La France s’appauvrit

La crise du Covid-19 impactera massivement les plus jeunes générations tandis que les retraités dont le niveau de revenu est garanti ne seront pas impactés.

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La France s’appauvrit

Publié le 21 juillet 2020
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Par Eddie Willers.

Les Français ne s’en rendent peut-être pas tous compte mais leur pays est en voie de paupérisation. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’évolution du PIB par habitant depuis une quinzaine d’année et le comparer à ceux de nos voisins. Nous sommes plus pauvres par habitant que l’Allemagne, que la Belgique et depuis récemment que la moyenne de la zone euro :

PIB/habitant 2005-2019

Sans titre

Source : OCDE

Alors qu’une démographie dynamique devrait soutenir la création de richesses, nous remarquons que pour notre pays, celle-ci apparaît comme fortement limitée. Cela est dû à un point évoqué précédemment qui est celui de la faible croissance française, en particulier lors de la dernière décennie. La crise du Covid-19 n’arrangera évidemment pas cette tendance de long terme.

À cette création de richesse insuffisante, nous ajoutons des niveaux de redistribution très élevés et cela peut paraître surprenant, au profit de populations disposant parfois déjà d’un haut niveau de capital : les retraités. Nous nous retrouvons donc dans une situation où les forces productives du pays sont désintéressées à la création de richesse et appauvries par des niveaux de transferts très élevés.

Il en résulte des situations ubuesques où il est presque impossible pour un cadre faisant partie des 10 % des plus hauts revenus du pays d’acheter un appartement à Paris sans un apport très significatif.

L’anti-syndrome de l’île de Ré

Nous faisons donc face à ce que j’appellerais l’anti-syndrome de l’île de Ré, en référence aux pêcheurs habitants de cette île dont les revenus étaient faibles mais le capital important du fait de l’appréciation de la valeur de leur maison.

Aujourd’hui il est devenu beaucoup plus difficile pour des cadres faisant partie du décile le plus élevé de la population d’acquérir un patrimoine immobilier comparativement aux générations précédentes.

Ce patrimoine immobilier n’est évidemment pas détenu par les jeunes populations mais essentiellement par les retraités de la génération des baby-boomers. Le Washington Post avait d’ailleurs publié en décembre dernier une infographie très éclairante montrant le pourcentage total des richesses détenues au même âge par les générations baby-boom, X et Y. La différence est sans appel :

Pour le graphique suivre le lien

De nouveau, la crise du Covid-19 impactera massivement les plus jeunes générations tandis que les retraités dont le niveau de revenu est garanti ne seront pas impactés. En France le niveau de vie des retraités pourrait d’ailleurs atteindre 110 % de celui de la population active d’ici la fin de l’année. Les créateurs de richesse de ce pays se constituent donc bien plus difficilement un patrimoine financier que les retraités actuels.

Ajoutez à cela des règles d’urbanisme délirantes et vous obtenez des prix de l’immobilier qui augmentent de façon extraordinaire, en particulier dans les métropoles où se concentre l’activité économique du pays. Le patrimoine des retraités grandit donc tandis que les primo-accédants rencontrent toujours plus de difficultés à acheter.

Faire partie du dernier décile de revenus de la population française ne garantit plus la constitution d’un capital car la France est un pays qui s’appauvrit sous le poids de ses transferts sociaux et de ses réglementations délirantes.

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  • L’impôt sur la plus-value bloque le marché immobilier 30 ans

    • Quel impôt sur la plus value?A ma connaissance il n’y en a pas sur la résidence principale on peut faire au minimum X2 à Paris en à peine 10 ans par contre si on développe une entreprise et que l’on fait X2 à la revente
      on se fait allumer sévèrement ,encore une fois le travail est pénalisé contre la rente.

      • La résidence peut gagner en prix, mais elle ne gagne pas en valeur : elle ne loge pas plus ni mieux au bout de 20 ans ! L’exonération d’impôt sur la plus-value devrait reconnaître ce fait indépendamment de si la résidence est principale ou non.

        • Et donc?Il n’en reste pas moins qu’une plus value identique sur la RP et sur un outil professionnel n’est pas taxée de la même façon,l’une pas du tout l’autre à 30% en moyenne .

          • Ben oui, la PV sur l’outil professionnel ne devrait pas être taxée non plus. Encore des taxes dissuasives et donc contre-productives ! Cela dit, la taxation et la réglementation bloquent bien le marché immobilier, les résidences principales comme secondaires ne sont pas toutes la propriété de ceux qui y résident, et les investissements immobiliers, par faute de la taxe, sont loin de profiter des logiques découlant de la loi du marché.

  • une  » démographie dynamique  » dans un pays exsangue , je me demande si c’est une bonne chose….

  • Les baby boomers.. Faut arrêter avec cette légende. Si l’immobilier est devenu cher c’est essentiellement à cause de sa rareté.. La population augmente, les villes grossissent.. L’appart de vos rêve est rare… Mais en province, tout change..

  • Et comme les retraités représentent une clientèle électorale qu’aucun politicien ne veut s’aliéner, rien ne changera.
    Les jeunes sont d’ailleurs conditionnés très tôt à se voir comme de futurs retraités (cf. les manifestations sur la préservation des régimes spéciaux): se la couler douce aux frais de la collectivité est devenu l’idéal de ce pays. Un idéal qui est une réalité pour la génération du baby-boom et qui restera virtuel pour leurs suivants.

    • Plus les jeunes sont conditionnés à se voir futurs retraités, moins ils créent de richesses pour financer les retraites. Le système se condamne lui-même à la faillite, comme tout système collectiviste.

      Quand l’Etat obèse franchouillard ne pourra plus s’endetter, c’en sera fait de la répartition. Il n’y en a plus pour longtemps, tant la crise actuelle précipite le mouvement endogène vers la faillite. Les retraités de la répartition devront bientôt se contenter de moins de 500 euros de pouvoir d’achat réel mensuel, en attendant la disparition définitive de la monstruosité collectiviste.

  • Bonjour Eddie, bien que votre pseudo évoque un personnage de « La Grève », il me semble que vous faites une petite erreur au sujet des baby boomers:
    « …..les retraités dont le niveau de revenu est garanti ne seront pas impactés…. »
    Je n’ai pas l’impression que le revenu des retraités soit aussi « garanti » que vous le prétendez! Je vous rappelle:
    1/ que les retraités d’aujourd’hui ont cotisé toute leur vie à un régime obligatoire sans possibilité de l’éviter et d’affecter leurs cotisations à la constitution d’un capital ( qui placé durant tout ce temps aurait constitué un revenu conséquent, au lieu des misérables retraites « offertes » par la sécu).
    2/ Que le patrimoine immobilier que certains retraités ont acquis (malgré charges sociales , taxes et impôts divers) s’est constitué en y affectant une partie de leur revenu déduit de leur consommation immédiate, patrimoine qui est taxé et retaxé jusqu’au jour de la succession. Patrimoine bien souvent constitué pour venir compléter un niveau de retraite futur misérable ( la sécu toujours et encore).
    « …À cette création de richesse insuffisante, nous ajoutons des niveaux de redistribution très élevés et cela peut paraître surprenant, au profit de populations disposant parfois déjà d’un haut niveau de capital : les retraités »…..
    3/ Une pension de retraite accordée dans ces conditions ne peut s’appeler « redistribution » puisque l’on dit et répète depuis longtemps que c’est un « revenu différé », c’est-à-dire que l’Etat s’engage à restituer au retraité un « revenu » calculé selon des règles obscures qui lui sont propres, qu’il peut modifier à sa guise, taxer à coup de CSG et CRDS, ce qui encore une fois, et pour une grosse majorité de retraités, s’apparente à un hold up.
    Je suis étonné qu’un libéral arrive à tomber dans ce genre de dérive ( genre retraité bashing) en affichant une méconnaissance aussi large du système que « le monde entier nous envie »!

    • Il ne s’agit pas de « retraité-bashing » mais « répartition-bashing », confusion bas de gamme pour tenter de discréditer le propos par une logique émotionnelle victimaire.

      Que les retraités aient été piégés par la répartition ne justifie pas de créer de nouvelles victimes, à savoir les cotisants actuels. Sinon, on perpétue la spoliation légale. Il faudra tôt ou tard mettre un terme au cercle vicieux de la répartition et ce sera douloureux. Il ne fallait pas croire les promesses des politiciens.

      Les retraites ne sont pas misérables en moyenne. Elles sont même supérieures aux revenus médians des actifs, ce qui est un comble alors que le ratio cotisants / retraités s’effondre.

      Les retraites par répartition ne sont pas un revenu différé. C’est un vol direct des revenus actuel des actifs. La meilleure preuve est que si les actifs cessent de cotiser, les retraités pourront s’asseoir sur leur retraite. Il s’agit bien d’une redistribution. Pas de miracle ni d’argent magique.

      Un revenu est défini comme étant ce qui revient à quelqu’un en rémunération du travail ou du capital. Il n’y a ni travail ni capital dans la répartition. Pas le moindre revenu différé. Juste le vol éhonté d’une génération par une autre.

      • Mouais???? le répartition/bashing me semble très discret dans cet article, limite implicite!
        « … des niveaux de redistribution très élevés et cela peut paraître surprenant, au profit de populations disposant parfois déjà d’un haut niveau de capital : les retraités…. »
        Dans un pays où l’on nous ressasse à longueur de médias l’égalité à toutes les sauces, pourquoi pointer du doigt que les retraités soient « aussi égaux que les autres » ( mais pas plus)? Je vous rappelle puisque cela semble vous échapper que le capital d’un retraité a été acquis par un revenu du travail ( déjà taxé à l’IR) contrairement aux sommes « réparties » par l’Etat qui résultent d’un vol légal. Que l’Etat, à travers la répartition, se rende coupable d’un vol légal sur les actifs, c’est évident, inutile de le rappeler, mais bon sang arrêtez de rendre les retraités responsables de ce système de Ponzi. je vous rappelle que pour être responsable de quelque chose, il faut l’avoir choisi librement et donc à minima, AVOIR EU LE CHOIX. Les retraités d’aujourd’hui l’ont-ils eu ce choix?
        Alors ergoter sur revenu différé ou pas, c’est sodomiser les diptères.

        • Mais précisément, personne en dehors de vous ne prétend que les retraités seraient responsables de quoi que ce soit. Bien sûr qu’ils sont piégés par le système et que le coupable est l’Etat obèse collectiviste qui contraint toute une génération à vivre sur le dos des suivantes. D’où la distinction nécessaire entre retraités victimes et système par répartition coupable. Dès que nous passerons à la capitalisation, la retraite ne sera plus un sujet.

          Pour mettre un terme à la répartition, il faudra couper dans les pensions de la répartition. Ce n’est ni une punition ni une sanction des retraités, fruit de votre interprétation, juste un impératif catégorique, quasiment moral, pour mettre un terme définitif au système. Que les retraités n’aient pas eu le choix est éminemment regrettable. Nous sommes franchement attristés pour eux. Mais les plus jeunes n’y sont pour rien dans l’affaire et surtout ça ne justifie pas d’ajouter des victimes supplémentaires en perpétuant ce collectivisme pervers.

          Quant au débat sur le prétendu revenu différé, vous l’avez introduit. Ne vous plaignez pas d’avoir une réponse circonstanciée sur vos propos.

          • Je ne prétends rien du tout; Mais cet article parle des retraités comme principaux bénéficiaires de la « répartition » alors que de nombreuses populations bien moins méritantes ( ou n’ayant rien cotisé si vous voulez ) touchent proportionnellement beaucoup plus!
            Bien sûr , l’État oblige toute une génération à financer ses erreurs, bien sûr, le système qui engendre ça est pourri et doit changer. Mais il y a quand même dans ce pays ( et dans bien d’autres) une règle simple qui est d’honorer les contrats conclus entre les parties. Alors bien sûr me direz vous, les jeunes actifs n’ont pas signé pour financer les retraites des baby boomers, pas plus que les baby boomers n’avaient librement signé le contrat validant le système de Ponzi de la retraite par répartition. Je vous rappelle, si vous l’avez oublié, que la répartition devait être temporaire pour que le système puisse s’auto alimenter et verser des pensions à des personnes n’ayant pas encore cotisé, avant de pouvoir passer à la capitalisation. Des systèmes privés par capitalisation existaient, mais c’était avant l’arrivée après guerre des cocos et socialos!
            Alors effectivement il ne faut pas perpétuer ce collectivisme pervers, mais les libéraux peuvent apporter des solutions à condition de trouver un financement transitoire qui à mon avis, ne pointe pas encore le bout de son nez. La réforme des retraites de Macron n’est qu’un enfumage de plus, à la fois des jeunes générations et des retraités actuels. Quant à l’article des Echos, quid des sacrifices consentis par les retraités durant leur activité pour se constituer un capital? je vous rappelle aussi que dans les années 60, on ne changeait pas de voiture tous les ans ou deux ans, pas de portables, pas d’ordinateurs, et qu’en province, les transports en commun étaient inexistants ( pas comme à Paris) et que nombre de travailleurs allaient au boulot en vélo ou vélomoteur. 9a ne vous dit peut-être rien parce que vous êtes jeune, mais renseignez vous un peu avant de généraliser.

            • Oui sur l’enfumage de la réforme Macron dont l’objectif caché consiste à débarrasser l’Obèse du poids du financement des retraites des fonctionnaires pour les mettre à la charge des régimes privés (environ 20% du montant total à répartir sur les cotisants du privé).

              Le tout, bien sûr, sans baisser les dépenses de l’Etat par ailleurs. Trop facile !

            • la répartition (mis au point par Vichy) n’avait pour but que de capter le capital des retraites par capitalisation.

    • Si l’on compare le niveau de vie des retraités au niveau de vie moyen, la France est tout en haut dans le classement fait par l’OCDE en 2015 : les retraités français sont – en moyenne – les plus privilégiés au monde.

      Source https://www.lesechos.fr/2015/12/les-retraite
      s-francais-ont-lun-des-meilleurs-niveaux-de-vie-au-monde-264043

  • Il est tout à fait normal que les générations les plus âgées possèdent le patrimoine le plus conséquent puisqu’elles ont eu plus de temps pour accumuler du capital.

    Le graphique cité n’est pas la conséquence d’un hypothétique avantage d’une génération sur une autre mais l’effet de l’augmentation de l’espérance de vie. Le transfert de patrimoine finira par se faire vers les plus jeunes, mais un peu plus tard que pour les générations précédentes.

    Quand l’espérance de vie se stabilisera (vers 120 ou 130 ans peut-être, voir 969 ans pour les plus optimistes), les courbes du graphique reviendront se superposer. C’est donc simplement l’affaire de quelques siècles.

    Un peu de patience, que diable !

    •  » les plus âgées possèdent le patrimoine le plus conséquent puisqu’elles ont eu plus de temps pour accumuler du capital. »
      Et oui, le temps c’est de l’argent ( ou du capital) pour les fourmis économes; pour les cigales, c’est de la dette! Et vous savez comme moi que les dettes ont tendance à grossir plus vite que l’épargne!

  • Vouloir s’attaquer aux revenus des retraités pendant les quelques années qu’ils en profitent est une chose.

    Puis le jour où ils passent en ehpad avec des revenus diminués d’une ‘juste’ ponction ‘solidaire et participative’, il faudra faire l’appoint avec les sousous de l’impôt…

    Une balle dans le pied

    Pour info: je paye plein tarif pour une personne en ehpad, et avec mes impots je participe au financement de résidents moins favorisés; mais les boomers comme moi allant en se raréfiant, il faudra trouver d’autres filons.

    A vous de jouer…

    • A priori, la combinaison retraite plus capital moyen accumulé par les Français est suffisant pour financer les Ehpad. Typiquement, il n’y avait pas besoin de créer le 5e risque de la SS. Encore une collectivisation superfétatoire !

      Par ailleurs, il ne faut pas avoir une vision d’ensemble trop pessimiste de la dépendance. Il y a environ 600 000 personnes en Ehpad, moins de 10% des plus de 75 ans. Autrement dit, une majorité de personnes âgées n’y met pas les pieds et la plupart de celles qui doivent y passer n’y restent pas trop longtemps (durée médiane de séjour de 1 an et 10 mois), et c’est tant mieux. Fort heureusement, la grande dépendance ne concerne pas la majorité, loin de là.

      Un point de situation sur le sujet :
      https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1094_toile.pdf

  • Il n’empêche pas moins que le constat est là,à savoir que malgré tout les études démontrent que les retraités actuels perçoivent plus en moyenne que les actifs,de peu mais c’est le cas.
    Ils ont acquis des droits avec des taux sans cesse augmentés et garantis sur le travail des actifs actuels sans s’en soucier et voter Mitterrand pour la retraite à 60 ans non financée et après moi le déluge.

  • Ce qui est aussi biaisé, c’est que les « actifs » gagnent de moins en moins en socialie, dès lors des retraites pourtant pas folichonnes apparaissent en contraste. À ce jeu de balancier il y a toujours un « plus riche » à piller.
    .
    Le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat des Français est tombé à la 29ème place mondiale, mais il est douteux que ce chiffre représente une réalité puisque les gaspillages d’état forment une grande partie du PIB français.
    .
    Détail amusant : le salaire moyen serait de 2250 euros en France selon l’INSEE (6058 euros en suisse). Les classements wiki qui situent la France en bonne position parlent de $3300 NET APRÈS impôts !?? Commentaire sur l’article du Figaro (2014) qui ne mentionne même pas si c’est brut ou net et qui a servi de source au wiki : « 2400 euros, c’est encore trop quand on voit comment les Français dépensent leur argent ».
    CPEF tellement !

    • Oui et il parait qu’en 2020, avec 3460€ nets d’impôts en France, vous entrez dans la catégorie des riches ( classe moyenne sup?). Il y a vraiment de quoi faire la fête! Mais ça n’est pas amusant du tout!!!

  • Bonjour,

    Il ne faut pas oublier que les papys ont , pour beaucoup, acheté leur bien immobilier dans les année 1980, avec une inflation de plus de 10%, au prix de sacrifices.
    A 25ans, je n’avais que 3 semaines de vacances pour une durée de travail de 45h, logeais dans une chambre de bonne au 6eme sans ascenseur.
    Mais on serrait les dents et on allait travailler.
    Maintenant, Il faut un salaire de pdg, 50 semaines de vacances.

  • Je connnais des cadres sup qui préfèrent flamber leur salaire plutôt que de faire l’effort d’acheter un logement. Beaucoup de retraités ont fait cet effort.
    Il est malsain de leur reprocher leur patrimoine. Quand ils étaient jeunes, ils n’en avaient pas non plus. Et ils ne pouvaient pas forcément acheter à Paris ou en proche banlieue…

    • De toutes façons, dans ce pays, tous les choix sont devenus risqués: flamber son salaire, c’est faire confiance au mécanisme de redistribution forcenée de l’Etat impécunieux comptant sur l’argent des autres ( et de la dette), épargner dans l’immobilier, c’est se jeter pieds et poings liés dans le piège de la gestion étatique de vos biens puisque vous vous apercevez que vous n’en êtes nullement propriétaires, sauf à cracher indéfiniment au bassinet des impôts, taxes, normes, et autres inventions fiscales.

  • « À cette création de richesse insuffisante, nous ajoutons des niveaux de redistribution très élevés et cela peut paraître surprenant, au profit de populations disposant parfois déjà d’un haut niveau de capital : les retraités.  »
    Que voulez vous cher Monsieur, les retraités n’avaient pas les 35, mais plutôt les 60 heures par semaine, et l’Etat à leur époque étant moins ponctionnaire, les impôts étaient moins élevés. CQFD

    • sauf qu’ils n’y a plus d’actifs pour payer ces retraités. Le problème va se régler de lui-même.

    • @Herakles : la durée légale du travail étant de 40 heures depuis 1936, puis de 39 heures en 1982, vous deviez déjà travailler depuis bien longtemps…

  • mes parents sont retraités, tous les deux autodidactes ils ont fini cadres, l’un dans le privé,n l’autre dans le public..pluis de 40 ans de labeur dans un monde différent et surement plus difficile (horaires, rythmes de travail etc..) et donc je trouve leur retraite largement méritée même si pas excessivement élevée et puis ils en bouffent de l’impôt avec une résidence secondaire qu’ils viennent de revendre ..alors un bémol sur les retraités parce qu’ils ne sont pas tous déméritants..faites pareil on en reparlera.

    • Un exemple n’a jamais fait une généralité, ce que l’auteur souligne au final, c’est le fait que les retraités actuels soient EN MOYENNE mieux dotés que les actifs actuels.

  • Début 2000, je me souviens qu’une loi sur les 35h a été justifiée par une campagne de dévalorisation du travail qui a totalement démotivé la population à travailler. En toute logique, vingt ans après les revenus des actifs ont suivi la pente d’un travail réduit. Donc ce qui fait problème, ce n’est pas le niveau des retraites, c’est le faible niveau de revenu des actifs actuels en raison de l’impuissance à laquelle ils ont été réduits par l’engrenage de lois qui les empêchent de travailler et de créer de la richesse.

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