Comment redonner de la liberté aux agriculteurs ? (2)

6 épisodes pour comprendre le malaise dans l’agriculture. Deuxième épisode.

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Comment redonner de la liberté aux agriculteurs ? (2)

Publié le 24 février 2020
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Par Laurent Pahpy.
Un article de l’Iref-Europe

Retrouvez ici la première partie de l’article.

Ci-dessous la liste des organismes publics et parapublics (financement totalement ou partiellement contraint et/ou tutelle du ministère de l’Agriculture) accompagnée de leur budget annuel et de leurs effectifs en équivalent temps plein (ETP). Nous excluons du champ de l’étude la chasse, la pêche, la forêt, la recherche et la formation agricole.
Sources : agencebio.org | agriculture.gouv.fr | anses.fr | ccomptes.fr | chlorofil.fr | europa.eu | inao.gouv.fr | ladocumentationfrancaise.fr | lefigaro.fr | legifrance.gouv.fr | msa.fr | sante-animale.com | terre-net.fr |

La liste des organismes publics et parapublics qui composent la technostructure administrative et qui s’imposent aux agriculteurs est longue. Dans ce rapport, l’IREF se concentre sur certaines des institutions les plus contraignantes pour analyser leur rôle, évaluer leur utilité et proposer des pistes de réformes.

Article initialement publié en mars 2018.

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  • le constat semble correct mais redonner de la liberté aux agriculteurs va se heurter au refus de certains agriculteurs d’en jouir. car la liberté à un coût.. Le problème est dans la tête des agriculteurs. de ceux qui ne devraient pas l’être et de ceux qui le serait si le monde était différent.

    • « redonner de la liberté va se heurter au refus de certains d’en jouir »
      Est-ce bien ce que vous voulez dire ? Il me semble que les agriculteurs sont par définition habitués à faire avec les conditions auxquelles il ne peuvent rien, comme la météo, et que la liberté serait plutôt une météo favorable. Le problème me semble ceux qui se mettent dans la tête des agriculteurs à leur place…

    • « Le problème est dans la tête des agriculteurs », on croit rêver ! Selon vous, la majorité des normes, instances et règlementations contre-productives dont on parle ici arrangent bien les agriculteurs ? Ou peut-être parlez-vous de « certains » d’entre eux, mais dans ce cas vous pourriez préciser lesquels. Ou peut-être ne savez-vous pas de quoi vous parlez.

      • Bonjour,

        Je ne pense pas que ces normes les arrangent mais il n’empêche que lorsqu’on voit certains pousser de cries d’orfraie car ils ne feront pas plus partie d’une zone permettant de toucher des subvention, on peut se poser légitiment la question si le soucis n’est pas en partie dans leur état d’esprit.

        Et je rejoins Jacques sur le fait que la liberté a un coût et que les agriculteurs n’ont plus cette notion en tête. Ces derniers ont tellement été habitués à vivre via des subventions, à intégrer ces dernières dans leur calcul de coût qu’ils ne savent même plus faire sans… une véritable dépendance qui a oblitéré leur « bon sens ».

        Enfin, question autre, lorsqu’on parle du revenu des agriculteurs (souvent décrit comme ridicule, etc.) avons-nous des chiffres fiables ? Et aussi, avons-nous en parallèle le patrimoine de ces derniers ?

        • Encore une fois, il faudrait savoir de qui vous parlez. Subventionner des exploitations non-rentables, c’est stupide. Mais si nos chers gouvernants ne leur mettaient pas la tête sous l’eau en les forçant à investir lourdement pour complaire à d’absurdes et incessantes nouvelles normes (de sécurité, environnementales), peut-être qu’il ne leur viendrait pas à l’idée les subventionner afin de leur éviter la noyade ! Desserrer la bride d’une main et la resserrer de l’autre est l’occupation favorite de l’État, ce n’est pas nouveau pourtant…
          Par ailleurs, ce phénomène s’observe notamment dans les filières d’élevage, ne généralisez pas. Peut-être pensez-vous, à raison, aux quelques grosses exploitations qui se taillent la part du lion, mais le revenu net de la plupart des agriculteurs reste faible.
          Ainsi vos insinuations sur les agriculteurs rentiers me paraissent-elles assez représentatives du profond fossé qui s’est creusé, depuis des décennies, entre le milieu agricole et le reste de la population, sous l’effet, entre autres, de politiques publiques calamiteuses guidées par le fantasme de la « société de services ». J’aurais pourtant pensé qu’un lecteur de Contrepoints parvienne à passer outre le cliché du paysan assisté doublé d’un empoisonneur et qui (le comble !) ose encore se plaindre…
          Alors que faire ? Il faut mettre en avant la qualité des produits à travers des labels… Bataille perdue d’avance en raison du déficit d’image entretenu par les médias et le gouvernement (délires AB). Il faut des exploitations plus grandes, évidemment… Mais voyez la levée de boucliers face à la ferme des mille vaches, alors que l’on trouve des fermes à cinq ou dix mille chez nos voisins. Il faut se regrouper pour être plus fort, en coopératives… Mais ça ne suffit pas toujours. Il faut employer des innovations techniques pour augmenter la productivité… Mais c’est interdit par le gouvernement !

          • J’approuve vos propos, mais vous oubliez un point important, la dépendance des élus à la grande distribution; chaque chef lieu de canton a son supermarché dont le maire est très fie, et très content des emplois crées, oubliant que ce hangar hideux a vidé son centre ville de ses commerces et de ses emplois….Mais il s’en fout sa campagne électorale a été généreusement, discrètement, habilement financée par la centrale qui a installé le machin…
            C’est la même chose pour les dépots de coopératives agricole (qui n’ont plus rien de coopératif)…Mais pour ce faire on a cassé les reins du marchand grainetier du coin, qui était là depuis des générations, qui faisait le même travail mais qui était malheureusement un abominable commerçant…

            Sur un autre plan je m’insurge contre la photo illustrant cet article, j’ai 67ans, mon grand père avait le même tracteur que sur cette photo…
            Vous donnez là une image dépassée de l’agriculture qui entretient le public dans cette nostalgie mortifère du petit paysan qui bien sur fait de la » qualité » (merde) dans son exploitation familiale ( où il exploite surtout sa famille)….
            Montrez leur des robots de traite, des moissonneuse batteuses, des machines à vendanger (vouées aux gémonies par les œnologues de salon en oubliant que la France est leader mondial dans ce domaine)

            • franchement est ce que tous les agriculteurs autour de toi partage ta façon de voir..??? là où je suis un tel état d’esprit est rare.

              • Oui. Arbo-viti, secteur non subventionné qui croule sous les règlementations paranoïaques et les paperasseries kafkaïennes. On ne demande pas des subventions, on voudrait juste qu’on nous foute la paix. Mais c’est visiblement encore trop demander.

      • je suis fils de paysans… je vois les manifs de paysans et j’entends rarement des appels au libéralisme …
        j’ai entendu par exemple des tas de demande de pognon pour entretenir les paysages…ben voyons..
        j’ai entendu un agriculteur me dire que son métier était de savoir répondre au système de subventions..
        j’ai vu un jeune menacer de se suicider si il n’obtenait pas de crédits pour s’installer..
        comprenons nous bien les agriculteurs sont comme tout le monde dans ce pays qui est tout sauf libéral …
        si il y a des réformes libérales des tas de fermes disparaîtront penser que les agriculteurs non compétitifs ne le savent pas et ne freinent pas est une blague.

        • les éleveurs laitiers ( je suis bas normands) auxquels je parle comprennent parfaitement la perte de compétitivité de leurs élevages, mais ils exigent un prix minimum au lait…

        • Et moi j’ai vu un agriculteur fumer, ce n’est pas pour ça que tous les agriculteurs fument… Je ne défends pas les subventions (je ne serais pas vraiment au bon endroit…), j’appelle à adopter une vue d’ensemble sur la question. Il faut, de toute façon, desserrer l’étreinte. Ne sommes-nous pas d’accord ? Or, cela ne pourrait se faire que de manière progressive en raison de cette dépendance qui existe pour certaines activités. Et oui, des exploitations disparaîtront, c’est inévitable… Mais il faut bien comprendre qu’elles ne seront remplacées par d’autres modèles que si l’État ne leur met pas des bâtons dans les roues !

          • bon sang, justement je dis que les agriculteurs ne sont pas tous du m^me avis… ceux qui ont accepté les subventions sont en général mal barrés..les a utres je les plains de tout mon coeur..

  • Bel exemple de la manière dont les politiciens arrivent à loger une quantité considérables de parasites, qui vivent aux crochets des contribuables!

    • @ Virgile
      Ah! Ça, c’est sûr! Mais d’où vient cette énorme pléthore d’administrations et de fonctionnaires, en plus des règles U.E. qui ont pour vocation de diminuer sérieusement: qui est plus « libérale »?
      La France ou l’U.E?
      Être agriculteur, cultivateur, éleveur ou paysan, peu importe le terme, c’est être « indépendant », ce que fausse un peu les prix minimum garantis et autres subventions ou exonérations, exigeant une gestion informatisée pour rendre les « contraintes » compatibles!
      Tache ardue pour savoir où on va!
      De plus, les variables (météo, règles nouvelles et autres multiples facteurs ou santé) sont peu prévisibles!
      Le versant « responsabilité de ses choix » n’est pas simple!
      Même si l’informatique et le GPS conduisent le tracteur à 4 roues motrices, avec outil, à 2 ou 3 dm près, d’un homme ou une femme seul(e).

  •  » Gefiels dem Bauern dieses Jahr zu rasten,
    so müßten Spaten, Schwert und Feder fasten.  »

    Proverbe populaire

    S’il plaisait au paysan de se reposer cette année,
    la pelle, l’épée et la plume auraient à jeûner.

    • de nos jours, il suffirait d importer la nourriture d un autre pays. Il y a un excedent (c est pour ca que les paysans ralent que les prix paye par la grande distribution ne couvre pas leurs frais).
      Importer du ble des USA ou d argentine par ex, c est pas un pb …

  • Dans cette série d’articles sur comment rendre leur liberté aux agriculteurs,RIEN sur le consommateur qui ne veut plus payer ou très peu (on ne peut pas manger correctement et être abonné à Canal ou/et Netflix et avoir sur soi un équipement électronique digne d’un avion de chasse…téléphoner ou bien manger…ni avoir des dizaines de tenues de sport dernière mode sans jamais en faire),RIEN sur les banques (CA)premières profiteuses de la PAC sans parler du système de cautions et enfin RIEN sur notre chère GMS !

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