Trump suspend le financement américain de l’OMS

Donald Trump by Gage Skidmore (CC BY-SA 2.0) — Gage Skidmore,

Les États-Unis viennent de fermer le robinet du financement de l’OMS avec raison : elle n’a pas fait son travail dans la lutte contre le Covid-19.

Par Daniel Girard.

L’Organisation Mondiale de la Santé n’aura pas le choix de changer sa manière de faire. Il en va de sa survie.

L’OMS paie le prix de son incompétence

Les États-Unis viennent de fermer le robinet de son financement avec raison : l’OMS n’a pas fait son travail dans la lutte contre le Covid-19.


De par son appellation même, l’Organisation Mondiale de la Santé n’a aucune marge de manœuvre pour analyser avec une précision chirurgicale tout événement mondial qui suggère l’éclosion d’une pandémie potentielle.

Peut-être que le président américain Donald Trump aurait dû examiner plus attentivement les premiers rapports qui lui ont été fournis par l’OMS, mais en tant que principal contributeur, l’administration Trump a sûrement pensé, à tort bien entendu, qu’elle pouvait se fier aux analyses de l’organisation.

Complicité de l’OMS avec la Chine

Or, non seulement les analyses de l’OMS n’étaient pas fiables, mais elles révèlent une organisation qui a épaulé les dirigeants chinois alors qu’ils muselaient les médecins qui ont voulu alarmer les autorités dès l’apparition des premier cas de coronavirus.


Le 26 décembre 2019, lorsque quatre cas de pneumonie atypique ont été signalés parmi les clients et les employés d’un marché aux animaux sauvages de Wuhan, des médecins locaux ont été réprimandés par les autorités pour avoir exprimé leur inquiétude publiquement.

Ces autorités n’ont alors pas tardé à se faire rassurantes en affirmant que les quatre malades n’avaient pas été l’objet de contaminations interhumaines.

Propagation du virus

Un peu moins d’un mois plus tard, le 20 janvier, débordés par la multiplication des cas, les autorités chinoises ont admis publiquement que le coronavirus représentait une menace sérieuse et qu’il se transmettait par l’espèce humaine. Mais le pouvoir n’était pas pressé d’affronter le problème.

Ce n’est que le 23 janvier que Wuhan a été bouclé mais des millions d’habitants avaient déjà quitté la région.

La propagation géographique du Covid-19 hors de Chine avait déjà commencé. Des premiers cas ont été signalés au Japon le 16 janvier, en Corée du Sud le 20, Taïwan le 21 et Singapour le 23.

Mais il aura encore fallu une semaine de plus à l’OMS pour déclarer l’urgence sanitaire en Chine et attendre le 11 mars pour la déclaration de pandémie mondiale.

Changement de focus souhaité

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, n’est ni un médecin, ni un scientifique, c’est un politicien éthiopien. Il est issu du Front populaire de libération du Tigré et il a occupé des postes de ministres avant d’être nommé à l’OMS en 2017.

D’ailleurs, peu de temps après sa nomination, il a tenté de nommer l’ex-dictateur du Zimbabwe, Robert Mugabe, comme ambassadeur de bonne volonté pour l’OMS.


Or, ce qui est attendu de Tedros, à la tête de l’OMS, c’est de veiller attentivement sur les possibilités d’éclosion des pandémies à l’échelle planétaire et de mettre la politique de côté.

Maintenant que la caisse de l’OMS est vide, peut-être que Donald Trump a attiré son attention.

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