Coronavirus : « On n’appréhende pas correctement le risque épidémique »

Bertrand Legrand, médecin généraliste, nous explique pourquoi les mesures annoncées sont nécessaires mais pas suffisantes dans ce contexte épidémique.
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Coronavirus : « On n’appréhende pas correctement le risque épidémique »

Publié le 14 mars 2020
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Entretien avec le Docteur Bertrand Legrand qui après son passage dans l’émission « Envoyé Spécial », a accepté de répondre à quelques questions pour Contrepoints.

Contrepoints : les mesures annoncées par Emmanuel Macron hier dans son discours vous paraissent-elles suffisantes ?

Docteur Bertrand Legrand : On attendait un discours qui responsabilise un peu les Français : du point de vue du verbe et de la présentation, on a eu au moins quelque chose qui peut donner une prise de conscience aux Français.

risque épidémiqueÀ propos de la fermeture des écoles, dans une propagation épidémique comme celle-ci, c’est logique de fermer les écoles, parce qu’on pense que les enfants sont porteurs, et avec de multiples contacts, ils sont des accélérateurs d’épidémie.

Mais par exemple, en Italie, avant le pic épidémique, 10 % des soignants étaient contaminés. Donc il y a des questions à se poser.  Il n’y a pas encore de cohorte sur les soignants. Il faudrait tester les soignants régulièrement. Cela permettrait de prendre des mesures de précaution pour ne pas contaminer les patients.

Contrepoints : Pourquoi n’y a-t-il pas plus de prise de conscience dans la population ? Les gens ne semblent pas s’inquiéter outre mesure…

B. L. : Les gens ne comprennent pas. L’État n’a pas voulu affoler, pendant très longtemps, et a donné un certain nombre de consignes. Il y a même des médecins qui pensent encore qu’il ne faut pas affoler la population. Le problème, c’est que ce qui marche en Corée, au Japon, parce que les gens sont obéissants, en France ça ne marche pas parce que les gens ne le sont pas.

Les Français ne prennent pas conscience que rien qu’aller dans un dîner en ville ou voir des copains, c’est prendre  un risque et le faire prendre aux autres. Les jeunes ne réalisent pas qu’ils peuvent tuer les parents de leurs copains.

C’est ça l’impact : regarder dans les yeux quelqu’un de 60 ans et vous dire que vous allez le tuer parce que vous n’avez pas pu vous empêcher d’aller manger chez des copains. C’est criminel.

Contrepoints : Alors selon vous, comment faut-il s’y prendre pour communiquer efficacement ?

Au lieu de dire que dans 98 % des cas on guérit, donc dans la majorité des cas on s’en sort, il faudrait évoquer les autres, ceux qui ne s’en sortiront pas. Les gens pensent à eux-mêmes, et pas aux gens qui ne vont pas s’en sortir.

Les courbes d’épidémiologie sont explosives. Au début on a les moyens pour faire face, et quand les moyens sont submergés, on doit faire du tri. Et le tri, c’est de la médecine de guerre : on va devoir choisir quelle typologie de personne a le droit d’être réanimée et pas une autre.

Contrepoints : Dans son discours, Emmanuel Macron a évoqué une « deuxième vague », qui atteindrait ensuite les jeunes.

C’est une énormité. Il n’y a pas de deuxième vague. La notion de « deuxième vague » est franco française, il n y a jamais eu de doute scientifique sur le fait que cette épidémie amène en réanimation des personnes de médiane d’âge de 54 ans dont 21 à 50 % n’ont pas de facteur de risque.

Contrepoints : Fermer les écoles, mais maintenir les élections municipales, selon vous c’est paradoxal ? Dangereux ?

C’est criminel. Aujourd’hui on entre dans une période où, pendant 14 jours, nous allons subir toutes les décisions prises antérieurement par Emmanuel Macron et son gouvernement. On fera le bilan dans 14 jours, on comptera le nombre de morts, et on verra si avoir minoré le stade de l’épidémie et ne pas avoir pris les leçons de l’Italie a été « quoi qu’il en coûte ».

La droite devra se souvenir de son attitude car maintenir les élections est irresponsable et criminel1.

On n’appréhende pas du tout correctement le risque épidémique.

Même Jérôme Salomon (Directeur général de la Santé, NdlR) a dit que le masque pour le patient ne sert à rien. Eh bien si, le masque il sert à quelque chose ! Il évite au patient de projeter. Et nous aussi, médecins, c’est pour cela qu’on en met un.

Il faut vérifier les informations, lire les données scientifiques qui sont publiées. C’est des maths, avec 3 ou 4 inconnues, Covid-19 peut se traduire par 15 ou 20 000 morts, ce qui ne serait pas « très grave », mais on peut aussi avoir un zéro de plus.

L’Italie est souvent présentée comme moins équipée que la France. Est-ce une des raisons du nombre de la saturation des hôpitaux dans ce pays ?

On a le même nombre de lits de réanimation qu’en Italie. C’est totalement erroné de penser que les Italiens étaient moins bien équipés. D’ailleurs si vous regardez les images, vous verrez que les Italiens, eux, étaient équipés de masques FFP2 depuis le début. Nous on n’en a pas.

Le R0 à 5 (nombre estimé de personnes infectées par une personne malade, NdlR), comme ça semble être le cas, c’est beaucoup. Ça submerge n’importe quel système sanitaire.

Les Français doivent être responsables, ce n’est rien du tout d’annuler un dîner ou une sortie et de se confiner pendant 14 jours. Quel est l’intérêt de faire des réunions à 50 personnes pour discuter de sujets comme « la couleur d’une boîte » ? Le confinement social doit être respecté à la lettre.

Propos recueillis par Séverine B.

  1. Le report des élections municipales ? « C’est un coup d’État, c’est un coup de force institutionnel, c’est l’utilisation de la crise sanitaire pour éviter une débâcle électorale », a affirmé le président des Républicains, Christian Jacob, quelques heures avant l’intervention du chef de l’État. « Cela me semblerait absolument stupéfiant », a aussi affirmé sur BFMTV le président LR de la commission des Finances Éric Woerth. Source.
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  • Macron n’a pas l’ombre d’une quelconque culture scientifique ou technologique à défaut de marxiste, il ne peut donc avec de telles bases inexistantes que commettre de graves erreurs et surtout il ne sait pas déléguer aux bonnes personnes.

    • Visiblement, vous ne connaissez rien à la prise de décision dans l’incertitude … Macron s’est entouré de l’avis des plus grands spécialistes avant de décider !!!

      • Pour maintenir les élections, le spécialiste devait être Macrouille. Son narcissisme va en prendre un coup.

      • C’est sûr!! Et quelle efficacité!!
        C’est pour cela que juste à la fin des vacances de Février, l’Etat dans sa grande clairvoyance a obligé des classes de la métropole à accueillir les enfants de français revenant de Wuan (parfois sans même avertir les parents des autres enfants de la classe d’accueil) au prétexte que ces enfants avaient « droit » à avoir accès à un enseignement et qu’il n’y avait aucun risque car sortant d’une quarantaine préalable de 2 semaines. Tout cela pour devoir fermer TOUTES les classes 1 mois plus tard.
        La même efficacité qui rapatrie des français d’une zone contaminée juste avant l’établissement d’une quarantaine (au mépris de toutes les règles sanitaires) en affirmant que ces français n’étant pas contaminés alors qu’on se rend compte maintenant que les militaires qui les ont accueillis en France présentent un taux de contamination « curieusement  » élevé.
        Quels sont donc ces spécialistes qui ne connaitraient rien au phénomène de contamination entre porteurs sains et asymptomatiques?!

        C’est bien beau d’avoir des spécialistes dans son entourage. Encore faudrait-il savoir lesquels et ensuite les écouter. Ce qui n’a pas été le cas car jusqu’ici la gestion de cette crise a été essentiellement politique (très intéressant politiquement de montrer qu’on se préoccupe de ses ressortissants en les évacuant avant la quarantaine du « méchant  » gouvernement chinois), le sanitaire devant s’aligner ou s’adapter au politique.
        On commence seulement maintenant à mettre le sanitaire en 1ère ligne (et encore) mais c’est bien (trop?) tard.

        • c’est clair qu’avoir ramené les gens de Wuhan était très discutable…

          • D’autant plus que ces débiles avaient été informés de la dangerosité du monstrueux virus.

            • pas tant la dangerosité que sa propagation.

              • Que l’on ait sous-évalué la contagiosité au prétexte que les statistiques chinoises sont habituellement trafiquées, on peut le comprendre sinon l’excuser. Mais le retard pris ensuite dans les autres pays est lui inexcusable. Les conseils en France de lavage des mains indépendamment de si l’interlocuteur était suspect auraient pu être données 15 jours plus tôt, je crois bien m’être étonné de leur absence dès alors ici même…

  • Il faudrait expliquer au Dr Legrand que le masque chirurgical ça se met en face du nez et de la bouche, ce n’est pas fait pour masquer le bouton du haut de la chemise.

  • Avec un R0 de cette taille, inutile espérer contenir le virus par confinement.

    La seule stratégie que l’on peut avoir c’est d’essayer de se confiner en attendant que le R0 diminue. Si j’ai bien compris Merkel, cela n’arrivera pas avant que 60% à 70% de la population ait attrapé le bidule. Si l’on regarde froidement la situation, ceux qui ont une attitude « à risque » me donnent une plus grande chance de faire partie des 30 à 40% qui ne l’attraperont pas. Une autre forme d’idiots utiles en somme.

    • Il me semble qu’il y a deux manières bien distinctes de réduire le R0 :
      1. tabler sur une immunisation naturelle des personnes ayant déjà rencontré le virus ;
      2. réduire autant que possible les occasions de transmission, par la diminution des contacts et l’application de mesures de propreté et d’hygiène.
      Si on avait conseillé le 2. bien plus tôt, plutôt que de se reposer sur le confinement des cas avérés, on aurait sans doute déjà passé le pic. Chacun peut, et doit dans la mesure de ses moyens, contribuer à réduire le R0 ! Mais notre président qui visite les EHPAD et va au théâtre est loin de faire sa part…

      • Malheureusement, les faits tendent à montrer que le 2 n’est pas réaliste.

        Sur la débilité des visites présidentielles on est 100% d’accord.

        • Problème d’image … Tout comme ces émissions TV enregistrées il y a 15 jours ou chacun s’embrasse à qui mieux mieux.

          Il faudrait diffuser des bandeaux : l’abus d’embrassade est mauvais pour la santé, serrer la main provoque des maladies graves, il ne passera pas par moi …

      • Si seulement le président pouvait continuer à ne pas faire sa part et en subir les conséquences….

    • Si vous avez compris Merkel, alors vous savez que plus l’annonce est énorme, plus elle pourra se vanter ensuite que son action a été efficace. Sacrés politiciens, tous des falsificateurs compulsifs.

    • qu’est que le R0 pour ma gouverne ?

      • R0 est le nombre moyen de personnes qu’on peut s’attendre à ce que chaque malade contamine à son tour autour de lui.

        • R0 est le taux de reproduction théorique d’une maladie transmissible au sein d’une population entièrement réceptive. Mais dans la réalité, les individus disposent de résistances naturelles plus ou moins fortes. C’est pourquoi l’ampleur de l’épidémie dépend non pas de R0 mais de Re, qui est le taux de reproduction effectif :
          Re = R0 * X, où X est le nombre d’individus réceptifs, 1-X le nombre d’individus résistants.

          R0 est théorique mais on dispose des expériences antérieures pour l’estimer. X est inconnu a priori. Par ailleurs, lorsque Re < 1, l'épidémie décroit. En effet, au fur et à mesure de l'épidémie, X varie naturellement à la baisse car la population développe ses résistances. C'est ainsi qu'apparaissent les pics épidémiques.

          Si le Covid-Wuhan a un taux R0 typique de la grippe, situé entre 2 et 3 (disons 2,5 pour simplifier), et si X est égal à 0,5 dans un premier temps dans la population (50% de résistants), alors le taux de reproduction du virus sera :
          Re = 2,5 * 0,5 = 1,25.

          En pratique, avec 3000 cas un jour, puis 4000 le lendemain par exemple, pour un R0 théorique égal à 2,5, on peut estimer que X est temporairement égal à 0,535. Mais pour interrompre rapidement l'épidémie, il faudrait que :
          X < 1 / R0 = 0,4.

          En l'absence de vaccin, les conseils d'hygiène et quelques mesures de confinement peuvent suffire pour réduire Re à moins de 1, en attendant que la population développe ses résistances naturelles. Si ce n'est pas le cas, il convient de renforcer les mesures de confinement.

          Quand un vaccin est disponible, R0 est utile pour déterminer la couverture vaccinale minimale nécessaire afin que Re soit rapidement inférieur à 1, la vaccination abaissant la valeur de X. Mais il est faux de prétendre que R0 permettrait d'estimer l'ampleur d'une épidémie à l'avance. Sans connaître X ni comment il va évoluer, c'est juste faux.

          • Exactement. Re est la valeur qui importe, ce n’est pas une caractéristique fixe de la maladie, mais un chiffre que l’on constate et que l’on peut faire baisser par un action appropriée.

  • Il faut quand même un tout petit peu calmer le jeu. Au vu des données disponibles, on peut estimer que sur 50000 personnes, 100 vont attraper le virus, 70 ne s’en apercevront même pas tandis que 30 seront malades, 5 auront besoin d’une assistance respiratoire et malheureusement 2 vont décéder.

    Pour relativiser, en temps normal en France, sur 50000 personnes, 450 seront mortes (0,9%) dans les 12 mois, virus ou pas. Autrement dit, chaque fois que vous croisez 109 personnes connues ou inconnues, vous pouvez être sûr et certain que l’une d’entre elles décédera dans l’année. Ce sera même peut-être vous, la 110e personne. Pas vraiment une raison de s’affoler, n’est-ce pas ? Il suffit de savoir que ça arrive. Pensez-y la prochaine fois que vous montez dans une rame de métro ou dans un avion et regardez les gens autour de vous. Il ne fait aucun doute que l’une de ces personnes sera bientôt morte et enterrée.

    S’inquiéter est sain, s’affoler est irresponsable.

    Ceci dit, dans le lot des mesures nécessaires, Macron a été particulièrement irresponsable de ne pas avoir interdit les transports en commun, métro, bus et tram, lieux privilégiés de contamination. Compte tenu des circonstances, il convient de favoriser les transports individuels, notamment la voiture qui isole ses passagers du risque de contamination, avec des mesures d’incitation telles que parkings gratuits, péages gratuits, prise en charge des taxis et des Uber, ou encore carburants entièrement détaxés jusqu’à nouvel ordre.

    « Ce qui marche en Corée, au Japon, parce que les gens sont obéissants, en France ça ne marche pas parce que les gens ne le sont pas. »
    Il faut arrêter avec cet insupportable argument justifiant des mesures ineptes, toutes plus liberticides les unes que les autres, avec cette obsession consistant à criminaliser la vie quotidienne des honnêtes gens. Les Français sont aussi obéissants que les autres, quand les règles sont légitimes. Il convient plutôt de mettre en lumière la responsabilité des gouvernants qui pondent des lois illégitimes à foison, car ce qui n’est pas respectable ne sera pas respecté.

    •  » des lois illégitimes »
      je les appellerais plutôt ‘lois scélérates’, mais je vous suis dans la démarche !

      • Moi aussi pour les scélérates — et pour cause ! — mais le commentaire de Cavaignac aurait probablement eu plus de poids encore s’il avait commencé par mettre en avant son « S’inquiéter est sain, s’affoler est irresponsable » et son « Les Français sont aussi obéissants que les autres, quand les règles sont légitimes » plutôt que de minimiser avec un certain fatalisme le décès possible de ceux que nous croisons chaque jour.
        A moins, bien sûr, que « suivre dans la démarche » ne s’oppose à « suivre dans le en marche » 🙂

        • Il convient ni de minimiser ni d’exagérer, mais d’analyser objectivement la situation, ce qui fut fait compte tenu des données disponibles à ce jour. Si la situation évolue favorablement ou défavorablement, il sera temps de présenter les nouveaux ratios. Mais nous avons désormais pas mal d’exemples dont le recoupement laisse penser que la situation ne devrait pas être sensiblement différente en fin de compte.

        • De facto, quand on en arrive à des lois d’urgence et d’exception comme en Italie, on n’est plus vraiment dans la démocratie.

    • « sur 50000 personnes, 100 vont attraper le virus »

      Rehardez ce qui se passe a l’assemblée nationale par exemple et refaites vos maths.

      Revoyez egalement les stats des personnes à risque.

      Au jour des vos nouveaux calculs, demandez vous si vous voulez exposer les personnes à risque de votre entourage.

      • L’Assemblée Nationale au vue de l’âge moyen des personnes la constituant, de leur mode de vie et du contexte professionnel des personnes qui y évoluent, ne peut en aucun cas constituer un échantillon représentatif de la population française.
        Ce qui s’y passe est intéressante mais pas reproductible. Vous ne pouvez pas en conclure grand-chose.

        • Bien sûr. On peut neanmoins regarder.

          Nous en sommes déjà à 10 cas au bout d’une grosse semaine pour des effectifs d’environ 2000 personnes.

          On est donc au bout dune semaine déjà à 2.5 fois le taux supposé par le message d’origine. On peut toujours mettre ça sur une non représentativité de nos députés, ce qui est vrai dans tous les sens du terme, mais le biais me semble sur le plan du covid19 trop important pour prendre l’hypothèse de 100 pour 50000 au terme de l’épidemie comme raisonnable.

          • C’est ce que je disais: intéressant mais sans conclusion fiable possible.

            Et vous oubliez un très gros biais: les députés ainsi que le personnel de l’Assemblée a très vraisemblablement un meilleur accès aux tests diagnostiques que le reste de la population car faisant partie de ceux qui sont « plus égaux que d’autres » selon le fonctionnement administratif habituel…
            Il y a donc un dépistage et un diagnostic bcp plus exhaustif des cas de contamination que dans le reste de la population. Mais c’est pour la bonne cause (la leur!) bien évidemment… 🙂

            • Pour abonder dans votre sens, je recommande cet édifiant article du Figaro de ce jour: https://www.lefigaro.fr/actualite-france/coronavirus-pourquoi-tout-le-monde-n-est-pas-depiste-20200312

            • Je n’oublie aucun biais, en tout cas pas celui que vous mentionnez, Je parle moi meme de la non représentativité des députés. Néanmoins quel que soit le biais on est ici tellement loin du 100 pour 50000 qu’aucun biais ne peut l’expliquer donc le 100 pour 50000 est faux.

              Ensuite pour la simple logique, le fait que les députés soient plus dépistés va plutôt dans le sens de ce que je dis. Si on depiste plus, on constate des taux d’infection bien superieurs que ce que l’on trouve sur une population mal dépistée. Les cas existent bien, ils ne sont pas inventés par le depistage. Le meilleur chiffre reste celui de la population la mieux étudiée.

              • « Le meilleur chiffre reste celui de la population la mieux étudiée. »
                Non. Votre assertion n’est valable que si cette population étudiée est représentative du reste de la population. Or ce n’est pas le cas ici.

          • Vous confondez un cluster potentiel avec la population générale. Ce n’est pas du tout raisonnable.

            • Les cluster sont l’arbre qui masque la forêt …

              • C’est à cause de ça qu’ils se sont planté dans la « mitigation » et le retardement de l’épidémie : ils n’on pas mis les moyens suffisants pour tracer et contenir la diffusion à partir des cluster, et ils ont sous-estimé la propagation en dehors des cluster et n’ont pas mis en place une réponse généralisée suffisante.

                • Ils se sont plantés parce qu’ils avaient un plan, avec des stades 1, 2, 3 et des commissariats au plan, qui ne servent qu’à dédouaner ceux qui ne font pas les bons choix au bon moment : « On a suivi le plan à la lettre, donc on a tout bien fait ! ».

                  • jacques lemiere
                    15 mars 2020 at 8 h 09 min

                    oui…tous ces petits plans servent à ça…bureaucratiser pour éviter la responsabilité..

    • jacques lemiere
      14 mars 2020 at 9 h 21 min

      euh italie…

      • jacques lemiere
        14 mars 2020 at 9 h 24 min

        Ceci dit c’est une question de point de vue,on peut dire que 5 à 10 000 morts est juste une petite « dent « dans la courbe l’espérance de vie et que ce n’est « rien »; on peut dire que la canicule de 2003 ce n’est rien ou pas grand chose..
        C’est collectivement et statistiquement acceptable individuellement ça ne l’est pas.

        • jacques lemiere
          14 mars 2020 at 9 h 26 min

          ona trop souvent des débats sur le vocabulaire..catastrophe ou pas?? ce genre de chose, c’est vain.

    • je lisais ce matin que la Chine dénombrait 3 morts par million. Ce chiffre a-t-il un sens ? Est–il fiable ? réponse ou pas de votre part, bravo et merci pour votre commentaire. Nous compterons les bouses après la foire mais il me semble que le ton de la presse n’est pas adapté, qu’elle affole plus qu’elle n’informe. Nous verrons, une fois encore, et j’aurai l’air idiot mais en attendant, si je puis l’oser sans me faire lyncher, détendons un poil nos maxillaires, rions un peu tant que nous disposons de maxillaires. Soyons cons, finement…. pardon, désolé…

      • Ca fait 5000 morts environ sur la durée de l’épidémie. C’est une information très probablement sous-estimée. Certains prétendent qu’il faudrait multiplier le chiffre pas 5 ou 6 pour obtenir la réalité. Au fond, nul n’en sait rien, même pas le régime chinois lui-même. C’est le problème des dictatures, pas moyen d’avoir un débat contradictoire argumenté, seulement des rapports de force brutaux. C’est d’ailleurs une des raisons qui devraient pousser l’OMS à exclure la Chine, sans compter la responsabilité immense du régime dans la propagation de l’épidémie au reste du monde, sans compter les crimes contre l’humanité perpétrés par le régime par ailleurs. Il n’est pas raisonnable de maintenir plus longtemps cette dictature en position de décideur dans les instances internationales, quelles qu’elles soient. Le statu quo ante n’est plus possible, cette crise est l’occasion de le rompre.

        • cela dit, les statistiques des causes de décès, même en France, ne sont pas faciles à établir. Combien de confrères concluent leur certificat par arrêt « cardio respiratoire ». Même les décès par les grippe saisonnière sont difficiles à dénombrer et demeurent relativement inexactes, à une échelle autre que dans une dictature et pour d’autres motifs, bien sûr

      • Si on se base sur le Hubei seul, le chiffre officiel chinois est proche des 3000 morts pour 58.5 millions d’habitants, soit de 50 par million. Rapporter les chiffres à la totalité de la population chinoise est aussi une manière de manipuler les statistiques. Mais aussi pour garder le sens des proportions, on définit une maladie comme rare quand elle frappe moins de 500 personnes par million, donc la mort par coronavirus est une complication parfaitement rare…

        • La région n’a pas été isolée durant plusieurs semaines d’épidémie alors que le pouvoir niait son existence et réprimait les lanceurs d’alerte. Juste avant la mise en oeuvre des mesures de confinement exagérées, beaucoup de Chinois se sont enfuis de la région. Certains ont évoqué plus d’un million de déplacements hors de la région, sans que ce soit vérifiable.

          Désormais, sous toute réserve de la réalité des chiffres, l’épidémie semble en voie d’extinction en Chine, du fait des mesures de confinement bien sûr mais aussi et surtout parce qu’une proportion suffisante de Chinois a été infectée. Ils ont ensuite guéri ou ne sont pas tombés malades parce qu’ils étaient naturellement résistants. Cette population est vaccinée naturellement, en proportion suffisante pour que Re soit apparemment désormais inférieur à 1.

          • Ca me paraît tiré par les cheveux : aussi trafiquées que soient les statistiques chinoises, 50 morts par million au Hubei, même pas 1 seul par million dans le reste de la Chine… Résistance naturelle et acquise ? Ce serait contradictoire avec ce qui se passe dans le reste du monde, où les statistiques ne sont pas si fausses que cela.

    • @ Cavaignac : il conviendrait aussi, il me semble de considérer le taux de mortalité par catégorie d’âge – cf mon commentaire plus bas.
      On éviterait ainsi beaucoup de mesures aussi inefficaces que liberticides et nuisibles à l’économie.

      • L’idéal serait de disposer d’une information complète, aussi détaillée que possible. Malheureusement, c’est seulement après l’épidémie qu’on aura des certitudes. En attendant, les épidémiologistes font le maximum.

    • Le problème n’est pas tant le taux de mortalité (qui est plus proche des 20% chez les plus de 75 ans), c’est la prise en charge en plus qui s’ajoute à un activité de médecine libérale déjà trop chargée. Nous sommes pour une journée de travail, avec parfois des pics (en dehors de la pandemie actuelle) de 500 appels par jour ! Alors imaginez avec ce qui va nous tomber de dessus les prochains jours. Pensez au carré de White : pour un décés il faut imaginer 10000 infectés. Certaines analyses parlent de 150000 à 300000 infectés. Certes, tous ne vont pas exprimer de la même manière le virus. Mais qu’adviendra t’il des autres patients si les services de réa sont submergé ? Car malheureusement nous sommes en flux tendu, il est déjà difficile de gérer nos urgences comme il faut (notamment avec une insuffisance de transport), alors…
      Il me semble impératif de limiter les contacts pour enrayer la progression de la maladie. J’ai lu que les pays qui ont appliqué d’emblée les mesures d’isolement voit baisser le taux de mortalité de 5% à 0,2%.

  • La Direction de la Santé, c’est l’organisme d’État responsable du désastre du sang contaminé. Rien n’a changé

  • On se donne bonne conscience en prodiguant des bons conseils mais on sait bien que rien n’arrête un virus sauf un vaccin ou son système immunitaire. Avec un peu de patience et en évitant les mauvaises rencontres les conditions météo en viendront à bout.

  • La petite bête
    14 mars 2020 at 8 h 45 min

    Les gens ne semblent pas s’inquiéter outre mesure…
    A voir, je rencontre beaucoup de gens paniqués et incapables de raisonner. Et donc d’appréhender rationnellement ce qu’il convient de faire ou pas.

  • Ce sémillant docteur semble ignorer que si on suivait ses consignes à la lettre, le pays d’arrêterait, l’économie serait à l’arrêt, les magasins seraient pillés, et autres joyeusetés… sans compter que les malades ne seraient plus soignés…
    Je préfère prendre un risque (somme toute modéré) en continuant à vivre normalement mais sans excès plutôt que d’être sûr de ne pas être infecté et de me retrouver en pleine anarchie…
    Un peu de mesure, que diable…

    • Le proxo de l’Elysee a bien incité les clients à visiter ses bordels demain.

    • Vaut-il mieux arrêter l’économie 15 jours, ou la réduire de 30% pendant une durée indéterminée mais certainement supérieure à 6 mois ?

    • Les médecins ou les scientifiques donnent leur avis. Les politiques décident. Mais comme ils n’écoutent pas ou ne comprennent pas, ces mêmes politiques sont obligés de se contredire une semaine après.

      • @alan: « Les médecins ou les scientifiques donnent leur avis.  »
        Bin tiens ! Comme s’ils étaient les seuls à donner un avis.

    • « Je préfère prendre un risque (somme toute modéré) en continuant à vivre normalement mais sans excès »

      Le risque dépend de votre âge avant tout (et de votre état de santé général) : si vous avez + de 80 ans, vous avez 15% de probabilité d’en mourir. Si vous avez moins de 20 ans, la proba passe à 0,2% voire moins.

      Cela dit sur le principe, je vous suis. Responsabilité personnelle avant tout.

  • Oui c’est contradictoire d ouvrir les mairies mais chacun y va s il veut ….n’est ce pas l’esprit de responsabilite prone dans ces colonnes….

    • Sauf que tout le monde n’étant pas à égalité devant le risque, on risque d’orienter le résultat de l’élection si la population qui s’abstient est marquée politiquement ce qui est la cas.

      • @Gordon
        Bonjour,
        Et nous verrons alors encore une fois des postes d’élus propulsés ou remis en place sans vraie force démocratique -majorité absolue, 51% des inscrits-, donc sans légitimité. Le truc c’est que ces élus non démocratiques seront ceux qui éliront les sénateurs et là ça va être encore plus compliqué pour la démocratie (terme qu’on entend de plus en plus à mon goût, ce qui est mauvais signe pour celle-ci.)

      • c’est clair qu’un report au mois de juin était tout à fait compréhensible…

  • jacques lemiere
    14 mars 2020 at 9 h 20 min

    dans ce qu’il dit, il y a du bon sens mais aussi des jugements de valeur et des positions relatives à la précaution.

    par exemple ce n’est pas criminel de continuer à vivre et ce n’est pas un crime de contaminer une personne ..sinon pareil pour la grippe.
    ensuite il n’y pas lieu de minorer le truc sauf à faire peu de cas de la vie humaine..
    Ce qu’on doit regarder est l’Italie..

    on peut néanmoins relativiser un truc , tout événement quelque peu statistiquement anormal est à m^me de saturer notre système de santé..ça va de la canicule à une épidémie de grippe un peu plus dure que d’ordinaire;

    • Ca n’est pas un crime de contaminer une personne, en effet, mais si on pouvait facilement l’éviter, c’est une faute !

  • claude henry de chasne
    14 mars 2020 at 9 h 41 min

    le probleme vient de la période d’incubation qui est assez longue.. donc chaque porteur a le temps de propage le virus pendant longtemps avant qu’on ne s’aperçoive qu’i est malade…

    C’est çà le probleme!

    • claude henry de chasne
      14 mars 2020 at 9 h 45 min

      La pandémie se propage de manière exponentielle et il peut s’écouler jusqu’à 3 semaines entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes. Pendant cette période, chaque personne contaminée peut croiser plusieurs centaines de personnes. En Italie, par exemple, il n’y avait pas de cas il y a quelques jours et le nombre de cas a explosé en peu de temps.

  • La presse dans son ensemble et donc l’opinion considère la situation présente au lieu de se projeter dans une semaine, 15 jours, 3 semaines …

    C’est un non-sens et une grave déinformation. La fiabilité d’une projection à une semaine est énorme (alors que la même presse arrive à affoler les gens avec des si et des peut-être depuis des années).

    D’autre part, les discours ou les reportages sur le collectif, la responsabilité individuelle, les désagréments ou la vie sociale sont totalement dépacés : la projection montre que le système de santé va exploser et que c’est inéluctable à cause des atermoiements de l’exécutif.

    Dans ces conditions, n’importe quel gouvernement sera obligé de prendre des mesures drastiques.

    Un conseil : ce n’est pas le moment d’être nouvellement contaminé aujourd’hui et se présenter aux urgences dans 3 semaines …

    • « la projection montre que le système de santé va exploser  »
      Non, il va saturer sans plus.
      Il y aura un choix à faire entre qui il faudra essayer de sauver ou pas.
      Ce qui est déjà fait quotidiennement depuis longtemps dans tous les services de santé en France pour des pathologies dont les moyens thérapeutiques sont en nombre limité.
      Sauf que les français n’en avaient que très peu conscience jusqu’ici puisqu’on leur affirment depuis 40 ans qu’il y a égalité d’accès aux soins grâce à notre bonne Sécu qui est le meilleur système de santé au monde! 🙂

      • Cela va plus loin que la sélection des malades : épuisement des soignants, contamination des médecins et infirmières, difficulté de la préselection à distance, manque de masques …
        On nous dit que le système est prêt à encaisser le choc. Peut-être. Ici, on ne peut pas comparer directement avec les autres pays.
        Mais quand on ressort les images de ce qui se disait il y a une semaine sur la « grippette », et les épiémiologistes de salon qui nous disait qu’il n’y a pas de problème, on peut être méfiant si on imagine que ce sont eux qui ont dimensionné le système.

    • @alan
      Bonjour,
      La presse se contente de faire de la propagande. Elle utilise trop souvent le conditionnel parce qu’elle propage des notes de l’AFP seule source d’information en France.
      Elle n’a pas à n’a pas à se projeter dans le temps. L’information c’est l’instant présent. Elle peut donner la parole à des « experts » ou à des personnes qui font des enquêtes et qui en livrent leurs résultats. Ces mêmes personnes peuvent donner leurs avis. Les conclusions, projections dans le temps, devraient être laissées aux lecteurs, aux citoyens libres et responsables, car correctement informés. Ce qui n’est pas le cas actuellement dans les grands médias qui parlent beaucoup pour rien sur des informations floues et le plus souvent en soutenant les idées à la mode.

      • Tout à fait d’accord. Mais quand la presse dit « on se prépare à une accélération », cela devient de la désinformation.

        Pour rappel, la dérivée (l’accélération) d’une exponentielle est une exponentielle. On ne doit pas se préparer à une accélération, mais à un mur !

  • Le virus fait ce que bon lui semble et personne n’a encore trouvé la solution. Alors qui vivra, verra !!

  • « – Le taux de mortalité chez les moins de 40 ans est de 0,2%
    – Chez les quarantenaires, il est de 0,4%
    – Chez les quinquagénaires de 1,3%
    – Il passe à 3,6% chez les sexagénaires
    – puis à 8% chez les septuagénaires
    – Enfin, les plus de 80 ans ont 15% de risque de décéder du coronavirus. »

    source : https://sante.journaldesfemmes.fr/maladies/2622115-coronavirus-victimes-homme-femme-age-deces-france/

    L’accent ne doit-il pas être mis prioritairement sur les personnes âgées ? Des personnes âgées (et/ou à risques) respectant un strict confinement chez eux ne risquent a priori rien… et les autres catégories, moins âgées (<50 ans du moins), ne risquent pas grand-chose.

    • @Jacques B.
      Bonjour,
      Dans l’article que vous mettez en lien, il est question du Dr Pierre Parneix : « Le Dr Pierre Parneix, médecin de santé publique expert sur le Covid-19 »
      Un expert sur un virus dont on ne connaissait rien avant décembre 2019…

      « Les femmes et les hommes sont quasiment égaux face à la contamination. »
      « L’étude montre par ailleurs que les hommes meurent plus souvent du virus que les femmes, avec 63,8% des personnes décédées de sexe masculin. »
      Ah ? Au final, il y a une inégalité femme-homme même dans les virus. Que fait Marlène ? Les hommes ont ici une statistique supérieure aux femmes, c’est du sexisme pur et simple, du patriarcat ! (WHAHAHAHAHA !)

      • Où voulez-vous en venir ?

        L’important, ce sont les statistiques sur les morts (faites par les Chinois pour l’essentiel).

        Après, que davantage d’hommes meurent que de femmes, c’est tout à fait possible, puisqu’il semble que le tabagisme augmente le risque de mortalité, par exemple.

        Je ne connais pas ce Dr Parneix, et le terme ‘expert’ est peut-être choquant à vos yeux, mais il faut bien commencer par un bout, quand on est face à un virus inconnu, ou bien ?

      • « Un expert sur un virus dont on ne connaissait rien avant décembre 2019… »

        LOL

        La formation des zélites est encore plus rapide que l’épidémie !

      • Si vous n’êtes pas convaincu par la source ci-dessus, tapez ‘profil malades coronavirus’ sur un moteur de recherche, et vous trouverez des infos allant exactement dans le même sens, à savoir : les personnes âgées sont beaucoup plus à risque que les autres.

        Exemples (les deux premiers que j’ai trouvés) :
        https://www.dailymotion.com/video/x7sor9e
        https://www.youtube.com/watch?v=F_gwKt9yQsQ

        C’est cela l’essentiel de mon propos.

  • « La droite devra se souvenir de son attitude »
    C’est oublier que l’ensemble des partis politiques s’est prononcé contre le report des élections et pas seulement la droite comme semble le penser l’auteur.

  • A entendre le Dr Legrand nous devons faire face à une épidémie pire celle de la peste noire ou de la grippe espagnole de 1919.
    Relativisons un peu les évènements, et basons-nous sur les données mondiales qui nous sont communiquées. Aux dernières informations (13 mars) le nombre de personnes « infectées » s’élève à 137 456 dans le monde, dont 5 065 décès, pour une population de 7,55 milliards… ; en France le chiffre des « contaminés » est de 2 882 dont 61 décès, pour un nombre d’habitants de plus de 66 millions… (Pour une « épidémie » aussi horrifiante que l’on veut nous faire croire, c’est plutôt risible !). Un peu de rigueur : de deux chose l’une, ou les chiffres sont faux et on nous occulte la réalité (pourquoi ?), ou ils sont exactes et dans ce cas pourquoi cette hystérie généralisée ?
    Chiffres à l’appui il eut été intéressant de soumettre au Dr Legrand ces questions et d’en connaître sa réponse. Mais vu sa réaction à « Alors selon vous, comment faut-il s’y prendre pour communiquer efficacement ? […] Les courbes d’épidémiologie sont explosives. […] Et le tri, c’est de la médecine de guerre..etc…  » il est à penser que le choix « scénario catastrophe » l’aurait emporté pour l’esquive du réel !
    Mais le plus ahurissant voire abasourdissant est le début de sa réponse à la même question précédemment citée : « Au lieu de dire que dans 98 % des cas on guérit, donc dans la majorité des cas on s’en sort, il faudrait évoquer les autres, ceux qui ne s’en sortiront pas. Les gens pensent à eux-mêmes, et pas aux gens qui ne vont pas s’en sortir.  » Lorsque un médecin vous annonce une intervention chirurgicale ou une maladie grave, la première réaction parfaitement naturelle et normale du patient est de demander quel est son pourcentage de chance de guérison, c’est sa vie que est en jeu (ou celle d’un être cher, d’un proche) est non celle de parfaits inconnus. L’individu le plus altruiste au monde ne réagirait pas autrement !

    • @corbc
      Bonjour,
      Une opération chirigicale n’est pas la même chose qu’une épidémie. Un anesthésiste vous évoquera le risque mortel que comporte l’anesthésie elle-même.
      L’épidémie suggère que le comportement pour éviter la contamination est crucial : si on continue de vivre de la même façon alors qu’il y a une épidémie, la probabilité de contracter la maladie augmente. Ainsi, le pourcentage de chance de s’en sortir diminue, parce que les lits dans les hôpitaux sont limités, et que des services de réanimation sont déjà saturés sans même un pic de l’épidémie actuelle.
      Je me souviens de Clémentine Célarié embrassant un homme positif au V.I.H lors d’une émission Sidaction. Aurait-elle couché avec lui sans préservatif ? Evidemment que non, car à l’époque on nous disait : « Sortez couvert ! » Si les hippies avaient continué leurs vies de « liberté sexuelle », on aurait eu bien plus de cas de V.I.H. Le V.I.H, lui, n’est pas pas contagieux par le toucher, ou l’air. (heureusement). J’ai appris qu’un second patient positif au V.I.H avait été déclaré guéri au R-U. Le premier l’a été en Allemagne.

      « Et le tri, c’est de la médecine de guerre..etc »
      C’est ce qui se passe sur les accidents routiers ou catastrophe indisutrielle (AZF par exemple) quand il y a de nombreuses victimes.
      Le tri, c’est aussi ce qu’on apprend en P.S.C.1, cours de secourisme de premier niveau. Entre un homme de 50 ans et une femme de 25 ans, on sauve la femme de 25 ans. C’est comme ça déjà, les pompiers et le SAMU le font à longueur d’année. Il faut décider qui a le plus de chance de survie. La jeunesse est un des premiers critères, le sexe de la victime aussi, le combo des deux est salutaire.

       » Lorsque un médecin vous annonce une intervention chirurgicale ou une maladie grave, la première réaction parfaitement naturelle et normale du patient est de demander quel est son pourcentage de chance de guérison, c’est sa vie que est en jeu (ou celle d’un être cher, d’un proche) est non celle de parfaits inconnus. »
      Pourcentage qui est donné sur des stats faites à partir de cas de parfaits inconnus.

    • On ramène tout aux statistiques, mais en tant que passionné de statistiques, je me permets de rappeler quelques mots essentiels sans lesquels elles ne valent rien :
      Each man’s death diminishes me,
      For I am involved in mankind.
      Therefore, send not to know
      For whom the bell tolls,
      It tolls for thee.
      — John Donne

      • Je me permet:

         » Aucun homme n’est une île , livré a lui même;
        chaque homme est un morceau du continent, une partie du tout.
        Si une motte est emportée par la mer, l’Europe en est diminuée au moins autant que si c’était un cap, le manoir d’un ami ou le tien.
        Chaque mort d’homme m’affecte en temps que membre du genre humain.
        Alors ne cherche pas à savoir pour qui sonne le glas,
        il sonne pour toi. « 

        • La traduction « officielle » diminue à mon avis la force de la conclusion. J’aurais proposé :
          Chaque décès humain me diminue,
          Car je suis indiscernable de l’humanité.
          Par conséquent, n’envoie pas demander
          Pour qui sonne le glas,
          Tu es celui-là.

    • « comment faut-il s’y prendre pour communiquer efficacement  »

      La seule communication « utile » est : soyez distantscomme des Japonais et non tactiles comme des Italiens.

      Ensuite il y a la réponse des dirigeants (partout dans le monde, car c’est dans le monde qu’il faut résoudre le problème) qui importe plus à mon sens que la communication. Pour une fois les politiques doivent changer leur habitudes : agir au lieu de causer. Il peuvent nous enfumer 15 jours, mais cette fois il payeront cash leurs erreurs.

  • Je viens de tomber sur un excellent article récapitulatif, rédigé en anglais – et traduit par h 16 d’ailleurs :
    C’est long, c’est technique, mais très instructif.
    https://medium.com/@tomaspueyo/coronavirus-agissez-aujourdhui-2bd1dc7838f6

    Préparons-nous à souffrir. Enfin, surtout les personnes à risques.

  • C’est la politique du « en même temps » qui est déplorable.
    Landes 12/03!: Un prof revient de Thaïlande, donc test automatique par précaution. Très bonne initiative. En même temps, on le laisse donner ses cours avant d’avoir le résultat qui s’avérera positif.
    Cocorico !

    • @Marigal
      Bonjour,
      C’est la schizophrénie française !
      D’un autre côté, ma voisine qui travaille en maison de retraite, a vu une de ses collègue être renvoyée chez elle illico : elle revenait d’Italie. C’était il y a quinze jours.
      Contrairement à notre président stratosphérique et sa clique de bons à pas grand chose, la directrice serait responsable et aurait des comptes à rendre si jamais ses résidents étaient fauchés par l’épidémie propagée par un des membres de l’équipe. Pour elle, il n’y aurait pas d’attente de fin de mandat pendant laquelle son équipe de comm’ pourrait faire oublier la catastrophe en vue d’une réelection. Pas d’équipe de comm’, un avocat, et certainement un bon coup de pied qui l’éjecterait de ses fonctions et de son bureau.

    • A vouloir blamer l’Etat on oublie la responsabilite individuelle du prof à moins qu’on l’ai forcé à donner ces cours. Il est tout aussi coupable..

      • @indivisible
        Bonjour,
        « on oublie la responsabilité individuelle du prof à moins qu’on l’ait forcé à donner ces cours. Il est tout aussi coupable.. »
        Vous auriez vu la tête de mon chef quand je lui ai dit que j’étais resté chez moi parce que j’ai cru que j’avais une gastro (symptomes que je connais, infirmés par mon médecin qui ne m’a pas fait d’arrêt) la semaine passée, et la fois où j’ai pris l’initiative de quitter l’établissement scolaire, pour une gastro (confirmée par mon médecin qui m’avait arrêté), en vue de ne pas contaminer mes collègues et les élèves (en gros 1000 personnes) J’ai pris ces deux initiatives dans les dents cette semaine. Mon chef pense que je suis un tire-au-flanc. (il me l’a exprimé avec ses mots de kapo administratif.). J’avais annoncé clairement que je prenais la responsabilité de mes absences (une baisse de salaire donc), Ca n’a pas plu.

  • Rassurer: propos lénifiants, pas de gants, pas de masques, pas de gel, acces au test restreint. Comment s’étonner que les français ne prennent pas l’épidémie au sérieux? Mais le gouvernement qui se réveille subitement fait porter la faute sur les français. Le gouvernement parierait sur l’immunité de groupe, de fait il n’a pas eu le choix compte tenu de ses insuffisances, mais c’est particulièrement cynique. Concernant la corée du sud peut être que les coréens sont plus disciplinés mais surtout leur gouvernement a mis des tests a leur disposition, 10 000 par jour contre quelques centaines chez nous et pas en accès libre. ça fait la différence: quand on est contaminé on est motivé pour prendre les moyens de ne pas contaminer les proches et les autres.

    • Ben non, en France, on n’a pas du tout l’air d’être motivé pour ne pas contaminer ses proches et les autres, on estime — sans doute comme pour s’offrir de coûteux services sociaux et publics — que c’est aux autres de s’en charger…

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