Le coronavirus pousse à la dictature et pas seulement en Chine

Le 29 janvier, la Chine faisait encore pression sur l’OMS pour qu’elle ne déclare pas « une urgence internationale ». Si la dictature a permis d’en sortir, c’est elle aussi qui en est la cause première.

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Xi Jinping by Global Panorama(CC BY-SA 2.0)

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Le coronavirus pousse à la dictature et pas seulement en Chine

Publié le 23 mars 2020
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Avez-vous remarqué sur les réseaux sociaux l’avalanche d’articles ou de « témoignages » à la gloire de la Chine, du genre « ce régime politique est formidable, il a réussi à juguler une terrible épidémie » ?

Vous avez sans doute également remarqué qu’il n’y aurait pas officiellement de malades en Corée du Nord, ni à Cuba, qu’il y en aurait très peu en Russie et qu’il y en a probablement beaucoup plus qu’avoué en Iran.

De la dictature au virus

Mais cette nouvelle propagande chinoise se garde bien de rappeler où et comment l’épidémie s’est déclenchée.

Et si elle a pris cette ampleur, c’est bien suite aux tentatives d’étouffement de l’information quand les médecins de Wuhan alertant les autorités chinoises se sont fait accuser de répandre de fausses nouvelles, comme le docteur Li Wenliang, lanceur d’alerte à Wuhan, décédé de la maladie en février.

Les autorités chinoises n’ont informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que le 31 décembre, alors que les premiers patients avaient été hospitalisés le 16 du même mois.

Le 29 janvier, la Chine faisait encore pression sur l’OMS pour qu’elle ne déclare pas « une urgence internationale ». Bref si la dictature a permis d’en sortir, c’est elle aussi qui en est la cause première.

On retrouve le processus qui a amené les pays communistes, Chine comprise, à être des catastrophes environnementales en étouffant les protestations locales.

Or les dictatures se multiplient ! Et cela date de bien avant le coronavirus.

Le président Xi en Chine et Vladimir Poutine en Russie ont obtenu de rester quasi indéfiniment au pouvoir.

Le président Assad en Syrie reprend le contrôle de son territoire, mais pas de sa population, qui ne veut pas revenir et préfère les pays voisins et l’Europe.

En Algérie la mise à l’écart du clan Bouteflika cache de moins en moins l’emprise des militaires.

En Turquie, le président Erdogan est de plus en plus autoritaire et islamiste.

Et si nous remontons plus loin dans le temps, on voit que les dictatures sont coriaces.

Le modèle chinois remplace le soviétique

Au XXe siècle, les dictatures étaient souvent inspirées par le modèle communiste à la soviétique ou son imitation fasciste. Mais le premier a échoué et le second a été écrasé.

Par contre le succès du modèle chinois le rend attractif.

Les gouvernants de nombreux pays sont tentés, notamment en Afrique. Cela tuera la démocratie dans leur pays, mais cela ne leur déplait pas vraiment.

La Chine les encourage dans cette évolution comme on peut constater par exemple en Afrique.

Et la pandémie actuelle pousse vers l’autoritarisme, voire la dictature.

Du virus à la dictature

En effet les gouvernants, et souvent les gouvernés, tiennent des propos du genre : « Si nous étions en dictature, nous pourrions mieux confiner, contrôler, supprimer le droit de retrait pour faciliter la production et la distribution etc. ». Bref la peur mène à accepter que l’État se dote de prérogatives toujours plus dures. En France et ailleurs, et notamment en Chine.

Ainsi l’épidémie permet au parti communiste chinois de contrôler encore plus sa population. (Dionysios Stivas et Nicholas Ross Smith, The Conversation) tandis que le président Xi se pose en sauveur.

Il a notamment déclaré à 170 000 responsables du parti et de l’armée que le pays avait « une fois de plus montré les avantages de la direction du Parti communiste de Chine et du système socialiste à caractéristiques chinoises. »

Mais pour affirmer cela il faut faire taire les voix divergentes.

Le contrôle de l’information

À Wuhan ont disparu deux journalistes qui avaient filmé la mise en quarantaine (L’Express.fr du 13/02/2020).

Puis il y a eu le renvoi de journalistes étrangers, dont ceux du New York Times, du Washington Post et du Wall Street journal, la présence de policiers et de militaires dans les locaux des journaux.

Et une petite guerre sur Internet entre mots-clés bloqués par la censure et tentatives de la contourner par un langage codé.

Du fait de cette absence d’information, et donc de l’incrédulité du public, les chiffres les plus fous circulent sur le nombre réel de morts (100 000 ?) qui s’appuient notamment sur la différence par rapport à l’évolution italienne.

On peut légitimement se demander comment l’Italie, avec ses 60 millions d’habitants et moins de cas déclarés, pourrait avoir beaucoup plus de morts que la Chine entière avec près de 1,4 milliard de Chinois ?

L’incrédulité gagne même l’économie. Les statistiques chinoises sont de moins en moins crues.

Et ça pourrait s’accentuer car, d’après journal Caixin, les autorités locales, tenues de relancer la production, auraient discrètement demandé aux usines de tourner à vide et de laisser les lumières et les climatiseurs allumés pour gonfler l’indicateur qu’est la consommation d’électricité.

Enfin on ne change pas les bonnes habitudes, et de nombreux écrivains préparent des livres et des manuels scolaires montrant que la Chine a été exemplaire et que son « empereur » a gagné la bataille contre le virus… introduit par les États-Unis. Que l’on pourra donc accuser si l’épidémie redémarre.

Deux illustrations : la publicité d’une page dans The Economist du 21 mars avec comme titre « Le président Xi mène (le monde) à la victoire contre le virus », tandis que la télévision chinoise montre les envois de matériels vers le reste du monde et notamment l’Italie… et oublie ceux reçus par la Chine il y a deux mois, notamment les 17 tonnes envoyées par la France.

Parallèlement, selon Le Monde du 21 mars, la Chine proteste officiellement contre toute critique et notamment contre la formule « le virus chinois ».

Pression efficace, mais perte de crédibilité

Et ça marche, comme en témoigne le silence des pays arabes et de l’Iran sur la répression des Ouïgours.

Sans parler des représailles envers les étrangers qui déplaisent : déprogrammation par la télévision chinoise en décembre 2019 d’un match international ou de la tournée d’un orchestre tchèque dont les propos sur Taiwan avaient déplu.

Il n’est pas certain que tout cela serve la Chine.

D’abord à l’intérieur : l’absence ou le biais d’information est contre-productif car elle étouffe tout débat, ce qui finit par nuire à l’efficacité. Celle de la riposte sanitaire comme celle de l’économie.

Ensuite à l’extérieur, où à la perte de crédibilité s’ajoute la suspicion politique maintenant que la politique étrangère a cessé d’être modeste et affiche ses ambitions.

On sent venir le désir non plus seulement de participer activement à la mondialisation mais de « siniser » le monde.

Pourtant la méthode chinoise de maîtrise de l’épidémie n’est pas forcément la meilleure.

D’autres pays réussissent à la stopper sans confinement ni contraintes : Taiwan, la Corée du Sud et Singapour. Ils sont pourtant de civilisation chinoise ou voisine.

Bars et restaurants y restent ouverts, mais on teste et on suit les probables contaminés et leurs proches. Et surtout ils évitent de déployer « Big Brother ».

La défiance mène même à des réactions contre-productives : on se méfie de la chloroquine, parce qu’elle est recommandée par les Chinois, alors que la piste est suivie depuis longtemps par des spécialistes français et occidentaux.

À moyen terme la réorganisation des chaînes de production va se faire au détriment de la Chine.

L’expérience de l’épidémie et la perte de crédibilité s’ajouteront à la hausse des salaires chinois et à l’intervention croissante du parti dans les entreprises.

Les dictatures sont des parasites

Un parasite ne peut vivre seul. Si son support meurt, lui aussi. L’URSS comme les autres pays communistes dépendaient du monde extérieur, non seulement pour ce qu’ils n’étaient pas capables de produire eux-mêmes, mais aussi et surtout parce qu’étant partiellement bloqués intellectuellement, l’innovation venait principalement de l’étranger.

De plus les marchés extérieurs avaient une vertu ignorée du public non libéral : donner les informations nécessaires à l’administration communiste pour connaitre les coûts et les prix. En effet, faute de marché intérieur, l’administration devait déterminer les quantités nécessaires pour chaque usine par les « tableaux inter-industriels » (il faut produire X tonnes d’acier, dont Y iront à la fabrication des missiles, Z à celle des casseroles etc.). Tableaux bien sûr toujours imparfaits et en retard sur la réalité des besoins.

La Chine a corrigé cette grande faiblesse après Mao en passant partiellement à l’économie de marché, ce qui est une des raisons de son succès.

Mais pas suffisamment du fait du poids des entreprises d’État (plus de 50 % du PNB) et des décisions politiques, ce qui est lié.

Et on oublie l’autre raison du succès, qui est le rattrapage par imitation. C’est un processus naturel et efficace… tant que la liberté intellectuelle existe chez « les autres ».

Bref « la sinisation » paralyserait le monde. La dictature est bien plus qu’une menace pour la liberté.

Laissons le dernier mot à Georges Soros (le 28 février sur vudailleurs.com) :

« Les Européens considèrent la Chine principalement comme un partenaire commercial important… alors qu’elle menace des valeurs sur lesquelles l’Union européenne (et l’Occident) a été fondée ».

Et donc, avec la liberté, le niveau de vie du monde, l’environnement, et on le constate aujourd’hui, la santé.

Sur le web

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  • non ! pas la dictature : le totalitarisme 🙁

  • Oui, cette glorification de la Chine est insupportable. Le relativisme à l’égard de la Chine a remplacé celui de mon enfance vis à vis de l’URSS. Quand il y a « communiste » quelque part, le réflexe est non seulement de cacher ce qui ne doit pas se voir mais aussi de fabriquer des héros. Même quand ils sont quand même à l’origine de ce bazar.

    • non les glorificateurs sont encore rares, mais reconnaître la montée en puissance de l’économie chinoise et du niveau de vie chinois est incontournable.. vous avez aussi un phénomène de déférence face à la chine parce que ..c’est la chine qui fabrique des trucs dont on n’a besoin..donc pas froisser la chine..

    • C’est vrai. Toutefois, le communisme mou sous couvert d’une pseudo démocratie que nous avons en France n’est guère plus brillant…

    • Les glorifications de la Chine, c’est toujours l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu le panda : à part dans les médias contrôlés par la Chine, personne n’en a vu soi-même. En revanche, quand il s’agit en dénonçant la Chine de faire oublier combien elle sert de modèle à nos propres apprentis dictateurs, mais qui eux sont encore apprentis, on nous en rebat les oreilles à gogo.

  • il me semble que bous étions déjà dans une tendance autoritariste..CO2 et environnement..

  • Et la dérive autoritaire de l’Etat français? En témoignent les verbalisations à outrance – mais pas trop dans les zones « éruptives » puisqu’on ne peut pas. L’Etat fait penser au prof qui puit les bons élèves en espérant que tout le monde rentrera dans le rang. Tous les régimes totalitaires ont agi ainsi.
    Sourds aux injonctiins médicales et politiques, nos gouvernants auraient voulu parvenir au confinement et à son acceptation par la population, qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement.
    Rendez-vous compte, le virus a réussi là où Macron a echoué: faire rentrer tous les manifestants à la maison.
    La crise économique majeure qui s’ensuivra masquera, elle, l’incurie qui l’a précédée, cachée par une communication habile. La dette a par exemple, bien plus augmenté que sous Hollande…

  • merci monsieur Montenay, mais…

    je ne suis pas sûr que George Soros soit une bonne référence (https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/politique/en-couverture-comment-george-soros-infiltre-la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-partie-1-116191)

    D’ailleurs, l’union européenne est soviétique dans son fonctionnement comme le rappelle un ancien dissident : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-ex-sovietique-parle-de-l-ue-j-190439

  • Dans les années 90 des politiques ont expliqué tout ce qui se passe actuellement. Les Français ont choisi de leur cracher à la gueule :)…

  • Georges SOROS n’est pas une référence. C’est en effet un promoteur de l’ «Open Society » au travers de nombreuses organisations et fondations en faveur de la pensée unique et du nouveau totalitarisme, que vous semblez combattre.
    D’autre part la Chine a réhabilité récemment le docteur Li Wenliang et annoncé des sanctions contre les responsables administratifs de la région. Avez-vous déjà vu cela en France ?

    • Quelle pensée unique ? Celle qui promet la liberté de pensée et le libre choix des individus ?

      Quel horrible totalitaire ce Soros …

      • On peut très bien défendre la liberté en paroles et la piétiner en actes. Rappelez-vous Saint-Just (pas de liberté pour les ennemis de la liberté)

    • C est sur que Xi a trouve des boucs emissaires: les responsables locaux du parti qui ont sanctionne le docteur
      Est ce que pour autant il va se rendre compte qu ele probleme c est pas le cadre moyen du PCC soucieux de plaire a sa hierarchie mais le systeme qui permet de punir tout ce qui n est pas dans la ligne du parti ?
      ca j en doute !

      • En quoi serait-ce un problème ? Sanctionner ceux qui échouent, et qui avaient obtenu leurs pouvoirs par flatterie de leur hiérarchie, ça n’a rien de caractéristique d’une dictature. Bien au contraire, laisser en poste ceux qui l’ont obtenu par flatterie et qui ont pourtant échoué, ça se fait à grande échelle dans toutes les démocraties de connivence.

        • Flatterie ou soumission ? C’est l’obéissance zêlée qui flatte la hiérarchie qui doit se méfier des mots creux.

  • derniere tourvaille de la propagande chinoise : le virus n est pas originaire de Wuhan mais vient d un americain qui a sejourné la bas.

    Quand je dis a mon interlocuteur que c ets pas possible car dans ce cas on aurait plein de cas aux USA, il me dit que je suis anti chinois, qu il y a des preuves. Vu que je lis pas le chinois, c est sur qu on peut me montrer ce qu on veut …

    • Mais il y a des cas aux USA. Certains seraient même antérieurs à l’épidémie chinoise de l’aveu même du patron de la CDC (les décès auraient été classés en « grippe »)

      • Antérieur à l’épidémie chinoise, de l’avis du patron de la CDC ?
        Quel patron ? De l’ère Obama ?

        Il y a un autre avis qui sort, c’est celui des services de renseignement qui affirment qu’ils ont avertis (secrètement) l’administration Trump de la gravité de l’épidémie. Sauf que si la gravité était si bien connue, ils n’auraient pas dû la garder secrète. Mais il semble que l’UkraineGate et l’influence russe sur les élections de 2020 étaient leur plus grande préoccupation.

      • le patron du CDC n a jamais dit ca. il a dit que certains cas on ete pas classe cod-19 mais en chine !!!

        de toute facon, c est assez facile a prover. si le virus etait originaire des USA, pourquoi l epidemie a explose d abord a wuhan ? ca aurait du etre aux USA !!!

  • Au sujet de la Corée du Sud par exemple, je trouve qu’on ferme trop facilement sur la mesure de suivi. Il s’agit tout de même pour n’importe qui de pouvoir suivre à la trace un infecté. Si vous refusez ce suivi vous allez en prison ! Certes le confinement à de gros inconvénients, mais on peut difficilement le justifier indéfiniment, ne serait-ce que pour des raisons pratiques, alors qu’un traçage peut rester sous une forme ou une autre justement pour des raisons pratiques et une habituation de la population. Surtout que vous n’avez plus seulement l’Etat comme ennemi potentiel mais aussi votre voisin.

    • ferme trop facilement les yeux..

    • « mais aussi votre voisin »

      Eduquer les populations pour qu’elles comprennent qu’être contaminé n’est pas grave. Ce qui est grave, c’est d’être malade.

      Plus exactement, compte tenu de nos moyens actuels, être contaminé est bien moins grave qu’autrefois, lorsque nous étions complètement démunis face aux épidémies. Mieux, être contaminé sans être malade ou en étant guéri protège le voisinage de la maladie. Plus il y aura de personnes contaminées et guéries, moins le virus disposera de cibles pour se propager. Parce que nous avons infiniment plus de moyens de soigner, la stratégie qui consiste à laisser la population être massivement contaminée est désormais la bonne. C’est tout bonnement le principe de la vaccination.

      Au lieu d’être stupidement agressif, le voisin devrait donc plutôt remercier le contaminé qui le protège mieux que n’importe quel vaccin.

      • Plus il y aura de personnes malades et pas encore guéries, et plus les hôpitaux seront saturés. Mais alors, comme en Chine, les gens mourront chez eux et n’apparaîtront pas dans les chiffres de notre administration que le monde nous envie…

        • L’autre moyen de soulager les établissements, c’est le protocole Raoult qui est supposé réduire la charge virale et la durée de la maladie. L’opération permet de libérer les lits stratégiques de réanimation plus rapidement et de placer les malades dans des services moins exigeants, mais quand même sous surveillance.

          D’ailleurs, a priori, c’est gagné car le ministre a annoncé un texte qui devrait sortir d’ici demain permettant l’usage de la chloroquine dans le cadre hospitalier, sans attendre les résultats des études. Dès ce soir, c’est un « go » massif pour tous les hôpitaux.

          • … et dans une semaine, c’est le retour aux réalités scientifiques.

            • J’ajoute que les Chinois ont essayé et que ce sont eux qui ont donné l’idée à Raoult. Donc, pourquoi ça marcherait en France si ça n’a pas si bien marché que ça en Chine ?

  • La dictature n’a pas permis de s’en sortir, même pas en rêve.

    Un nombre suffisant de Chinois ont été contaminés (81000 officiellement, peut-être 4 à 5 millions en réalité) pour que l’épidémie s’éteigne naturellement, faute de cibles disponibles. En bout de course, les chiffres définitifs en Italie, en Espagne et aux USA pour les principales zones épidémiques permettront bientôt de calculer avec certitude l’ampleur des mensonges de la dictature par simple comparaison. On sait déjà que le nombre de morts a été sous-estimé d’un facteur 5 au moins.

    Il suffit d’attendre. La vérité finit toujours par sortir et quand on y sera, ce ne sera pas beau à voir.

    Tic, tac…

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