Croissance créatrice aux USA : plus d’emplois, moins de chômage

Les chiffres publiés par le Labor Department prouvent que ce sont bien les réformes économiques et la croissance qui font reculer le chômage, la pauvreté et les inégalités. Pas l’étatisme.

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Croissance créatrice aux USA : plus d’emplois, moins de chômage

Publié le 14 décembre 2019
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Pendant que la France est bloquée par les grèves à cause d’une réforme des retraites qui vise en réalité à étatiser et à nationaliser le système, aux États-Unis, les chiffres de l’emploi semblent indiquer que non seulement le pays n’est pas touché par le ralentissement mondial mais que la croissance économique pourra être plus forte que prévu.

Ce qu’il faut retenir

L’Amérique a créé 266 000 emplois en novembre, largement au-dessus des prévisions (184000), et le taux de chômage est retombé à 3,5 %.

Plusieurs enseignements en découlent.

Le nombre d’Américains capables de travailler mais ne recherchant pas activement un emploi a diminué de 432 000 par rapport à novembre de l’année dernière pour atteindre 1,2 million. C’est une énorme baisse de 27 % d’une année à l’autre.

Toujours par rapport à l’année dernière, le nombre de travailleurs à temps partiel pour des raisons économiques a diminué d’environ 460000. Plus de 80 % des personnes qui travaillent à temps partiel le font pour des raisons non économiques. C’est du temps partiel non subi.

On estime la part des chômeurs, des marginaux et des travailleurs à temps partiel pour raisons économiques à 6,9 %, contre 7,6 % il y a un an ; il s’agit du plus faible taux depuis 2000.

Le taux de chômage des Noirs (5,1 %) et est à son plus bas niveau depuis 50 ans.

Les employeurs cherchent désespérément des travailleurs, ils recrutent même dans les prisons, les lycées et parmi les personnes immigrées.

L’Amérique accueille plus d’un million d’immigrés chaque année.

Réformes économiques et croissance

Dans l’ensemble, les salaires ont augmenté de 3,1 % par rapport à l’année passée. Dans l’industrie, ils sont en hausse de 3,7 % et dans le secteur des loisirs et de l’hôtellerie, de 4,3 %.

De plus en plus de travailleurs à faible revenu rejoignent la classe moyenne, et davantage dans la classe moyenne deviennent ce que les gauchistes aiment appeler « les riches ».

Ces chiffres publiés par le Labor Department prouvent une fois de plus que ce sont bien les réformes économiques et la croissance qui font reculer le chômage, la pauvreté et les inégalités. Pas l’étatisme.

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    • AUCUN président n’a été destitué. Nixon a démissionné avant de l’être (peut être). Les démocrates sont des champions dans la calomnie et les coups bas! Mais cette fois, Trump lui ne démissionnera pas.

      • Certes mais il perdra et tant mieux …quel calamité ce P…type..qu’il retourne à la teloche..!!!

        • C’est sûr.
          Un chômage à 3.5%, des salaires qui augmentent sans contrainte étatique, une diminution du travail partiel subi, une remise au travail d’une frange de la population qui n’y avait plus accès, une croissance qui augmente ainsi que le nombre de création d’emploi…etc Sans oublier une diminution du poids de l’Etat.
          L’horreur effectivement!!
          Enfin surtout pour les étatiques, collectivistes et gauchistes de tout poil qui voit là une perte de leur pouvoir d’influence ou plutôt de nuisance. 🙂

        • trump est une calamité…peut être mais il prouve une chose..que les politiciens sont tous des calamités pour l’economie.

    • Le poids de l’État reste trop important aux États-Unis. Le budget de la santé ou des « services sociaux » en particulier restent très élevés – d’ailleurs le déficit de l’État fédéral s’est élevé à près de 1000 milliards sur l’exercice 2018-19.
      Toutes ces dépenses publiques se traduisent par des impôts… (aux USA aussi), lesquels grèvent le pouvoir d’achat des plus modestes, là-bas comme ici. Il reste du boulot à Trump (ou à celui qui lui succédera) pour désétatiser les USA !

  • Un article quelque peu à la gloire de Trump. Certes les chiffres sont bons -bien que l’emploi industriel ne décolle pas vraiment- cependant en élargissant le point de vue on s’aperçoit que le taux d’emploi est en hausse dans tous les pays modernes (Europe, Japon). Malgré une croissance assez faible le chômage baisse. Le point commun de tous ces pays est le vieillissement de la population et une durée de vie longue. La création d’emploi se fait principalement dans les services (santé, éducation), des emplois à faible productivité qui explique le ralentissement de la productivité (croissance). Dans le même temps la dette des pays augmentent !!

    • l’augmentation du déficit et donc de la dette demeurent inquiétantes.

    • Reconnaître la réalité c’est faire la gloire de Trump pour vous? Pour une fois que les USA ont un homme d’affaire et non un politicien professionnel ou un prof de droit comme Obama, qui ne connaissent rien à l’économie!

      • Parce que lui il y connait qq chose…??? Un ridicule perruqué…..Point final…Après il y a sûrement dans son entourage ds personnes très compétentes…Lui c’est un bateleur de foire d’antan qui vendrait des couteaux et des assiettes …ou arracherait des dents dans son far-west préféré…

        • Bravo! C’est de l’argumentation travaillée. 🙂
          Les attaques ad personam prouvent surtout que vous n’avez pas d’éléments construits à opposer. C’est agaçant pour vous, n’est-ce pas? Surtout après que ses opposants aient inondé le monde de prédictions catastrophiques lors de son élection! Avoir été persuadé qu’il se planterait et constater l’inverse…
          Bel aveux d’impuissance de vous-mêmes et de vos coreligionnaires. 🙂

          • Le président de la première puissance du monde qui tweete , est vulgaire , s’amuse aux poignées de mains , veut construire un mur débile…Est grossier envers la gente féminine..Et anime une émission de télé…ah c’est une belle réussite…Et vous avez la crédulité de penser qu’il est pour quoi que ce soit dans ce qui semble être une amélioration économique..!!! Effarant…

    • Le taux d’emploi aux USA (source OCDE https://data.oecd.org/emp/employment-rate.htm ) est dans la moyenne des pays développés, à 71.5%.
      Et il faut croire que la productivité des Américains est bonne, puisqu’en matière de PIB par habitant (à parité de pouvoir d’achat), les USA se classent dans le peloton de tête, cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)_par_habitant
      (même si pour analyser les choses plus finement il faudrait tenir compte de la rente pétrolière)

  • la classe moyenne devientnt ce que les gauchistes aiment les appeler « les riches ».

    Et chez nous en France Hollande trouve qu’on est riche à partir de 4.000 euros par mois. Lui par contre en gagne près de 15.000 sans rien foutre

  • La dette est le principal angle mort de la bonne santé US (ou surchauffe ?), la mesure du chômage réel étant le second et la survalorisation des actifs le troisième. Il y a une contradiction apparente entre les créations soutenues d’emplois et la croissance qui semble devoir tendre vers 2% seulement, après la crainte d’un ralentissement plus marqué, d’abord anticipé à 0,3% (cf GDPNow). Il y a une autre contradiction, moins flagrante, entre la hausse des salaires et l’inflation cœur.

    Si le marché intérieur est florissant grâce à la politique fiscale de Trump, l’effet s’essouffle en 2019 après deux années exceptionnellement élevées (cf NFIB small business optimism index). Les indices avancés ralentissent également (cf ISM/PMI), avec la composante manufacturière ancrée en récession (ralentissement de la production industrielle tout au long de 2019). Les dépenses d’investissement n’ont jamais pu rejoindre les niveaux de 2008, tandis que, rapportées au nombre d’habitants, elles sont en baisse d’un tiers depuis la crise. Côté consommation, les ventes au détail plafonnent depuis plusieurs mois. Si les profits ont atteint un plus haut historique à 1881 milliards au troisième trimestre, ils sont toutefois survalorisés comparativement aux moyennes historiques (cf Crestmont Research P/E Ratio, Q ratio).

    Dettes, survalorisation, complaisance au risque, taux anormalement faibles, profits au plus haut mais investissements insuffisants, sont les ingrédients d’une surchauffe économique, pas d’une croissance saine. Là-dessus, la combinaison de profits et de valorisations revenant soudainement à leurs normes historiques pourrait être dramatique, les corrections s’additionnant, sans compter le risque d’un emballement des taux échappant à une Fed affaiblie, pusillanime et sans marge de manœuvre alors que son bilan est violemment reparti à la hausse cette année, soutenant à nouveau artificiellement les prix des actifs au-delà du raisonnable.

    La politique de baisse fiscale de Trump était à l’évidence la bonne mais elle ne s’est malheureusement pas accompagnée d’une baisse des dépenses publiques équivalente et d’une maîtrise de l’endettement. Une économie saine profite de sa croissance pour se désendetter, libérant de nouveaux moyens pour investir dans la croissance future. Au contraire, la croissance US actuelle est financée par la dette, à raison de 5,5 dollars de dette supplémentaire portée par l’ensemble des acteurs, publics comme privés (record de 2450 milliards de dettes ajoutées en 1 an), pour 1 dollar seulement de croissance gagnée (environ 440 milliards pour 2,1% de croissance annuelle). C’est intenable. C’est surtout le risque d’un désendettement récessif à venir qui promet d’être particulièrement long et profond compte tenu des niveaux atteints.

  • Lors d’un récent voyage en Californie, je suis tombé sur une dame qui vendait des billets d’entrée dans la « Mission » de Carmel. Elle était joviale, m’a dit spontanément avoir plus de 80 ans, et qu’elle était ravie de pouvoir travailler. J’ignore si c’était par goût ou par nécessité.
    Allez donc trouver un job ici si vous êtes octogénaire.

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