Embellie salariale aux États-Unis

Les Américains vivent clairement une rupture avec le passé : après 20 ans de stagnation, les salaires progressent enfin.

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Embellie salariale aux États-Unis

Publié le 17 octobre 2019
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Par Philippe Lacoude. 

Le plein emploi

Comme nous l’avons vu récemment, les chiffres de l’emploi aux États-Unis sont proprement exceptionnels, volant de record en record. Je me suis bien gardé d’attribuer une cause à ces faits, laissant les lecteurs décider par eux-mêmes de savoir si c’était la continuation de la tendance amorcée sous le précédent mandat Obama, le produit de règlementations moins contraignantes, le retour à la normale après la plus lente sortie de récession de l’histoire statistique des États-Unis, les effets de la plus forte baisse des impôts depuis les années 1980, ou le produit mystérieux de ce qui serait la première bulle à masse monétaire constante et inflation zéro !

Après tout, les chiffres de l’emploi aux États-Unis ne sont jamais très mauvais hormis quelques périodes relativement courtes.

La majeure partie des États américains a un droit du travail simple et sain. Finalement, il n’est pas anormal que l’offre de travail rencontre la demande de travail. C’est bien évidemment l’inverse qui est une anomalie. Le plein emploi est facile à réaliser comme en Suisse, à Hong Kong, à Singapour. L’Europe continentale aurait d’ailleurs un chômage faible « à l’américaine » si l’on excluait la France, l’Italie, l’Espagne et leurs politiques à contretemps.

Les créations d’emploi sont donc très bonnes, la participation au marché du travail se redresse, les offres d’emploi dépassent la demande mais tout ceci est finalement du déjà vu en beaucoup mieux.

La hausse des salaires

Il n’en va pas de même des salaires. Sur ce sujet, les Américains vivent clairement une rupture avec le passé : après 20 ans de stagnation, les salaires progressent enfin. Non seulement ils progressent mais ils ne le font pas de façon uniforme. Les bas salaires et les moyens salaires progressent enfin plus vite que la moyenne.

Dans son rapport « Revenu et pauvreté aux États-Unis en 2018 », publié le 10 octobre 2019 par Jessica Semega, Melissa Kollar, John Creamer et Abinash Mohanty, le bureau du recensement fédéral américain annonce de très bonnes nouvelles : entre 2017 et 2018, le revenu familial médian réel – c’est-à-dire net d’inflation – est en hausse de 1,2 %. La rémunération médiane réelle (salaires, services, honoraires, traitements, etc.) du travail est en hausse de 3,4 % ! Le nombre de travailleurs à plein temps toute l’année est en hausse de 2,3 millions.

Si l’on compare les revenus hebdomadaires des 10 % d’Américains les moins bien payés avec ceux de la classe moyenne aisée (ceux qui appartiennent au troisième quartile), on voit bien que pour la première fois, les salaires des moins riches progressent relativement plus vite, de 5,5 % par an sur 2018 contre seulement 3,0 % pour les classes moyennes aisées. L’écart des rémunérations entre pauvres et classes moyennes aisées, qui s’était creusé de plus de 13 % additionnels entre 2000 et 2016, se comble enfin.

Ceci n’a pas échappé à Nick Bunker, un économiste du site pour l’emploi Indeed, qui explique que la croissance des salaires est actuellement la plus forte pour les travailleurs des industries à bas salaires, tels que les magasins de vêtements, les supermarchés, les parcs d’attractions et les casinos. Les gains sont plus modestes dans les industries à salaires plus élevés, telles que les laboratoires médicaux, les cabinets d’avocats, les sociétés d’informatique ou de télécommunication.

 

Croissance des salaires (par industrie) – Août 2019 – Glissement sur douze mois

Industries à hauts salaires +2,6 %
Industries à salaires moyens +2,9 %
Industries à bas salaires +4,5 %

 

Une étude réalisée par d’anciens chercheurs du Bureau du recensement (U.S. Census Bureau) a révélé des gains de revenu conséquents pour la classe moyenne sous le président Trump. La famille médiane a enregistré un gain de 5003 dollars annuels depuis son entrée en fonction. Le revenu familial américain médian est maintenant de 65 976 dollars en août 2019 contre 60 973 dollars en janvier 2017. Sous les présidents G. W. Bush et Obama, les gains de revenus du ménage médian avaient atteint 400 dollars et 1043 dollars, respectivement, en huit ans.

Pauvreté en baisse

Dans le même temps, on constate une baisse de la pauvreté, qui est abusivement définie en fonction du salaire médian, une mesure par nature changeante. Il y a aujourd’hui 1,4 million de personnes pauvres en moins qu’il y a un an. Le taux de pauvreté est en baisse de 12,3 % à 11,8 %. La pauvreté infantile a baissé plus rapidement que la pauvreté en général.

Parce que les aides dépendent des revenus réels, le nombre d’Américains bénéficiant d’une aide alimentaire (food stamps) a baissé de 44,2 millions en 2016 à 42,2 millions en 2017, puis à 39,7 millions en 2018. Aux dernières nouvelles du mois de mai, il resterait 36,8 millions d’Américains dépendants de ces programmes. Ce sont donc près de 8 millions d’Américains qui ne reçoivent plus de nourriture du gouvernement et donc autant de drogués à l’étatisme en moins.

Inégalités en baisse

En conséquence, les inégalités sont en baisse. Comme le revenu des 80 % des ménages les plus pauvres est en nette augmentation et que seuls les 20 % des ménages les plus riches ont vu leur revenu diminuer, le coefficient de Gini – une mesure de l’inégalité des revenus – est tombé de 0,489 à 0,486.

En général, lorsque l’indice de Gini baisse, les revenus diminuent pour tout le monde, comme durant les périodes de récession. Ceci s’explique par le fait que les riches vivent relativement de revenus du capital et les pauvres de revenus du travail : les récessions précipitent la baisse des profits et donc des dividendes dont vivent les riches. Le revenu de ces derniers est plus affecté (négativement) par les récessions. La dernière fois que les bas revenus ont progressé plus rapidement que les hauts revenus – et donc que les inégalités ont diminué – c’était pendant la « Grande Récession ».

Progression des revenus en 2018 (à famille de taille comparable)

Revenu Quintile Changement
Bas Premier quintile +3,9 %
Second quintile +2,3 %
Troisième quintile +1,5 %
Quatrième quintile 0,0 %
Haut Cinquième quintile -1,1 %

 

Une telle baisse de l’indice de Gini concomitante à une hausse des revenus ne s’est pas produite depuis la deuxième moitié des années 1990 qui avait vu la mise en place du programme « Contract with America: Restoring the Dream » de Newt Gringrich et de sa réforme drastique des programmes d’aide aux pauvres qui avaient été fortement réduits, forçant des millions d’Américains oisifs à retourner au boulot.

Conséquences politiques

Cet avantage aux classes pauvres est probablement dû à la raréfaction de l’offre de travail. Il n’y a plus grand monde au chômage. On le voit d’ailleurs dans les créations d’emploi qui commencent à stagner : la seule façon de créer un emploi est d’embaucher quelqu’un qui n’en cherchait pas, un retraité par exemple, ce qui explique la hausse récente du taux de participation malgré les effets démographiques qui tendent à sa baisse tendancielle.

Mais ceci n’explique pas tout. Les tensions sur le marché du travail concernent toutes les couches démographiques. Pour expliquer pourquoi les bas salaires progressent plus vite que les hauts salaires, il faut expliquer pourquoi la main-d’œuvre non qualifiée s’est raréfiée relativement à celle qui est très qualifiée.

Force est de constater que la guerre menée contre l’immigration clandestine porte ses fruits : les employeurs américains sont obligés d’embaucher des Américains plutôt que des illégaux. Les classes pauvres qui ont souffert pendant des décennies de la concurrence de ceux qui venaient sans papiers retrouvent une bouffée d’oxygène : il est connu depuis des années – fait qui gêne énormément les (pseudo-) économistes libertariens – que l’immigration abaisse les salaires. Ceci a été amplement démontré par les travaux de George Borjas, professeur à l’Université de Harvard, et membre du National Bureau of Economic Research.

C’est évidemment une bonne chose pour les acheteurs de main-d’œuvre mais c’est délétère pour les vendeurs de travail (en particulier non qualifié). Comme nous sommes tous à la fois acheteurs et vendeurs de travail, ceci n’aurait aucune conséquence si c’était uniforme des plus hauts aux plus bas salaires. Mais ce n’est pas le cas : l’immigration illégale affecte les bas salaires plus que les hauts salaires. Il y a davantage de travailleurs illégaux dans la construction ou l’agriculture que chez Microsoft et Google. Les « riches » profitent donc de l’immigration légale ou illégale de façon disproportionnée.

Il en va de même pour la dérèglementation menée tous azimuts depuis trois ans. Lorsque l’Agence de l’alimentation et des médicaments (Food and Drug Administration, FDA) s’engage à déréglementer le marché de la tarte aux cerises congelée, ce n’est pas seulement amusant et symbolique mais c’est aussi un avantage rendu aux bas salaires. Les docteurs en médecine et les ingénieurs de la Silicon Valley ont peu de chance de postuler pour un boulot de cuisinier dans une usine à tartes qui, depuis 1977, doit respecter des normes sur les cerises trop mûres, sur ce qui constitue le surgelé et sur la quantité de pâte à tarte à utiliser pour la couverture. Sans l’État (fédéral !), qui saurait faire une tarte ? Personne, et les tartes n’existaient d’ailleurs pas avant 1977 aux États-Unis.

Susan Dudley, professeur à la George Washington University, a montré, en utilisant les bases de données du Bureau du budget (Office of Management and Budget, OMB) que le rythme des nouvelles réglementations a notoirement ralenti depuis la présidence Trump. Entre le 21 janvier et le 20 décembre 2017, seulement 21 règlements « d’importance économique » – ceux dont les impacts (coûts ou avantages) dépassent les 100 millions de dollars par an, ont été adoptés. Précédemment, les nouvelles réglementations sortaient des bureaux de Washington, D.C. à un rythme effréné avec des conséquences délétères sur les salaires des personnes peu qualifiées.

Le président Trump a mis un frein, au moins momentanément, à ceci et cela. Il sert sa base électorale.

Ce changement de paradigme affecte tous ceux entrés sur le marché du travail depuis, disons, l’année 2000. Parmi les travailleurs de 20 à 40 ans peu ou pas qualifiés, aucun d’entre eux n’avait connu une véritable hausse de salaire de toute sa carrière. Pire, ils avaient vu les hauts salaires augmenter autour d’eux : je suis convaincu que ceci explique en partie l’effondrement de la confiance dans le libéralisme économique dans cette tranche d’âge.

Pour une raison ou une autre, que je laisse à la sagacité des lecteurs, je ne suis pas sûr que tout ceci fera les gros titres de la presse française subventionnée…

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  • « il est connu depuis des années – fait qui gêne énormément les (pseudo-) économistes libertariens – que l’immigration abaisse les salaires. »

    Humm.. Ce n’est pas la ligne éditoriale de CP.

    • L’immigration remplit les postes à bas salaires, ce qui n’est pas la même chose. Hors immigration, les bas salaires finissent par disparaître ( même effet que l’augmentation du smic ), ce qui entraîne une perte de compétitivité des industries, que Trump compense en relevant les barrières à l’importation ; cette recette ayant toujours conduit, à terme, à un naufrage économique.

    • Ligne ou pas ligne de CP , c’est vrai ou c’est faux ?
      Immigré ou pas si il y a plus de demandeurs d’emploi pour des petits salaires ,les petits salaires n’ont pas de raison de grossir.

    • J’ai un avis un peu plus nuancé ; l’immigration ne baisse pas le salaire versé par les employeurs mais a un cout délirants en termes de taxes, de charges et d’impots. Comment voulez-vous qu’une entreprise trouve un quelconque intéret a embaucher une personne qui :
      – ne sait pas lire
      – est réfractaire a l’autorité car « seul Allah peut me juger »
      – aggresse verbalement et physiquement a la moindre altercation professionnelle
      -s’aménage ses propres horaires de travail
      – gene tous ses collegues avec ses revendications religieuses

      Meme en baissant le salaire de disowns 50%. Faisons l’expérience suivante : ouvrez un onglet internet et cherchez « Composition Cac40 » ou « Composition DAX ». Vous verrez bien peu d’entreprises qui embauche a moins de Bac+2. Les « méchants patrons » ne risquent pas de s’y retrouver. Evidemment on va me parler des PME du BTP ou de la petite hotellerie mais ces secteurs ne constituent pas un lobby.

      Finalement qui sont les seules personnes qui ont intéret a l’immigration en provenance d’un certain continent et avec une certaine religion ?
      Et bien Marie Georges Buffet a été réélue plusieurs fois avec 100% des voix (lol), Saint-Denis, Stains, Aubervilliers et Bobigny sont encore communistes (bon sauf Bobigny depuis les dernieres municipals, le PC était tellement corrompu, il fallait montrer sa carte du PC si on voulait avoir acces a des services normalement publics de la ville).

      Et de l’autre cote on a Puteaux, Neuilly et Levallois, a droite toute depuis 40 ans.

      Comme l’a dit Benoit Hamon : « Si la présidentielle était a Barbes j’aurai été élu au premier tour avec 80% des voix ». On comprend qui a intéret a l’immigration en lisant cela.

    • Ca fait baisser aussi les prix. Ce qui aide en particulier ceux qui ont des bas salaires…

  • au sujet du dernier histogramme, on comprend après réflexion qu’il s’agit du nombre de nouvelles réglementation dans l’année, mais un titre aurait été mieux.

  • Obama avait prévenu les Américains, qu’ils devaient s’habituer à la récession, car selon lui l’économie ne repartirait plus à la hausse. La tendance actuelle ne peut donc clairement pas lui être attribuée, puisque lui-même ne le croyait pas possible!

    En réalité, Obama a mené une politique économique socialiste, comme jamais encore auparavant aux USA (il a doublé la dette!!, pire que tous ses prédécesseurs réunis!!) et cette politique est la responsable évidente de la récession américaine pendant ses mandats. Cela aurait bien évidemment continué si Clinton avait été élue.

    A l’inverse, Trump mène depuis son élection une réelle politique libérale: suppression de lois, d’impôts, de taxes, et ces brillants résultats découlent largement de ces mesures.

    Il est dommage que ce site ne mette pas plus en avant les bienfaits d’une politique libérale, au lieu de céder aux délires des gauchistes qui consistent à faire passer Trump (et tout autre libéral-conservateur) pour un débile, tout en faisant trop souvent l’éloge d’un Macron issu d’un gouvernement socialiste… Cherchez l’erreur…

    Pour ce qui concerne la problématique de l’immigration, elle ne serait pas un problème si la situation était pleinement libérale. Mais à partir du moment où il y a des entraves dans l’économie et un Etat social, le travail au noir cause du dumping sur les emplois faiblement rémunérés, et cela augmente les dépenses sociales. Voilà pourquoi, le protectionnisme est en réalité un mal préférable, car au lieu de mettre les Américains pauvres au social, ils sont dans le marché du travail, peuvent s’enrichir, et le coût du protectionnisme est compensé par les économies en aides sociales.

    En plus, on évite la mauvaise immigration, celle qui vient pour des prestations sociales et des revenus d’activités criminelles et non pour s’intégrer.

    • @schelten : Votre message est incohérent. Vous defendez à la fois les suppressions de taxes et le protectionnisme, sans comprendre que le protectionnisme n’est rien d’autre qu’une forme de taxe. Permettez-moi de répondre point par point à vos arguments :


      « A l’inverse, Trump mène depuis son élection une réelle politique libérale: suppression de lois, d’impôts, de taxes »

      Voici ce que signifie une « réelle politique libérale » :
      N°1_suppression des lois/réglementations
      N°2_suppression des impôts
      N°3_réduction drastique des dépenses publiques ( sécurité sociale, Medicare, dépenses militaires, etc..)
      N°4_éviter les guerres commerciales.
      Trump réussit les N°1 & 2, mais foire complètement les N°3 & 4. (Des Républicains & Libertariens comme Ron/Rand Paul, Justin Amash, Thomas Massie, Mark Sanford ne cessent d’expliquer ceci en long et large, mais personne ne leur prête attention.) Vous critiquez à juste titre Obama pour son indifférence face à la dette publique, cependant ce qui est vrai pour l’étatiste de gauche Obama l’est tout autant pour l’étatiste de droite Trump. Et n’oublions pas le sujet du droit au port d’arme, sur lequel malgré ses promesses électorales Trump réussit l’exploit de se montrer aussi médiocre qu’Obama, contrairement par exemple à Bolsonaro au Brésil.


      « Pour ce qui concerne la problématique de l’immigration, elle ne serait pas un problème si la situation était pleinement libérale. Mais à partir du moment où il y a des entraves dans l’économie et un Etat social, le travail au noir cause du dumping sur les emplois faiblement rémunérés, et cela augmente les dépenses sociales. Voilà pourquoi, le protectionnisme est en réalité un mal préférable, car au lieu de mettre les Américains pauvres au social […] »

      Votre raisonnement est ce que l’on appele un faux dilemme. Citons Wikipédia : « Le faux dilemme est un raisonnement fallacieux qui consiste à présenter deux solutions à un problème donné comme si elles étaient les deux seules possibles, alors qu’en réalité il en existe d’autres. »

      En l’occurence : vous avez présenté deux solutions étatistes (assistanat ou protectionnisme) à un problème donné (chômage), alors qu’en réalité il existe une troisième solution : rendre la situation pleinement libérale en supprimant « les entraves dans l’économie et l’État social. »


      « Voilà pourquoi, le protectionnisme est en réalité un mal préférable, car au lieu de mettre les Américains pauvres au social, ils sont dans le marché du travail, peuvent s’enrichir »

      Les Américains pauvres dont vous parlez perdent leur temps à bosser dans des jobs devenus obsolètes (au lieu de se reconvertir au plus vite en se formant aux jobs du futur), et ils s’enrichissent au détriment des consomateurs américains et de certains producteurs américains. (Ceux-ci sont obligés, à cause du protectionnisme, d’acheter des produits américains plutôt qu’étrangers même dans le cas où ces derniers sont moins chers.)


      « En plus, on évite la mauvaise immigration »

      Faux, votre solution ne permet pas d’éviter l’immigration, car le protectionnisme empêche ou ralentit l’essor économique des pays d’origine des immigrés. Par exemple, soyez assuré que si la Chine n’avait pas pu autant exporter ses marchandises en Occident, la Chine n’aurait pas connu un tel essort économique, elle serait beaucoup moins prospère actuellement, donc les chinois seraient beaucoup plus nombreux à chercher à fuir la Chine, donc l’immigration chinoise en Occident serait beaucoup plus élevé.

      • @ commando

        Concernant les dépenses sociales, Trump voulait supprimer l’Obamacare, mais c’est le parlement qui l’en a empêché à une courte majorité. Pour les dépenses militaires, il est en train de vouloir retirer les USA de Syrie, ce que le monde entier lui reproche, et en particulier les démocrates et les faucons républicains. Pour ce qui est des guerres commerciales, il les fait dans le but d’obtenir un marché plus libre, car Trump propose toujours en première option le libre échange, mais c’est parce que ses partenaires faussent le marché en taxant les concurrents américains et en favorisant leurs propres entreprises, qu’il veut se remettre à leur niveau, afin de sauver les entreprises américaines victimes de concurrence déloyale.

        Pour le faux dilemme, j’ai bien précisé qu’il s’agissait de la moins mauvaise solution, votre solution de rendre la situation pleinement libérale est malheureusement irréalisable, car il n’y aurait ni majorité parlementaire, ni majorité au niveau des Etats US pour un tel projet.

        Pour le protectionnisme, ce que vous dites est exact, mais cela reste préférable à ce qui était avant, à savoir que les Américains restent dépendants de l’aide sociale ou dans du working poor. Les jobs manuels et simples ne sont pas obsolètes, ils sont simplement trop coûteux en territoire occidental à cause de l’Etat social.

        Pour l’immigration, si les frontières sont fermées et que l’immigration illégale est combattue, peu importe la situation dans les autres pays, le pays pourra choisir une immigration de qualité et éviter la racaille. Quant aux raisons de migrations, elles sont bien plus complexes, la France offre un bon niveau de vie, mais cela n’empêche pas pour autant les nombreux départs.

        • « Trump propose toujours en première option le libre échange, mais c’est parce que ses partenaires faussent le marché en taxant les concurrents américains et en favorisant leurs propres entreprises, qu’il veut se remettre à leur niveau, afin de sauver les entreprises américaines victimes de concurrence déloyale. »


          @schelten : Pour commencer, voici un extrait intéressant d’un article de latribune.fr : « Europe, Chine, Japon, Etats-Unis : qui est le plus protectionniste ?
          Qui est protectionniste et qui ne l’est pas ? Donald Trump a une vision très claire de la situation : le déficit abyssal du commerce extérieur américain a pour corollaire la montagne d’excédents accumulée par la Chine, l’Europe et le Japon. Autant de pays qui ne joueraient pas le jeu du libre-échange face à de pauvres Américains très naïfs […]
          En fait, tous les pays pratiquent peu ou prou une certaine forme de protectionnisme. Les pays émergents, dont la Chine, certainement un peu plus. Mais les pays avancés, Etats-Unis en tête ne sont pas les grands naïfs qu’ils prétendent être, les mesures prises sont généralement moins visibles (ex: mesures non-tarifaires multiformes telles que des normes techniques ou sanitaires ou des textes législatifs favorisant les entreprises nationales) »
          Source : https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/europe-chine-japon-etats-unis-qui-est-le-plus-protectionniste-775503.html

          D’autre part, même en admettant que les USA sont moins protectionnistes que leurs concurrents, faire du protectionnisme pour « se mettre au même niveau » que ces concurrents c’est aussi absurde que de vouloir se tirer une balle dans le pied pour sanctionner des concurrents qui se tirent une balle dans le pied.


          Ou pour le dire autrement :
          Le gouvernement américain décide de nuire aux consomateurs américains (en restreignant leur liberté de choisir certains produits étrangers qu’ils apprécient davantage que certains produits américains) pour sanctionner le gouvernement Chinois (ou autre) parce que ce dernier nuit aux consomateurs chinois (en restreignant leur liberté de choisir certains produits américains qu’ils apprécient davantage que certains produits chinois.)

          • @ commando

            Je n’ai pas dit que les USA n’étaient pas du tout protectionnistes, mais que Trump proposait d’abord comme solution le libre échange.

            Vous n’avez pas non plus compris les différents intérêts stratégiques du protectionnisme.

            Tout d’abord, je suis pleinement d’accord avec vous, la théorie économique montre clairement que le protectionnisme a un coût, prétendre qu’il serait économiquement bénéfique est un discours socialiste et non un discours libéral.

            Cependant, l’entretien de l’armée est aussi économiquement une perte sèche, mais un mal nécessaire pour maintenir un pays libre. Il en est de même avec le protectionnisme, c’est un mal nécessaire, c’est le coût de la liberté.

            Tout d’abord, le protectionnisme permet de maintenir l’Etat dans une certaine autarcie afin d’éviter qu’un potentiel ennemi ne détienne à lui seul des secteurs industriels stratégiques, ce qui pourrait être une arme bien plus efficace que la Bombe Atomique.

            Ensuite, à partir du moment où l’Etat social ne peut être remis en question, il est économiquement plus intéressant de soutenir les classes défavorisées par du protectionnisme qui leur donne un job décent que par des mesures sociales directes qui les laissent dans la rue et les encouragent à s’engager dans la criminalité.

            Enfin, électoralement, il était temps de convaincre les classes défavorisées de voter à droite, car elles sont les plus vulnérables aux mensonges du socialisme.

            • « à partir du moment où l’Etat social ne peut être remis en question, il est économiquement plus intéressant de soutenir les classes défavorisées par du protectionnisme qui leur donne un job décent que par des mesures sociales directes qui les laissent dans la rue et les encouragent à s’engager dans la criminalité. »

              @schelten : À partir du moment où « l’Etat social » ne peut être remis en question, plus rien n’est intéressant économiquement, car le choix se limite dès lors entre la peste (protectionnisme lèsant les consommateurs) ou le choléra (assistanat lèsant</B< les contribuables.) Vouloir sauver les apparences des « classes défavorisées » (terme flou dont la définition change selon qu'on est un droitard ou un gauchiste) en protégeant leurs jobs ou industries par des lois protectionnistes violant la liberté de choix des consommateurs à exactement les mêmes conséquences que l'assistanat : cela déresponsabilise les « classes défavorisées », cela les rend de plus en plus capricieux, cela les désincite à se remettre en question ou à remettre en question les politiciens démagogiques.

              • @ commando

                Vous ne semblez pas saisir qu’actuellement, toute la gauche et une bonne partie de la droite est convaincue de la nécessité d’un Etat social, si votre seul programme est de le supprimer, vous n’avez strictement aucune chance d’être élu.

                Ensuite, les prestations sociales poussent les gens dans la criminalité et à dépendre des subventions, c’est une situation bien pire que celle d’avoir un job qui leur permette de s’enrichir et de mieux comprendre le fonctionnement du marché. Dans un cas, on a une perte totale, dans l’autre une perte partielle. Dans un cas, ils n’ont aucune incitation à quitter le socialisme, dans l’autre ils pourraient s’ouvrir à un libéralisme modéré, ce qui n’est pas encore idéal, je vous l’accorde, mais vous avez vous-même reconnu qu’un libéralisme imparfait donne déjà des résultats.

                • « actuellement, toute la gauche et une bonne partie de la droite est convaincue de la nécessité d’un Etat social, si votre seul programme est de le supprimer, vous n’avez strictement aucune chance d’être élu. »

                  @schelten : Vous avez raison sur ce point. D’ailleurs, pour aller plus loin sur ce sujet, je tiens à préciser que je n’ai rien contre les supporters de Trump qui sont capables de A + B :
                  A – Préciser que si par MIRACLE un candidat plus libéral (au sens français du terme) se présentait un jour et qu’il avait de grandes chances d’être élu ils supporteraient sans aucune hésitation ce candidat plutôt que Trump.
                  B – Applaudir les mesures libérales de Trump (ex: baisses d’impôts, déréglementations) sans chercher à justifier les mesures anti-libérales.

                  Si par exemple Trump affirme que « 2+2=5 »

                  Il faut que les supporters de Trump soient capables de dire : « Parfois il a raison, mais j’avoue que là, pour le coup, il a clairement tort. » Plutôt que de tenir des propos du genre : «Comme toujours, il a parfaitement raison, 2+2=5, c’est la stricte vérité, quinconque affirme le contraire est un [insérer insulte] !» Ou alors des propos du genre : « Fake news ! Trump a jamais affirmer que 2+2=5 ! Et même s’il l’a fait, c’était pas son intention ! Et même si c’était son intention, tu ne comprends pas pourquoi ! Et même si tu comprends pourquoi, tu exagères le problème ! Et même si tu n’exagères pas le problème, de toute façon Hillary Clinton est pire que Trump !»



                  « les prestations sociales poussent les gens dans la criminalité et à dépendre des subventions, c’est une situation bien pire que celle d’avoir un job qui leur permette de s’enrichir et de mieux comprendre le fonctionnement du marché. »

                  Comprendre le fonctionnement du marché c’est comprendre que si un produit à besoin de privilèges étatiques (mesures protectionnistes) pour se vendre c’est que personne ne veut de ce produit ou qu’il n’a pas un assez bon rapport qualité/prix : il est trop cher ou de mauvaise qualité, ou tout ça à la fois. Mais bon, de toute évidence je ne parviendrai pas à vous faire changer d’avis sur ce sujet, donc mieux vaut en rester là. Merci d’être resté courtois durant toute la discussion, à bientôt.

                  • @ commando

                    A la base, j’étais plutôt pour Rand Paul et je n’approuve pas non plus tout ce que fait Trump. Mais, je trouve dommage qu’un site libéral cède à la folie gauchiste sur Trump qui tient à le faire passer pour un débile, alors que son bilan est bon, et que l’on a un bel exemple des bienfaits d’une libéralisation partielle de l’économie.

                    Pour ce qui concerne le protectionnisme, avez-vous déjà rencontré des gens à l’aide sociale? Certains ne réalisent même pas que l’argent vient des impôts, ils le prennent comme un dû gratuit de l’Etat. Le fait qu’ils puissent entrer dans le marché du travail (même biaisé), payer eux aussi des impôts, serait déjà un gros progrès dans leur compréhension du marché. D’ailleurs, on verra bien à la prochaine présidentielle américaine, si Trump aura gagné ces voix-là.

                    Vous oubliez également un cas de figure: un produit peut être trop cher, simplement parce qu’un concurrent vend à perte. Dans un marché libre, il ne pourrait pas se le permettre longtemps sans faire faillite, mais s’il est soutenu par un Etat, il peut vendre longtemps à perte, jusqu’à couler le concurrent qui n’est lui pas soutenu par un Etat et ensuite profiter encore de l’Etat pour verrouiller le marché.

                    Je suis parfaitement d’accord avec les arguments théoriques que vous énoncez sur le protectionnisme, mais la réalité est plus complexe, je l’ai démontrée avec plusieurs arguments.

                    Merci, également pour la discussion cordiale. De toute manière, ce n’est probablement pas vous, et certainement pas moi qui pourrons changer grand chose à la situation…

        • « Pour les dépenses militaires, il est en train de vouloir retirer les USA de Syrie, ce que le monde entier lui reproche, et en particulier les démocrates et les faucons républicains. »

          D’une part l’administration Trump a tout fait pour augmenter les dépenses militaires (alors qu’elles sont déjà excessives), d’autre part la politique étrangère de Trump est inconsistente. Les bonnes actions qu’il entreprend (semi-retrait des USA de la Syrie, diplomatie plutôt que guerre avec la Corée du Nord, etc… ) laissent toujours un arrière goût à cause de toutes les mauvaises actions qu’il entreprend (frappe contre la syrie en avril 2018 avec Macron &Theresa May, regain de tensions & santions illégitimes contre Cuba, le Vénézuela, l’Iran, complicité avec les tyrans saoudiens dans le conflit au yémen, etc…) Une question cruciale que peu de supporters de Trump se pose est la suivante : si Trump est vraiment opposé aux guerres voulues par les néoconservateurs et par le complexe militaro-industriel, pourquoi a-t-il CHOISIT de s’entourer de néoconservateurs dans son gouvernement ?

          • Trump a augmenté les dépenses pour mettre fin à l’EI, et il a réussi, alors que cela stagnait sous Obama. Ensuite, sa politique étrangère est bien plus subtile que ce que les médias tentent de faire croire. L’inconsistance est une stratégie délibérée pour déstabiliser les adversaires et les amener à négocier et à faire des concessions.

            Ce que vous jugez comme des mauvaises actions est très discutable. Les frappes contre la Syrie consistaient à mettre fin à l’EI qui était un danger réel pour les USA, la lutte contre les dictatures socialistes que sont Cuba et le Venezuela, est nécessaire ne serait-ce que pour contrer la propagande des médias qui n’ont cessé de vanter Chavez et Castro, quant à l’Iran, c’est actuellement la base de financement des actions terroristes et un ennemi déclaré d’Israël.

            Trump a choisi des néoconservateurs, car ils sont libéraux économiquement parlant, anti-progressistes, et pro-Israël, trois caractéristiques centrales pour Trump.

            • « […] la lutte contre les dictatures socialistes que sont Cuba et le Venezuela, est nécessaire ne serait-ce que pour contrer la propagande des médias qui n’ont cessé de vanter Chavez et Castro, quant à l’Iran, c’est actuellement la base de financement des actions terroristes et un ennemi déclaré d’Israël […] »

              @schelten : Faut-il lutter par des moyens légitimes non-étatiques (manifestations pacifiques, pamphlets d’intellectuels, humour comme l’épisode «Band in China» de South Park, reportages d’investigation, boycott privé, contrebande, armées privées/« mercenaires » defendant la veuve et l’orphelin ) contre les dictatures socialistes et islamistes ? Oui.
              Faut-il lutter par des moyens étatiques (armée nationale) contre les dictatures socialistes et islamistes ? D’un point de vue minarchiste : oui, mais seulement en cas d’attaque. Ce qui signifie que les « guerres préventives » sont illégitimes, de même que les guerres initiées par les États sous prétexte de droit d’ingérence.
              Faut-il que l’État instaure des sanctions économiques contre les dictatures socialistes et islamistes ? Non , car le commerce est essentiel au maintien de la paix. La décision de boycotter ou non un pays devrait appartenir à chaque citoyen plutôt qu’être imposé arbitrairement par l’État.

              Les sanctions instaurées par l’État US visent officiellement à lutter contre la dictature castriste & la dictature chaviste & la dictature des Mollahs mais paradoxalement elles les renforcent, car elles sont de nature liberticide (restriction de la liberté de commercer, de circuler, d’importer, d’exporter, etc…). Toute mesure liberticide, c’est-à-dire toute mesure qui détruit la liberté, renforce les ennemis de la liberté (en l’occurence : les castristes & chavistes & Mollahs ) Et inversement : toute mesure qui renforce la liberté détruit les ennemis de la liberté. Par conséquent : la meilleure façon pour les USA de mettre en difficulté la dictature castriste & chaviste & Mollahs c’est d’agir en faveur de la liberté : il faut absoluemment éviter d’instaurer ou de prolonger des sanctions liberticides car celles-ci renforcent la crédibilité des tyrans (cubains, vénézueliens, iraniens…) lorsqu’ils manipulent leur peuple en lui faisant croire que les USA sont responsables de tous les problèmes du monde.

              Pour finir, je me contenterai de citer un extrait d’un texte du think thank libertarien Cato Institute (expliquant que les sanctions US contre Cuba ont non seulement appauvrit le peuple cubain mais également les agriculteurs & producteurs américains) puis un extrait d’un discours du libertarien Ron Paul (expliquant que la décision de choisir s’il faut boycotter ou non Cuba devrait appartenir à chaque américain plutôt qu’être imposé arbitrairement par le gouvernement US.) Les deux extraits parlent du cas de Cuba mais pourraient tout aussi bien s’appliquer au cas du Vénézuela ou de l’Iran.

              Cato Institute : « The embargo has been a failure by every measure. It has not changed the course or nature of the Cuban government. It has not liberated a single Cuban citizen. In fact, the embargo has made the Cuban people a bit more impoverished, without making them one bit more free. At the same time, it has deprived Americans of their freedom to travel and has cost US farmers and other producers billions of dollars of potential exports. »

              Ron Paul : « Americans want the freedom to travel and trade with their Cuban neighbors, as they are free to travel and trade with Vietnam and China. Those Americans who do not wish to interact with a country whose model of governance they oppose are free to boycott. The point being – it is Americans who live in a free country, and as free people we should choose who to buy from or where to travel, not our government … Considering the lack of success government has had in engendering friendship with Cuba, it is time for government to get out of the way and let the people reach out. »

              • @ commando

                Lorsque des pays sont résolument hostiles, le principe de légitime défense s’applique. Cuba avait armé des fusées contre les USA, Chavez n’a cessé de dénoncer les USA et de financer Cuba, et l’Iran finance les mouvements terroristes, qui ont fait des milliers de mort aux USA.

                Après la difficulté est de trouver l’équilibre entre les agressions et les sanctions. Si vous voulez considérer de manière extrême qu’un Etat ne devrait se défendre que lorsque son territoire est attaqué et exclusivement que contre celui qui l’attaque, les USA n’auraient jamais dû débarquer en Europe lors des deux guerres mondiales, et nous parlerions probablement allemand ou russe à l’heure qu’il est…

    • il me semble toutefois que la dette augmente plus vite que le PIB ?

  • « Force est de constater que la guerre menée contre l’immigration clandestine porte ses fruits : les employeurs américains sont obligés d’embaucher des Américains plutôt que des illégaux. Les classes pauvres qui ont souffert pendant des décennies de la concurrence de ceux qui venaient sans papiers retrouvent une bouffée d’oxygène »


    Effectivement, ce passage de l’article est très pertinent, l’auteur de l’article à tout à fait raison, je suis entièrement d’accord avec son propos : pour que les classes pauvres américaines cessent de souffrir il suffit de faire la guerre à l’immigration clandestine. Comme ça la concurrence que subissent les classes pauvres américaines disparaitra à jamais, comme par magie ! Et devinez quoi chers amis ? Il existe justemment une solution parfaite pour gagner la guerre contre les sales criminels que sont les immigrés clandestins et les employeurs américains qui osent les embaucher ! Cette solution consiste à retirer aux immigrés clandestins l’envie de venir aux USA ! Comment ? En transformant les USA en une nouvelle Corée du Nord ! Car en effet, si les USA devenaient aussi liberticides, aussi pauvres, aussi corrompus, aussi dangereux, et aussi invivables que la Corée du Nord, il n’y aurait plus d’immigration clandestine, ce qui signifie (tel que l’a expliqué l’auteur de l’article) que les employeurs américains seraient obligés d’embaucher des gentils Américains plutôt que des méchants illégaux, et donc que les classes pauvres américaines cesseraient enfin de souffrir ! En transformant les USA en une magnifique dictature nord-coréenne les classes pauvres américaines retrouveraient enfin une bouffée d’oxygène ! C’est un raisonnement tellement impeccable, tellement infaillible, que seul un surdoué comme l’auteur de l’article pouvait y penser ! Hip hip hip ? Hourraaaaaaa !

    • Trump derangement syndrome detected…

      • @Gérard : Quand les opposants de Trump le critiquent en le traitant de businessman médiocre né avec une cuillère d’argent dans la bouche, je défends Trump en soulignant qu’il a le mérite d’avoir réussi a faire fructifier la fortune dont il a hérité (bien que ses nombreuses faillites tendent à nuancer ce constat.)
        Quand les opposants de Trump le critiquent en disant qu’il est « vulgaire », je défends Trump en répondant que parfois la vulgarité est un signe de franchise.
        Quand les opposants de Trump critiquent les baisses d’impôts et déreglementations qu’il a effectué, en tant que libéral (au sens français du terme) je défends Trump car ce type de mesures est en accord avec la pensée libérale.
        Bref, en gros, je suis toujours le premier à défendre Trump lorsqu’il est injustemment critiqué.
        Si malgré tout cela vous me considérez comme étant un hystérique anti-Trump atteint du « Trump derangement syndrome », c’est bien dommage, mais ça ne m’empêchera pas de dormir. Cela fait longtemps que les libéraux comme moi sont habitués à se faire traités de gauchistes par les droitards et de droitards par les gauchistes. Tel est le prix à payer lorsqu’on est un libéral digne de ce nom, un trouble-fête qui refuse d’être un lèche botte d’Obama ou de Trump, un homme libre qui préfère crever plutôt qu’être l’esclave de la Gauche ou de la Droite.

    • @ commando

      Le problème, c’est que c’est une concurrence déloyale à cause de l’Etat social. Un travail déclaré coûte plus cher qu’un travail non-déclaré, et les clandestins n’ont aucun intérêt à se faire déclarer.

      La solution serait de supprimer l’Etat social, mais même aux USA, vous ne trouverez pas de majorité pour supprimer tout l’Etat social.

      Alors au lieu de blâmer Trump de cette situation, alors qu’il n’y peut strictement rien, vous feriez mieux de saluer tous les points où il a réussi à amener plus de libéralisme, et de montrer que même un libéralisme imparfait donne de très bons résultats.

      • « Trump n’y peut strictement rien »


        @schelten : Il y a bien une chose que Trump pourrait faire. Il pourrait prononcer au peuple américain le discours suivant :
        Chers compatriotes, refuser la réduction de l’État-providence c’est du suicide. Vous voulez vous suicider ? Très bien, qu’il en soit ainsi ! Mais ne comptez pas sur moi pour encourager votre suicide. Ne comptez pas sur moi pour mentir en prétendant qu’il existe une autre solution que la réduction de l’État-providence. »


        « même un libéralisme imparfait donne de très bons résultats. »

        D’accord avec vous sur ce point.

        • @ commando

          Mais Trump a fait un très beau discours pour dénoncer le socialisme, et affirmer que les USA ne seront jamais un pays socialiste. Après c’est aussi un pragmatique qui est prêt à faire des concessions pour obtenir le moins mauvais résultat, plutôt que tout le temps prôner un idéal inaccessible. Le socialisme n’a jamais été aussi présent aux USA, Obama était un président très socialiste pour un Américain, et le parti démocrate est actuellement piloté par son extrême gauche dont plusieurs sont pro-islamistes et communistes.

  • ce n’est pas particulièrement une bonne nouvelle , l’honnêteté intellectuelle me contraint à rappeler que TOUT doit monter pour ne pas être immergé du fait du rca. Et si ce n’est pas LE signe que se produit une accélération de la montée de eaux ça signifie que je suis un diot ce que je juge très peu probable.

  • rappelons que le respect des libertés individuelles est un projet qui se suffit à lui même. QUAND bien même le libéralisme ne conduirait pas à la plus grande prospérité possible ça ne donnerait en rien des raisons valides pour abandonner le droit de propriété ou la liberté d’expression.
    mais admettons l’hypothèse que le libéralisme économique conduit systématiquement pour toute population ( et immédiatement??) à la plus grande prospérité.. ce qui me semble étrange à dire vrai ..
    il faut donc trouver un indicateur indiscutable de la prospérité d’une nation..
    et un indicateur indiscutable du libéralisme d’une nation..pour pouvoir en discuter sur des bases solides..
    EN pratique..les usa n’etaient pas libéraux économiques et ne le sont toujours pas ..

    les usa ont ils progressé dans le libéralisme?
    les salaires sont elles une mesure de prospérité..

    • j’ai tendance à penser que le but de l’existence est le bonheur ..la prospérité matérielle est un moyen et non une fin..

      je trouve pas contre « criminel » vis à vis de la liberté de tempérer la volonté d’une personne à devenir plus riche ou de le contraindre à produire plus de richesse..

      en somme ce qui me gène dans les 35 heures..c’est qu’un couillon disent aux gens combien d’heures travailler par semaine..

      assez bizarrement je ne me défini pas comme libéral..mais j’ai aussi du mal à saisir le libéralisme de certaines personnes..
      c’est pour ça d’ailleurs que je pense qu’il est toujours plus pertinent d’en revenir à la défense des libertés car j’ai la conviction que le plus grand nombre peut comprendre..

  • Très intéressant et complet, mais l’auteur oublie que depuis 2 ans l’augmentation moyenne des salaires est supérieur à l’inflation et je rappel l’idée dominante précédemment retenu par les analystes financiers était que les augmentations de salaires créait de l’inflation. La décorrélation est quelque chose d’inédit. Le recule des inégalités est la cerise sur le gâteau. Il faut d’urgence prévenir Picketti

  • que les salaires progressent « enfin » ..n’est pas forcement une bonne chose..
    sauf bien sur pour les salariés et encore à court terme.

    il est même dangereux de voir cela comme un point nécessairement positif car inévitablement un politique voudra agir directement sur ceux ci en distordant le marché du travail en ne regardant pas le reste..
    en économie libérale les salaires sont déterminés par le marché.

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