La France de 2100 commence à la maternelle

Si nous voulons que la France du XXIe siècle redevienne une grande puissance scientifique, technologique et industrielle, il faut réformer profondément son fonctionnement en commençant par l’éducation et la recherche.

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La France de 2100 commence à la maternelle

Publié le 13 février 2017
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Par Pierre Tarissi.

France de 2100
Future Pipe By: darkdayCC BY 2.0

Si nous voulons que la France du XXIe siècle demeure ou redevienne une grande puissance scientifique, technologique et industrielle, si nous y voulons « croissance » et « plein emploi », alors, réformons profondément son fonctionnement d’ensemble. En commençant par le commencement : éducation et recherche !

D’abord, revoir l’éducation !

L’Éducation nationale produit aujourd’hui bon an mal an 150 000 nouveaux jeunes sans aucun diplôme. Or, depuis les années 1990, le nombre de jobs non qualifiés baisse en permanence en France. Seuls augmentent les « petits boulots » largement subventionnés par l’État dits d’« aide à la personne » (en fait les domestiques du XXIe siècle). En effet, le travail non qualifié est aisé à remplacer par l’automatisation. Et s’il est trop cher, on se passe carrément de celui qu’on ne peut automatiser.

Garantir à tous un niveau de formation minimal beaucoup plus élevé

Les jeunes en question partent donc pour être chômeurs à vie – leur situation de départ étant aggravée par l’inefficience de la « formation professionnelle » malgré son budget annuel de 35 Mds d’euros au moins. Or, la mission de l’Éducation nationale est de donner à TOUS une formation minimale suffisante pour devenir un producteur de richesses dans notre société hyper complexe. Cette « formation minimale » correspond sans doute – avec beaucoup de précautions – à un « Bac + 2 », dont le contenu peut et doit souvent être technologique (l’Éducation nationale, par exemple, ne produit quasiment plus aucun soudeur qualifié, et on en manque).

Il faut qu’au moins 98% de la population atteigne ce niveau, et on ne voit pas pourquoi cela serait impossible. Mais il faut commencer dès la maternelle : le gosse qui arrive en CP avec moins de 200 mots de vocabulaire a toutes les chances de faire partie des 150 000 dix ans plus tard …

Augmenter fortement le flux de chercheurs et d’entrepreneurs

Il faut parallèlement augmenter le flux des chercheurs et entrepreneurs dans les filières d’excellence, aujourd’hui très performantes, mais dont le débit est insuffisant. Moins on « perd » de jeunes entre le CP et la 3e, plus on augmentera ce flux. Les activités de chercheur et d’entrepreneur ne sont accessibles qu’à des profils particuliers, correspondant à une faible minorité. Ce sont cependant les seuls capables d’accélérer le progrès scientifique et technique – seul moteur de l’innovation — et d’augmenter le nombre d’entreprises – seules créatrices de richesses — qui mettront ce progrès à disposition du plus grand nombre. Ces personnes sont en fait à identifier le plus tôt possible, un peu comme on identifie les grands sportifs.

Tout cela semble plus un problème de méthodes et d’organisation que de moyens. Les moyens de l’Éducation nationale sont les plus importants des grands pays, ils devraient donc produire les meilleurs résultats et de loin.

Puis, renforcer massivement la Recherche

La prospérité de l’Occident aux XIX-XXe siècle est assise sur les deux grands piliers qui permettent de déployer les mécanismes d’innovation :

  • L’énergie à bas coût en premier lieu,
  • Le progrès scientifique et technologique qui permet d’utiliser cette énergie.

Cette prospérité a permis l’expansion démographique en Occident puis dans le monde entier essentiellement grâce à l’hygiène et la médecine. Et la « croissance », c’est-à-dire la multiplication de biens et de services mis à la disposition de milliards d’hommes.

Malgré cet « enrichissement » massif de l’humanité depuis 200 ans, il est aujourd’hui impossible d’assurer à 7 milliards d’humains le niveau de vie occidental en employant les technologies actuelles, faute de matières premières et d’énergie disponibles en quantité suffisante.

La seule façon d’y parvenir est donc d’augmenter de façon très importante l’innovation des produits et des services, leur qualité, leur niveau de gamme – en diminuant drastiquement leurs nuisances (consommation de matières premières et production de déchets).

Le seul accélérateur possible de l’innovation est la Recherche, à condition d’appliquer ses résultats dans des produits et services vendus. Or, le pourcentage de PIB consacré à la Recherche et à l’investissement est en baisse en France depuis au moins 35 ans, et le progrès technologique est relativement lent sur cette période. Donc la « croissance » diminue tendanciellement, alors que les gouvernants s’échinent à financer des dispositifs pour aider les « pauvres » tout en admettant 20% de la population adulte non qualifiée.

Cela ne sera possible que grâce à une population beaucoup plus qualifiée et mieux éduquée, en France mais aussi dans le monde entier, évoquée plus haut. En prime, nous arriverons aussi à retrouver en France « croissance » et « plein emploi » en augmentant massivement la productivité de chacun de nos concitoyens.

Tout cela pour construire un autre monde

Reste aux pouvoirs publics à organiser le contexte juridique, économique et social pour que chercheurs, créateurs, entrepreneurs accélèrent le progrès scientifique et technologique. Ils l’orienteront d’une part vers la production à volonté d’énergie à bas prix et sans hydrocarbones fossiles. D’autre part, ils organiseront la recréation totale des produits et services de la vie de tous les jours et de leurs procédés de production. Ceci afin de :

  • Réduire quasiment à zéro le volume de déchets produits à leur fabrication, pendant leur utilisation, et à leur recyclage,
  • Remplacer les matières premières rares ou devenant rares qu’ils utilisent.

Ce texte ne fait volontairement aucune allusion ni aux « biotechs » ni aux « NTIC » qui occuperont certainement une place de choix dans ce paysage. Elles sont déjà au cœur du travail des bientôt 15 millions de chercheurs actuels, qui seront 20 millions en 2020.

Le tout pour, vers 2100, nourrir, loger, vêtir, soigner, éduquer, distraire 10 à 12 milliards d’humains dans de « bonnes » conditions. Le résultat sera d’ailleurs certainement extrêmement surprenant et très différent de ce que l’on peut imaginer aujourd’hui.

Alors, comme il y a du boulot, on s’y met TOUT DE SUITE ! Par exemple, pour revoir de fond en comble le secteur des transports … C’est un monde à construire, il est passionnant, et il y a de quoi enthousiasmer des générations entières !

Mais d’abord repenser la « dépense publique »

Mais pour rendre tout cela possible en France, la diminution massive des dépenses improductives de l’État est un prérequis fondamental. (Voir Cour des comptes et quelques idées pour cela.) On en profitera pour financer la Recherche, grande cause nationale française !

Un travail pédagogique et fiscal est aussi très urgent sur l’utilisation pertinente de l’épargne des Français qui dort aujourd’hui dans les contreparties de la dette d’État (2 800 Mds d’€ quand même) au lieu de favoriser ce mouvement.

Si nous avançons rapidement dans cette voie, nous participerons directement au développement du monde entier tout en assurant notre propre prospérité. Si nous ne faisons rien et continuons dans la voie actuelle, Chinois, Indiens et Africains feront – sans nous – ce qui vient d’être décrit – ou autre chose — pour assurer leur prospérité, qui ne sera alors pas forcément la nôtre.

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  • Du grand n’importe quoi.
    « Revoir de fond en comble le secteur des transport ». Hypothèse 1: J’invente un véhicule de déplacement qui peux naviguer sur l’eau et sur la terre. L’Etat racketteur, me condamnera parce que je n’utilise pas ses autoroutes, ses routes et ses départementales. Et que le conducteur passe sur les champs, les cours d’eau et canaux à toute allure et sans permis de conduire dédié. Donc, toute innovation concernant un véhicule comme les films de SF nous les « montrent », en France est vouée à l’echec, car le Big Brother de l’Etat tout puissant veille à récupérer ses taxes et impôts divers. Haro sur les radars.
    Hypothèse 2: J’invente un système de transport en commun, pas cher à fabriquer, à monter, à mettre en place et pas couteux en maintenance. Et je me retrouve avec des problèmes de syndicats de salariés qui trouveront un moyen de bloquer des millions de voyageurs, pour des raisons bassement politiques.
    On le voit trop en région parisienne et sur le rff en régions. Et en plus, s’il me faut « embaucher » sans discriminer, « moi, courageux « inventeur » je court au suicide  » financier tout court ». Avec pertes et tracas et procès contre des ONG de la LDH de France et d’ailleurs.
    Donc toutes inventions capables d’améliorer la vie du peuple de travailleurs de ce pays est vouées aux gémonies syndicales et politiques et aux raisons d’etre de la LDH européenne.
    « La prospérité de l’Occident aux XIX-XXe siècle est assise sur les deux grands piliers qui permettent de déployer les mécanismes d’innovation :L’énergie à bas coût et
    le progrès scientifique et technologique »
    Parlons en de l’énergie à bas cout, puisqu’on ne cesse de nous dire que c’est le pétrole qui est la « meilleure et la moins chère à produire » et qui est défendue par des lobbies extrêmement puissants à tous les niveaux de la société. Et n’importe quel « professeur » pourra démonter mathématiquement que les rendements de moteurs pétroliers sont bien moindre que ceux des moteurs électriques pilotés avec de l’électronique de puissance. La « Jamais contente » a été oubliée par les français. Et on ne parlera pas de la pile à combustible « individuelle » que l’EDF devait « promouvoir » pour les logements.
    Donc toutes inventions capables d’améliorer la vie des familles françaises de ce pays est vouées aux gémonies financières et monopolistiques et étatiques.
    Alors, pour ce qui est de l’éducation et de la formation et de la recherche dans notre pays, et dont l’auteur désigne comme étant davantage un problème de méthodes et d’organisation, on devra d’abord se souvenir qu’en France plus de 60% d’enfants rèvent de devenir « fonctionnaires » et que les gouvernants « dopent » aux subventions visibles et cachées les 20% et bien plus de la population adulte non qualifiée grâce au monopole d’état de l’enseignement gratuit.
    Comment s’étonner que ça marche, quant tout ce qui est gratuit est de mauvaise « qualité ». Et que « ça ne coute rien puisque c’est l’Etat qui paye ».
    Et en ce qui concerne les 2 800 Mds d’€ d’épargne des français, on doit se méfier car l’État qui nous veut du bien, trouvera bientôt un moyen de les détourner dans son tombeau des Danaïdes fiscales au lieu de favoriser un mouvement pour financer la Recherche et l’innovation nationale, puisque l’on sait bien que c’est « la Pierre qui est le meilleur investissement pour ses vieux jours ».
    Donc, la France ne pourra « JAMAIS » redevenir une grande nation innovatrice et technique, à cause du capitalisme de connivence et du socialisme de romance.
    Et les Chinois, Indiens mais pas les Africains assureront leurs prospérités, grâce aux quelques français qui se rêvent encore de devenir « millionnaires ». Mais pas dans le pays des droits de l’homme ouvert à tous les vents d’un revenu universel obligatoire et gratuit.

    • Bonsoir gebe, Bonsoir à toutes et à tous,
      Ma foi ! Je comprends assez mal en quoi votre propos contredit le mien ? Pour vos propositions sur les transports, travaillez donc vos idées, et nous vosu trouverons le financement : c’est notre métier, à mes collègues et à moi-même …
      Les 2 800 Mds d’économies, contreparties de la dette d’Etat, sont en fait DEJA dans le « tonneau des Danaïdes » et Martine AUBRY et quelques autres rêvent jour et nuit de les confisquer définitivement …
      Amitiés,

      Pierre

  • Discour creux que l’on entend depuis plus de trente ans et qui nous a conduit là ou nous sommes. A chaque chapitre il n’y a que la certitude qu’une intervention magique et bienfaisant d’un état compétent va régler tous les problèmes.
    Il n’y a qu’un seul problème en France : c’est l’état !

    • Bonsoir Liam, Bonsoir à toutes et à tous,
      Je ne comprends pas très bien où vous comprenez que mon texte exprime la certitude d’une action magique et bienfaisante d’un Etat compétent …
      Je m’efforce plutôt d’exprimer ce que j’attends de l’Etat, et en premier lieu qu’il mette fin à sa gabegie maladive ! Mais bon, si on n’est pas nombreux à le lui répéter sur tous les tons, il a peu de chances d’entendre !
      Amitiés,
      Pierre

      • Bonjour Pierre, auriez-vous plus de détails sur la détection des profils d’entrepreneur et de chercheur dans le jeune âge ? Cordialement.

        • Bonsoir Emile, Bonsoir à toutes et à tous,
          Non … Je constate juste le très faible nombre de ces profils à l’âge adulte … Il y a un problème de capacités purement intellectuelles, mais pas seulement, loin de là. C’est aussi un « profil » psychologique, qui va bien au-delà des traditionnelles mesures dites « psychotechniques » …
          Il me semble en revanche que ce devrait être une démarche fondamentale de l’enseignement que de repérer ces profils le plus tôt possible, comme on le fait par exemple avec les sportifs ou dans une moindre mesure les musiciens.
          Il est clair que si on arrivait à les cultiver, ce serait encore mieux, parce que ce serait la façon la plus efficace d’augmenter le flux. Ceci dit, tout commence AUSSI avec l’état d’esprit des enseignants. S’ils sont nombreux à penser que l’entreprise est un lieu d’exploitation de l’homme par l’homme au service d’un mythique « grand capital », il est clair que cela ne va pas favoriser l’éclosion de vocations d’entrepreneurs ! Les enseignants sont apparemment beaucoup plus aptes à détecter les profils de chercheurs, sans doute encore plus rare mais plus connexe au leur. On a besoin d’augmenter le flux des DEUX.
          Mais bon, je n’ai aucune compétence dans ces domaines, je vois juste des résultats partiels sur des jeunes de plus de 20 ans …
          Amitiés,
          Pierre

      • @ Pierre
        Bonjour Pierre,
        Désolé pour ce commentaire un peu sec, mais il faut bien comprendre qu’attendre quoi que ce soit de la part de l’état ne sera jamais autre chose pour l’état qu’un prétexte pour agir et donc étendre son influence néfaste. Je ne conteste pas la pertinence de votre dignostic, mais ne faut plus demander à l’état d’agir bien, il faut maintenant exiger qu’il n’agisse plus, la société civile touvera la meilleur solution toute seule.

        • Bonsoir Liam, Bonsoir à toutes et à tous,
          Je vous en prie …
          Il faut bien prendre le problème par un bout : d’abord définir ce qu’on estime souhaitable objectivement, en parler, puis remonter cela à l’Etat sous forme d’exigence …
          Mais l’Etat ne peut pas « ne plus agir » : il faut bien qu’il assure l’ordre (c’et son boulot depuis des millénaires) et dans le cas précis, l' »ordre », c’est définir des résultats attendus pertinents. Charge à des opérateurs (peu importe leur statut, seuls les résultats comptent …) d’assurer les services correspondants …
          Amitiés,
          Pierre

          • Re-,
            Il est vrai qu’après la guerre, De Gaulle voulant assurer la « paix social » avait promis qu’un fonctionnaire ne serait jugé que d’après deux critères : son diplôme et son ancienneté …
            Aujourd’hui, cette règle est TOTALEMENT périmée pour deux raisons :
            1) Il y a aujourd’hui BEAUCOUP plus de fonctionnaires en % de la population ;
            2) Les fonctionnaires exercent des activités de plus en plus ouvertes à la concurrence internationale, fscalité (par exemple) comprise : cela change COMPLETEMENT les conditions ambiantes …
            Amitiés,
            Pierre

  • Pierre Tarissi ,

    « D’abord, revoir l’éducation ! » »

    Tout faux dès le début , le rôle de l’état n’étant pas d’éduquer ( ce qui revient à la famille ) mais d’apporter les éléments de base et plus ( l’enseignement ) permettant d’évoluer dans la société…

    • Bonjour Volna, Bonjour à toutes et à tous,
      J’ai l’impression que vous dites exactement la même chose que moi … à part peut-être le titre du paragraphe qui aurait pu être « D’abord revoir l’enseignement » …
      🙂
      Amitiés,

      Pierre

  • Pierre (je peux vous appeler Pierre ?) j’aime bien vos articles dont je pense comprendre le message de fond. Je suis toujours surpris par la virulence des commentaires et j’apprécie vos réponse dans leur fond mais aussi dans leur forme.
    Alors merci…

    • Bonjour, PukuraTane, Bonjour à toutes et à tous,
      Très volontiers !
      Et très honoré de vos appréciations …
      Ce qui me frappe souvent dans les contradictions, c’est leur absence de lien concret avec les propos critiqués. Quant à la violence, elle fait partie intégrante me semble-t-il du mode de communication « Internet ». J’attribue cela à son côté « intermédié » par la couche technique d’écran-clavier à écran-clavier …
      Amitiés,
      Pierre

  • « Si nous voulons que la France du XXIe siècle demeure ou redevienne une grande puissance scientifique… »

    Ce sont vos premiers mots. Quelle est donc l’hypothèse fondatrice de votre article ?

    réponse 1) La France est une grande puissance scientifique
    réponse 2) La France n’est plus une grande puissance scientifique

    Il s’agit d’une affirmation, et de son exact contraire.

    « D’abord, revoir l’éducation »

    La première conclusion arrive avant toute réflexion, et précise bien que nous serions dans l’hypothèse 1)

    Si donc la France est en ruine, n’est-il pas urgent de faire un état des lieux ?

    Qui est responsable de cette catastrophe ?

    Pourquoi ne posez-vous pas la question ?

    L’éducation nationale est sous emprise de sectes qui détruisent intentionnellement la capacité de réfléchir des élèves :
    -par les rythmes scolaires
    -par le contenu des programmes
    -par la propagande qui s’invite

    Les maçonneries et même l’église de scientologie sont toutes puissantes dans l’éducation nationale, et ça descend directement par voie hiérarchique.

    • Bonjour ppm00, Bonjour à toutes et à tous,
      Dans le « papier », je me concentre sur les faits tels que je les perçois … J’ai commencé ma vie professionnelle en 1977 dans un pays qui était à mon avis à l’apogée de sa puissance scientifique, technologique et industrielle … Aujourd’hui, il a perdu beaucoup de terrain (en relatif, évidemment) en se concentrant sur le développement gigantesques de dispositifs « sociaux » censés « aider les pauvres » qui ont bouffé les crédits régaliens, en particulier ceux de la Recherche Je constate aussi la décadence de l’enseignement technologique depuis qu’au début des années 60 on a supprimé les « Ecoles Nationales Professionnelles » que beaucoup de pays nous enviaient …
      Il est pour moi clair que dans les hautes sphères de l’Education Nationale sévissent des idéologues pour qui le travail manuel est sale, sent mauvais, et est au service du « grand capital », tandis que littérature française, latin et grec sont réputés « bourgeois » et « élitistes » …
      Je ne sais pas si ces gens sont scientologues ou francs-maçons, peu m’importe d’ailleurs … Ce que je souhaite, c’est que l’enseignement en France reparte du bon pied, en suivant (par exemple) quelques-unes des pistes que j’évoque – et ça urge, à mon avis …
      Amitiés,
      Pierre

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