Pourquoi il faut s’opposer au revenu universel

Un système social optimal ne repose pas sur l’instauration du revenu universel. Ce serait un système reposant sur la liberté individuelle et refusant donc l’exercice de la coercition, qu’elle soit privée ou légale.

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Pourquoi il faut s’opposer au revenu universel

Publié le 11 mai 2020
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Par Pascal Salin.
Un article de l’Iref-Europe

Les difficultés économiques actuelles suscitent évidemment des suggestions pour essayer de surmonter ces difficultés. Mais elles sont aussi l’occasion pour certains de profiter de cette situation pour essayer de faire admettre des propositions de politique économique auxquelles ils tenaient bien avant la crise économique actuelle.

Tel est le cas de ceux qui se déclarent en faveur de la création d’un revenu universel, c’est-à-dire un montant de ressources auquel tous les citoyens auraient droit.

Deux arguments essentiels contre le revenu universel

Tout d’abord un argument de principe : le revenu universel suppose que les bénéficiaires de ce revenu ont des droits sur autrui. Or, ce qui est justifié d’un point de vue éthique c’est que les droits de propriété légitimes sur les ressources proviennent des efforts des individus pour créer ces ressources.

Il est immoral de prétendre que d’autres personnes ont des droits sur ces ressources. Par ailleurs il ne faut pas confondre les actes de charité volontairement faits par les propriétaires de ressources, par exemple pour des personnes pauvres – ce qui est louable – et le transfert de ressources par l’usage de la contrainte publique, ce qui doit être considéré comme immoral.

L’autre argument contre le revenu universel est de nature pragmatique (et non contradictoire avec l’argument éthique ci-dessus). Les bénéficiaires du revenu universel sont incités à ne pas faire d’efforts productifs ; par ailleurs, les impôts prélevés sur les autres citoyens pour financer le revenu universel diminuent leurs incitations productives.

En découle donc une moins grande production de biens et services, d’où il peut résulter une plus grande pauvreté de certains. On donne alors à ces derniers un revenu universel et l’on se trouve dans un cercle vicieux de diminution de la production et d’augmentation des transferts.

Alternatives

Certes il est vrai que si l’on substitue le revenu universel à une très grande variété d’aides – que l’on nomme à tort des « aides sociales » – on respecte mieux la liberté de choix des bénéficiaires de ces aides : ainsi ils choisissent le domicile qui leur convient au lieu d’habiter dans un « logement social ».

Mais cela ne constitue pas pour autant une justification du revenu universel : pourquoi favoriser la liberté de choix de certains aux dépens de la liberté d’usage de leurs ressources (y compris la liberté d’être charitable) par ceux qui doivent financer ces transferts ?

Milton Friedman a préconisé ce qu’il a appelé l’impôt négatif précisément pour qu’il remplace toutes les aides sociales et permette aux bénéficiaires d’avoir une plus grande liberté de choix. Mais on doit reconnaître que Milton Friedman, qui a défendu beaucoup d’idées libérales d’une manière remarquable, peut tout de même être contesté à ce sujet.

Le choix de la charité

Un système social optimal ne repose donc évidemment pas sur l’instauration d’une réforme telle que le revenu universel. Mais ce serait un système reposant sur la liberté individuelle et refusant donc l’exercice de la coercition, qu’elle soit privée ou légale.

Dans un univers de liberté, le sentiment de solidarité peut fort bien exister et l’Histoire de l’humanité montre bien qu’il a toujours existé des individus sensibles aux difficultés d’autrui et donc disposés à avoir un comportement charitable (par exemple par l’intermédiaire des mouvements religieux).

Or l’existence d’une prétendue solidarité sociale est en fait bien souvent la conséquence des propositions des hommes politiques pour être élus car on trouve toujours une majorité pour spolier une minorité. Mais elle a pour conséquence de faire disparaître l’esprit de charité volontaire.

Par ailleurs on doit admettre que tout individu dispose normalement des capacités d’avoir des activités productives qui lui permettent de vivre. Certes, certains ont une totale incapacité productive d’ordre physique ou intellectuel.

Mais on peut imaginer que, dans une société totalement libre et sans transferts publics, les parents prendraient une assurance pour leurs enfants avant même leur naissance pour qu’ils puissent disposer de ressources vitales si jamais ils ont une incapacité productive totale. Les gens libres savent trouver des solutions.

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  • Si je comprends bien, vous proposez la charité en remplacement du revenu universel, au nom d’une prétendue morale. Mais la question ne se pose pas comme cela. Le revenu universel a pour objet de distribuer des richesses aux moins riches, avec pour avantage très important pour les plus riches de pouvoir produire plus, de pouvoir mieux utiliser les capacités des pauvres. Car la richesse permet d’obtenir une meilleure éducation, et partant, de faire progresser les personnes les plus incultes. Et donc de permettre à l’humanité de progresser beaucoup plus. Loin d’être un frein, le RU est un formidable moteur du progrès.

    • D’ailleurs, à chaque fois qu’on s’est approché d’en mettre un en place, de gré ou surtout de force, ça a été un formidable moteur de progrès pour les cimetières.

      • Et pourtant, les pompes funèbres sont probablement le secteur le moins touché par la crise du Coronavirus.

    • Les riches, utiliser les capacités des pauvres ? Il me semble que l’objet d’une politique sociale doit être de permettre aux pauvres de s’enrichir, en conservant mieux les richesses qu’ils produisent. Leur offrir des richesses produites on ne sait où ne peut que les inciter à les préférer à celles qu’ils pourraient produire, et donc appauvrir l’ensemble de la société.

    • Bonjour C Langloy
      « vous proposez la charité en remplacement ». Non pas la charité, mais que chacun s’assume et soit autonome:

      -Travaillez, prenez de la peine :
      C’est le fonds qui manque le moins.
      -D’argent, point de caché. Mais le Père fut sage
      De leur montrer avant sa mort
      Que le travail est un trésor .

    • Le revenu universel a pour objet de distribuer des richesses aux moins riches
      Non, vu par certains libéraux, c’est d’économiser sur la matrice de fonctionnaires et de politiciens par rapport à la situation actuelle qui est une horrible gabegie.
      Faisable ou pas, c’est une autre affaire.

      • Et surtout simplifier la paperasse du gars qui fait quelques heures pour améliorer son ordinaire.
        Si le RU est au niveau du RSA, celui qui ne veut rien faire continue à glander comme maintenant mais il n’a plus les combines pour récupérer des aides à cotés genre APL, aide de région, formation financée… Par contre s’il trouve son équilibre en travaillant 10 heures, c’est toujours ça.
        En observant l’essai en Finlande, on voit bien que cela n’a pas diminué ni augmenté le chômage, mais ça a amélioré la qualité de vie.

    • Une « prétendue morale » : tu ne voleras pas.

      Vol : action de déposséder quelqu’un de ce qui lui appartient matériellement ou moralement.

      L’impôt est un vol. Le RU versé est le recel d’un vol préalable.

      • Aux limites, il pourrait y avoir une allocation plus qu’un revenu dans la mesure où l’état et ses collectivité confisquent le sol, le sous sol, l’espace, l’eau, le soleil et bientôt l’air.
        Impossible d’habiter dans une grotte libre, de chasser, pêcher ou cueillir librement quoique ce soit sans qu’il n’y ait une quelconque maréchaussée qui vous interpelle et vous mette au trou
        Quoiqu’il en soit cette allocation serait basée sur un bonne quantité d’éviction de fonctionnaires nuisibles !
        Les rares endroits « libres » sont squattés par des envahisseurs extérieurs ?

    • N’importe quoi. L’instruction n’est pas un problème de moyens mais un problème de doigt qui reste coincé dans le cul.

  • « Il est immoral de prétendre que d’autres personnes ont des droits sur ces ressources. »

    Je ne suis pas certain que la « moralité » soit un bon argument. Chacun a la moralité dont il hérite ou qu’il se fabrique. La justice ou les droits sont une pure affaire de constitution. L’administration de donne pas et la justice ne juge pas (ou ne sont pas censé le faire) au nom de la morale mais du respect de règles théoriquement adoptées démocratiquement. (Et pas par le gouvernement).

  • Ce texte est un argumentaire contre la aides publiques en général :
    Prenez un éditeur de texte, remplacez toutes les occurences de l’expression ‘revenu universel » par « impôt négatif », « aides familiales », « prime à la casse », ou toute autre forme d’aide plublique que vous voulez, ça fonctionnera aussi bien.

  • les aides publiques sont un scandale!
    qu’on aide les nécessiteux soit!
    mais peut on m’expliquer pourquoi les fonctionnaires touchent 2 fois les allocations familiales?
    les allocation,s logement ne devraient toucher que les occupants des immeubles HLM, dans le parc privé çà contribue a l’augmentation des loyers
    La CMU est un scandale, l’AME une forfaiture, le RSA devrait etre contrôlé tous les ans etc…

    • Ce qui est un scandale est que je ne puisse pas avoir la cmu l’âme le rsa et un 100m2 dans un hlm parisien bien placé tout en bénéficiant des restos du cœurs et des chèques de la mairie de Paris.

    • Oui mais se débarrasser des corps dans les rues, ça coute cher aussi.

  • Le tsunami économique et financier qui va déferler va engendrer tant de pauvreté que cela justifiera, aux yeux des populations l’instauration d’un RUB, et ce ne seront pas quelques (vrais) libéraux qui pourront s’y opposer. Ce RUB avait déjà été prévu par les élites mondialistes en même temps que la possibilité d’une crise globale.
    Ce RUB qui rendra tous les citoyens dépendant de l’Etat, ou de tout autre pouvoir s’y substituant (européen ou mondial), est une véritable révolution, au sens où i implique un changement de paradigme social.
    Pour ma part, je pense que le lien entre cette dépendance au pouvoir et la surveillance généralisée de la population au prétexte sanitaire, est évident.

  • « Les bénéficiaires de Revenus U. ont des droits sur autrui » Bien sur que non.
    Le droit naturel et fondamental de tous les humains, est que du simple fait de leur naissance, ils deviennent des Citoyens de notre Terre. et de leur vivant dispose d’un droit de vivre, cad de respirer l’air du monde, marcher sur la terre etc. Et partant d’un droit naturel d’une certaine CO propriété. On comprend que chaque humain, ne peut ou ne veut en user à 100 %.Il concède donc une partie de ce droit à d’autres humains qui l’exploite – frutus-
    En contrepartie de cette concession temporaire, chacun reçoit une indemnité sous de RU ou Impot négatif.. selon les cultures sociétés etc…

    • Vous avez oublié une chose… Je vous cite :  » Le droit naturel et fondamental de tous les humains, est que du simple fait de leur naissance, ils deviennent des Citoyens de notre Terre. et de leur vivant dispose d’un droit de vivre, cad de respirer l’air du monde, marcher sur la terre etc.  »
      Tout cela découle du fait de naître, mais se nourrir pour vivre une fois qu’on est adulte nécessite de chasser, cultiver, bref travailler, comment on fait pour manger si on veut pas utiliser ce droit ?
      Mis à part compter sur autrui… Je ne vois pas…

    • Gros problème : quel est le montant de ce RU ou I négatif?
      Est-il limité à une région, un pays, ou à la planète?

      • Quel est le montant?

        Serait-t-il fixe ou variable, indexé sur quelque chose, mais quoi?
        Il y a plusieurs solutions, la plupart néfastes (spirale infernale), une plus réaliste (stabilité et vertueuse).
        Mais voilà, le réalisme ne plait pas aux politiciens.
        Faisant acte d’autorité, ils promettent toujours plus afin de rester au pouvoir.
        Ils feront tout pour saboter une proposition qu’ils n’auraient pas conçue et qui attaquerait leur pouvoir.

  • Les deux premiers arguments de l’auteur se cassent les dents sur la logique la plus élémentaire :
    – le RU suppose que les bénéficiaires de ce revenu ont des droits sur autrui : non, car TOUT LE MONDE en bénéficie, sans exclusion. Donc pas de droit supérieur de l’un sur l’autre.
    – le RU diminue l’incitation productive : non, à moins que l’auteur ne soutienne le fait qu’un travailleur qui gagne le salaire minimum (et encore, ce serait étonnant que l’auteur soutienne un salaire minimum) ne soit pas volontaire pour gagner plus. Si le RU diminue l’incitation productive, cela revient à dire que les gens ne veulent pas travailler plus pour gagner plus, que l’idée même de concurrence, de développement personnel, d’ambition n’existe pas.
    A moins que l’auteur dise : un gars dans la me*de sera forcé de travailler pour un salaire de misère, exploité et tout le bazar. Alors que le RU, en assurant un matelas, une protection, permettrait au travailleur de choisir un emploi plus librement, de ne pas « devoir » faire des boulots ingrats pour manger autre chose que des raviolis premier prix.
    Bien que je ne sois pas tout à fait en faveur du RU, je trouve les arguments de l’auteur illogiques.
    Pour l’impôt négatif, ben.. cela existe d’une certaine manière (je dis bien « d’une certaine manière », ya déjà des centaines de niche fiscale (une usine à gaz) qui permettent de déduire des choses. Et on retombe alors sur la même critique que le premier argument de l’auteur : un supposé droit de captation de l’un sur l’autre.

    • « TOUT LE MONDE en bénéficie, sans exclusion » : bien sûr que non. Au bilan financier, ceux qui payent plus qu’ils ne reçoivent ne bénéficient de rien du tout. Ce n’est pas en répétant un mensonge qu’il deviendra une vérité.

      « le RU diminue l’incitation productive : non » : tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, pas à la sueur du front de ton prochain, quand bien même ce prochain serait un salaud de riche.

      « faire des boulots ingrats » : c’est le ratio capital/travail qui élimine progressivement les boulots ingrats. Pour creuser le sol, on peut le faire à la main (très ingrat) ou employer une pelleteuse (moins ingrat). La révolution robotique à venir va éliminer encore un peu plus les boulots ingrats.

      • Cavaignac, vous avez écrit il y a moins d’une semaine que le RU allait obliger les gens à travailler. Que vous me contredisiez systématiquement, certes, mais restez cohérents.

        • Relisez la constitution soviétique. Au découragement de la production volontaire succédera la mise en esclavage par un Etat devenu hyper-obèse, précisément au nom du RU. Le RU est une étape sur la route de la servitude collectiviste.

          Cessez de raconter n’importe quoi et il n’y aura plus de raison de vous corriger. Tout est simple.

          • Vous tournez toujours en rond dans votre bocal : soviétique, état obèse, route de la servitude by Hayek. Toujours les mêmes mots.
            Je vous cite, votre commentaire du 8 mai : « Le RU légitimera qu’on vous oblige à travailler, que vous le vouliez ou non. ». Alors faudra choisir : RU = incitation à travailler ? Incitation à ne rien faire ? Obligation de travailler ?
            Je vous cite encore du 8 mai : « Le travail, en URSS, est pour chaque citoyen apte au travail un devoir et une question d’honneur selon le principe : Qui ne travaille pas ne mange pas. ». Bon ben pareil, le RU encourage ou pas le travail ?
            Et le RU n’a pas vraiment été au programme des communistes originels, le travail (et le fruit du travail revenant au travailleur, en sortant du salariat) étant la pierre angulaire du communisme. SAUF si, comme vous le dites sans le savoir j’ai l’impression et comme Marx le disait quand « les machines seules assureront la création de richesses ».
            Rien n’est simple, au contraire.
            ET comme dit, vous arrivez à agiter votre Petit Livre Rouge de Hayek, sorti de nul part.. expliquez moi le rapport entre RU et la route de la servitude ? Alors que le but du RU est justement de permettre à chacun, indépendamment de toutes considérations politiques, économiques, religieuses ou quoi, d’avoir une liberté financière de base ? L’état qui dit « tiens, tu habites dans le pays, vlà 1000 euro, tu en fais ce que tu veux, m’en fous », c’est de la servitude ? he ben..
            (Pour rappel, je ne suis pas fondamentalement e faveur du RU).

            • « les machines seules assureront la création de richesses » : l’échange volontaire est à l’origine de toute la richesse. Décidément, vous n’avez rien compris.

              « avoir une liberté financière de base » : illusion de liberté quand cet argent est préalablement volé. Le RU est fondé sur un vol. Le RU crée une dépendance définitive à l’Etat obèse qui, utilisant ce prétexte, réduira toute la population en esclavage.

              « je ne suis pas fondamentalement e faveur du RU » : vous pouvez bien raconter ce que vous voulez, vous imaginer toutes les vies virtuelles que vous voulez, on s’en fout pas mal.

              • D’accord. Vous vivez dans une paranoïa, une obsession anti-étatiste. La stérétotypie secondaire à une activité délirante est un symptôme. Je ne suis pas psychiatre, mais je m’étais trompé : vous n’êtes pas seulement doctrinaire… Revenez à la raison et nous pourrons parler.

                • @Chat-Bleu

                  « Alors que le but du RU est justement de permettre à chacun, indépendamment de toutes considérations politiques »…….

                  il semble bien au contraire que TOUT soit « considérations politiques et surtout ÉCONOMIQUES »!
                  La réalité « d’un RU de 1000 € pour tous » pourrait-elle devenir planétaire dans » un monde d’après », comme vous le souhaitez un peu rapidement ?
                  Nous vous saurions gré de préciser davantage votre conception de l’économie et du politique pour que nous puissions être utilement éclairés, car il n’aura échappé à personne que tous les systèmes politiques et économiques ne se valent pas !
                  Les démonstrations historiques édifiantes ne sont-elles pas pléthoriques dans ce domaine ?

                  • Leonides, au risque de vous déplaire, je dois insister lourdement sur deux phrases que j’ai écrite ce 11 mai :
                    – « Bien que je ne sois pas tout à fait en faveur du RU »
                    – (Pour rappel, je ne suis pas fondamentalement e faveur du RU).
                    Pouvez-vous dès lors me dire comment vous arrivez à dire que je souhaite un RU à 1000 euro pour tous ? Planétaire en plus.. votre volonté d’universalisme me chagrine, c’est quelque chose que je combats. Chaque pays, chaque nation, chaque peuple et par là chaque individu est libre de ces choix politiques.
                    Et vous avez dû louper un autre truc : dans l’exemple que je donne, l’état donne de l’argent à chaque individu, quelqu’il soit, quoi qu’il pense. Si certains décident de donner leur RU à quelqu’un d’autre, de le bruler, de le jeter, de le placer, libre à lui. La liberté Leonides… la liberté…

                    • @Chat-bleu

                      Vous faites erreur sur la personne car je ne suis pas un spécialiste donneur de leçons d’universalisme !
                      J’ai peut être loupé quelque chose, mais le choix des mots est important lorsque l’on aborde des questions politiques ou économiques telles que le RU.,et……. la liberté.
                      J’essaye simplement de comprendre votre message pour un échange concret, et surtout votre conception de l’économie de marché qui est bien quasi planétaire ne vous déplaise !
                      (Constat élémentaire semble-t-il).

                    • @Leonides.
                      Je serai prudent sur l’économie de marché, car c’est la macroéconomie est une de mes faiblesses, je n’ai pas de honte à l’admettre. Et cette faiblesse est une des raisons pour laquelle je ne me positionne pas totalement (car je ne maitrise pas) le RU.
                      Cependant, si je dis que l’éco de marché est toute transaction commerciale, avec offre et demande, selon le paradigme de la rationnalité limité, où les acteurs essayent de maximiser leur profit/plaisir et minimiser le coût/déplaisir, elle est en effet quasi universelle. N’oublions pas l’économie du don, l’économie du volontariat, du bénévolat, ou même, totalement à l’opposé l’économie du vol, du crime.
                      Et je n’ai pas non plus honte de dire que certains secteurs, comme la distribution d’eau potable, devrait être un peu mis à l’écart de cette économie de marché, car le « client » n’est pas libre, tout simplement. Il a un besoin vital de boire. Il n’y a pas de produits de substitution à l’eau potable. Comme l’air que l’on respire.
                      Pour en revenir au RU, j’ignore l’effet sur l’inflation de ce socle minimale de pouvoir d’achat.

                • L’Etat obèse et les socialistes qui l’habitent vivent dans l’obsession de nous piquer notre fric. Et ce seraient les victimes du larcin fiscal permanent qui seraient doctrinaires ? Cuistre !

                  • Cuistre ? Ya quelques jours, le sieur Gally m’a tartiné des lignes de méchancetés en me traitant 12x de cuistre. Ce n’est pas un hasard si vous utilisez ce mot je suppose. Il a dû être employé récemment par l’un de vos maitre à penser. Je parierai presque sur qui :-). Mais je ne peux pas le nommer, ce Voldemort masqué.

                    • @Chat-Bleu

                      Vous soulignez vos faiblesses en économie et pouvez être rassuré car les économistes compétents sont loin d’être légions !
                      Pour revenir au présent sujet, il suffit d’écouter les arguments classiques développés par les inconditionnels du RU pour comprendre que le risque d’un nivellement par le bas pour une même catégorie d’acteurs est bien réel.
                      Par ailleurs comment la notion fondamentale de la valeur travail pourrait elle être absente d’un tel débat?
                      Le nivellement par le haut universel est le seul qui soit souhaitable.

                    • @Leonides : qu’entendez-vous par nivellement par le haut ? Pour la notion de « valeur travail », on retombe là sur l’universalisme, comme si cette notion était acceptée par tous, valable en tout point du monde et fixée de manière univoque.
                      Quand j’entends « valeur travail », ça me fait penser à des amis qui se lèvent à 5H30 du matin, s’occupent des enfants en vitesse, prennent le train, sont au bureau à 8h30, font des heures sup’, gagnent bien leur vie, et qui racontent tout ça avec une sorte de fierté de sacrifier leur temps libre, leurs loisirs, leur vie à avoir un salaire plus élevé (dont ils ne profitent pas), plus de stress, plus de responsabilités dont ils se plaignent souvent. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je critique la sacro-sainte croissance axée sur la productivité : c’est le sacrifice nécessaire de l’homme au nom d’un intérêt général (eh oui, j’y reviens) malsain.

                  • @Cavaignac

                    « Dissipons le malentendu à propos du RU » (C.F.article paru sur CP en 2017):
                    Ci joint à ce sujet un extrait de votre commentaire du 25 Janv, qui résumait bien le problème :
                    « Les promoteurs du RU veulent seulement acheter les pauvres avec l’argent des classes moyennes pour gagner la paix sociale afin qu’ils puissent continuer à jouir du monde tranquillement et sans risque ».

                    • @Chat-Bleu

                      La valeur travail est avant tout une notion d’économie valable quelques soient vos conceptions.Que vous trouviez cela peu réjouissant n’empêche nullement cette réalité appréciée différemment selon les latitudes et les systèmes politiques et économiques.
                      Le nivellement par le haut devrait consister à ne pas dépouiller une classe moyenne laborieuse,(faut-il le préciser), jusqu’alors existante dans le monde, ne pouvant qu’entraîner un appauvrissement généralisé par un partage de la misère contraire à toute prospérité.

                    • Je ne trouve pas votre définition de nivellement par le haut très convaincante. La classe moyenne (encore faut-il la définir) n’est pas dépouillée, faut-il le rappeler. Mais bien sûr, il est évident que des pans entiers de l’économie sont trop taxés, notamment les indépendants.

            • « les machines seules assureront la création de richesses »

              Le premier qui m’a parlé de RU avait cette vision. Mais comme il était ingénieur et savait que les machines ne se construisent pas toutes seules, il envisageait une société composées d’élites de « concepteurs » avec des privilèges et de plèbe au RU.

              Je n’avais pas été convaincu. Chacun son avis mais sans une majorité de « plèbe » d’accord sur ce point, cela s’appelle une dictature.

              • Et c’était il y a 30 ans …

                • Au bout d’un certain temps les concepteurs peuvent être des machines aussi. Bon quand on voit le niveau de l’IA on en est très loin.

                  • Les concepteurs, être des machines ? C’est une IA qui vous a soufflé l’idée ?

                  • Attention, votre proposition n’a pas de sens.
                    Des machines penseraient des machines, et les fabriqueraient, ce qui me semble tenir du fantasme.
                    Mais alors ou sont les clients?
                    S’il n’y a qu’un seul très riche client, ou un tout petit groupe de riches clients, quel intérêt?
                    Qui forme les médecins, les dentistes? Des robots les remplaceraient?
                    Il faudrait un savoir immense, entretenu, alimenté en permanence.

                    Aucune crainte à avoir.

                    • Même s’il n’existe qu’un seul client, il y a demande. C’est vrai dans le domaine de l’armement : une entreprise privée US qui développe une IA de reconnaissance de chars ennemis n’a qu’un seul client possible : l’armée US. Au mieux, Israël et UK. et encore…
                      Médecins ? C’est en route. Après tout, un diagnostic est un jeu de détective, de corrélation pour trouver la causalité. Une série de symptômes, une série de signaux (trouvés dans la prise de sang, dans l’imagerie médicale avec reconnaissance automatique des tumeurs, thromboses, lésions,…), et hop. Emballé, pesé. En théorie, car le contact patient-médecin (dans une médecine humaine, pas marchandisée), c’est tout autre chose. Effet placébo quand c’est le robot X-14 qui donne la pilule ? Pas sûr. Mais des craintes ? Plutôt des interrogations, un positionnement moral qu’il faudra avoir un jour, soit individuellement, seul face à des forces économiques immenses, soit en tant que société. Mais là, on aura opposition de certains, après tout, la société, c’est le Mal, non ?

    • Alors que le RU, en assurant un matelas, une protection,…

      Certes, mais quelle est l’épaisseur correcte de ce matelas? Trop épais, il incite à la paresse, trop fin, il ne sert à rien.

    • Faudrait vous renseigner sur l’experience finlandaise et son foirage complet avant d’aligner des idioties.

      • En lisant votre commentaire je suis allé me renseigner sur l’expérience finlandaise. J’ai l’impression que vous y voyez un résultat indiscutable et évident, j’ai plutôt trouvé l’existence de nombreuses discussions sur le sujet et de diagnostics relativement nuancés (alors pas dans les programmes politiques pour se faire élire et le spectacle médiatique de l’adversité… mais on ne pouvait pas s’y attendre non plus).

    • J’ajouterais que le RU est bien plus valorisant que les aides conditionnées, qui laissent les « chômeurs » dans un système de preuve de souffrance. L’idée du RU c’est de valoriser le travail dans ce qu’il est utile et non dans ce qu’il est une souffrance justement. On peut remarquer d’ailleurs que les organisations traditionnelles populaires, qui se targuent de représenter les valeurs prolétariennes, les revendications vont dans le sens d’un calcul des revenus sur un mérite basé sur la souffrance. Il me semble utile de sortir de ce cercle vicieux.
      L’automatisation des tâches automatisables va continuer et les humains vont pouvoir s’attaquer à des tâches créant plus de valeur. Avec le revenu universel, les employeurs auront une véritable boucle de rétroaction au moment de faire appel à du travail humain, ce qui permettra au marché de mieux fonctionner. Dans le même ordre d’idées les entreprises pourront plus facilement se rendre compte qu’elles n’ont pas besoin de personnes déjà productives pour des tâches totalement connues (si elles connaissaient aussi bien leur besoin, tout serait déjà automatisé)n ce qui mettra une boucle de rétroaction plus efficace sur le système d’instruction et de formation. Le travail n’est pas un gâteau qu’on se partage, mais aujourd’hui beaucoup d’entreprises s’endorment et croient que leurs problèmes viennent de leur main d’œuvre et vont pleurer chez les gouvernements en considérant le dynamisme du marché comme étant une injustice. La crise du covid19 va sans doute aggraver ce phénomène.
      Le RU se conçoit bien je crois à partir du moment où on voit la structure du travail se réformer, de nouvelles organisations sociales émerger (y compris au sein des entreprises), des ruptures dans les pratiques individuelles et collectives. Nous avons des opportunités pour dépasser le salariat-chômage et valoriser le travail libre, arrêter de présenter la retraite comme l’aboutissement idéal du travail, prendre acte de la marginalisation de la reproduction dans la création de valeur… le RU me semble être un outil envisageable pour ça.
      Évidemment si on croit en la Fin de l’Histoire et au Choc des Civilisations, que tout dynamisme est une anomalie et l’œuvre d’un malfaisant, je pense qu’il n’est pas possible d’accepter l’idée de revenu universel. On peut notamment s’attendre à ce que les syndicats et le patronat des secteurs traditionnels en crise s’unissent pour conserver le statuquo du triangle de Karpman qui donne un rôle à tout le monde et fige des enjeux connus et confortables.

      • @ropib

        Votre plaidoyer passe sous silence les nouvelles montagnes de dettes existantes qui ne vont pas manquer de poser la question brûlante d’une impossibilité d’ argent gratuit à volonté, sauf à bouleverser les fondements de l’économie !

        • Les coûts restent les coûts, il n’y a pas d’argent gratuit. Organiser la Cité et tenter de maintenir l’ordre a un intérêt, mais c’est comme pour tout, certains veulent une boucle de rétroaction plus directe et plus brutale… ça ne sert pas à grand chose, mais peut-être qu’on ira dans cette direction. Le réflexe le plus courant avec la systématisation de la dette c’est d’avoir recourt à l’esclavage, je ne sais pas si ça pourrait fonctionner à l’heure actuelle.

          Donc oui je passe sous licence bon nombre de choses dans mon petit commentaire. Mais relativement au problème de la montagne de dette qui se forme, oui, je crois que le revenu universel et d’autant plus pertinent. Pour faire dans le lapidaire, puisque de toutes façons les échanges sur ce fil ne me semblent pas être rationnels et en fait s’organiser autour de systèmes de croyances, je pense que le recours au revenu universel est un meilleur calcul.

          • Les croyances sont contre productive en économie et le système de R.U. que vous défendez dans votre commentaire ne pourrait être mis en œuvre qu’au prix de bouleversements qui ne correspondent pas à la réalité.
            La dette abyssale existante, que d’aucuns voudraient voir annuler et qui suggère implicitement une sorte d’argent » gratuit » à volonté, ne pourra être considérée comme une simple variable d’ajustement.
            Elle restera à jamais déterminante pour la gestion de la crise économique qui s’annonce à l’occasion de ce nouveau cycle,et n’est hélas en rien irrationnelle !

  • Un revenu universel qui tombe du ciel
    Que peut on imaginer de plus beau !
    Allah double, quadruple la population du pays, le revenu continue a tomber.
    Plus la peine de migrer pour piller ceux qui travaille, le bonheur planétaire, c’est Benoit Hamon le grand penseur qui va être con-Tant.

  • on parle beaucoup de RU en Europe . Cela me fait penser à « la mesure du fond des mers » dans Fanny (Pagnol).

    Lettre de César à Marius :

    « Quand tu vas commencer à mesurer le fond de la mer, fais bien attention de ne pas trop te pencher, et de ne pas tomber par dessus bord et là où ça sera trop profond, laisse un peu mesurer les autres. »

  • Je ne crois pas que l’idée du revenu universel soit une histoire d’être gentil : c’est un problème de coût et d’efficacité. Les valeurs (charité, mérite, solidarité…) c’est bien joli, mais si ça marche pas, ça marche pas. La question c’est de savoir si le revenu universel fonctionne ou non ; il y a eu des expérimentations et des modèles économiques, c’est de cela je pense qu’il faut discuter.
    Bon, de toutes façons la solidarité (et la gentillesse, et la charité, et l’entraide…) je trouve que c’est pourri. Personne ne veut ni aide ni charité et tout le monde veut être utile et productif… la perversité intervient selon un autre mécanisme que celui de la fainéantise ou je ne sais quelle autre théorie explicative du même genre.

  • Le revenu universel n’apporte pas de richesses,il apporte de l’argent. Hors les pauvres veulent la richesse des riches, pas leur argent.

    Les outils ne sont pas bons ou mauvais, ils sont ce qu’on en fait. L’argent est un outil pour obtenir de la richesse. A première vue donner le minimum d’argent n’améliore en rien la génération de richesse de quelqu’un qui ne sait pas s’en servir.

    • Je ne connais pas cette théorie. Je constate qu’il y a une partie des personnes qui ont reçu une certaine éducation et pour qui les signes extérieurs de richesse comblent un besoin de reconnaissance. La reconnaissance et le sentiment d’utilité me semblent être plus recherchés que la richesse, y compris dans les classes populaires.
      La richesse peut être recherchée par une minorité qui a souffert d’une véritable insécurité matérielle mais sans jalousie particulière, plutôt comme système d’assurance. Mais ces personnes-là sont particulièrement motivées et relativement bien détectées et utilisées par les structures hiérarchiques traditionnelles ; pour le coup le revenu universel ne les concerne pas directement (et d’ailleurs elles y sont sans doute opposées).

      L’effet du revenu universel n’est sans doute ni la richesse, ni le retour à l’emploi mais semble être plutôt un moyen sur le long terme de se projeter dans l’auto-entreprise, bien plus que le micro-crédit par exemple qui finance la consommation.

  • A ajouter, je pense: mauvaise allocation du capital, certainement création monétaire sans création conséquente de richesse(le revenu perd de son pouvoir d’achat par l’inflation, les autres revenus aussi, tous s’appauvrissent etc ),incitation à une formation moindre …

  • J’en ai marre d écouter des nantis pleurer sur leurs cas et les voir prendre des angles de recherches égocentriques pour téléguider des théories complètement dirigées. Tout cela en réduisant toujours un peu plus les valeurs de fond qui font de notre système une société civilisée et non juste un grand marché dérégulé, amorale et avilissant . Je lui souhaite la ruine et le chômage.

  • Le RU doit remplir deux conditions
    – fermeture des frontières
    – contrôle des naissances.
    Protectionnisme et eugénisme.

    • Woh.. développez svp.

      • L’argent des autres, c’est comme le pot de confiture sur une table.

        Si vous ne fermez pas les frontières, toute la misere du monde viendra mendier et les indigenes se multiplieront comme des lapins.

        • Oh d’accord. Merci Théo31. Vous êtes un vrai libéral, rien à dire.

          • @Chat-Bleu

            Pour rappel,les indépendants que vous citez font partie de la classe moyenne.
            il est en effet difficile de définir précisément les classes moyennes très divisées représentant un ensemble hétérogène en mutation.
            La notion de nivellement par le haut qui est défendue sur ce site devrait aller de soi. Elle passe bien par l’existence d’une classe moyenne aujourd’hui menacée de disparition.(Voir lien).

            https://www.revuedesdeuxmondes.fr/la-classe-moyenne-nexiste-plus/

  • Je ne commente jamais rien, mais alors là je n’ai pas pu m’en empêcher… Cet article reflète parfaitement la médiocrité des journalistes aujourd’hui… Trois paragraphes en balançant des arguments d’autorité à droite à gauche avec des hypothèses toutes faites sous-jacentes, le tout sur une théorie qui a été pensée par des centaines d’économistes XD Qu’on soit pour ou contre le revenu universel, cet article c’est de la philosophie de comptoir…

  • Les commentaires sont fermés.

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