Politique, réformes : mais où est passée la droite ?

Les ratages du gouvernement s’accompagnent paradoxalement d’une quasi-extinction de la voix de l’opposition républicaine. Où est la droite ?

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Politique, réformes : mais où est passée la droite ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 février 2020
- A +

Par Claude Robert.

L’accumulation de ratages au plus haut niveau de l’État et la persistance de conflits sociaux majeurs sur fond d’accroissement de la pression fiscale résument assez fidèlement la présidence de Macron.

Pourtant, cette séquence à la fois ruineuse et violente qui tétanise le pays depuis presque deux ans s’accompagne paradoxalement d’une quasi-extinction de la voix de l’opposition républicaine.

Comment est-il en effet possible que Les Républicains aient décidé de repousser leur rentrée politique à la fin août 2020 en toile de fond d’un climat social et politique aussi dégradé ? Comment peuvent-ils laisser un gouvernement dé-réformer1 les retraites, attiser la révolte populaire et plomber l’économie sans réagir ?

De deux choses l’une, les Républicains pourraient soit s’opposer de façon systématique, soit s’imposer comme force de proposition. Or aucune de ces deux postures n’est la leur : à l’exception de quelques caciques comme Éric Woerth ou Christian Jacob2 qui émettent épisodiquement des jugements critiques sur la gouvernance de Macron, les Républicains ont choisi de rester politiquement muets. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ils ne prendront vraiment position qu’à la fin de l’été3 !

En réalité, cet abandon n’est pas si surprenant : il n’est finalement que le couronnement logique d’un long processus d’asservissement des leaders de la droite républicaine4 par la noosphère de gauche. Cette transmutation contre nature n’a pas été du goût de son électorat, qui l’a vécu comme une trahison pure et simple. Avec pour conséquence un nombre d’adhérents qui a été divisé par quatre depuis ces quatre dernières années5 !

Pourtant, le pire ne réside pas dans cette bérézina statistique mais bien dans le fait qu’il existe à ce jour un espace socio-politique non seulement orphelin du moindre représentant, mais également dénué de toute perspective électorale… Or, très curieusement, c’est dans ce territoire désormais en friche que se situent les clés du renouveau français tout comme celui des Républicains ! Jugeons-en.

Gauche, droite : quelle différence ?

Qu’est ce qui aujourd’hui distingue les citoyens de droite de ceux de gauche ?

Contrairement à ce que certains commentateurs ont déclaré, le distinguo droite/gauche est particulièrement vivace. On peut même avancer qu’il se révèle dans toute sa crispation selon deux dimensions sur lesquelles chaque camp n’est pas prêt de transiger :

  • le progressisme sociétal
  • l’économie de marché

Le progressisme sociétal, tarte à la crème actuelle ?

Le progressisme sociétal est l’apanage typique de la gauche. Qu’elle s’appelle PS ou LREM, qu’elle soit républicaine ou extrémiste, la gauche possède un sens aigu du droit des minorités qu’elle affectionne. Ouverte aux expérimentations les plus hardies, la gauche arbore une audace qu’on ne lui connaît certainement pas en matière d’économie.

On peut compter sur elle pour se battre dans l’intérêt des couples homosexuels et des familles monoparentales, dans la lutte contre toute forme de racisme envers les minorités ethniques ou religieuses. Elle serait même potentiellement encline à faire du zèle en matière de laïcité active, espérant au fond d’elle-même l’annihilation progressive de tout signe venant nous rappeler notre honteuse origine judéo-chrétienne.

Elle n’en pince pas beaucoup non plus pour tout ce qui transpire les odeurs de Nation et d’ordre, odeurs qu’elle trouve systématiquement nauséabondes.

Macron n’avait-il pas remis en cause l’existence d’une culture française ? Plus récemment, n’a-t-il pas déclaré à l’une de ses interlocutrices concernant la PMA : « Votre problème, c’est que vous croyez qu’un père est forcément un mâle » ?

Ces deux exemples résument à eux seuls, s’il en est besoin, l’ardeur progressiste actuellement en vogue à gauche de l’échiquier politique.

Bien évidemment, rien de tel à droite où l’on se satisfait plutôt bien de cet art de vivre à la française, mélange de tradition chrétienne, artistique et culturelle qui est le berceau de notre habitus actuel. Le style de vie « bourgeois » en quelque sorte, dont ce conservatisme de bon aloi de la droite ne souhaite pas se départir pour un oui pour un non.

L’économie de marché, bouc émissaire honni !

L’un des traits les plus discriminants à gauche est cette détestation réflexe de tout ce qui rappelle la libre entreprise, la concurrence, la croissance, en un mot, l’économie de marché.

Il est d’ailleurs révélateur que personne ne qualifie la gauche de terriblement conservatrice en matière économique. En effet, l’étatisme, les emplois aidés, le keynésianisme en général sont les recettes qu’elle ne cesse de mettre à toutes les sauces depuis des dizaines d’années, ceci indépendamment des contextes successifs et des problèmes à résoudre.

C’est d’ailleurs à ce détail que l’on découvre combien la quasi-totalité des gouvernements depuis Mitterrand s’adonne avec une constance aveugle à cette pratique dispendieuse et parfaitement inadaptée6. La chute considérable de la compétitivité française7 apporte pourtant un démenti cinglant et continu quant à l’efficacité de telles manies, mais en vain.

À l’inverse, il serait bien évidemment trompeur de croire que l’électorat de droite est viscéralement libéral, a fortiori dans un pays qui cultive l’étatisme comme une seconde nature et qui n’a jamais rien connu d’autre.

Mais les électeurs de droite ne nourrissent aucune aversion particulière vis-à-vis du paradigme de la libre entreprise. D’ailleurs, l’engouement suscité par le programme de Fillon lors de la primaire de la droite et du centre lors de la dernière présidentielle en atteste. De nombreux électeurs de gauche ne s’y étaient d’ailleurs pas trompés, qui avaient volontairement participé à cette primaire en votant Juppé afin d’éloigner l’horrible spectre libéral que représentait son concurrent d’alors8

Quelles sont actuellement les urgences de l’Hexagone ?

Aujourd’hui, la France est un pays ravagé par les conflits sociaux, en proie à une profonde désindustrialisation qui génère une raréfaction des emplois, un déséquilibre entre actifs et retraités ainsi qu’un appauvrissement relatif de l’ensemble de la population9.

Aujourd’hui, la France souffre également d’une espèce de crise identitaire, face notamment à une immigration qui, comme dans le reste de l’Europe, est perçue non seulement comme une menace sécuritaire, mais aussi comme une possible atteinte à sa culture et à son art de vivre.

Est-ce que le salut du pays réside vraiment dans une course au progressisme sociétal et dans la libéralisation des mœurs ? Ou est-ce plutôt dans la réconciliation nationale autour d’un habitus apaisé ? Est-ce que le salut du pays réside dans l’accroissement de l’emprise étatique avec pour corolaire une dette et des impôts toujours plus asphyxiants ? Ou plutôt dans la libéralisation de l’économie et des talents qui la constituent ?

Si l’on considère ces deux dimensions sur lesquelles s’opposent fondamentalement gauche et droite, force est de constater que cette dernière a une formidable carte en main, une carte maîtresse même. Pourquoi ? Parce que s’ils s’intéressent de nouveau à cet électorat qu’ils ont abandonné, cet électorat conservateur au niveau des mœurs et potentiellement libéral en économie, Les Républicains assureraient à la fois leur propre succès et celui du pays tout entier. Alors, dont acte ?

Sur le web

  1. Quand, au lieu de réformer, on recule au point d’aggraver les problèmes que la réforme initiale était censée corriger, on se trouve à l’inverse d’une réforme. Le comble de l’échec politique !
  2. Sans compter Luc Ferry qui ne mâche pas ses mots, mais de l’extérieur du parti.
  3. Christian Jacob le 20 janvier 2020.
  4. Depuis le RPR de Chirac, de l’UMP et enfin Les Républicains.
  5. Le Figaro.fr, 29 janvier 2020.
  6. Le keynésianisme est censé provisoirement aider les ménages en cas de crise de la demande, alors que la France souffre d’une crise de l’offre depuis une trentaine d’années au moins !
  7. La dégringolade des parts de marché industrielles mondiales de la France confirme de façon cinglante l’inadaptation des politiques successives (de 7 % il y a une vingtaine d’années, le pays est passé à 3,5 %, tandis que l’Allemagne qui était au même niveau a progressé depuis !).
  8. Faut-il le rappeler, Juppé n’est plus chez Les Républicains et a fait campagne pour Macron.
  9. Les chiffres du PIB/capita sont formels et confirment un recul lent et régulier du niveau de vie français en comparaison avec le reste du monde.
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  • Une partie n’ose plus lever la tête, bien contente d’avoir une mairie ou un petit poste sans se faire traiter de fasciste tous les jours, l’autre pense maintenant peu ou prou la même chose que la gauche à quelques détails prêts.
    La bataille politique est gagnée par la gauche, elle a tous les pouvoirs par contre elle a perdu le peuple silencieux les deplorable, les sans-dent, les somewhere, et ça fait un paquet de monde.
    Le premier type a droite qui retrouve sa paire de c*****e en même temps que des valeurs libérale et conservatrice pourrait bien créer la surprise, le fruit est mure.

    • Les similarités avec le parti Républicain aux USA est frappante. Trump est quasiment sorti de nulle part avec une hostilité franche des caciques du Parti Républicain lors de son ascension.
      Son principal mérite auprès des électeurs, c’est que contrairement au Républicain standard , il ne se transformait pas en flaque quand les gauchistes hurlaient au racisme comme seul argument.
      Est ce possible en France ? j’en doute fortement, les Républicains , ce n’est plus qu’un parti de notables, plus de gouvernement.
      Ils bloqueront un électron libre à la Trump avant même qu’il ne puisse se présenter.

  • Le probleme de la droite c’est que beaucoup de reformes macron sortent des cartons de la droite…difficile de gueuler
    La droite française aujourd’hui c’est le RN , çà fait longtemps que les pantins
    LR ne touchent plus le sol..
    Depuis l’éjection de Sarkozy , qui savait tenir un discours de droite sans faire les reformes nécessaires , il n’y a plus de droite…
    La 5eme republique n’en finit plus de crever..

    • La droite aujourd’hui c’est le RN… » oui, un RN aussi étatiste que Meluche et avec la même clairvoyance économique . Nous sommes au bord du gouffre, faisons vite un grand pas en avant …

      • si vous voulez , mais avec des idées plus affirmées concernant les reformes sociétales, l’immigration , et la justice..
        et si le pas en avant pouvait nous sortir du socialisme .. j’achete

        • les pb de l’immigration et du sociétal pourraient être réglés par référendum . Le RN ne prendra jamais le risque de peur de couler la petite entreprise Le Pen et cie .

        • Le programme du RN comporte de nombreuses mesures visant remettre du bon sens terrien dans les questions de sécurité , de justice, de défense nationale, de production d’énergie, de recherche et d’innovation, de simplification administrative, etc…
          Reste bien évidemment la question économique. Si le RN prend le pouvoir, nous allons avoir droit à un début très difficile. Mais nous avons le précédent du premier septennat de Mitterrand. Après deux années à faire n’importe quoi, la réalité a repris ses droits et une nouvelle équipe gouvernementale s’est appliquée à pratiquer une gestion plus rigoureuse. Deux ans, est-ce si long ? C’est à mon avis le prix à payer pour avoir enfin un gouvernement qui remette du bon sens dans la gestion des affaires publiques.

  • C’est bien des gars de la droite socialiste honteuse qui ont créé le commissariat général au plan et le RSI.

  • L’article fait une très bonne distinction des natures profondes de la droite et de la gauche. Ce qui est regrettable c’est que les politiciens professionnels font tout pour brouiller les pistes. Ce serait tellement mieux si les forces politiques assumaient clairement la nature profonde des populations qu’elles prétendent représenter. Et je ne pense pas que cela virerait à la guerre civile. Bien au contraire c’est l’impossibilité de débat clair qui alimente le climat de violence. Si celle-ci ne peut pas s’exprimer dans un débat politique honnête, elle réémerge forcément ailleurs.

  • J’ai l’impression que la droite finit toujours bouffer par la machine étatique d’ou l’impression que gauche et droite c’est kik-kif.

  • Depuis les années 70 il y a toujours eu 2 partis de gauche dont un s’est appelé l’UDF, le centre, l’UMP puis LR, voire 3 avec la création du Modem et même 4 avec l’arrivée de l’UDI. Quant au FN il a viré à gauche sur le plan du droit et de l’économie au départ de JMLP et à l’arrivée de Philippot.

  • desole mais l article se trompe sur pas mal de points.
    Historiquemnet, la gauche c est pas les droits des minorites (homo, immigres …) mais la lutte des classes ou de facon moins conflictuelle l interet pour la partie la plus pauvre de la societe.
    Mais depuis l arrivee de Mitterand au pouvoir, les CSP – ont vu leur situation se degrader (schematiquement les ouvriers sont devenus chomeurs et leur travail est en chine), donc le PS s est trouvé une nouvelle marotte: les minorites.
    En plus ca colle bien a leur electorat bobo car ca leur permet de se poser en victime (je suis discrimine car homo ou femme) alors qu ils sont dans la partie gagnante de la societe si on parle des revenus (pour ceux qui en doutent, pensez a notre amie Segolene)

    Pour la droite, une grande partie n est absolument pas liberale et ne veut pas entendre parler de concurrence en ce qui les concerne. Pensez par exemple au coeur de cible de l ex RPR: les paysans. La FNSEA s est illustre par la lutte contre la concurrence des paysans espagnols et la demande de subvention (la PAC)
    Fillion n etait d ailleurs pas liberal. Pour ceux qui en doute, je rapelle qu il a ete 5 ans premier ministre de Sarkozy.
    Maintenant le gros probleme des LR,c est que Macron leur a pique leur programme (qui a supprimé l ISF ?) et pire leur electorat (si au debut LAREM ratissait a gauche , les europeennes ont montre que le gros de l electorat LR est passé chez macron, qui apres tout fait le job. l ectorat LR n aime peut etre pas la PMA mais c est secondaire et apprecie que Macron veuille supprimer le regime speciaux de la SNCF (encore un truc que LR n a jamais ose faire))

    Bref, vous avez LREM, le FN et le reste ne pese plus grand chose

  • Très bon article. Macron a réussi l’exploit de se mettre à dos les syndicats, les corps intermédiaires dont les maires, les intellectuels, les partis politiques,etc comme le disait Luc Ferry sur LCI hier face à Cohn Bendit. Il n’y a plus que les journalistes mercenaires pour défendre Macron.
    Et pourtant LR ne tire pas parti de cette situation, tout occupé dans la bataille des égos chez les cadres, dans la défense de leur poste contre “un plat de lentilles” offert par Macron, etc.

    Nos sommes trahis un peu plus chaque jour! Désolant.
    Macron déconstruit méthodiquement la France pour bâtir le mondialisme, le progressisme. Ceux comme LR qui défendent Macron comme on peut le voir chaque jour notamment avec les listes pour les municipales sont aussi des traîtres.

    Je crois que, dans cette bataille entre progressistes et conservateurs, il faut être clair et radical, aucun bon point aux actions ou idées des progressistes même si nous en approuvons certaines car ils s’en serviront contre les conservateurs.

    Macron semble, plus que tous les autres Présidents, totalement coupé des Français, sans empathie ni bienveillance, cassant, méprisant envers un peuple qu’il ne connaît pas. Les autres avaient au moins le mérite de connaître l’électorat, à travers les mandats électifs qu’ils avaient exercés.

    Les manipulations courantes dont Macron et sa bande usent et abusent sont désormais connues, vues, entendues, décryptées. Elles ne trompent plus personne, qu’il s’agisse des chiffres économiques biaisés, des adversaires diffamés, de la Justice instrumentalisée, des informations soigneusement cachées ou mises en avant, suivant les intérêts du parti…

    La réalité, c’est que Macron, personnage décalé par rapport à ses prédécesseur, par rapport à l’image que l’on se fait d’un Président, mais aussi par rapport aux Français, avec qui il ne cultive aucune empathie, est désormais haï et déconsidéré de toutes parts. Et je ne vois pas comment il pourra remonter un courant aussi hostile et furieux en moins de deux ans, malgré toute sa volonté et son acharnement.

    Une citation de Jacques Julliard qui résume la situation : “Ce que cette longue traversée de deux siècles et demi nous a montré, c’est que la gauche, parti de l’individu face au primat du collectif qui était l’apanage de la droite, la gauche qui a fait la Révolution française au nom des droits de l’individu, droits politiques, économiques, sociaux, cette gauche devenue collectiviste au milieu du XIXe siècle à cause de l’impératif de défense des droits sociaux des classes laborieuses face à l’égoïsme féroce des détenteurs du capital, est aujourd’hui revenue, sans toujours le dire ni même le savoir, à ses origines : elle est redevenue le parti de l’individu.” (Les gauches françaises, page 879).

    • Jacques Julliard: « [cette gauche]… est redevenue le parti de l’individu. »

      De certaines catégories caricaturales ou fantasmée d’individus seulement.
      C’est la femme oppressée battue ou violée par l’homme blanc, c’est le « racisé » dont un lointain ancêtre aurait été colonisé ou esclavagisé par l’homme blanc, c’est l’homo moqué ou gazé par l’homme blanc, c’est le religieux, mais seulement celui qui utilise un tapis de prière et ce sont tous les criminels dont la violence n’existe forcément qu’a cause du capitalisme sans âme de l’homme blanc.
      Les autres individus, c’est-à-dire le 90% des victimes sont tout bonnement invisibles et quand une catégorie protégée est la victime d’une autre ça engendre des dichotomies grotesques.

    • Hollande n’était pas moins haï que Macron.

  • Merci pour cet article. Je fais partie de ceux qui aimeraient bien qu’on mette un coup de frein sur l’aspect sociétal, et qu’on mette le turbo sur la libération de l’économie.
    Mais malheureusement je ne vois pas quel politique en France peut incarner cette ligne, car aucun n’en a ni l’étoffe ni le courage, c’est déprimant.
    Et ce n’est pas la Marine, avec son programme révolutionnaire communiste post 2ème guerre mondiale, qui va résoudre le problème. Tout nationaliser, ça a décidément un air de réchauffé, il faudrait autre chose pour sauver la France.

    • Il ne faut rien exagérer, MLP ne veut pas « tout nationaliser ». Regardez-y de plus près. Evidemment, un libéral trouve à y redire sur ce point, mais elle est beaucoup plus respectueuse des libertés en général que Macron (davantage de liberté scolaire ou d’expression par exemple)

      • Lenine avait promis le pain, la paix et la liberté.

        La première chose que fera Le Pen sera de mettre les cultureux au pas et au pain sec.

        • « La première hose que fera Le Pen sera de mettre les cultureux au pas et au pain sec. »
          Dans un pays ultra-ruiné il faudra bien un jour, quel que soit le parti du dirigeant avoir des priorités…

  • « non seulement orphelin du moindre représentant, mais également dénué de toute perspective électorale » « vécu comme une trahison  » oui c’est exactement ça.

  • La deoite, à force de faire le grand écart idéologique, n’est plus du tout crédible. Elle est parvenu à avoir un centre de gravité électoral à l’opposé de ses cadres dirigeants.
    Quant à la France, entre les socialistes de gauche, de droite et du centre, elle est mal partie. Qu’a-t-on fait pour récolter des gouvernants qui systématiquement, ont détruit ce qui marchait dans ce pays?

  • Le vide absolu de la droite officielle, sidéral ou sidérant, c’est selon, correspond à ce qu’était devenue la droite ces dernières décennies, l’aile droite du parti unique socialiste. On se souvient d’un Fillon un certain soir de 2017 n’attendant pas deux minutes après 20h pour appeler à voter Macron, ultime crime politique ajoutant l’ignominie au scandale.

    Sujet sans intérêt. Que l’indigne droite prétendue ayant choisi la trahison de ses valeurs sombre définitivement dans les abysses de sa propre nullité, corps et biens. Bon débarras !

    • Qui peut croire que Fillon ait été même de tres loin libéral ? Il a créé cinquante impôts, creusé la dette de l’état de six cent milliards et fait entrer dans son gouvernement des gens du PS pour obtenir le brevet de compatibilité socialiste que la droite mongaullienne s’efforce d’avoir depuis 40 ans.

  • La droite? Elle est à l’ouest…

  • Il n’y a pas beaucoup de pays qui ont conservé une industrie. L’Allemagne et la Suisse certes, mais à part eux, je ne vois pas quels pays européens possèdent encore une industrie. C’est sans doute lié au fait que les jeunes sont orientés tôt vers l’apprentissage et donc ça permet de booster le tissu des PME. Donc dire que les maux de la France et son fort taux de chômage sont dus à la désindustrialisation me semble manquer de rigueur. Le taux de chômage, ce sont les taxes pour payer les fonctionnaires et c’est tout. La désindustrialisation commence dès le milieu des années 70 et sera agravée par les politiques collectivistes de Mitterrand, mais elle commence en Angleterre à peu près à la même période et ça n’a pas été si grave pour ce pays. L’Allemagne est une exception d’autant plus notable qu’elle s’est réindustrialisée après la chute du Mur, allant à contre courant de tous ses voisins européens.

    • Même si l’industrie est une faible partie du PIB dans un pays moderne, elle a un effet d’entrainement sur tout le reste. Les études économiques montrent une excellente corrélation entre la production industrielle et le niveau de vie. Cela n’a rien d’étonnant car une bonne partie des services dépendent indirectement de l’industrie (et n’existent donc plus s’il n’y a plus d’industrie) et une autre partie des services (à la personne) dépendent de la consommation de tous ceux qui travaillent directement ou indirectement pour l’industrie. En d’autres termes, si l’on double la production primaire (industrie, agriculture…), on double aussi le reste ! D’où l’intérêt de choyer l’industrie qui a besoin de main d’œuvre compétente (pas des immigrants sans qualification puisque tout ce qui est automatisable l’est ou le sera) et qui a besoin d’énergie abondante et bon marché. Les délires des énergies « vertes » vont encore plus plomber l’industrie et donner un avantage compétitif déterminant aux pays (USA notamment) qui ne tombent pas dans ce délire.

    • Il ne faut pas croire que l’industrie est has been. La France a nettement reculé non seulement par rapport à l’Allemagne, mais aussi par rapport à l’Angleterre et à l’Espagne, ces 2 pays ayant une industrie à présent plus importante que l’industrie française ! Il n’y a aucune excuse à avoir perdu la moitié de nos parts de marché industrielles mondiales en 20 ans et quelques. C’est pour cela qu’il y a autant de chômeurs, de pauvreté et si peu d’actifs pour payer les retraites… Les économistes se sont d’ailleurs rendu compte que l’industrie créée beaucoup plus d’emplois (dans les services) que les services eux-mêmes !

  • y-a-t-il jamais eu une droite en France? je crois que non.

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