Faut-il réformer le libéralisme ?

Si le manifeste appelant à une réforme du libéralisme de Tyler Cowen ne représente pas une direction viable pour le futur du mouvement, il a eu le mérite de démarrer un débat sur les alternatives possibles.

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Faut-il réformer le libéralisme ?

Publié le 19 février 2020
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Par Aurélien Chartier.

Peu connu en France, Tyler Cowen est pourtant un des économistes les plus populaires aux États-Unis. Professeur à la prestigieuse université de George Mason, il tient un blog intitulé Marginal Revolution, en référence à la théorie économique du marginalisme. Se définissant lui-même comme libéral progressiste, il tient de nombreuses vues hétérodoxes telles que son support au bailout des banques lors de la crise financière de 2008.

Une réforme du libéralisme

Sur fond de crise du libéralisme aux États-Unis, Tyler Cowen publie un manifeste le 1er janvier appelant à une réforme du libéralisme vers un mouvement moins doctrinaire et plus compatible avec la social-démocratie, ce qu’il baptise le libéralisme de capacité d’État (State Capacity Libertarianism dans sa version originale).

Son analyse du mouvement est sévère, mais a le mérite d’être honnête : une branche, qualifiée de camp de Ron Paul, s’est écartée vers l’alt-right tandis que les libéraux mainstream sont toujours présents, mais peinent à recruter de nouveaux membres.

Il pointe que certains problèmes majeurs comme le réchauffement climatique n’ont pas de réponse dans le libéralisme classique.

Enfin, il note qu’Internet encourage les opinions éclectiques en opposition à un mouvement politique doctrinaire.

Le libéralisme dans une logique sociale-démocrate

La solution qu’il propose alors est que le mouvement libéral arrête de rechercher une diminution de la taille de l’État, et au contraire s’inscrive dans une logique sociale-démocrate d’amélioration de l’efficacité de cet État.

Il prend l’exemple de l’éducation où les libéraux visent à privatiser le système existant et recommande qu’ils cherchent plutôt à améliorer l’éducation publique. Cela rendra à terme la privatisation plus simple, juge-t-il, sans expliquer la logique de ce raisonnement.

S’ensuivent d’autres exemples de domaines où l’intervention étatique est jugée nécessaire : l’infrastructure, la science, le nucléaire, l’espace, mais également les interventions militaires. Sur ce dernier point, Tyler Cowen donne l’exemple de l’Asie, oubliant promptement les guerres désastreuses en Afghanistan et en Irak. Quant à l’infrastructure, il reconnait que la gauche américaine met également ce point en avant mais fait juste de la mauvaise gestion.

Conscient que ce programme ressemble beaucoup à celui d’une partie de la gauche qui se veut « libérale-socialiste », Tyler Cowen tient à s’en éloigner, notant des points de différence comme son absence d’opposition au nucléaire ou à la fracturation hydraulique.

Les réactions à cette idée

Ce manifeste a rapidement reçu de nombreuses réponses venant de nombreuses personnalités de la sphère libérale américaine.

Jeff Deist, ancien chef de cabinet de Ron Paul, s’attaque entre autre à l’idée que l’État soit nécessaire au développement du capitalisme.

David Henderson, chercheur à la Hoover Foundation, critique l’utilisation du terme de libéraux « intelligents » par Tyler Cowen et rappelle que ce dernier oublie trop rapidement les travaux de l’école du Public Choice sur les motivations des politiciens.

Dans un registre proche, Ilya Somin, également professeur à George Mason, s’attaque également à l’idée que les libéraux intelligents se seraient ralliés au principe d’un libéralisme de capacité d’État. Il cite comme contre-exemples les travaux de Jason Brennan, Bryan Caplan et Deirdre McCloskey, qui se concentrent tous sur la nécessité de limiter le pouvoir de l’État. En effet, le seul intellectuel se rapprochant des idées de Tyler Cowen serait Brink Lindsey du Niskanen Center, un think tank s’étant distancé publiquement du libéralisme en 2018.

Au-delà des critiques sur le manifeste à proprement parler, il est intéressant de noter qu’il a engendré une réaction quasi unanime d’un mouvement pourtant profondément divisé et qui semble sur le déclin.

Ces réactions reconnaissent les problèmes que rencontre actuellement le libéralisme américain, mais restent fermement ancrées sur leurs principes idéologiques, refusant de se compromettre pour un message qui serait plus simple à diffuser.

Si le manifeste de Tyler Cowen ne représente pas une direction viable pour le futur du mouvement, il a eu le mérite de démarrer un débat sur les alternatives possibles.

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  • Quel meilleur moyen de tuer dans l’oeuf le libéralisme que de le rendre compatible avec la social-démocratie à la ramasse à cause de ses incohérences? Que l’état s’occupe du régalien, et uniquement de lui est déjà presque trop vue sa propension à vouloir sans cesse élargir sa sphére d’activité . Quand j’entends un libéral me parler des problèmes climatiques qui ne sont que des fantasmes de gauchistes en mal de pouvoir et d’argent des autres, je me dis que le fait qu’aucune des catastrophes annoncées ne soit encore arrivée semble n’avoir aucune prise sur les trouillards qui chercheront toujours plus de sécurité quel qu’en soit le prix .

    • Vous réagissez comme un conservateur moins comme un libéral, c’est à dire avec un esprit partisan. Parce que si on veut, la peur du grand remplacement est aussi « curieuse » alors que les fantasmes climatiques. Les peurs sont légitimes dans une population, c’est humain, c’est juste qu’elles ne doivent pas être instrumentalisées et c’est à mon avis là le positionnement du libéral. En pratique donc le libéral doit veiller à ce que des garde-fous existent c’est à dire des contre-pouvoirs. Et le meilleur moyen selon moi c’est la décentralisation, les pouvoirs et organisations locales, qui permet le mieux de faire correspondre liberté et préférences individuelles donc diversité. Or la diversité est la mère du progrès !

      • Contrairement au réchauffement climatique anthropique, le remplacement de la population française est une réalité. J’habite la même ville de la banlieue parisienne depuis 1972, alors, pour moi, le remplacement n’est pas une théorie mais un fait. le problème est que lorsque ce sera un fait pour la majorité de la population, il sera trop tard.

        • Mais bien sûr…
          Pour un libéral, les phobies irrationnelles des droitards pour prôner toujours plus d’étatisme sont aussi liberticides que les phobies irrationnelles des gauchistes.

          • Un argument très persuasif…

            • Persuasif pour les libéraux. Vous n’êtes pas concerné.

              • Vous ne représentez pas « les libéraux » mais une minorité libertarienne, Ron Paul ou Hans-Hermann Hoppe pas plus que Friedman ne sont des « droitards ».

                • Je ne suis pas libertarien, mais un libéral tout ce qui a de plus classique. Et vous tombez très mal car les ouvrages de Friedman ont justement été mes livres de chevets.

                  Je confirme : Friedman n’est pas un droitard et n’a rien à voir avec la théorie fumeuse du grand remplacement, d’autant plus qu’il était en faveur d’une immigration libre (contrairement à ce que prétendent sur internet, uniquement sur la base d’une citation tronquée, tous les droitards qui ne l’ont jamais lu).

                  • Non, ni lui ni les autres ne l’étaient dans un cadre d’état providence.
                    C’est une minorité extrémiste de « libéraux » mais surtout libertariens qui sont pour le free border dans ce contexte.

                    • Friedman était en faveur de l’immigration libre et opposé à la notion d’Etat-providence.

                      Et non seulement Friedman était en faveur d’une immigration libre, mais il expliquait en outre qu’il est contre-productif de lutter contre l’immigration illégale car celle-ci a des effets positifs sur l’économie.

                      Et cela n’a rien d’une position extrémiste, et encore moins minoritaire ou « libertarienne », puisqu’il s’agit de la position défendue par l’ensemble des auteurs « classiques » du libéralisme.

                      À vrai dire, la réalité est exactement l’inverse de ce que vous prétendez : parmi les nombreux auteurs libéraux, seuls quelques « libertariens » extrémistes très minoritaires, à la suite de HHH, prônent des idées liberticides en matière d’immigration.

                    • -Non, Friedman a clairement dit que les deux ne pouvaient coexister et les objections qu’il donnait était parfaitement pertinentes. Si vous ne prenez pas en compte ces objections alors que nous somme bel et bien dans des états providence vous êtes dans la pure théorie et vous êtes inaudible.
                      -On ne tombera pas d’accord.

                    • La fameuse petite citation qu’aiment reprendre niaisement tous les droitards sur internet de façon tronquée comme je l’ai déjà dit plus haut est détournée de son sens. Friedman expliquait que les politiques des tenants de l’Etat providence (les sociaux-démocrates) les conduisent à mener des politiques migratoires restrictives (alors même qu’ils prétendent dans le discours être généreux avec les migrants). Il s’agissait pour lui de se moquer ironiquement des conséquences des options politiques des sociaux-démocrates. Ce n’était nullement un blanc-seing pour maintenir l’Etat providence en l’état et ses conséquences liberticides sur l’immigration. Bien au contraire, c’est exactement l’inverse qu’il visait, comme tous ceux qui ont lu les ouvrages de Friedman le savent parfaitement, puisque :
                      – il a milité toute sa vie pour une réduction de l’Etat-providence
                      – il a toujours défendu l’immigration, y compris illégale.

                      Et, puisque je connais par cœur la rhétorique des droitards, ce n’est pas non plus la peine de venir me répondre que Friedman voulait qu’on réduise d’abord l’Etat providence avant de permettre une libération de l’immigration. Toute sa vie il a expliqué qu’un gain de liberté, quel que soit le domaine et les circonstances, était toujours bon à prendre, puisqu’il croyait à un effet d’entrainement (une liberté en entrainant une autre). Cette position lui a d’ailleurs suffisamment été reprochée dans le cas chilien.

                      J’ajoute qu’il ne s’agit pas ici de « tomber d’accord ». Il s’agit de rétablir des faits. Je déteste les mensonges colportés sur les auteurs et les manipulations pitoyables et détestables qui visent à faire dire l’inverse de ce que certains auteurs ont dit, surtout pour soutenir des idées liberticides.

                    • On ne tombera pas d’accord, je connais cette rhétorique et vous ne pouvez vous empêcher d’être systématiquement insultant, ça n’a aucun intérêt.

                    • Il ne s’agit pas ici de « tomber d’accord ». Il s’agit de rétablir des faits.

                      Par ailleurs, si vous souhaitez être respecté dans vos échanges, ne pas colportez des mensonges sur des auteurs.

                      Pour les personnes sincères qui lisent ces commentaires, je leur conseille de lire les ouvrages de Friedman suivant : « Free to Choose », « Economic Freedom, Human Freedom, Political Freedom » ou ses mémoires, par exemple. Il y défend toujours systématiquement la liberté de circulation comme un principe de liberté fondamentale, et il y explique toujours en quoi l’immigration est un bienfait économique.

          • Les Juifs qui font leur alyah ou déménagent en masse pour cause d’antisémitisme, les Français non musulmans qui déménagent pour la campagne pour cause d’insécurité grandissante * et parfois parce qu’on leur fait sentir qu’ils ne sont pas « chez eux », ce sont des fantasmes de « droitards », peut-être ? La démographie, c’est un fantasme de « droitard », peut-être ? L’histoire de pays comme le Liban, ou le Kosovo, ou le sort des chrétiens dans les pays musulmans, ce sont des fantasmes de « droitards », peut-être ?
            Le jour où vous passerez du statut d’observateur goguenard à celui de victime, je gage que vous changerez de discours et deviendrez vous aussi un « droitard ».

            * des articles paraissent de temps à autre, encore faut-il les lire, qui expliquent le lien entre hausse de la délinquance et immigration, ou entre délinquance et culture musulmane

            • C’est ça vous « raisonnez » comme une victime. Permettez d’interroger aussi l’accusé comme dans un bon procès. Ensuite je jugerai si j’en suis capable..

              • Eh bien allez-y, présentez l’argumentation de l’accusé, qu’attendez-vous ?
                À moins que vous soyez à court d’arguments ?

                • C’est vous qui faites le procès de, c’est donc à vous de l’instruire avec le plus de justesse possible. Mes arguments en tant que tels ne vous intéressent pas, au mieux vous vous en servirez pour appuyer votre thèse. J’ai autre chose à faire.
                  Sur ce que je peux lire de vous sur le sujet je pense que le point de départ de votre thèse est non réfléchi, que vous même ne parvenez pas à définir précisément, ce qui n’enlève rien à la cohérence de votre argumentation, c’est juste qu’il y a un biais cognitif. Il vous manque juste un petit fond de prudence pour être plus crédible.

              • Un bon procès implique l’interrogatoire de l’accusé.. mais aussi et surtout un exposé des faits.

                • Une température de 20°C est un fait. Est-ce une température chaude, douce ou froide ? Il y a sans doute plusieurs vérités.

                  • On sent que vous êtes bien en prise avec le réel, prêt à donner des réponses pragmatiques aux problèmes concrets des gens.C’est peut-être de l’ironie ou peut-être pas, qui peut le dire quand rien n’est certain ?

                    • C’est lorsqu’on généralise que plus rien n’est certain, être pragmatique c’est faire l’inverse non ? Prendre tous les faits à charge pour en faire une thèse (généralité) car c’est ce que je lis c’est tout proche de l’idéologie pas du pragmatisme.

        • C’est ce que les gaulois on dû dire dans leur Celte natal lorsque les romain sont arrivés.

      • D’ailleurs le véritable ennemi des libéraux c’est l’Etat et non le socialisme. Ce dernier est celui des conservateurs. C’est là tout le problème des libéraux, l’Etat c’est un peu tout le monde, il vaut mieux cibler un système de valeur d’autant qu’un libéral est souvent progressiste ou conservateur car l’esprit humain est ainsi fait.

      • MODÉRATION CONTREPOINTS >> Message supprimé pour insulte gratuite. Merci de modérer votre ton.
        Premier avertissement avant bannissement.

    • Réformer le libéralisme équivaut à le dénaturer voire l’éliminer car c’est une mise sous tutelle.

  • Je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de réponse libérale au réchauffement climatique. La première est que c’est sur la responsabilité individuelle et le refus de toute limitation des libertés individuelles que doit se baser toute politique dans ce domaine. Le refus du collectivisme, du renforcement du pouvoir de l’état, la confiance dans l’imagination et la créativité des acteurs privés sont les bases des solutions libérales.

    • Il ne vous reste plus qu’à m’expliquer comment vous pensez influencer un cycle terrestre dont nous sommes dans l’incapacité totale de comprendre ce qui le provoque où même comment il fonctionne . Tant que vous ne pourrez pas répondre à ça, vous ne pourrez pas avoir la moindre action efficace et vous gaspillerez des ressources qui seraient bien plus utiles pour s’adapter en cas de vrais problèmes . Bien sûr, c’est moins valorisant près des gogos qui deviennent manipulables à souhait dès qu’on leur fait miroiter une quelconque sécurité alors…

      • « vous gaspillerez des ressources qui seraient bien plus utiles pour s’adapter en cas de vrais problèmes » Raisonnement utilitariste.

    • le probleme avec la responsabilite individuelle, c est que ca marche si vous pouvez VOUS en supporter les consequences.
      Dans le cas du rechauffement, une bonne partie des gens seront mort (ou senile) quand les problemes serieux vont arriver. Et ceux qui vont devoir y faire face sont aujourd hui pas ne ou des enfants

      Donc la tentation est forte d ignorer le probleme car le gain est pour nous aujourd hui alors que la facture sera pour nos enfants apres demain

      • Bien sûr, en supposant que le problème existe . Pour le moment moi, je n’entends que des sirénes fascistes dans les cris des réchauffistes

        • Le réchauffement par rapport à quand ?
          A-t-on une idée du climat global au 6e siècle avant JC ? Des mesures par exemple ? Cette idée est-elle précise à 2 degrés près ?
          Quoi, c’est juste une histoire de croyance, ah bon… OK.

          • Oui, en moyenne, la température était plutôt agréable.

            C’est le comble du statisticien : la tête dans le frigo, les pieds dans le four, il considère que la température moyenne est fort agréable.

      • « Dans le cas du rechauffement, une bonne partie des gens seront mort »

        L’article était déjà poilant, mais avec ce commentaire en complément, on atteint des sommets insoupçonnés.

      • il est tout à fait normal d’ignorer les problèmes hypothétique d’un avenir lointain, c’est parfaitement rationnel. L’avenir est incertain et toute les prévisions (cf Malthus, club de rome, al gore…) se sont révélées fausse, TOUTES…L’avantage d’une société libérale c’est de pouvoir s’adapter très rapidement au changerment ce qui est infiniment plus intelligent que d’hypothéquer le présent sur des hypothèse de fin du monde farfelue. En plus, dans une société libéral tout ceux qui veulent croire en la fin du monde peuvent parfaitement suivre leurs préceptes idiots sans bien sur les imposer à tout le monde.

    • La réponse libérale au réchauffement climatique c’est la science s’exprimant librement étayée par des preuves expérimentales et non des modèles qui prennent la conclusion pour hypothèse et aussi la fermeture du GIEC et de tous les ministères de l’environnement de la planète.

  • A moins de supprimer du jour au lendemain l’ensemble des nations existantes (dont les Etats voyou..), à moins que l’ensemble de nos concitoyens se réveillent tous libéraux un bon matin, on ne voit pas commun passer « sans transition » de notre situation réelle actuelle à un système libéral spontané. Dés lors le réalisme, qui est en principe l’apanage des libéraux, devrait bien entendu faire admettre qu’au moins de manière transitoire on puisse pour l’investir et le changer, investir progressivement les systèmes sociaux démocrates. D’ailleurs où le libéralisme « pur » existe-t-il vraiment ?

    • Vous avez raison, il n’y aura pas de passage sans une période de transition, mais si transition il doit y avoir, il faudrait être sacrément crétin pour emprunter un chemin déjà totalement en échec, qui plus est s’il repose sur le mensonge collectiviste

      • D’un point de vue franco-français il y a du grain à moudre en regardant les réformes libérales qui ont été mené à l’étranger et qui a donné d’excellents résultats. On en trouve facilement et dans beaucoup de domaines. Il n’y a que Macron pour prétendre que la France est un pays à part, peuplé de « Gaulois réfractaires », et justifier ainsi son inaction. En fait, au lieu de tout vouloir privatiser en bloc, y compris la Police et les routes, ce qui n’amènera aucun libertarien au pouvoir (dont d’ailleurs ils ne veulent pas par essence même), il suffirait de commencer par arrêter d’interdire et de laisser faire un petit peu, tiens, au hasard, dans le domaine de l’éducation.

        • Tout à fait.
          Et donc ce n’est pas tant le libéralisme qu’il convient de réformer que nos social-démocraties dans le sens d’un peu plus de libéralisme.
          Ce qui suppose de faire collectivement pression sur l’État pour qu’il la mette un peu en veilleuse. Et à titre individuel, cela nous impose de ne pas systématiquement réclamer une loi ou un règlement à chaque souci que nous rencontrons. Discipline personnelle absolument nécessaire.

  • Pour ce qui est par exemple de la situation sur les modifications des les retraites , Il faudrait commencer par Libérer La Réforme

  •  » une logique sociale-démocrate d’amélioration de l’efficacité  »
    la social démocratie a échoué partout en europe

    • Et pourtant, c’est en Europe où on vit le mieux, non ?
      Espérance de vie, sécurité, mortalité infantile, accueil des plus démunis, liberté d’expression, liberté d’opinion, etc etc. Loin d’être parfait, certes, mais regarder le monde, et là où les gens vivent bien, c’est là où une certaine forme de sociale-démocratie fonctionne.
      Cependant, je dois l’admettre, le terme sociale-démocratie est tellement large et donc qu’il regroupe tellement de cas particuliers, qu’il englobe de facto beaucoup de pays.. c’est un peu facile dans le porter aux nues… soyons conscient de ses limites.

      • ça veut dire quoi, « bien vivre », déjà?

      • C’est le capitalisme et le libéralisme qui a permit l’enrichissement sans précédent de l’Europe. le socialisme est apparu comme les parasite apparaissent sur les plantes saine pour permettre à certain de bien vivre au dépend des autres.

        • N’oubliez pas le système éducatif organisé et payé par l’Etat, les études de médecine, d’ingénieurs de gestion etc payées par l’Etat en grande partie, les congés payés, le nucléaire, le développement d’infrastructures routières, de santé, d’enseignement, de culture.
          Votre vision du socialisme est ridicule. Je vous parle de certains acquis sociaux qui ont dû être âprement négociés, arrachés, pour que les fruits de l’activité économique ne restent pas uniquement aux mains des financiers, mais aussi profitent aux travailleurs.
          Sans le socialisme, nos sociétés seraient un cloaque de miséreux réduits à travailler pour 1 euro de l’heure pour des gens très riches vivant dans des ghettos ultra-sécurisés. ET SANS le libéralisme, nos sociétés auraient connu, sans doute, la misère à la soviétique.

      • « Et pourtant, c’est en Europe où on vit le mieux, non ? »
        ben non, il faut sortir de temps en temps

  • « que le mouvement libéral arrête de rechercher une diminution de la taille de l’État »

    Mais bien sûr ! Il suffisait d’y penser !

    « Z’est zans danger. Z’est zans… danger. Z’est… zans danger. »

  • « prestigieuse université de George Mason » ? Eh ben, être une université lambda aux USA, ça fait prestigieux.. Hum…
    Je vais suivre quelques liens donnés dans cet article parce que le bonhomme (Tyler Cowen, pas l’auteur) a l’air intéressant.

    • « Eh ben, être une université lambda aux USA, ça fait prestigieux.. Hum… »

      George Mason a produit deux Prix Nobel d’économie : pas mal pour une « université lambda »…

      • Cette université est classée 184ème université des USA.
        https://www.timeshighereducation.com/world-university-rankings/george-mason-university
        Alors oui, c’est une université lambda.
        C’est amusant que vous disiez qu’elle « a produit deux Prix Nobel », c’est comme si on disait que toute réalisation d’un être humain dépend entièrement de son environnement et non pas de ses capacités et de ses choix.
        L’homme 100% produit de son environnement.. vous portez à gauche, non ?

        • Ah, ah ! George Mason est clairement très réputée pour son activité de recherche dans le domaine des sciences économiques. 2 Prix Nobel + nombreuses publications dans les meilleures revues académiques. L’auteur parle ici d’un économiste issu de ce département, hein…

          J’en profite pour continuer à vous instruire : les 2 Prix Nobel en question ont été attribués à deux grands économistes libéraux, et non des gauchistes (je vous le précise car vous semblez être obsédé par les gauchistes et en voir là où il n’y en a pas). Et si l’ensemble de la communauté libérale a vite réagi à la tribune de Tyler Cowen, comme l’explique l’article, c’est justement parce que sa voix vient d’une université très réputée aux yeux des libéraux.

          Bref, je pense que tout ça vous passe au-dessus la tête. Je vous laisse donc médire sur tous les sujets auxquels vous semblez ne rien connaître ainsi que sur les personnes que vous ne connaissez pas (*), ça a visiblement l’air de tellement vous faire du bien…

          (*) vous m’avez directement catalogué en gauchiste, à partir d’un seul commentaire, et en déformant mes propos,on peut difficilement faire plus stupide…

        • harvard , yale , Princeton.. basta

      • les prix nobel d’économie sont une vaste rigolade, l’économie n’est une science, à quand une prix nobel d’astrologie?

        • Les prix Nobel sont décernés par une institution socialiste siégeant dans un pays ultra socialiste. Alors….

          • Raison pour laquelle, sans doute, deux éminents économistes libéraux de l’université George Mason ont été distingués par le Prix Nobel… Tout cela est d’une logique limpide…

      • « a produit 2 prix Nobel » tant qu’il ne sont pas du calibre de Stiglitz…

  • L’alternative à la liberté c’est l’esclavage.

  • Imaginer que l’état puisse résoudre des problèmes implique mécaniquement que les pouvoirs de l’état auront toujours tendance à augmenter. la logique est sans faille, si un problème n’a pas été résolut c’est parce que l’état n’a pas fait correctement sont travail, il doit donc augmenter sont implication. c’est ainsi que cela fonctionne dans tous les pays y comprit les US ou l’on voit une augmentation continue de l’empreinte étatique dans tout les domaines et une augmentation continue du contrôle des richesses.
    Si les libéraux se laisse gangréner par ce principe ils seront inévitablement corrompu. Le pouvoir de l’état c’est l’anneau unique, quelque soit vos bonne intentions vous serez corrompu.

  • « Il pointe que certains problèmes majeurs comme le réchauffement climatique n’ont pas de réponse dans le libéralisme classique. »

    euh..
    si…
    il suffit d »‘apporter la preuve que le futur est bien décrit par les modèles…

    sinon on parle d’un problème de nature essentiellement hypthétique.

  • Une société est la résultante de luttes antagonistes, si le libéralisme cesse de jouer les contres-pouvoir et accompagne l’étatisation, il faudra le renommer socialisme et il n’y aura plus aucune résistance. Par exemple, les « verts libéraux » en suisse votent toutes les pires âneries des écolos, c’est juste un peu moins rouge.
    La plupart des pays riches ont largement doublé en taille depuis 70 ans, il est plus que jamais d’actualité de rester ferme sur les valeurs de liberté de propriété et de responsabilité et c’est un boulevard tant elles sont malmenées.
    Une fois la société libérale parfaite instaurée, on pourra éventuellement discuter, mais ça n’arrivera pas dans cet univers.

  • Merci beaucoup pour cet article !

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