La croissance économique, miraculeuse ou apocalyptique ?

Il est faux de prétendre que la croissance économique s’accompagne nécessairement d’effets pernicieux.

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La croissance économique, miraculeuse ou apocalyptique ?

Publié le 3 février 2020
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Par Thierry Godefridi.

Le mérite de Sortir de la croissance, l’essai d’Éloi Laurent dont une recension a été faite récemment, réside dans ce qu’il indique la portée et l’ambition du projet écologiste. Le schéma extrait du livre en témoigne, un bon croquis vaut mieux qu’un long discours.

Tim Harford, l’Undercover Economist, rapportait, dans un article de l’édition des 11 et 12 janvier 2020 du Financial Times, que, si les tendances se maintenaient, le produit mondial brut (le PIB mondial) doublerait d’ici 2040. Cela correspondrait à un coefficient de croissance de 30 x en un siècle, de 1000 x en deux siècles.  Miraculeux ou apocalyptique, interrogeait le journaliste britannique.

S’agissant d’une statistique synthétique qui ne mesure ni la consommation d’énergie et de ressources, ni d’autres éléments qui contribuent au bonheur humain, ce n’est, a priori, ni l’un, ni l’autre. Le PIB pourrait être un problème, comme le prétend Éloi Laurent, si les gouvernants de ce monde étaient obnubilés par sa maximalisation. Ils ne le sont pas. S’ils l’étaient, ironise Tim Harford, ils s’abstiendraient d’infliger l’austérité face à une crise financière, de lancer des guerres commerciales ou de mettre en œuvre le Brexit (« getting Brexit done »).

Côté positif, la croissance du PIB est fortement corrélée avec les bonnes choses de la vie, à court terme avec une économie qui procure des emplois, à long terme avec le progrès social. En atteste le Social Progress Index, un indice du développement humain autour de trois axes :

  • les besoins de base : alimentation, santé, logement, accès à l’électricité, sécurité
  • les piliers du bien-être : alphabétisation, éducation, espérance de vie, taux de suicide, obésité, pollution, etc.
  • les opportunités : droits politiques, droits de propriété, corruption, accès à l’éducation supérieure, tolérance sociale, etc.

Cet indice du progrès social inclut 52 indicateurs et a été adopté par la Commission européenne.

Il est faux de prétendre que le développement économique s’accompagne nécessairement d’effets pernicieux. C’est une simple question de bon sens. Un emploi permet de s’éclairer et de se chauffer, mais l’obtention du gros lot à la loterie n’incitera pas le gagnant à s’éblouir ou à se faire rôtir vivant. Trop c’est trop. De même, si l’esprit entreprise n’a pas pour priorité primordiale le respect de l’environnement, il est inévitablement amené à en tenir compte. L’énergie et les autres ressources ont un coût, qui pousse l’entreprise à les utiliser avec parcimonie pour garder ou renforcer sa compétitivité et sa rentabilité.

À titre d’exemple, cité par Tim Harford, les canettes de bière pesaient 85 g l’unité à la fin des années 1950, elles en pèsent moins de 13 aujourd’hui. Ce n’est pas un cas isolé : au Royaume-Uni, le poids total des marchandises entrant dans le cycle économique ainsi que celui des déchets en fin de cycle ont baissé depuis le début des années 2000 et pour toute l’Union européenne les émissions de CO2 ont diminué de 22 % entre 1990 et 2017 (voir Eurostat). Une lecture de la presse alarmiste ferait croire le contraire.

Dans un article du 9 janvier 2020, Joel Kotkin, un spécialiste des tendances économiques, sociales et politiques de la Chapman University d’Orange, en Californie, et auteur de plusieurs livres, relève que, jusqu’il y a encore quelques années, la nécessité de la croissance économique pour soutenir la société était presque universellement reconnue, y compris par les socialistes, bien que ces derniers se soient souvent montrés plus habiles à assurer leur pouvoir et leur propre bien-être que le progrès matériel et la prospérité du plus grand nombre.

Alors que, pendant des décennies, la croissance économique a considérablement rehaussé le niveau de vie de centaines de millions de personnes en Amérique du Nord, en Europe et en Asie et a largement pourvu à la stabilité sociale après les convulsions de la Seconde Guerre mondiale, de nos jours, nombreux sont ceux dans la classe politique et le monde académique, y compris aux États-Unis, qui rejettent la notion même de progrès matériel en raison de préoccupations environnementales et d’équité sociale.

Le prix Nobel américain d’économie Joseph Stiglitz (auquel Éloi Laurent se réfère dans Sortir de la croissance) en fait partie, cela ne surprend pas. N’est-il pas, par contre, ahurissant qu’aucun candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine n’a fait de la croissance économique une priorité incontestable ? Même Joe Biden, considéré comme un démocrate modéré, s’est engagé à supprimer tout recours aux combustibles fossiles et à instaurer une politique « verte », s’étonne en substance Joel Kotkin, pourtant lui-même catalogué comme libéral progressiste.

Que l’on ne s’y trompe pas, le fondamentalisme écologiste s’écarte radicalement des fondements du matérialisme dialectique marxiste et nous force à entrer dans une ère de déclin économique à un moment où les taux de natalité et les évolutions démographiques devraient, au contraire, instiguer à soutenir la croissance.

Les travailleurs et les épargnants seront les premières victimes de la décroissance. C’est l’essence du message qu’adressa le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, à la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, lorsque cette dernière évoqua à Davos une modélisation de l’économie à 30 ans en fonction de son impact environnemental : « So, if you want to put a tax on people, go ahead and put a carbon tax. That is a tax on hard-working people. »

Ce faisant, ne nous leurrons pas, corrélation à l’appui, le PIB reste un précieux indicateur de bien-être et de progrès social, comme le suggère ce tableau récapitulatif de l’indice SPI.

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  • décroissance ou croissance c’est toujours vouloir se mêler de la vie des gens..
    spi..arbitraire..
    on ne peut pas faire confiance sans avoir jouer avec les paramètres..
    notez qu’un politicien qui se soucierait d’améliorer le spi et de d »passer un concurrent ferait exactement cela..
    on peut faire autrement..demander qu’est ce qui est mieux au sud soudan qu’en Norvège?
    les gens rigoleraient…

    mais on va rappeler que en effet…la majeure partie de l’action politique a consisté à DIMINUER la croissance économique.. avec la décroissance , ce serait la première fois que des politiques pourraient dire..on a réussi…

  • Essayez pour voir …et la révolution viendra.
    Ces écolos sont insensés et malades, au lieu de prévoir l’apocalypse et la misère des hommes, si problème climatique est avéré, ils feraient mieux de participer aux solutions positives d’adaptation. Mais nous n’aurons pas besoin d’eux car l’homme a toujours su innover, évoluer.

    • « l’homme a toujours su innover, évoluer. »
      Ne nous leurrons pas: c’est cette tendance, celle de la vie, qu’ils veulent contre laquelle ils veulent lutter. Par tous les moyens.

  • Non seulement la croissance économique fait émerger les individus du premier étage de la pyramide de Maslow (comme l’article le rappelle) et leur fait gravir ses étages successifs , mais elle les mène à coup sûr vers son sommet avec les services auxquels cette croissance leur permet d’accéder , dont leur emploi et leur formation, puis à l’autonomie, l’indépendance et la liberté. On observe au passage que les régimes socialistes progressent exactement en sens contraire, privant d’abord les gens de liberté, de sécurité, et d’autonomie, pour les amener progressivement à ne plus pouvoir faire face à leurs simples besoins physiologiques.

  • A Gouflo2 et gaston79.
    J’aimerais pouvoir dire comme vous.
    L’échec patent des “praxis” marxistes et marxisantes, bref des idéologies de gauche, a évidemment été longuement analysé. Surtout par ceux-là même qui ont échoué, évidemment.
    Il ne faut surtout pas les prendre pour des imbéciles…
    L’échec est certes dû à l’inefficacité de leurs méthodes (oui, gaston79, avec les privations de “de liberté, de sécurité, et d’autonomie,…”) mais surtout au fait que les gens étaient encore (oui gouflo2) capables d’ “innover, évoluer”. Ce “surtout” qui a tout foutu en l’air, ils l’ont fort bien compris, est lié à l’éducation, à la formation des jeunes, qui renâclent lorsqu’ils deviennent adultes, à envisager une décroissance pour des motifs idéologiques.

    La solution ? Réformer progressivement le système éducatif. Curieusement, par hasard (et pas par hasard) n’est-ce pas ce qui est en train de se produire ?

    Je me souviendrai toujours de ce que me disait un vieil universitaire albanais lorsque j’avais été amené à travailler dans ce pays, alors enserré dans le carcan de type stalinien. Il voyait bien que ça ne fonctionnait pas, mais n’en était pas moins optimiste : « Laisse nous le temps ! Ton Christ, il a mis combien de temps pour modeler ta société, combien de siècles ? Laisse nous un ou deux siècles… ».

    • Réformer progressivement le système éducatif. Curieusement, par hasard (et pas par hasard) n’est-ce pas ce qui est en train de se produire ?
      Il faut y regarder de près. Réformer oui, mais dans quel sens? (Un exemple: la suppression progressive de l’enseignement disciplinaire)

  • d’un autre coté travailler pour fabriquer des merdes inutiles pour en acheter d’autres faites par d’autres au prétexte qu’il y a de la pub a la télé ..
    il y a de quoi s’interroger.. non?

    • Désolé mais je doute fort que les gens achètent des merdes inutiles car, vu nos moyens, nous sommes obligés de faire attention à notre budget.

      • encore désolé mais quand je vois le rush sur les nouveautés téléphoniques, les cadeaux de noël, le prix des bagnoles qui font vroum vroum,le vacances a « Tapaouchnock », les routes de vacances et le prix des aliments ‘bios » je me prends a douter

        • Ce qui fait plaisir n’est jamais inutile. Dans les pays au-delà du rideau de fer, il n’y avait aucun de ces gadgets inutiles, et les consommateurs n’en étaient pas plus heureux…

        • Avec un salaire médian de 1772 euros il faudrait voir leur poids dans la consommation des ménages dont 50% de la productivité est déjà mangé en amont par l’état.
          .
          Selon l’INSEE 2018, La communication représente 1,8%, les loisirs et cultures 6% (dont 2,1% de services récréatifs), les hôtels et restaurants 5,7%, les équipement du logement 3,6%, les soins personnels 1,9%, les achats de véhicules 5,2%, l’habillement 2,8% et les drogues et alcool 2,8%.
          .
          Ce que je trouve beaucoup plus surprenant, c’est que les convaincus de l’apocalypse, les chantres de la décroissances et de l’anticapitalisme se gavent jusqu’à la glotte comme les autres avec des véritables anomalies comme par exemple les emballages individuels des légumes et fruits « bio » et en général tout le marché de la bonne conscience et de la santé « naturelle » qui coute une blinde et n’est souvent pas indispensable voir contre-productif écologiquement.
          .
          Pour les plus militants, on peut même acheter une coque de iPhone « Capitalism destroys the planet, the revolutions must be eco-socialist » (22 euros) 🙂

    • Tout à fait d’accord avec vous Claude !
      Je suis convaincu qu’une énorme part de l’économie mondiale repose sur ces m*rdes inutiles, j’appelle ça l’économie du gadget. Je lisais ya quelques jours qu’un vêtement était porté 200 x ya 15 ans, et ne l’est plus que 64 x en moyenne de nos jours. Les prix ont chuté, mais comme les gens en achètent plus, tout le circuit économique en profite. La qualité des vêtements est moindre également, d’une part pour réduire les coûts/augmenter les profits, de deux pour forcer un nouvel achat (obsolescence programmée) et de trois parce que de toute façon les gens ont changé/ont été forcés de changer de mode de consommation, notamment par le matraquage publicitaire et l’illusion du bonheur consumériste.
      Je suis effaré les rares fois que je vais dans les galleries commerçantes du nombre de magasins de bijoux de fantaisies, de chouchous pour les cheveux, de breloques, de montres, de bijoux semi-précieux, de gadgets type nature et découvertes (100% bobo ça), de salière poivrière à 25 euro, etc…
      Nous, les consommateurs, sommes gavés comme des oies par la pub et les industriels et les magasins parce qu’il y a une nécessaire fuite en avant. L’économie actuelle, fondée sur le crédit, est une pyramide de Ponzi !
      Malheureusement, de grands naïfs croient en la croissance infinie…

      • vous avez compris.. si on se contentait du nécessaire la croissance irait a -3% par an..
        chiche .. pour le coup les buveurs de taxes et les fumeurs de pub l’auraient dans le .. grave.. je ne parle pas de l’etat qui décréterait l’urgence!!

  • En fait, j’ai plutôt l’impression que nos politiques, incapables de créer des richesses (comment le pourraient ils ?), se sont simplement adapté à leur incompétence, et par un coup de lucidité propre à l’instinct de conservation des cafards politiques, ont décidé de nous vendre leur échec comme une volonté politique durable, solidaire et éco-responsable…

    En tous cas ils sont doués, au moins pour garder leur place pour le partage du butin…

  • Enfin un auteur qui dit que « le fondamentalisme écologiste s’écarte radicalement des fondements du matérialisme dialectique marxiste », ouf. Ya fallu le temps. Puisse-t-il être entendu et compris.
    Sinon, ya un souci quand il dit « taux de natalité et les évolutions démographiques devraient, au contraire, instiguer à soutenir la croissance. » => il est démontré que l’accroissement des richesses mêne à une diminution de la natalité. Les données de l’INED à ce sujet sont claires.

    • le marxisme et l’ecologie sont des alliés de circonstance.. les deux veulent mettre à bas la société libre.. mais si il y a arrivent ils se massacreront. les deux ont pourtant la même idée d’un interet commun…

  • Dans un article récent, Charles Gave montrait que le PIB était de moins en moins « lourd » donc polluant au profit d’un PIB léger de services dématérialisés.
    Dans le même temps l’efficacité énergétique n’a cessé de croitre, on produit plus de PIB avec moins d’énergie, et la natalité est maintenant négative sur tous les continents, à l’exception de l’Afrique. Elle est même fortement négative dans nombre de pays développés.
    La croissance n’est pas « infinie » comme les déclament les imbéciles socialistes, et si les énormes gains du passé étaient surtout dus à la sortie de la pauvreté et la forte natalité elle est maintenant le reflet d’améliorations de l’efficacité et aussi de l’étatisation, puisque le PIB non-marchand est compté.
    .
    Bref, tous les indices pointent vers une résolution des problèmes environnementaux et humains à moyenne échéance à l’échelle du siècle, avec une humanité réduite qui utilise moins de ressources pour plus de bien-être.
    .
    Reste deux énormes problèmes : le socialisme qui risque de flinguer cette trajectoire et l’Afrique qui ne donne toujours aucun signe de transition démographique, les gains économiques sont beaucoup plus faibles que la croissance de la population qui pourrait monter jusqu’à 6 milliards d’ici 2100.

    • « natalité négative » ? Cela est impossible vu que la natalité est « Rapport entre le nombre de naissances et le nombre total d’individus d’une population donnée. ». Pouvez-vous éclaircir cette erreur svp ?
      Il semble que vous parlez plutôt de taux d’accroissement, qui seraient, selon vos dires non-sourcés, fortement négatifs dans nombre de pays développés. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_et_territoires_par_taux_de_croissance_démographique
      Nous voyons ici que, mis à part le Japon et l’Allemagne, et quelques pays baltes et de l’est, cette affirmation est discutable.

      Il est faux de dire que ce sont les socialistes qui croient en la croissance infinie (j’invite à Cavaignac à donner son avis car il a soutenu cela dans le passé :-)), c’est plutôt les capitalistes qui le disent. Pourquoi ? Ben sans croissance, tout leur système se casse la figure, donc il faut bien y croire. Mais on peut élargir cela à tous les partisans du productivisme en fait.

      Votre deuxième point sur « une humanité réduite qui utilise moins de ressources pour plus de bien-être » est pile-poil un discours de décroissance :-). Vous me surprenez.

      • ce sont les socialistes qui croient en la croissance infinie des taxes diverses et(a)variées… Si si 😉

      • L’expression est claire sauf pour les imbéciles et si vous lisiez autre chose que pravda-magasine vous sauriez que tous les continents vont perdre de la population d’ici 2100 sauf l’Afrique qui n’a pas fait sa transition démographique.
        .
        L’augmentation de population des pays riches ne tient que par l’immigration (source: ODE Observatoire démographique européen), c’est particulièrement vrai pour la France avec au minimum 20,7% des nouveaux nés dont une grande partie issus de populations du continent africain (37,7% de dépistage de la drépanocytose en 2012).
        .
        Je n’ai jamais dit que les socialistes « croient en la croissance infinie », quand cesserez vous d’être un naufragé de la compréhension ?
        .
        Les « capitalistes » n’ont pas besoin de croissance globale juste de la liberté économique du droit et donc des profits et pour la décroissance :
        Les gauchistes comme vous prônent un génocide économique alors que je dis qu’elle va arriver simplement et naturellement en toute liberté et prospérité pourvu qu’on ne vous laisse pas faire.
        Votre décroissance est à la mienne ce que la prostitution est à l’amour.

        • J’ai comme l’impression que vous m’insultez…
          Désolé d’être précis dans l’utilisation des mots, c’est juste une question de rigueur, de sérieux et de maitrise du sujet.
          Je n’ai jamais lu Pravda-magaZine (avec un Z comme Zorro).

          Pour votre info, l’OED auquel vous faites référence n’existe plus depuis 2005. Il y a 15 ans. Le temps passe vite.
          Si je me réfère à un article de The Conversation de 2019 sur le sujet, il existe plusieurs scénarii possibles, mais comme ce même article le souligne : « Ces chiffres sont des prévisions et l’avenir n’est évidemment pas écrit. Il demeure que les projections démographiques sont relativement sûres lorsqu’il s’agit d’annoncer l’effectif de la population à court terme ; c’est-à-dire pour un démographe, les 10, 20 ou 30 prochaines années. Quant aux projections plus lointaines, elles connaîtront sans doute de nouvelles révisions au gré des surprises que nous réserve l’avenir. »
          https://theconversation.com/combien-dhumains-demain-lonu-revise-ses-projections-118798

          Vous n’avez pas dit que les socialites croient en la croissance infinie ? Ah bon… la phrase que vous avez écrite : « La croissance n’est pas « infinie » comme les déclament les imbéciles socialistes,  » pourrait laisser penser le contraire à toute personne parlant peu ou prou le français.

          • Bref, vous répondez totalement à coté ne réfutant aucun des points centraux et il était absolument évident que la « croissance infinie » est une intention que les gauchistes prêtent à leurs adversaires, je n’écris pas pour des SEGPA.
            .
            C’est un de vos slogan anti-liberté favoris que vous avez d’ailleurs chanté avec ferveur à peine un commentaire plus haut.
            .
            Dans votre empressement à vous venger des innombrables vestes que je vous ai mises, vous êtes même arrivé à prendre littéralement une telle phrase sans tenir aucun compte du contexte, de la suite, du sens général et de l’absurdité d’une telle proposition ?
            Vous vous surpassez là 🙂

    • Le point moyen de PIB, oui.
      Une entreprise d’assurances aura toujours un bilan CO2 plus faible qu’une fonderie.
      Le CO2/point de PIB baisse-t-il du fait qu’il y a plus d’assureurs ou que les fonderies sont plus économes en fumées ?

    • la démographie africaine n’est pas un problème en soi : le continent est encore très vaste et peu peuplé.
      le problème est l’incurie et la corruption des dirigeants africains.

      • Tout à fait, mais ces dirigeants émanent d’une culture tribale qui selon certains philosophes africains est bien un des problèmes principaux. Derrière les dirigeants, il y a toujours un « clan » voir une ethnie complète qui profite au dépens des autres (Cf: Mali par exemple).
        .
        Il n’y a pas « d’individu » qui est l’atome de la société libérale, mais un collectif tribal qu’il convient d’alimenter en prenant des ressources accessibles puisque il n’y a pas non plus de propriété privée dans un collectif (le régime qui existe date de l’époque coloniale mais il est peu fiable, décrié et ce n’est toujours pas un point central du questionnement africain cf: « régime coutumier » Mahmood Mamdani).
        .
        Sans possibilité de développer une économie capitaliste, ce sont des bio-ressources de base qui sont gaspillées et si le continent est grand elles sont quand même limitées à certaines régions et par le mode de collecte.
        Avant les Européens, il y avait une « sanction » naturelle qui limitait la population mais l’addition des aides et transferts depuis les pays riches (70 milliards+rente minière et pétrolière) est en train d’engendrer un désastre écologique et humain qui me semble prévisible.
        .
        Quand des ressources externes maintiennent artificiellement une population à un endroit, qu’elle ne développe pas d’économie capitaliste locale et qu’elle double ou triple vous avez de grandes chances d’avoir un environnement dévasté sur fond de famines, de guerres tribales avec une diaspora mondiale et un besoin encore accru de ressources externe, qui laisserait mourir ces gens ?
        .
        L’avenir est inconnaissable évidemment, mais j’ai connu les grands espoirs des années 80 auquel succède un certain désabusement et je ne vois pas de sortie « par le haut » de cette situation.
        .
        Que n’ai-je pas vu ? (les Chinois n’ont pas de passif colonial ni d’état d’âme, mais ils n’ont pas non plus de sociétés libérale et ce n’est toujours pas une solution endogène.)

  • Politique de décroissance : mobiliser massivement des moyens économiques pour réduire la production de moyens économiques.

    Une chose est certaine, une décroissance ne sera jamais contrôlée et sans remous.
    Dès que les taux vont monter, que les Etats feront défauts, que les gens seront en colères parce que les salaires baissent, je doute qu’on puisse parler de projet viable.

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