Grèves : Macron en sortira-t-il affaibli ?

Les grèves de 2019 ne sont pas celles de 1995 : le président risque d'en sortir affaibli. Les situations ne sont pas semblables.
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Manifestation du 1er mai 2018 by Jeanne Menjoulet(CC BY-ND 2.0)

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Grèves : Macron en sortira-t-il affaibli ?

Publié le 8 décembre 2019
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Par Michel Wieviorka1.
Un article de The Conversation

La puissante mobilisation sociale initiée le 5 décembre 2019 revêt l’allure d’un face à face avec le pouvoir politique – elle ne se passe pas beaucoup au sein des entreprises, face aux directions.

Elle pose, comme tant d’autres mouvements dans le monde aujourd’hui, une question décisive : quelle peut être la sortie d’une telle situation, sans médiation ni débouché institutionnel évident ? Une éventuelle négociation pourra-t-elle régler les problèmes en profondeur ?

Pour examiner une telle question sur le fond, il faut d’abord avoir une idée claire des acteurs en présence, et des enjeux du conflit.

Acteurs et enjeux

Le mouvement est parti d’une initiative syndicale, à la RATP, où il a été décidé notamment de la date du 5 décembre pour lancer une grève.

Mais si elle est à bien des égards organisée par des syndicats, la mobilisation témoigne surtout d’une tendance à la radicalité, et s’il s’agit de la CGT, à l’autonomisation plus ou moins rageuse de la base qui, depuis plusieurs années, menace en permanence d’échapper au contrôle de l’appareil.

La tension est grande entre radicalisation et réformisme négociateur, incarné avant tout par la CFDT. Ce qui ne facilitera pas d’éventuelles négociations : le fait même de ne pas être dans le « tout ou rien » est suspect aux yeux de tous ceux qui sont portés par des logiques de rupture, de désespoir ou de colère.

En 1995, certains commentateurs avaient parlé d’un mouvement « par procuration », pour désigner un soutien massif de la population qui, sans participer aux manifestations ni se mettre en grève, se reconnaissait dans la lutte contre le plan Juppé et le contrat de plan de la SNCF.

Ici, la situation est beaucoup plus complexe. La mobilisation du 5 décembre a été précédée, à quelques jours d’intervalle, par celle des personnels de la santé publique, très suivie et soutenue par la population, et par celle des étudiants, moins suivie, dénonçant la précarité dans laquelle ils se trouvent.

Le mouvement a aussi été précédé, pendant plus d’un an, par l’action des Gilets jaunes, qui se sont longtemps tenus à distance des syndicats, de façon plus ou moins hostile, mais dont certains aujourd’hui rejoignent leur lutte.

Le refus de tout leadership, de toute structuration, et les modes d’action des Gilets jaunes, occupations de ronds-points, manifestations, et violences, usages des réseaux sociaux et d’Internet, ne laissent certainement pas les manifestants et grévistes d’aujourd’hui indifférents.

Black blocs, ressentiment et effet Macron

Par ailleurs, la radicalité, le spectre ou la réalité de la présence des black blocs, la haine, le ressentiment n’existaient pas en 1995, ou bien peu ; ils font clairement partie du paysage aujourd’hui.

Et plus largement, la mobilisation actuelle, au-delà des revendications sociales, comporte de forts affects profondément négatifs à l’encontre du chef de l’État, un désir de le voir abandonner le pouvoir, qui était déjà porté par les Gilets jaunes.

Les sentiments de la population, tels que les révèlent les sondages d’opinion, sont, plus généralement ambivalents : au début, en tout cas, d’une part, soutien à la mobilisation, et d’autre part, accord pour le principe général de la réforme proposée par le pouvoir, le tout surdéterminé chez certains par le rejet haineux d’Emmanuel Macron.

En 1995, Alain Juppé avait finalement reculé, sinon sur la Sécurité sociale (sa réforme était passée), du moins sur les retraites. Mais Jacques Chirac, en tant que Président, n’avait pas été mis personnellement en difficulté majeure à la suite de cet épisode. Et la CGT était plus puissante, encore articulée à un Parti communiste pas au bout de son déclin historique. Il n’y avait pas non plus les tensions majeures entre la base et l’appareil qui se sont développées ces dernières années.

Distance par rapport au pouvoir

En un quart de siècle, la distance de la population par rapport au pouvoir s’est accentuée, et les appareils syndicaux semblent moins capables d’accepter, comme disait Maurice Thorez en 1936, de « terminer une grève ».

Cela ne veut pas dire que le mouvement durera longtemps – l’appui populaire est plus radical, anti-Macron, mais rien ne dit qu’il restera massif. Et peut-être que sauf recul net du pouvoir, la mobilisation retombera en laissant subsister des formes d’actions plus ou moins violentes, en tous cas rageuses, et une immense amertume chez tous ceux qui rentreront dans le rang avec le sentiment d’avoir perdu.

N’oublions pas qu’après les accords de Grenelle, en 1968, la retombée du mouvement et la déception en milieu ouvrier et chez des acteurs plus ou moins politisés ont alimenté pendant plusieurs années une forte agitation sociale, échappant aux syndicats, et capitalisée, voire alimentée par un gauchisme très actif dans les entreprises, notamment « maoïste ».

Du côté du pouvoir, la situation est également moins propice qu’en d’autres temps à une solution durable. Même s’il parvient à sauver au moins en partie sa réforme, il n’aura pas renforcé sa position politique, il continuera à rester sans relais ni médiation dans son rapport à la population, il devra continuer à affronter le ressentiment et la colère.

Le pouvoir n’a pas su trouver le positionnement qui lui aurait permis de bénéficier d’emblée d’un appui clair de la CFDT. Au contraire, celle-ci, en principe favorable à la réforme du système des retraites à laquelle pensait le gouvernement, s’est retrouvée en position délicate, déséquilibrée, au point que la CFDT–Rail est entrée dans la grève de la SNCF.

Le jeu des extrêmes

Ce sont les extrêmes qui semblent bénéficier finalement de la phase actuelle de contestation sociale. La France Insoumise et Jean‑Luc Mélenchon se présentent comme l’opérateur politique de la colère sociale, ce qui pourrait se traduire par une légère amélioration d’image dans l’opinion.

Et surtout, le Rassemblement national tient un discours social favorable aux grévistes et marque des points dans l’opinion en surfant sur la vague du rejet d’Emmanuel Macron. Il avance sur deux jambes, celle-ci, sociale, qui est à l’ordre du jour, l’autre, nationaliste, raciste, anti-immigrés et anti-migrants, qui est son fonds de commerce habituel. Ses difficultés judiciaires font tache, mais en se présentant comme le champion des petites gens, et celui de l’ordre en imputant les éventuelles violences au gouvernement et à sa police, le RN sort plutôt renforcé de la séquence actuelle.

Si cette analyse est juste, alors, la conclusion est claire : quel que soit l’aboutissement de la protestation présente, la capacité d’action politique du chef de l’État sera plus vraisemblablement affaiblie, sans que pour autant soient apparus ou se soient renforcés des acteurs sociaux et politiques susceptibles de construire le tissu de médiation, de débats, d’organisations ou d’institutions qui permettraient de redonner vie à la démocratie.

Où est le problème ? Dans la société ? Dans le système politique ? Dans leur relation ?

La société est tiraillée par des forces qui la fragmentent, comme l’explique Jérôme Fourquet dans son livre, L’archipel français. Elle est aussi susceptible de moments ou de formes de fusion entre le populisme de gauche ou de droite. Elle peut dès lors être dans une logique de fusion des luttes sans contenu commun.

En réalité, le système politique est décomposé : deux extrêmes populistes et un centre ; une gauche et une droite qui sont déchirées.

Sur le web-Article publié sous licence Creative Commons

  1. Sociologue, Président de la FMSH, Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH) – USPC.
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  • Où est le problème ?
    Le problème est que la cinquième république était fait pour un Président ayant la volonté d’incarner la France, ayant le (réel) désir de rassembler, un leader capable de promettre du sang et des larmes pour un avenir meilleur :
    -en responsabilisant les citoyens : Travailler pour vivre, entreprendre, « demandez vous ce que vous pouvez apporter au pays » etc…
    – en les laissant simplement vivre (Pompidou : « Mais arrêtez d’emm**der les Français » !)
    – en les protégeant de leurs ennemis : intérieurs actuellement mais aussi extérieurs (y compris dans l’Europe). Même si actuellement le combat n’est pas armé la désindustrialisation de notre pays au profit d’autres pays européens est en soit une sévère défaite.
    Limiter les qualités de la France à être une « république festive… »(Copyright H16) c’est la défaite de 1940…
    – en minimisant les dépenses de l’état en les limitant au strict régalien etc…

    Il y a plus de 40 ans (début de la déliquescence avec Giscard avec activation extrêmement sévère avec « Kermitt la grenouille »…) que plus rien de va.
    Début de l’accordéon dans les familles « citoyennes » autour du gros rouge et du saucisson pour faire « prolo »…: Triomphe de la com au détriment du fond !

    • Exactement. La question n’est pas de savoir si Macron et Philippe en ressortiront, et affaiblis ou non, mais si quelque chose ou quelqu’un de plus sain en sortira renforcé. La stratégie depuis Giscard est celle du nivellement par la base, et de la subsidence en bloc…

    • Ok Balthazar ! Les derniers leaders sont minables et le sont d’autant plus que les institutions leurs donnent beaucoup de pouvoir (de nuisance). A moins de retrouver un homme providentiel (avec nécessairement pour le coup un régime assez autoritaire), je ne vois que la décentralisation (réelle bien entendu) comme moyen pratique et durable pour éviter ces écueils. Le problème de la France, qui s’est bâtie en grande partie sur cette base politiquement et institutionnellement, c’est la force et la vision de grands hommes, qui ont leurs inconvénients une fois ces hommes disparus comme une moindre résilience du pays.

  • Le problème qu’avait déjà pressenti Rocard est que quiconque prétendrait consolider le système des retraites y laisserait des plumes.
    Comme dans toute maladie grave, les solutions potentielles sont douloureuses et les français sont devenus trop infantiles pour y consentir. Et là on est dans des demi-solutions qui tentent de refiler la patate chaude au suivant.

    • y lasser des plumes..seul un type don l’objectif est de rester président y voit un problème.

      • Ça dépend des plumes, demandez à Louis XVI.
        (En plus je doute que Macron ait envie de rempiler, gardien de zoo ça va un moment, après on préfère s’épanouir).

  • macron aurait , parait-il , gagné en popularité via la droite et l’extrême droite ; il est à 29% d’opinion favorable , ce qui est peu il faut le dire ; peu me chaut qu’il ressorte affaibli ou pas , je pense à mon pays qui s’enfonce tout les jours dans le marasme via la politique d’une poignée de glands ;

  • S’il était affaibli on devrait pouvoir le virer et ce n’est pas le cas! On a bien gardé les autres jusqu’au bout de leur mandat.

    • C’est la particularité des institutions françaises de pouvoir garder un président affaibli jusqu’au bout.
      Phare de la démocratie, on vous dit…

      • si vous pouviez préciser l’idée derrière la notion de président affaibli…

        on a eu des présidents dont la non action affichée a été la source de leur « popularité »..

    • De Gaulle est parti avant la fin de son mandat.

  • Le chef de l’Etat, choisi au premier tour par 17% des inscrits, est déjà affaibli. Les ondages commandés ne doivent pas tromper: il est non seulement rejeté, mais détesté et contesté dans sa légitimité.
    Cette réforme est la goutte qui fait déborder le vase des mécontentements.
    Au mieux, il s’en sortira par une pirouette: une non réforme – comme pour la SNCF – qui lui permettra de sauver la face.

    • Détesté par ceux qui comme Martinez ou des gilets jaunes avaient supplié les Français de voter pour lui.

    • 1- Quand il y a 11 candidats cela n’a rien d’étonnant que le vainqueur ne soit le premier choix que d’une minorité de ceux qui ont exprimé leur préférence, en l’occurrence 24%. Ce qui m’aurait le plus inquiété c’est qu’il en ait 99%.
      2- On peut lui reprocher des tas de choses mais certainement pas d’être détesté: celui qui a peur de mécontenter n’est sûrement pas apte à la fonction. D’ailleurs pensez vous qu’un libéral plairait à la populace?

  • Une grande porte va s’ouvrir à droite et l’épisode Fillon un mauvais souvenir qui nous coûte cinq ans …je ne sais pas si Baroin est un bon choix , si même il est près à se lancer mais le futur président sera de son bord..Le guévariste est discrédité à jamais …Et Marine fera comme d’habitude….

    • La véritable ligne de clivage n’est pas entre droite et gauche.
      « Le Capital doit se protéger de toutes les manières possibles, par la combine et la législation à la fois. Les dettes doivent être remboursées, les hypothèques doivent être saisies aussi vite que possible.
      Lorsqu’à travers un processus légal, les gens ordinaires perdent leurs maisons, ils deviennent plus dociles et plus facilement gouvernés par le bras séculier du gouvernement mu par un pouvoir central exercé par les riches sous la direction des financiers.
      Ces vérités sont bien connues de nos agents qui s’emploient à présent à former un impérialisme pour gouverner le monde.
      En divisant les électeurs grâce au système de partis politiques, nous les forçons à dépenser leurs énergies et à se battre pour des questions insignifiantes. C’est ainsi, par l’action discrète, que nous parviendrons à sécuriser pour nous-mêmes ce qui a été déjà si bien planifié et accompli avec autant de succès . »
      (Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre, discours devant l’Association des banquiers des Etats-Unis, 1924)
      Ni les grands détenteurs de capitaux, ni les révolutionnaires rouges ne veulent notre liberté.

  • Merci pour cet article qui, de fait, est une réflexion sur le concept de « démocratie » d’une majorité électorale de français qui votent; des français qui se reconnaissent et se complaisent dans une gouvernance ultra-centralisée de notre pays; une gouvernance fondée sur une interprétation abusive des dispositions – antidémocratiques – de la constitution de la Vème République.
    Sur ce point, l’exception française constitue une aberration qui fait qu’une minorité avérée d’électeurs, au premier tout d’une élection présidentielle, puisse générer une majorité à un deuxième tour, simplement, en agitant des menaces présumées sur notre soi-disant « démocratie »!
    Alors, quid de notre Emmanuel national s’étant fait élire Président comme étant le meilleur homme « providentiel » du moment?
    Et notre auteur de l’article de se poser la question de savoir s’il va sortir affaibli de cette période de gréves?
    Mais voyons donc, notre Emmanuel s’est déja révélé être un opportuniste « caméléonique » qui a compris ce concept de « démocratie » des français pour se faire propulser au plus haut niveau du domaine Étatique français.
    Alors, notre Emmanuel au sommet de la pyramide « macronique » saura certainement trouver des arguties convaincantes pour se faire réélire en 2022 quitte à pactiser avec quelques chefs de clans émergents…
    Que vive la France!

    • qu’entendez vous par là au juste?

      je pense le contraire…
      c’est justement le peuple français qui choisit ses dirigeants politiques..qui ont TROP de pouvoir?

      que des financiers tirent un profit de la situation est autre chose..

      la responsabilité nous incombe…
      sinon quoi encore penser que faire rouler quelques têtes de financiers au panier changerait quoique ce soit?

      tuons notre créanciers car il a du pouvoir sur nous..on traite un symptôme..au prix d’un injustice honteuse.

      • Ce que j’entends par là, c’est qu’à travers toutes sortes d’artifices, â travers l’immense influence des médias et des sondages, seuls les candidats compatibles avec le système arrivent jusqu’à l’élection (sauf les petits candidats dont on sait qu’ils ne seront pas élus). A noter que ces petits candidats, depuis 2026, n’ont même pas droit à un temps de larole égal aux autres. Ce qui est une façon d’éliminer des gens comme M. Asselineau qui dit certaines vérités dérangeantes. Evidemment, le plus gros « coup » pour élimner un candidat fut le procès intenté à F. Fillon.
        Si vous lisez « les secrets de la Reserve Fédérale » d’Eustace Mullins, vous verez que dès le début du XXe siècle, les élections ont été manipulées aux Etats-Unis. Ce livre aborde d’ailleurs les problèmes de fond qui sont à l’origine du délitement des démocraties occidentales.

    • En effet ,c’est surprenant ..deja qu’il entre chez Rothschild sans bagages a mains..ca rappelle un Pompidou , prof si je me souviens bien et ce qui en a suivi….

      • Mais le P.R. Pompidou était normalien ce qu’a « essayé » d’être à trois reprises le gamin.

        • On peut être normalien et un peu cucul (c’est rare), ou énarque et inspiré (c’est rare aussi), voire à la fois normalien et énarque et plutôt minable.
          Je ne donne pas de noms, il suffit d’observer.

  • Le RN dans des affaires ? Et alors ? Ca reste un parti politique hein !
    Vu le nombre d’affaires dans lesquelles larem est empêtrée, le RN fait pâle figure à côté 😉

  • peut-être que la situation actuelle dresse le constat de la mort cérébrale du bicamérisme. Et qu’en conséquence un système de coalition sera

    • serait de nature à fournir des solutions à toutes ces crispations savamment entretenues par les Charlots du gvt pour continuer à s’imposer envers et contre TOUS.

  • Les commentaires sont fermés.

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