je n’aime pas le vice, mais la vertu me fait peur.

      • J’ai parlé de partout ou cela peut nuire aux autres, je’n’ai pas parlé d’exterieur ni d’interieur; c’est plus une question d’éducation et de civisme qu’une question de législation , mais comme la plupârt des francais sont des porcs , il faudra bien une loi et une menace financière pour obliger ces porcs de francais a se comporter comme des personnages civilisés

        • pas d’accord les français ne sont pas plus porcs que les autres ( il suffit d’observer ce que font des gens réputés pour leur civisme ou leur propreté en dehors de chez eux ) mais infantilisés depuis longtemps par un pouvoir soviétisé qui ne leur laisse pas la liberté de la responsabilité !!! et cet état de fait est très ancien : il y a 60 ans en passant mon permis j’ai osé dire du haut de mes 18 ans à l’examinateur que l’apprentissage par cœur du code ne remplaçait pas le bon sens et le respect des autres sauf qu’il est difficile de verbaliser pour absence de bon sens …. devinez ce qui est advenu … j’ai du repasser mon permis et fermer ma g….e !!! et pourtant j’avais et j’ai encore raison ; il vaut mieux éduquer que dresser !!!!

        • Une amende pour chaque malencontreuse flatulence ?

        • « mais comme la plupârt des francais sont des porcs »

          Avec un tel jugement on sent bien que votre envie de contrôler leurs vies va se limiter à des choses tout à fait raisonnables.

    • On interdit les cheminées à bois et les moteurs à explosion…?
      On peut aussi rajouter le parfum, c’est souvent très perturbant.
      Non, la cigarette…..

      • @Avorton
        Bonjour,
        « On interdit les cheminées à bois et les moteurs à explosion…? »
        Les cheminées sont interdites dans certaines villes, et il est impossible de faire construire une maison neuve avec une cheminée dans d’autres.
        Dans nombre de maisons de ville pourvues en cheminée, leur utilisation a été interdite.
        Pour le moteur à explosion, avec leur interdiction en 2030, c’est en cours.

  • Amusant.
    L’auteur ignore peut-être que au Japon, selon les villes « fumer sur la voie publique est passible d’une amende pouvant aller de 16 à 39 euros, même pour les touristes ». J’ai été au Japon, j’ai vu les panneaux.
    En Corée, c’est pareil, « Le prix des amendes est extrêmement élevé ! (1 000 € dans certaines villes) Dans chaque toilette publique, on y trouve le prix d’une amende si on fume à l’intérieur de celle-ci » et encore mieux : « Pour lutter contre le tabagisme, quelques villes de Corée du Sud ont installé dans des lieux publics des boutons qui permettent de signaler les personnes qui ne respectent pas les interdictions de fumer. »
    Singapour ? Plusieurs personnes ici ont travaillé à Singapour, je leur laisse la parole.
    Taiwan ? : d’après un article de 2019 « Dans la ville de Nouveau Taipei, la cigarette est déjà interdite dans les parcs, aux portes des écoles et sur les trottoirs adjacents, ainsi que devant les cliniques et les arrêts de bus ».
    Alors quand l’auteur parle de « leçon asiatique », je ris 🙂

    • Dans de nombreux pays fumer dans la rue est mal vu et surment aussi se becoter… Le plaisir ne doit pas se montrer.

      • Fumer un bon cigare est un plaisir, fumer une clope est juste un vice et plus encore une bête addiction sciemment provoquée par les fabricants. Liberez vous du tabac !

    • Ils ont mis des caméras de surveillance dans les ch… ?

      C’est beau les progrès de la technologie !

    • @ Cactus
      Merci pour ces informations mais elles n’enlèvent rien à l’intérêt de l’article qui traite de la création artificielle de peurs par les autorités publiques pour infantiliser, culpabiliser et justifier une avalanche d’interdits et de règles qui créent un état de stupeur propice à la montée de ce nouveau totalitarisme.

      • @Virgin
        Cactus a raison de rire.
        Sur un sujet pourtant intéressant à priori, l’auteur arrive une fois de plus à nous pondre une suite de mots qui sonnent bien ici mais totalement incohérente et décousue, issue d’on ne sait quel libéralotron (pipotron libéral), qui s’accomode bien de n’importe quel arrangement avec la réalité (cf. Cactus), de la déformation des concepts (la responsabilité au sens libéral n’a rien à voir avec le sens du devoir), ainsi que des contradictions les plus flagrantes (avec cette phrase à encadrer comme exemple : « d’une part, chacun d’entre nous doit individuellement prendre conscience de la responsabilité qu’il a vis-à-vis de ses congénères, d’autre part, l’État et les collectivités doivent apprendre à faire confiance au bon sens de leurs concitoyens »).

        • « responsabilité vis-à-vis de ses congénères » ? Que reprochez-vous à cette partie ? Cette responsabilité est l’un des socles du libéralisme justement. La responsabilité de mes actes est indissociables de mes responsabilités vis-à-vis d’autrui. S’il n’y a pas de responsabilités vis-à-vis d’autrui, il n’y pas de responsabilité.
          (C’est quoi ce « cf. Cactus » ?)

          • cf.Cactus est un renvoi sur votre commentaire précédent.

            Sinon c’est peut-être le « doit » qui est le plus rigolo dans l’histoire, c’est du constructivisme à l’état pur. Mais admettons, concrètement on commence par quoi : changer les citoyens, ou changer l’Etat ?

            • On peut ergoter longtemps dans ce cas sur le constructivisme.
              Pour sortir du marasme économique et politique dans lequel est la France (et d’autres pays), les gens « doivent » prendre conscience des principes de la liberté (droit de propriété, résister à l’oppression, etc) serait-on alors aussi dans du constructivisme ?
              Cela dépend de qui veut le changement, qui le fait, et comment.
              Changer les citoyens, c’est dire que c’est une force extérieure aux citoyens qui le fait : pas bien.
              Changer l’Etat ? C’est déjà mieux, mais il faut faire attention que ça ne devienne pas un instrument pour changer les citoyens. Qui peut changer l’Etat mis à part 1) les citoyens 2) ceux qui font de la chose publique leur travail ?
              On peut même aller plus loin : le terme même de citoyen peut-il exister, a-t-il du sens en dehors de tout constructivisme ?
              Un citoyen s’inscrit dans un cadre politique, une nation, une structure nationale. Un citoyen est un membre d’une société. Il y a donc un projet, des buts, des buts, des aspirations, des valeurs. Donc du constructivisme.

              • A part le Robinson des premières pages de tout manuel d’économie, tout individu vit dans la société de ses semblables. Va donc pour le « citoyen ». Mais cela ne signifie nullement que cette société ait un but ou des aspirations ; seules les personnes en ont.

                • Les personnes font société. Ils se mettent en société, en groupe, en association, etc pour atteindre des buts qu’ils ont. Cette société est alors une sorte de moyenne des buts de chacun.
                  Mais tout comme un couple, le groupe constitué a des besoins et attentes propres qui sont différents de ceux des individus pris isolément.
                  Aucun individu n’a besoin d’un bus pour se déplacer, un groupe oui :-), et le groupe aura besoin d’un chauffeur avec permis bus, mais aucun individu pris isolement n’en a besoin.

    • @Cactus
      Bonjour,
      Je vous félicite ! Vous êtes venu avec des exemples concrets, et non pas avec des théories hypothétiques. Vous êtes venu avec des arguments.
      Ces pays interdisent donc de fumer sur la voie publique. En France, on interdit dans les lieux privés (loi Evain) : ceux qui sont chez eux – patrons de bar, restaurants – ne peuvent donc pas faire ce qu’ils veulent. ILs ne peuvent pas autoriser les gens à fumer dans leur enceinte s’ils en avaient envie.
      La liberté, c’est aussi d’éviter de mettre les pieds et d’y rester dans un bar ou un restaurant tout embué de fumée si on ne veut pas être un fumeur passif.
      D’ailleurs, la liberté serait de pouvoir dire à celui qui fume sous notre nez qu’il aille fumer ailleurs, et qu’il le fasse. De nos jours, c’est plus risqué de ne pas fumer et de ne pas donner de cigarettes, voire le paquet, quand l’une ou l’autre est demandé.

  • On interdit aussi les vélos ou les trottinettes sur les trottoirs. Et pourtant …

    D’ailleurs où autoriser les trottinettes électriques ? C’est dangereux partout, pour le trottineur ou les piétons.

    • jusqu’a preuve du contraire , une trotinette électrique est un vehicule, Et il me semble que les trottoirs sont des endroits pour piétons, donc les trotinettes electriques n’ont rien a y faire.

  • « c’est le chef de file des Verts qui semble le premier en avoir pris conscience lorsque Yannick Jadot évoquait en mai dernier « une infantilisation, une culpabilisation des Français » dans la gestion épidémique. » S’il continue, il ne va pas rester longtemps chef.

  • Je pense que le fait générateur de ces inepties est l’emploi ad nauseum du principe de précaution , qui depuis qu’il a été constitutionnalisé est un refuge pour les hommes politiques . Quelques soient les décisions qu’ils prennent ils n’auront pas à en répondre car en l’absence de données vérifiables et étayées ils nous imposeront des « précautions » au prétexte que ce sera pour notre plus grand bien, des fois que???
    Sauf que nous ne sommes pas des gamins. Les gens de ma génération ont appris, ont traversés des quantités de situations plus ou moins critiques. Nous avons su prendre par nous-mêmes des précautions face aux différentes circonstances sans qu’on nous les dictent. Bien sûr certains y ont laissé leur vie ou leur âme. Mais la chance n’avait que peut de poids dans tout cela. Ce qui pesait était notre libre arbitre donc notre liberté y compris celle de risquer sa vie consciemment pour en sauver d’autres.
    Aujourd’hui l’outil « principe de précaution »  est un moyen de coercition et d’infantilisation, donc de déresponsabilisation. II ne faudra pas venir pleurer demain si nos libertés que nous acceptons béatement de céder à des irresponsables nous amènent là où nous ne voulons pas aller.

    • comme vous avez raison mais tant qu’une minorité à buts politiques subversifs pourra ester en justice contre tel ou tel ministre ou médecin au motif que nous devrions être éternels les responsables politiques se protégeront en édictant des lois pour bien prouver qu’ils ont fait le maximum possible compte tenu des circonstances !!!!

      • « pourra ester [attaquer ?] en justice … »

        Qu’en disent les juristes ?

        L’autre jour, quelqu’un faisait remarquer que les arbres pouvaient provoquer des nuisances mais qu’il y avait des « limites raisonnables » (comme les feuilles en automne).

        La justice US m’a toujours paru débile en enfonçant les portes du raisonnable dans les procès en responsabilité afin de toucher des indemnités (et enrichir les avocats). La responsabilité politique a forcément une limite du « raisonnable » qui ne saurait être compensée par une précaution « irraisonnable ».

  • Dans une démocratie on cherche l’adhésion du citoyen aux conseils donnés pour son intérêt ; à l’inverse dans les régimes à tendance totalitaire on préfère la contrainte et la pénalisation du sujet !!! Devinez à quel régime la France ressemble ????

  • Cette mesure prépare tout simplement à l’interdiction définitive de fumer dans l’espace public. Le coronavirus est le prétexte tout trouvé.

    • Abandonner comme ça le produit des taxes sur le tabac, vous n’y pensez-pas !

      • Bah, il y aura une taxe sur les chicklets : cela colle quand il fait chaud … 😉

        • Dans l’esprit de la lutte contre le harcèlement sexuel, je propose une taxe sur la lubricité avec des caméras automatiques pour détecter la dilatation de pupilles.

          Comme on a paraît-il une pensée s.exuelle toutes les 5 minutes, je ne vous dis pas la manne taxatoire que cela représente.

  • Comme le dit Olivier Maurice dans son article intitulé « COVID : quand allons-nous enfin sortir de la crise ? », il faut arrêter de considérer ce virus comme l’alpha et l’oméga de nos vies, ainsi que le font funestement nos dirigeants.
    La question ici va même plus loin que la propension des politiciens à fabriquer des normes et obligations : ils nous imposent leur agenda, à savoir un virus finalement pas si terrible que cela, si on le compare à d’autres pandémies, et qui ne justifie absolument pas, ni beaucoup de mesures liberticides prises, ni même que les médias en parlent à longueur d’articles.

  • bof… si ça vous fait si plaisir de continuer à marcher sur des tapis de mégots…

  • Les commentaires sont fermés.

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