La liberté est la première de nos sécurités !

Nous ne vaincrons pas le coronavirus par la bureaucratie, la politique et la contrainte mais bien, par la liberté, le marché et la science.
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La liberté est la première de nos sécurités !

Publié le 1 avril 2020
- A +

Par Alexis Grabinszky.
Une tribune du Parti libertarien de Belgique

Depuis le 14 mars, tous les citoyens belges sont confinés à leurs domiciles. Pour ralentir la propagation du virus SARS COV-2, appelé également coronavirus ou Covid-19.

Nous, les libertariens, nous dénonçons depuis des années l’hypertrophie de l’État, dont les prérogatives excessives s’exercent par la contrainte et non par la liberté et le consentement.

Aujourd’hui, les conséquences de cette hypertrophie se font cruellement ressentir. L’État, distrait de ses missions régaliennes pour s’occuper de tout et finalement de rien, n’a pu empêcher une dramatique pénurie de tout ce dont nous avions besoin pour faire face à la crise : masques, gel hydroalcoolique, tests de dépistage. Ce qu’il a d’ailleurs causé et engendré lui-même.

Une question de gestion, pas de moyens

Le pourcentage de notre PIB consacré aux soins de santé est l’un des plus élevés de la planète. Il ne s’agit donc pas d’une question de moyens mais d’une question de gestion. À ce titre, il serait plus qu’envisageable que l’État se retire de cette gestion afin de laisser aux individus, aux mutuelles, aux médecins et aux hôpitaux le droit de gérer indépendamment ce domaine, éminemment complexe.

Le gouvernement a par ailleurs interdit par un Arrêté Royal la mise sur le marché de test de dépistage, empêchant la population de prendre ses responsabilités en matière de prévention et d’auto-confinement. Pour exemple, la vente de gel hydroalcoolique est également interdite aux particuliers.

Le manque de prévoyance de cet État hypertrophié a conduit son personnel politique à prendre des mesures totalement liberticides pour détourner l’attention des citoyens sur son incompétence et il agit par réaction et non proactivement par manque de prévoyance. Or, gouverner, c’est prévoir !

L’histoire a tendance à se répéter

La principale mesure qui nous interpelle est le confinement sous peine d’amende et d’emprisonnement pour tout déplacement injustifié. Cette mesure exceptionnelle est normalement réservée aux temps de guerre et contrevient à l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948.

Cette mesure nous interpelle d’autant plus qu’elle est couplée à des appels à la délation de la part de certaines autorités locales et policières. Incitant même le citoyen à dénoncer !

Le gouvernement a tendance à mettre les technologies modernes au service du contrôle de la population, à l’instar du parti communiste chinois. Cette évolution nous inquiète.

Le respect de la liberté

Le Parti Libertarien tient à rappeler que le respect de la liberté est la première de nos sécurités et que le rôle du gouvernement est de respecter la Constitution sans quoi c’est la porte ouverte à la tyrannie. Nous demandons au gouvernement d’abroger les arrêtés royaux des 17 et 20 mars 2020 et l’arrêté ministériel du 23 mars 2020.

L’unique solution à la crise passe par un dépistage massif de la population. Ce dépistage ne pourra se faire tant qu’il sera entravé par les initiatives intempestives du gouvernement.

Il faut laisser aux médecins, aux hôpitaux, aux laboratoires, aux infirmiers et à tout le système de santé une totale liberté de se procurer le matériel nécessaire, proposer librement le dépistage aux patients (au prix coûtant) et pratiquer, avec l’accord des patients, les thérapies jugées les plus efficaces.

Nous ne vaincrons pas le coronavirus par la bureaucratie, la politique et la contrainte mais bien par la liberté, le marché et la science.

Voir les commentaires (10)

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  • pour contrôler le déconfinement , le gouvernement ( encore lui ! ) mise sur des tests sanguins à grande échelle pour savoir qui a eu la maladie sans le savoir …reste à voir s’il ne va pas y avoir pénurie de seringues ….avec un gouvernement aussi  » prévoyant « , il faut s’attendre à tout….

  • De l’autre coté de la frontière ce n’est pas mieux, car désormais ils se sont attribué tous les pouvoirs.
    Malheureusement pour nous, notre constitution le permet.
    Depuis le 17 Mars nous vivons dans un état autoritaire dont la démocratie n’est plus qu’un souvenir.

    La gestion du COVID-19 est désastreuse, le privé a été mis de coté, cliniques, indépendants
    Il parait que maintenant le privé est appelé à participer à la gestion de crise…

    Nous n’avons pas de masque, pas de test et les malades meurent isolés. Je n’ose pas imaginer l’état des personnes qui sont dans le deuil.
    Dans les EHPAD (pour personnes âgées dépendantes), la situation semble encore beaucoup plus grave… nous attendons encore le nombre de décès.

    La tyrannie est à l’œuvre, la liberté est en deuil.
    Courage à vous amis Belges.

  • La petite bête
    1 avril 2020 at 9 h 49 min

    Oui, non seulelent il y a eu mauvause gestion et impréparation, mais maintenant il faut y ajouter interventionnisme qui aggrave les problèmes. Sans compter le feuilleton de l’hydroxychloroquine qui trahit des conflits d’intérêts au plus haut niveau.
    Car une population informée correctement des risques, ayant à sa disposition des tests (et maintenant un traitement en début de maladie, non pas en automédication mais dèlivre lar tous les médecins) va-t-elle se risquer à être contaminée? Ne va-t-elle pas chercher d’elle-même à se protéger (comme on le fait en évitant une personne grippée), à se faire soigner?

  • Cause ou conséquence? L’endettement est le reflet d’une mauvaise gestion économique et le nombre de victimes le reflet d’une mauvaise gestion de crise sanitaire. La dette n’est pas la cause mais le résultat de notre incapacité à gérer les crises de toutes natures.

  • C’est la violence, dont l’état a le monopole qui conduit toujours à ce totalitarisme.
    C’est ce qui se passe encore une fois sous nos yeux.

    Cette violence déresponsabilise ses détenteurs.

    Chaque fois qu’ils sont confrontés aux inévitables échecs engendrés par son usage, ils sont contraints d’y avoir de plus en plus recours pour les masquer, préaparant ainsi les échecs suivants.

    Comme vous l’indiquez justement, l’on a déjà depuis quelques temps attaqué les libertés constitutionnelles les plus essentielles dans toute une série de législations, allant jusqu’à réintroduire le régime odieux des sycophantes, de sinistre mémoire, que l’on appelle pieusement de nos jours « whistleblower », quant il siffle l’air convenu, bien sûr.

    Ce cercle vicieux n’a comme fin programée que le stalinisme médiatique dont nous voyons déjà les prémisses.

  • Ce qui me terrorise ce n’est pas le coronavirus mais ce qui va en ressortir au plan politique. Je crains un renforcement considérable de l’état, une disparition des dernières libertés qui nous restaient, la fin de la propriété privée. Le libéralisme déjà rejeté en France va devenir un gros mot pire que nazisme ou racisme. La note de Natixis du jour fait froid dans le dos : https://research.natixis.com/Site/en/publication/hNRsI50ITmuQOkP9jW-8YQ%3D%3D?from=share

    • La petite bête
      1 avril 2020 at 13 h 28 min

      Vous avez raison, c’est ce qui est à craindre. D’où l’opinion de certains, qui ont connaissance du projet d’Etat mondial totalitaire en gestation depuis longtemps: l’exploitation de cette épidémie a été voulue…

  • TL;DR : absolument rien n’est libre dans le système de santé français, mais les pénuries et les insuffisances du système sont dues à l’ultralibéralisme

    Les adeptes des nationalisations dans la santé au nom de la souveraineté ont vite oublié que ce sont les pouvoirs publics qui imposent :
    – La prescription des génériques qui ne sont pas produits en France, au lieu de laisser le choix aux individus
    – L’inexistence quasi-totale de prix de marchés dans les secteurs de la santé, qui ne permettent donc pas une allocation optimale des ressources
    – Pour répondre à cet écueil, la mise en place des tarifs conventionnés et de la tarification à l’activité comme simulacre de système de prix, qui poussent les hôpitaux à prendre des décisions plus ou moins imbéciles et déconnectées de la vraie rentabilité pour tenter de joindre les deux bouts
    – Pour y répondre x2, le sacrifice en règle et la fonctionnarisation des professionnels de santé, des personnels hospitaliers et des patients
    – Le numerus clausus qui nous condamne durablement à une pénurie de praticiens, et qui combiné à l’hyper-centralisation à la Française engendre de dramatiques déserts médicaux
    – Le remboursement de médicaments et de soins sans franchises, qui déresponsabilise les consommateurs et génère des gaspillages et des engorgements quotidiens

    Absolument TOUS ces problèmes ont été parfaitement prévus, observés et déplorés depuis des années sans que jamais ne soit remise en cause la mainmise de l’Etat sur l’ensemble du système de santé. Aujourd’hui mis en stress par une crise sans précédent, c’est à nouveau à l’Etat que l’on fait appel pour lutter contre les fameuses dérives libérales de notre merveilleux système.

    En oubliant que les pénuries modernes sont encore et toujours l’apanage exclusif des systèmes collectivistes. Où sont les pénuries dans les supermarchés pourtant pris d’assaut par la horde bêlante des français épris de collectivisme et pourtant bien contents de voir que le marché est littéralement là pour subvenir à leur demande ?

  • Les commentaires sont fermés.

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