Quand la science devient la servante de la politique

Seule l’application permet de mesurer l’efficacité d’une technologie, d’où l’avantage indépassable de la liberté pour améliorer les choses le plus rapidement et le plus efficacement possible.

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Quand la science devient la servante de la politique

Publié le 1 juillet 2020
- A +

Par Olivier Maurice.

« Comment peut-on imaginer un système constamment en croissance dans un monde où les ressources sont loin d’être infinies ? »
« Comment peut-on douter du réchauffement climatique quand on voit les relevés de températures ?  »
« Comment peut-on dire que plus l’échantillon d’un essai clinique est faible, plus c’est significatif ? »

Ce ne sont que quelques questions rhétoriques rencontrées ces derniers jours dans la presse et les réseaux sociaux, mais en dehors de la similarité de forme, ces infirmations implicites ont toutes le même point commun : l’instrumentalisation de la science dans un discours politique.

Ces slogans, ces lapidaires et apparemment implacables démonstrations par l‘absurde, sèment le doute et sont effectivement difficiles à contredire. La science n’est-elle pas censée être le garant de la raison face aux passions et à la bêtise ? La logique n’est-elle pas synonyme de vérité ? La preuve par les faits n’est-elle pas le socle sur lequel repose tout l’édifice scientifique qui nous maintient hors du chaos, de la barbarie et de l’ignorance ?

Confusion et simplification

Pour comprendre leur vacuité, il suffit cependant de différencier deux choses qui dans notre monde moderne, par banalité ou par ignorance, forment pour un très grand nombre de personnes une seule et même entité : science et technologie.

La science tente d’expliquer le monde, la technologie tente de changer le monde. La science manipule des théories, la technologie manipule des techniques. La science s’applique au monde, la technologie s’applique à elle-même. Certes la science permet d’améliorer les technologies, d’où sans doute la conclusion erronée de voir en elle la caution pour changer le monde.

Mais il s’agit bien de deux domaines totalement disjoints : celui qui cherche à mieux comprendre et celui qui cherche à mieux faire. Il est clair que l’application des théories scientifiques augmente considérablement l’efficacité des techniques, mais il n’existe qu’une faible causalité entre l’un et l’autre car les sciences ne s’appliquent qu’à ce qui existe.

Or l’objet même des technologies est de créer ce qui n’existe pas encore. Ne pas différencier les deux, ou généraliser cette relation pour déduire d’éléments scientifiques des certitudes technologiques (ou pire, pour justifier des choix politiques) est une erreur qui navigue entre l’ignorance, l’idiotie et l’escroquerie.

La connaissance scientifique, même la plus aboutie et la plus exacte possible, ne permet pas d’établir avec certitude le chemin à suivre pour changer les choses. Non seulement le monde n’est pas aussi simple que cela, mais la science n’a par nature pas réponse à tout : personne ne naît avec la science infuse.

Le sophisme des voitures rouges

« Les voitures rouges ont davantage d’accidents que les autres » : est une simple constatation statistique (une réalité). À ce stade, elle n’a encore aucune explication.
« Ceux qui aiment le risque préfèrent les voitures rouges, ceci peut expliquer que les voitures rouges ont davantage d’accidents que les autres » : est une théorie scientifique (une vérité), qui vaut sans aucun doute ce qu’elle vaut, mais qui pourra facilement être prouvée comme étant valable en interrogeant les conducteurs.

Cet exemple fictif (n’ayant aucune idée si dans la réalité du moment, ces constatations sont vraies ou fausses) a pour but de montrer la différence entre la science, qui permet d’établir des théories et de les vérifier par l’expérience, en l’occurrence d’expliquer la dangerosité des voitures rouges, et la technologie, qui est l’application de la science pour en imaginer des techniques, en l’occurrence la réduction des accidents de la route.

Si nous transposons les trois phrases données en introduction dans le contexte des voitures rouges, nous obtenons les formulations suivantes qui relèvent plus clairement que les précédentes le sophisme consistant à utiliser la méthode scientifique pour qualifier la mise en œuvre de techniques :

« Comment peut-on imaginer un système constamment en croissance dans un monde où les ressources sont loin d’être infinies ? »
« Comment peut-on imaginer réduire un jour le nombre d’accidents de la route, si le nombre de voitures rouges ne fait qu’augmenter ? »

Pas plus que la causalité entre accidents et voitures rouges ne permet de conclure à l’impossibilité de trouver un jour une solution technologique au problème de sécurité routière, la causalité entre ressources et croissance ne permet de conclure que l’une serait naturellement limitée par l’autre. Il existe de toute évidence de nombreuses techniques indépendantes de la couleur des voitures pour diminuer les accidents de la route.

« Comment peut-on douter du réchauffement climatique quand on voit les relevés de températures ? »
« Comment peut-on encore douter du danger que représentent les voitures rouges, quand on voit le nombre d’accident les mettant en cause ? »

Bien sûr que nous ne pouvons en douter, mais on voit bien que tout pourrait facilement changer du jour au lendemain, si un certain nombre de chauffards achetait tout d’un coup des voitures jaunes.

De la même manière, la constatation des températures ne permet pas de conclure que l’effet de serre des gaz incriminés soit le seul et unique facteur influant les températures de la planète et qu’il n’existe aucun autre facteur qui ne vienne un jour contrebalancer, voire même totalement renverser l’évolution des températures, sous preuve d’ailleurs que celui-ci en soit effectivement la cause principale.

« Comment peut-on dire que plus l’échantillon d’un essai clinique est faible, plus c’est significatif ? »
« Comment peut-on dire qu’interroger 10 chauffards et non plusieurs milliers, rend l’étude plus significative ? »

Eh oui : prendre au hasard 10 chauffards confirmés et leur demander leur couleur préférée permet de valider la théorie s’ils répondent majoritairement rouge, et ce de façon bien plus significative que s’il avait fallu en interroger plusieurs milliers pour voir enfin se dessiner une tendance.

Une théorie scientifique n’est pas une technique dont il faudrait mesurer l’efficacité et les inconvénients, mais une simple relation entre une cause et un effet qui doit être corroborée par une expérience reproductible : il est totalement inutile de brûler toutes les forêts de la Terre pour établir que le bois est un combustible.

Théorie et réalité

L’utilisation d’une théorie scientifique pour améliorer les techniques n’est pas une démarche simple et logique comme on voudrait nous le faire croire, à force de raccourcis et d’artifices rhétoriques.

La confusion des deux procède au mieux de l’ignorance, au pire de la malhonnêteté.
Non seulement la mise en œuvre technologique n’est jamais magique, mais il y a même très fort à craindre que ceux qui prétendent utiliser la science pour définir le futur nous emmènent de façon quasi-certaine sur une fausse route, puisqu’utiliser une théorie scientifique pour établir des certitudes technologiques n’a absolument aucun sens.

Seule l’application permet de mesurer l’efficacité d’une technologie, d’où l’avantage indépassable de la liberté pour améliorer les choses le plus rapidement et le plus efficacement possible.

Quant à la science, il a été démontré (c’est le sens du premier théorème d’incomplétude de Gödel) qu’il est impossible qu’une théorie logique se suffise à elle-même, c’est-à-dire qu’elle soit une vérité absolue. Tout comme il a été rétabli (c’est le sens du premier dogme de l’empirisme de Quine) que croire en l’existence de vérités qui n’existeraient que par elles-mêmes est juste une autre forme de religion.

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  • Article très intéressant, qui demande à être lu attentivement et donne à réfléchir. Merci!

  • Aussi bien la science que la technologie sont incompatibles avec la politique telle que pratiquée actuellement et pourrie par le « volontarisme ».

    – la science car elle est le domaine de la rigueur et de la méthode, afin de s’abstraire des biais multiples de celui qui la pratique : biais cognitif, biais de confirmation, biais statistique …
    – la technologie car elle procède d’une obligation de résultat : ça marche, on garde ; ça ne marche pas, on jette (ce qui est le cas le plus courant).

    Comment la science (honnête) ou la technologie (efficace) pourraient-elles avoir quelque chose à voir avec la politique ?

    La science, le savoir, l éducation devraient être soumis à un pouvoir indépendant tout comme la justice : exécutif, législatif, judiciaire ET académique.

    La technologie n’est compatible qu’avec un monde libéral qui n’interfère pas dans le jugement de conformité du résultat et d’utilité.

  • « La logique n’est-elle pas synonyme de vérité ? »
    -Absolument pas. La logique consiste en des relations vraies reposant sur des prémisses que l’on espère vraies ET complètes..

    On peut élaborer une logique imparable sur une ou plusieurs prémisses fausses parmi des prémisses vraies.
    On peut élaborer une logique imparable qui donne un résultat faux si, malgré que les prémisses prisent en compte soient vraies, s’il manque une ou plusieurs prémisses vraies; parce que cachée.

    • C’est exactement ce que font les escrolos: tirer des conséquences justes à partir de prémisses fausses.
      Il faut le répéter sur tous les tons: le CO2 n’a quasiment rien à voir avec le climat.

    • « On peut élaborer une logique imparable sur une ou plusieurs prémisses fausses » : résumé du socialisme scientifique.

  • « Eh oui : prendre au hasard 10 chauffards confirmés et leur demander leur couleur préférée permet de valider la théorie s’ils répondent majoritairement rouge, et ce de façon bien plus significative que s’il avait fallu en interroger plusieurs milliers pour voir enfin se dessiner une tendance. »

    Il y a un sophisme dans cet énoncé c’est le fait qu’il impose une condition importante le fait que les chauffards répondent en majorité rouge.
    L’énoncé d’origine est « « Les voitures rouges ont davantage d’accidents que les autres » cela ne signifie absolument pas qu’il y a une majorité de rouge on peut avoir une distribution du type
    Rouge 8% (donc bien le « plus »)
    verte 7%
    Bleue 6% etc…
    Si nous sommes dans ce genre de distribution il est impossible avec 10 personnes d’obtenir un résultat valable et parlant… au mieux sur les 10 chacune des personnes dira une couleur différente au pire par un coup de malchance deux personnes diront verte.
    Dans cet exemple on voit confusément qu’il faudra interroger plusieurs dizaines de chauffard.

    Je suppose que cet exemple des voitures rouges est imaginé en reprise d’une déclaration du professeur Raoult selon lequel « Plus l’échantillon d’un essai clinique est faible, plus c’est significatif ». Il voulait dire par là que si il faut un échantillon de 1000-10.000 personnes pour déceler un effet alors c’est que cet effet est faible.
    Sauf que
    1/ malheureusement les effets faibles cela existe notamment semble t’il son traitement HCQ+azythromycine.
    2/ un effet faible appliqué a énormément de personne peut au final donner des chiffres significatifs.

    • Intervention très intéressante merci ! espérons une réponse de l’auteur de cet article.

    • Si la répartition des voitures impliquées dans un accident est 8% et 6% pour les autres couleurs… et que (sur un autre échantillon) on demande en même temps si les chauffeurs aiment le risque et quelle est leur couleur préférée, on obtient une corrélation (rouge-risque) plus forte (disons 70% des chauffeur aimant le risque et le rouge ou aimant le rouge et le risque), un échantillon faible suffira. Si la corrélation est faible (10%) alors il faudra un échantillon important pour pouvoir valider la théorie qui sera clairement vaseuse.

      • Je reformule:
        Si la répartition des voitures impliquées dans un accident est 8% et 6% pour les autres couleurs… et que (sur un autre échantillon) on demande en même temps si les chauffeurs aiment leur épouse/époux et quelle est leur couleur préférée, on obtient une corrélation (rouge-aime leur épouse/époux) plus forte (disons 70% des chauffeur aimant leur épouse/époux et le rouge ou le rouge et leur époux/épouse), un échantillon faible suffira.

        Donc dans ce cas il y aurait une forte corrélation entre le fait d’aimer son époux/épouse avec l’accidentologie des voitures rouges ? 🙂

        Je sens confusément que l’on mesure rien du tout dans cet exemple…

        • Excellent exemple, je n’aurait pas osé 🙂 Oui la science ne mesure rien du tout et n’est absolument pas « actionnable ». Il est tout à fait possible qu’il y ait une corrélation entre fidélité conjugale et accident de la route, sauf qu’effectivement, être conscient de cette corrélation ne sert absolument à rien pour réduire les accidents de la route.

          • En utilisant cet exemple des « époux aimant » j’ai voulu montré que vous aviez fait une erreur de base en recherchant une corrélation statistique entre l’accidentologie des voitures rouges et l’hypothèse de l’amour du risque des chauffards et en l’érigeant au niveau de preuve.
            En interrogeant les chauffards responsables d’accident sur leur goût en matière de couleur vous pouvez obtenir une corrélation mais je peux l’obtenir la même avec l’amour du conjoint.
            En définitive en même si vous voyez une forte corrélation il peut ne pas exister de causalité et c’est d’ailleurs souvent le cas.
            Or c’est bien la causalité que l’on recherche en sciences mais aussi en médecine.
            Ainsi avant de dire que « la science ne mesure rien du tout » il faut toujours se souvenir que la sciences est un sport de combat. Combat contre nos à priori, notre bon sens et la facilité.

            Et au final j’affirmerai juste que l’énoncer « « plus l’échantillon d’un essai clinique est faible, plus c’est significatif ? » est faux sur la forme et sur le fond.
            Ce qui est valide de dire c’est que « si une étude clinique montre un effet avec un échantillon faible c’est que le dit effet est fort. »
            Ainsi je suis capable de vous prouver avec un échantillon de 1 personne qu’une dose de 0.5mg (soit presque 5x la DL50) de curare est mortelle.
            Par contre pour mesurer l’efficacité de l’hydroxyChloroquine+azythromycine dans l’épidémie de COVID19 il a fallu de grosse cohorte, c’est donc que cette efficacité est …

    • Hum, c’est tiré par les cheveux, demander à un chauffard ou à un conducteur Normal donnera la même réponse, rouge… Ferrari… Ce qui est en fait faux puisque la majorité des voitures sont… Noires ou blanches.

  • « Comment peut-on imaginer un système constamment en croissance dans un monde où les ressources sont loin d’être infinies ? »

    Admettons que le système fait ici référence à l’économie et la ressource à l’énergie (l’énergie est définie en physique comme la capacité d’un système à produire un travail ), et la croissance à l’augmentation du PIB.

    Le stock d’énergies fossiles sur terre est bien fini lui. Une fois celui-ci épuisé, plus de croissance du PIB et même s’il en reste un peu dans des couches géologiques profondes vous butez sur le taux de retour énergétique. Ce taux ne s’applique pas que pour l’ énergie fossile l’énergie renouvelable est une captation de l’énergie solaire , le soleil mourra quand il aura épuisé tout son stock d’hydrogène il n’est pas infini. On peut coloniser tout l’univers celui

    L’énergie magique ça n’existe pas la croissance magique infinie non plus.

    • La ressource est finie, certes. Par contre, la créativité humaine pour inventer des procédés plus efficients ou exploiter de nouvelles sources d’énergie, cette créativité est infinie.

      • Oui bien sûr comme dans un film Marvel la créativité y est sans limites. rien que le titre c’est l’hôpital qui se moque de la charité

    • Dommage que votre dernière phrase (un réflexe ?) vous replonge dans l’incompréhension du problème.

    • De toute façon, quelque soit l’époque, les ressources sont limites.. Jusqu’à ce qu’on trouve le moyen de les étendre… A priori, elles sont donc illimitées comme le budget de la France.

    • Mais comment pourrait-on cesser de croître dans un monde qui invente constamment ?

      A moins de réinventer la roue et les moulins à vent, la croissance n’est-elle pas une conséquence inexorable de l’inventivité humaine.

      Bien sur, les prévisionnistes du dimanche fantasment toujours le futur avec 99% du présent qui reste inchangé. Les vaisseaux spatiaux se mitraillent comme des avions de la 2e guerre mondiale, les ordinateurs utilisent des cartes perforées, on se tire dessus au pistolaser et les robots ressemblent l’homme de fer du Magicien d’Oz.

      Et tout cela n’est même pas faute de connaissance : on sait bien que tout cela est techniquement dépassé. On sait aussi que l’énergie est dans la matière et la matière est dans l’énergie et que donc l’énergie et la matière sont infinies à l’échelle de l’univers.

      Alors ils peuvent toujours fantasmer de vivre dans leur grotte en élevant des chèvres – mais cela ne se fera tout simplement pas, même s’ils envoient tous les ingénieurs au Goulag.

  • Toute personne sensee qui se renseigne objectivement decouvrira que le co2 n’est pas le thermostat qui controle la temperature de la terre.
    Pourquoi accepte t’on de detruire notre civilisation sur ce concept errone ?

    • Le co2 ne te convient pas, ils trouveront autre chose pour te faire les poches.. Le climat est sans importance sa variation est trop lente pour poser le moindre problème à l’espèce humaine et à la plus part des animaux de la terre qui ont des pieds ou des ailes. La végétation, c’est différent…
      Heu, y a pas de thermostat parcequ’il n’y a personne pour en fixer la température de consigne.

    • pourquoi détruit-on notre civilisation tout simplement ?

    • « detruire notre civilisation … »

      Oh, il y a de bonnes chances que cela se limite à ceux qui jouent avec des allumettes …

      Heureusement pour l’humanité, la décadence d’une civilisation est toujours un phénomène local. Conseillez à vos enfants d’apprendre le mandarin.

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