Moisson de records sur le front de l’emploi aux États-Unis

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Moisson de records sur le front de l’emploi aux États-Unis

Publié le 7 octobre 2019
- A +

Par Philippe Lacoude.

Dans un rapport recensant un nombre exceptionnel de records historiques, le Département fédéral du travail des États-Unis a annoncé ce matin que le taux de chômage était tombé au plus bas niveau depuis décembre 1969.

Le taux de chômage a diminué de 0,2 point en septembre pour s’établir à 3,5 %. Il y a maintenant moins de chômeurs – environ 5,769 millions – aux États-Unis qu’en France et en Italie réunies.

Le chiffre est solide : le nombre de « travailleurs découragés, plus tous les autres travailleurs marginalement attachés en pourcentage de la population active civile » – en clair, les personnes qui ne sont pas satisfaites de leur travail, de leur lieu de travail, etc. – est à la valeur la plus basse, 4,3 %, depuis . . . toujours.

Il est à noter, compte tenu du climat d’injures politiques accusant une partie du pays d’être sexiste ou raciste, que le taux de chômage des femmes est également à son plus bas niveau – inférieur à celui des hommes – à 3,4 %, le plus bas niveau depuis septembre 1953. Tout comme d’ailleurs le taux des chômeurs noirs âgés de plus de 20 ans, qui s’élève actuellement à 5,4 %, le niveau le plus bas depuis environ 50 ans, c’est-à-dire depuis que la conscription forcée en avait envoyé un nombre disproportionné faire la guerre au Vietnam.

Après être passé de 4,5 % en juillet à 4,2 % en août, le taux de chômage des travailleurs hispaniques ou latino-américains, actuellement de 3,9 %, n’a jamais été aussi bas dans toute l’histoire statistique des États-Unis.

Les emplois manufacturiers sont à leur plus haut niveau depuis 2009, avec une variation annuelle de plus de 120 000 emplois dans le contexte d’un indice de production industrielle qui est maintenant 5 % plus élevé, à 109,92 (base 100 en 2012), que son précédent record de janvier 2008.

Les créations d’emplois, bien que plus faibles qu’au cours des derniers mois – il est impossible de créer plus d’emplois s’il n’y a plus personne à embaucher ! – sont toujours fortes. Les effectifs non agricoles ont augmenté de 136 000 en septembre, un chiffre légèrement inférieur au chiffre de 145 000 prévu par les économistes interrogés par Dow Jones. Fait intéressant, les chiffres passés ont été révisés à la hausse ! Le mois d’août a été révisé à 168 000 contre une estimation initiale de 130 000 ! Le chiffre de juillet a été porté de 159 000 initialement à 166 000, soit un gain net de 45 000 emplois !

Les offres d’emploi dépassant (!) le nombre de chômeurs de plus de 1,5 million, les entreprises doivent maintenant augmenter les salaires pour pouvoir embaucher des travailleurs : les salaires des travailleurs américains ont augmenté de 2,9 % sur les douze derniers mois.

Sources statistiques : mon tableau de bord sur FRED @ https://research.stlouisfed.org/dashboard/33015

Voir les commentaires (19)

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  • Bravo Trump.

  • Tant mieux pour eux ! On peut rappeler dans le même temps, que le chômage de l’UE est également au plus bas depuis la crise de 2008. Et sans quelques canard boîteux comme la France ou l’Espagne, le taux dans l’UE serait assez proche des USA. Ainsi malgré la baisse de la croissance mondiale et la molesse en occident, le chômage baisse (même en France). Il y a donc un effet commun à tout l’occident : serait-ce un effet rebond après la crise ?

    • ..cause commune et pas effet commun sapristi

    • c’est simplement qu’une masse importante de papy boomers partent à la retraite, couplé à des taux d’intérêts nuls et un protectionnisme ambiant qui peut-être fait un peu relocaliser.

  • il semblerait que cela soit les latinos et les noirs qui on vu leur chomage diminuer , la preuve qu’il suffit de baisser les impots sur le revenu pour rendre rentables des emplois qui ne l’etaient pas suffisamment avant…et un peu de tension sur l’immigration boost les salaires…tout le monde s’y retrouve ainsi que l’etat . C’ est tellement stupide d’imposer les entreprises qui sont l’unique source des richesses produites dans un pays !

  • Contrepoints devrait faire un grand article pour nous expliquer la concomitance entre plein emploi aux États-Unis, dette monstrueuse et masse monétaire gonflée à l’hélium.

    • Oui, enfin chez nous, c’est pas vraiment mieux hein… Avec nos 8,5% de chomage pour toujours plus de dépense publique 😉

  • jesuisunhommelibre
    7 octobre 2019 at 10 h 35 min

    Le protectionnisme de Trump peut créer un tel effet à court terme, avec un retour de bâton à moyen terme.

    • Ce n’est pas du protectionnisme. cessez donc ces poncifs mensongers. Les taxes à l’importation de l’UE sont très supérieures à celles des USA, et ne parlons pas de la Chine qui triche sur tous les plans en faisant du dumping, sous évaluant sa monnaie et mettant tout en oeuvre pour empêcher les importations. Tout en louant le libre échange! Ce sont eux qui font du protectionnisme. Trump veut l’équité et un vrai libre échange!

      • « Ce sont eux [UE & Chine] qui font du protectionnisme. »


        @Virgile :
        « Qui est protectionniste et qui ne l’est pas ? Donald Trump a une vision très claire de la situation : le déficit abyssal du commerce extérieur américain a pour corollaire la montagne d’excédents accumulée par la Chine, l’Europe et le Japon. Autant de pays qui ne joueraient pas le jeu du libre-échange face à de pauvres Américains très naïfs […]
        En fait, tous les pays pratiquent peu ou prou une certaine forme de protectionnisme. Les pays émergents, dont la Chine, certainement un peu plus. Mais les pays avancés, Etats-Unis en tête ne sont pas les grands naïfs qu’ils prétendent être, les mesures prises sont généralement moins visibles, c’est tout.
        » Source : https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/europe-chine-japon-etats-unis-qui-est-le-plus-protectionniste-775503.html

  • Vous « osez » dire qu’aux USA la situation est bonne!
    Vous n’y pensez pas. Quelle horeur!
    Quelle insulte au politiquement correct et la haine que nous devrions avoir tous.
    Fr

  • Je me souviens, peu de temps avant l’élection de Trump, avoir lu sous la plume de Guy Millière (sauf erreur) que les statistiques de l’emploi aux USA, qui indiquaient une baisse constante du chômage sous Obama, étaient truquées – un peu comme en France – car « oubliant » de comptabiliser certaines catégories de gens sans emploi : en formation, ou en fin de droits, ou sortis du système parce que découragés, ou en retraite anticipée, etc.
    Et je vois qu’aujourd’hui, le même (GM) tient un discours similaire à l’auteur du présent article, mais sans plus du tout mettre en cause la façon dont les statistiques sont calculées. Ce qui quand même me gêne aux entournures.
    Deux remarques :
    1. ne vaudrait-il pas mieux parler de taux d’emploi (employment rate) plutôt que de taux de chômage ? Par exemple, sur cette stat de l’OCDE, on voit que le taux d’emploi aux USA n’est jamais que dans la moyenne : https://data.oecd.org/emp/employment-rate.htm à savoir 71-72%, quand par exemple la Suisse en est à plus de 80%. (la France étant là encore en queue de peloton, avec environ 65%)
    2. la dette de l’État fédéral : Trump a baissé les impôts et dérégule l’économie, ce qui est une bonne chose ; mais cela ne suffit manifestement pas à contenir le déficit, résultat la dette a encore sérieusement augmenté l’an dernier (1er exercice imputable à Trump), à la fois parce que les dépenses militaires se sont accrues – guerre à Daesh notamment – et parce que les dépenses des autres secteurs n’ont pas ou peu été réduites.
    Bref, et même si je crois que Trump est infiniment préférable à n’importe quel Démocrate, une analyse un peu plus approfondie me paraît nécessaire.

    • Très juste, c’est le taux de l’emploi auquel il faudrait s’intéresser, les stats du chômage sont trafiquées par les gouvernements!

  • Bravo Obama

    Ok.. je sors ;).

    • En effet, les courbes montrent que ça a commencé après la crise (donc sous Obama), mais au moins, ce que prévoyaient les anti trump ne se réalise pas car ça continue (avec une petite accélération notamment avec ses baisses d’impôts).

  • Avec la vision des documentaires retraçant la montée en puissance du nazisme, on est confondu par tous ces hommes prêts à marcher au pas des nouvelles propagandes de notre siècle.
    Diaboliser Trump dans des grands rassemblements orchestrés par les médias mainstream est effarant au vu de ses résultats qui sont obtenus envers et contre tous !
    Pas de soutien dans son parti, pas de soutien par les mafias, pas de soutien par les médias, le show-biz et le monde financier.
    Seuls l’Amérique profonde, les policiers, et les militaires sont présents pour reconnaître que ce milliardaire en fait plus pour eux, qu’aucun de ses prédécesseurs, occupés à devenir si possible milliardaires !
    Cet article est un réquisitoire pour entrer en résistance…

    • « Pas de soutien dans son parti, pas de soutien par les mafias, pas de soutien par les médias, le show-biz et le monde financier. »

      Yes-Comment : Vous avez raison pour les médias et le show-biz, lesquels sont majoritairement de gauche.

      Cependant vous avez tort pour le Parti : l’écrasante majorité des Républicains soutiennent tout ce que fait Trump. Ce soutient est louable lorsque Trump fait des bonnes choses (ex: baisses d’impôts, déréglementations) mais extrêmement préjudiciable pour l’avenir du Parti Républicain lorsque Trump fait des conneries (ex: acroissement de la dette, guerres commerciales.) Les Républicains comme Justin Amash qui osent refuser de soutenir Trump inconditionnelement sont extrêmement rares et isolés.

      Vous avez également tort pour les mafias : aussi paradoxal que cela puisse paraître elles aussi soutiennent – consciemment ou inconsciemment – les étatistes comme Trump. Pourquoi ? Parce que plus l’administration Trump perpetue – entre autres – la coûteuse et inefficace « guerre contre la drogue » plus les mafias sont assurées d’engrenger des profits élevés (tout comme dans les années 20 la « guerre contre l’alcool/Prohibition » à garanti à Al Capone de s’en mettre plein les poches.) Tel que l’expliquait l’économiste Milton Friedman : « If you look at the drug war from a purely economic point of view, the role of the government is to protect the drug cartel. » En d’autres termes : plus le gouvernement part en guerre contre la drogue plus la mafia s’en trouve renforcée.
      Ce que les mafias craignent, ce ne sont pas les déclarations « viriles » de Trump ou Duterte (dictateur des philippines) annonçant vouloir condamner à mort les dealers ou les mafieux en général. Ce que les mafias craignent c’est, par exemple, les déclarations comme celle toute récente du candidat démocrate Andrew Yang qui, malgré tous ses défauts, a le mérite d’avoir annoncé vouloir décriminaliser certaines drogues un peu comme au Portugal. Ou mieux : les déclarations de libertariens comme Ron Paul favorables depuis des décennies à la légalisation de toutes les drogues.

      Vous avez également tort pour le monde financier : une part non négligeable du monde financier soutient Trump, ou tout du moins ne se montre pas aussi opposé à Trump qu’on pourrait le penser, étant donné qu’une part non négligeable du monde financier est, exactement comme Trump, davatange « pragmatique/ pro-business » (faire du fric à tout prix même au detriment de la liberté) que « libertarien/ pro-liberté » (faire du fric uniquement en respectant la liberté.)

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