Régimes spéciaux de la RATP et des Indépendants : une unification injustifiée

Il faut supprimer les régimes spéciaux qui n’ont d’autre raison d’être que d’assurer le maintien de privilèges égoïstes, mais laisser vivre les régimes qui se sont constitués librement et sans rien demander à la collectivité.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
RATP by Alexandre

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Régimes spéciaux de la RATP et des Indépendants : une unification injustifiée

Publié le 22 septembre 2019
- A +

Par Bertrand Nouel.
Un article d’Entrepreneurs pour la France

Il y a régime spécial et régime spécial. À trois jours d’intervalle, voici la grève de la RATP, puis la manifestation des indépendants contre la réforme du régime des retraites. Alliés objectifs peut-être, mais situations radicalement opposées. D’un côté le personnel de la RATP, disposant d’avantages exorbitants, et dont l’équilibre des pensions de retraite nécessite à hauteur de presque 60 % une subvention de l’État (donc des contribuables dans leur ensemble), de l’autre les indépendants, dont les caisses de retraite disposent de réserves confortables qui se verraient confisquées dans le cadre prévu de la réforme alors que leurs cotisations bondiraient (par exemple un doublement pour la moitié des 70 000 avocats). Insupportable et inique évidemment, ou comment les cigales mettent la main sur les provisions des fourmis. Mais ce n’est cependant pas si simple… Au final l’unification des régimes ne devrait pas inclure les régimes des Indépendants.

RATP : les avantages exorbitants du personnel

L’ampleur de la grève de la RATP, qui rappelle celle de 1995, paraît avoir surpris les observateurs. Pourtant, rien d’étonnant. À gros perdant, grosse protestation.

Qu’on en juge du statut du personnel de la RATP : la retraite à moins de 57 ans en moyenne (même si la réforme de 2010 ajouter deux années en 2024…), de 52 à 55 ans pour les « roulants », 60 ans et huit mois pour les administratifs, 3700 euros de pension en moyenne1, calculée sur les six derniers mois de travail, un régime de décote pour interruption de carrière particulièrement avantageux, des cotisations qui ne couvrent que 41 % des dépenses avec un rapport actifs/retraités inférieur à un si l’on compte les réversions, les 59 % restants (plus de 700 millions par an) étant couverts par une subvention étatique d’équilibre à la charge de l’ensemble des contribuables… qui dit mieux ?

Au fait, pourquoi dans les métros de Lyon et de Marseille les personnels n’ont-ils pas bougé ? C’est simple : l’exploitant du métro de Lyon est Kéolis, un opérateur sous délégation de service public, mais qui est privé, (filiale de la SNCF pour 70 % et de la Caisse des dépôts du Québec pour 30 %), dont le personnel est soumis au droit commun du régime général.

À Marseille, la RTM est une régie dont le personnel ne jouit pas d’avantages comparables à ceux accordés par le statut du personnel de la RATP. La conclusion va de soi : statut spécial (très) privilégié + grosses pertes à prévoir + pouvoir maximum de nuisance (ne l’oublions pas !) + historique éloquent (cf. notamment 1995 et la reculade d’Alain Juppé) = certitude de grosses agitations.

Privilèges et égalité

Le gouvernement met en avant le besoin de justice sociale -solidarité et égalité- en clamant qu’un euro cotisé doit donner lieu aux droits égaux pour tous. Mais ça ne marche pas comme ça. Le combat contre les inégalités n’est audible en France que s’il ne fonctionne que dans le sens de l’amélioration de la situation de ceux qui ont moins, pas dans le sens inverse du nivellement par le bas.

C’est ainsi qu’il faut interpréter le discours de Philippe Martinez selon lequel les employés de la RATP « ne sont pas des privilégiés ». La CGT a toujours rétorqué à ceux qui critiquaient les privilèges des fonctionnaires par rapport au secteur privé, que c’est l’insuffisance des avantages du secteur privé qui était anormal, pas les avantages du secteur public. Ben voyons ! Donc tout le monde à la retraite à 55 ans (pénibilité mise à part, voir plus loin)2.

Il est bien entendu hors de question que la réforme fonctionne dans le sens d’une élévation du niveau général des retraites à celui du personnel de la RATP, et il est donc certain que ce dernier a très gros à perdre, ne serait-ce que, comme le Premier ministre l’a rappelé, parce qu’un allongement de la période d’activité est inéluctable. Les syndicats avancent un calcul de 30 % de perte !

Irrecevabilité de l’argument de la pénibilité à la RATP

Pour justifier de leurs avantages, les employés de la RATP arguent de la pénibilité de leur travail : horaires décalés, travail le week-end et souterrain. Énormément de professions sont dans le même cas et ont un travail plus pénible, notamment physiquement, effectué dans le bruit et le froid (travaux publics par exemple) sans avoir droit aux mêmes avantages.

Et la prétendue pénibilité à la RATP a aussi diminué avec le temps, comme dans beaucoup d’autres métiers : depuis longtemps il n’y a plus de poinçonneurs aux Lilas occupés à faire des p’tits trous.

D’autre part, est-il justifié que la compensation de la pénibilité, en plus d’être prise en compte pendant la période d’activité, le soit aussi dans le système des retraites à une époque de la vie où toute pénibilité a disparu ? En tout état de cause, plusieurs régimes spéciaux actuels répondent par des départs anticipés à la retraite systématiques, sans que cela soit corrélé à une exposition calculée individuellement. C’est évidemment le cas à la RATP, et le projet de réforme actuel tend à remédier à juste titre à cette situation.

Les Indépendants sacrifiés

La comparaison est frappante avec les régimes autonomes des Indépendants. Ces derniers ne demandent rien à la collectivité, plus encore ils reversent au régime général, par exemple 80 millions pour les avocats. Ils ont accepté d’augmenter leurs cotisations et de rogner sur leurs prestations, et ainsi accumulé par leur bonne gestion des excédents, qu’ils considèrent comme leur trésor de guerre.

La réforme prévoit d’abord que leurs cotisations retraite (les Indépendants paient 100 % de ces cotisations, n’ayant pas d’employeurs), passeront à 28,12 % de leur revenu annuel, ce qui signifie un doublement ! Au-delà de 40 000 euros pour les avocats, le taux n’est plus que de 12,94 %, mais les représentants nationaux des barreaux estiment que plus de 50 % des avocats, qui sont une profession relativement pauvre au niveau national, seront concernés.

Non content de vouloir imposer cette révolution au niveau des cotisations, le gouvernement annonce que la réforme va faire main basse sur les excédents accumulés des caisses de retraite, qui sont de 28 milliards au total des régimes autonomes (2 milliards pour les avocats, 3 milliards pour les infirmiers, 7 milliards pour les médecins, 4 milliards pour les pilotes, les PNC étant aussi concernés) !

C’est impensable, et, rapproché avec le régime de la RATP, fait immanquablement penser à la fable de la cigale et de la fourmi, excepté qu’ici ce sont les fourmis qui n’auront plus qu’à danser pendant que les salariés mangeront les provisions qu’elles auront accumulées3.

Rien n’est simple, cependant

Pour la RATP, le problème est connu depuis longtemps… sauf qu’il ne se pose pas dans les termes auxquels on pouvait s’attendre. Un rapport datant de 2008, rédigé par Bertrand Aubran au nom de la commission des finances du Sénat, met en exergue le déclin démographique du personnel de la RATP. Alors que les actifs sont prévus pour rester stables autour de 44 000 employés, les retraités passeraient de 42 000 en 2007 à 50 000 en 2025, soit un rapport actifs/retraités passant de 1,03 à 0,84 % (le rapport est de 1,7 au niveau national en 2018).

Déjà en 2008 la subvention d’équilibre est égale à 52 % des ressources de la caisse des retraites (CRPTATP, crée en 2006), elle est en 2019 de 59 %. Le rapporteur avait vu juste.

In limine, le rapporteur de 2008 a tenu à rappeler que «  le versement d’une subvention d’équilibre par l’État trouve son origine dans le principe de solidarité de la Nation à l’égard des régimes en déclin démographique. À ce titre, le soutien de la collectivité nationale ne saurait être remis en cause car il conditionne la perception des droits à pension des retraités ».

Voilà qui rend très ardue la solution du problème. On a gagné sur les dépenses du personnel actif (cf. le poinçonneur des Lilas), mais la diminution des actifs fait perdre sur le financement des retraites et en général sur celui de la protection sociale ; le phénomène est universel. Il ne saurait être question de faire peser sur les retraités actuels et futurs les conséquences du déclin démographique à la RATP.

Excepté quand même que le rapport actifs/retraités, et donc le déficit de la CRPRATP, sont très influencés par l’âge de départ à la retraite, très avancé à la RATP, ce qui constitue un privilège injustifié comme nous l’avons vu. Le rapporteur du Sénat occulte complètement ce fait. Chez les avocats, le montant moyen de la retraite est 2130 euros et l’âge moyen de départ à la retraite se situe à 65 ans.

Soulignons encore que, comme le précise la Cour des comptes, l’avancement de l’âge de la retraite ne se justifie pas par une espérance de vie plus courte, puisqu’elle est de 22 ans à 60 ans comme dans les autres régimes des IEG et de la SNCF de même, à très peu de choses près, que dans la population française en général.

Le rapporteur rappelait que la création en 2006 de la CRPRATP s’était accompagnée de la promesse d’adossement au régime général, mais que la négociation avec la CNAV n’avait pas pu aboutir. Il recommandait de remettre d’urgence cet adossement à l’ordre du jour. Nous voici onze ans plus tard, rien n’a été fait, et il faut féliciter le gouvernement d’aller encore plus loin en voulant supprimer les régimes spéciaux. Mais que cela va être difficile !

Pour les régimes autonomes des Indépendants, on nous dit de ne pas paniquer : la mise en application sera très progressive et prendra quinze ans à compter de 2025. L’argument ne vaut rien. Allons-nous être incités à nous lancer dans une carrière qui nous promet la paupérisation à moins de la moitié de notre carrière ? Croit-on les Français prêts à un comportement d’autruche se cachant la tête dans le sable ?

Où est la justice dans tout cela ? On peut quand même s’étonner que 18 mois de négociations et d’élaboration du projet de réforme n’aient abouti à rien et que surgissent maintenant ces problèmes non résolus qui ne peuvent mener qu’à grèves et manifestations. Quelle erreur de méthode ! Il ne reste plus qu’à reprendre les efforts de pédagogie de quasiment zéro.

L’unification de tous les régimes ne se justifie pas

Une remarque semble s’imposer cependant : pourquoi donc vouloir à tout prix soumettre les Indépendants au même régime que les salariés ?? Les Indépendants sont dans une situation foncièrement différente des salariés à tous points de vue, avec ses avantages et ses inconvénients, ils se sont organisés depuis longtemps (1930 pour les avocats, donc avant la création de la Sécurité sociale universelle), ne coûtent rien à la collectivité et ne demandent rien.

Vouloir les coucher dans le lit de Procuste de l’universalité au nom d’une illusion d’égalité parfaite n’a pas de sens, et n’est que la marque d’un jacobinisme technocratique exacerbé qui fait fi de la liberté des individus et des bienfaits de la concurrence.

Alors, oui il faut savoir distinguer, et supprimer les régimes spéciaux qui n’ont d’autre raison d’être que d’assurer le maintien de privilèges égoïstes, mais laisser vivre les régimes qui se sont constitués librement et sans rien demander à la collectivité.

Sur le web

  1. Chiffre de la Cour des comptes pour une carrière complète.
  2. Il y a bien entendu dans cette théorie une exception, c’est celle des « riches », pour lesquels il serait juste de faire fonctionner la règle dans le sens du nivellement vers le bas. Le hic, c’est la définition des riches. « Je prends tout » au-delà de quatre millions de francs disait Marchais, de 360 000 euros annuels de revenus par part dit Mélenchon, de 200 millions de fortune dit Piketty. Mais à quoi cela servira-t-il ? Les riches ne sont pas assez nombreux, et c’est la classe moyenne qui trinque, car c’est elle qui paye le plus pour les privilèges des gagnants comme le personnel de la RATP dans la mesure où le déficit de ses caisses de retraite est couvert par des subventions d’équilibre provenant du budget de l’État donc de l’ensemble des contribuables.
  3. On n’insistera pas dans le cadre de cet article sur les effets désastreux des mesures sur l’incitation à s’engager dans les professions concernées. C’est particulièrement crucial dans le cas du phénomène de désertification médicale qui touche les campagnes françaises, les médecins libéraux tendant à disparaître au profit des médecins salariés aux 35 heures. Cette tendance ne pourrait que devenir systématique au grand dam des malades.
Voir les commentaires (58)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (58)
  • « qui se sont constitués librement et sans rien demander à la collectivité. »

    ah ben non !
    je rappelle que la France a voté collectiviste ! a gauche
    Pour le collectivisme la liberté n’a pas de sens

  • Si seulement les pilotes, avocats, médecins et infirmiers, professions libérales de tout poil, artisans se rendaient compte que leur pouvoir de nuisance est mille fois supérieur à celui de ces petits mafieux de la RATP…

    • ben le probleme c’est que ces gens là cotisent , l’urssaf ne leur fait pas de cadeaux .. alors la gréve..

      • Abrogation du statut de la fonction publique! Et licenciement de tout les agents du secteur public. Ensuite recrutement du personnel nécessaire : comme avec Reagan lors de la grève des aiguilleurs du ciel. Un service public qui n’assure plus le service mais des sévices doit être dissous.

    • Faire acte de désobéissance citoyenne en refusant de payer ses cotisations ? Mettre la pression sur les employés sncf – ratp en bloquant l’entrée de leurs comités d’oeuvres sociales ? Refuser systématiquement les excuses bidons sur « l’incident affectant la voie » ou « la panne de signalisation ». Quand un enfant est trop gâté, on lui retire les sucreries, et on obtient forcément une réaction de sa part.
      Ce qui est sûr, c’est qu’il y a plein de moyens de désobéissance civile.

  • Ce n’est pas reagan qui lors d’une greve des controlleurs aerien a mis tout ce beau linge a la porte ?
    Il faut faire pareil avec les regimes speciaux , plus de bus plus metro et plus de salaires ..les usagers sont habitues et trouveront d’autres moyens pour se deplacer…..

    • ah mais là c’est la deuxieme guerre mondiale , EDF , SNCF,
      HOPITAUX,CAF ..
      tout ferme

      • Et bien que tout ferme…….un jour il faut arreter toutes ces conneries !

      • Si l’on récupère le fric des privilégiés de la SNCF, de l’EDF et de la RATP pour le réaffecter aux Hôpitaux ce serait pas mal… Quant à la CAF et la SS, dans certains départements, il ne savent pas combien ils sont… passant par la case ANPE ils pourraient refaire l’appel !

        • Cesser de donner le fric (pris à certains) à ceux qui ne le méritent pas, c’est une très bonne chose. Vouloir aussitôt continuer à le prendre aux mêmes pour le donner à d’autres, jugés plus méritants, en est une très mauvaise. Ca conforte l’idée d’un redistributeur meilleur juge que tous, et de la nécessité de prendre aux uns systématiquement. Les hôpitaux ne doivent pas avoir de ressources parce que leur rôle est bien vu, mais parce ceux qu’ils soignent sont bien soignés et reconnaissants. C’est très différent.

    • J’ ai cherché ce matin des infos à ce propos. Les contrôleurs en question venait en plus de bénéficier d’ une hausse des salaires….Il a pu le faire grâce à une loi tombée aux oubliettes qui interdisait le droit de grève à des employés de l’ état. Il leur a donné 48 heures pour reprendre le boulot, ils ont cru à un bluff, il les a tous foutu à la porte deux jours après et les a remplacé temporairement par des contrôleurs militaires.

      • @Stephane
        Cà a été (mal) fait en France en 1973 : plan Clément Marot.
        Résultat : collision en vol de deux avions de ligne (catastrophe de Nantes).
        Depuis les contrôleurs aériens sont passés en catégorie A de la fonction publique d’Etat avec des primes substantielles.
        L’argent ne vient pas de l’Etat mais des compagnies aériennes qui volent en France.

      • oui mais ça c’est au usa

  • Petite suggestion naïve: qu’on mette dans un régime unifié tous ceux qui réclament de l’argent à l’Etat et qu’on fiche une paix royale à tous ceux qui arrivent à fonctionner sans rien demander à personne, si ce n’est qu’à eux mêmes …

    • Vous rêvez: la spoliation des fourmis est le nerf de la guerre, la quasi-totalité des revenus de Bercy et du pognon de dingue…

  • Deux solutions : soit le gouvernement n’a jamais eu l’intention de réformer les régimes spéciaux types RATP, soit ce sont des amateurs naïfs.
    Les grèves qui ont déjà eut lieu et celles à venir étaient et sont inévitables. Des réformes de ce type, cela se prépare et c’est l’armée qui doit prendre le relai des grévistes pour assurer le service public. Un gouvernement qui ne serait pas fantoche, prévoirait des simulateurs de conduite des métros par des unités du train de l’armée, de gestion du trafic, etc. longtemps à l’avance.
    Croire que les employés de la RATP vont dire : « ouais, c’est vrai, on est des privilégiés, ce sont les autres travailleurs qui paient nos retraites dorées à 59 % et c’est dégueulasse » est pour moi une fumisterie.

  • Au final ce n’est pas très compliqué…Automatisons quatre lignes de métro qui arriveront à desservir les axes principaux de Paris ..Cela coûtera moins cher que les salaires et retraites de ces nantis de la RATP et il doit bien exister des chauffeurs de Bus UBER qui se feront un plaisir de remplacer les sus-nommés..En période de grèves par exemple …

  • La retraite et le régime unique pour tous Une solution juste, acceptable et réaliste pour les retraites.

    Ayant participé ces dernières années aux groupes de travail Retraites du mouvement « Nous Citoyens », j’ai appris beaucoup sur ce qui était possible et ce qui ne l’était pas. Des professionnels de l’ARRCO et autres institutions ont éclairé ma lanterne. Moi-même dans le métier de la préparation à la retraite, j’ai pu aboutir à un projet conjuguant réalisme, équité, efficacité…il ne manque donc que le pouvoir de le mettre en œuvre. Seul le gouvernement de M Macron le peut parce que les errances passées de nos politiques de toutes étiquettes lui ouvrent un boulevard. Large certes mais vraisemblablement limité en temps… Aussi il faut forcer le mouvement et c’est à titre de citoyen engagé que je propose ce qui suit et pas en nom de Nous Citoyens.

    Le constat fait montre une fin brutale par le simple jeu des déséquilibres cotisants / bénéficiaires. Le COR et tout organisme sincère le voit et le dit. La problématique des retraites touche chacun dans sa chair en exacerbant des sentiments naturels tels que : « j’ai payé ! je dois recevoir ! », « Mes sacrifices passés justifient mon avantage actuel, si avantage il y a », …Et la crainte du changement.

    Or la vérité des chiffres montre aisément que tous n’ont pas cotisé autant, que tous n’ont pas bénéficié d’une subvention forcée (par le déficit et l’impôt) du contribuable et que les règles sont très diverses et fort peu égalitaires…souvent en regard du degré de nuisance des bénéficiaires voire de leur poids électoral. Quand M Macron annonce que
    pour un euro cotisé chacun devra percevoir la même correspondance en
    retraite, c’est simplement juste. Il faut sortir de « ça ne coûte rien, c’est l’Etat qui paye… », principe de bonne gestion électorale et sociale qui veut que l’argent de tous n’est à personne…Donc on ne vole …personne. Une société c’est une alchimie bizarre qui agrège les générations disparues qui ont légué un pays, la présente génération qui y vit et les générations à naître dont on ne sait rien. Sauf peut-être qu’un vol se commet à leur détriment.

    Les moyens actuariels et les données connues permettent d’établir précisément qui a cotisé combien et de rapporter à une base commune les cotisations pour établir un comparatif ainsi qu’une péréquation et assigner la retraite parfaitement égale à chacun en retour d’un euro cotisé. Finement quelques inquiets ont prétendu que les archives des fonctionnaires ont disparues…cette grossière manipulation ne saurait prospérer.

    Puis chacun recevrait un avis qui lui donnerait le montant nouveau de sa retraite. Certains verront le montant progresser, d’autres baisser mais ce serait juste et solidaire. Comme toute baisse de revenu entraine de fortes réactions négatives, le choix serait laissé d’opter pour l’alignement de sa retraite sur le nouveau chiffre ou de conserver la pension touchée jusqu’à ce jour sans limite de durée. En optant pour le nouveau chiffre, un mécanisme d’encouragement sera versé (x mois de retraite en une fois). En conservant l’ancien montant de retraite, un compte débiteur sera ouvert avec la différence mensuelle cumulée qui sera prélevée sur la succession quand elle sera ouverte. D’ici là aucune donation, avance sur hoirie ou toute autre appauvrissement volontaire sera soumis au règlement préalable de la différence estimée sur des calculs sur les bases de mortalité connues.

    Naturellement le seul régime de retraite sera celui-là et aucun régime spécial ou taux minoré ne subsistera.

    Un grand élan de solidarité en préservant équilibre social et pouvoir d’achat.

    • Mais qui vous demande à ce que le principe soit égalitaire? Ce qui est remarquable dans les levées de bouclier des corporatistes de tout poil, c’ est que chacun veut défendre sa petite chapelle dans le merdier du système actuelle sans remettre en cause le rôle de l’ état afin que chacun puisse gérer comme il l’ entend sa petite chapelle. Vous nous les brisez avec votre égalitarisme.

    • Je ne comprendrais/accepterais pas le lien que vous faites entre les pensions perçues et un compte débiteur à prélever sur la succession.
      Le régime des retraites n’ayant pas de lien économique et juridique avec les successions. Il peut cependant naître avec ce type de suggestion surannée un prélèvement fiscal. La succession est le patrimoine économique du de-cujus est un droit de propriété inscrit dans la constitutionnel. Comme je l’écrivais il y a quelques instants, il est antidémocratique que certains siègent pour régir les droits et biens des autres sans aucune concertation citoyenne/démocratique à charge de ceux qui ne participent pas.

      • pssst
        vous touchez injustement plus que dû pour vos versements au fonds de retraite (parce que vous appartenez aux catégories « puissantes » électoralement ou en nuisances)…et ça toute votre vie. Donc ces économies de cotisations vous enrichissent par rapport au pékin lamda. il est donc juste que l’excès de capital gagné soit rendu à la collectivité. il ne vient pas de votre travail ou de prises de risque, juste d’une inégalité politique!

    • Nous citoyens est un moyen qu’avait trouvé il y a quelques années, M. le Maire, actuel ministre, pour étendre son influence de député sur la sociéte civile. Je n’ai aucune confiance sans ce genre d’apparatchik…

  • IL FAUT NE TOUCHER A RIEN!!
    retraites inchangées MAIS recalcul pour TOUS absolument TOUS d’un régime UN EURO COTISé DONNE UN MEME REVERSEMENT pour tous.
    Puis au décès ou à la date d’une donation, sur la succession, reversement à une caisse unique de retraite de l’écart entre ce qui aurait dû être perçu de façon égalitaire et le réellement perçu.

    • Difficile à appliquer… en arrondissant les chiffres, grossièrement « ON » bosse et cotise pendant 40 ans et « ON » profite de la retraite pendant 20… une retraite normale représente environ de 1200€ par mois il faudrait avoir cotisé la moitié chaque mois pendant la période de vie active soit 600€ par mois ce n’est pas viable (avec les taux d’intérêt actuels) !
      Notre système a fonctionné car au début de son application, les travailleurs ne profitaient que de bien moins de dix ans à la retraite (et bien souvent que 4 à 5 ans) et certains comme mes parents n’en ont jamais profité…

      • La règle de la réversion par exemple serait modifiée par la règle de 70% de la moyenne des deux retraites perçues. Par exemple, dans mon cas, en cas de pré-décès de mon épouse, je ne percevrais plus que 80 % de mes pensions personnelles ! Je m’interroge…Le système actuel ne me permettrait pas de percevoir un seul centime de la retraite de mon épouse en cas de son pré-décès. Ma veuve par contre percevrait actuellement 60 % de mes retraites complémentaires en plus de sa propre retraite à 100%. Dans la proposition Delevoye elle percevrait 70 % de la moyenne de nos retraites soit 75 % de plus que dans le système actuel. Je m’interroge toujours…
        Il y a de nombreux autre points très discutables à aborder dans cette proposition. Je pense qu’elle n’aboutira, comme par le passé, que par une spoliation des retraités du privé au bénéfice des retraités du secteur public. Selon le pouvoir de négociation/nuisance des partenaires sociaux/syndicats .

    • Chacun peut aller de sa proposition qu’il lui semble « juste ». Je veux critiquer la proposition Delevoye, car contrairement aux 18 mois de négociation, les cotisants/futurs retraités non pas eu droit au chapitre comme l’on dit, il a été négocié avec les partenaires sociaux qui ne les représentent pas. En Suède la réforme a pris 13 années avec une grande concertation citoyenne, chez nous tout est décidé par des hauts fonctionnaires/politiques qui ont rarement/jamais travaillé dans le privé. Organisons une concertation des travailleurs privés sur la question.

    • @Du Courage…,du courage…
      l’etat ne cotise rien pour les fonctionnaires vous faites comment?

      • je calcule la part salariale versée et celle là uniquement.
        le but est de mettre à l’unisson le rapport sommes versées pour la retraite / pension perçue.
        Il est évident que si vous versez 150 et l’autre 250 pour une retraite similaire, le premier dispose de 100 de plus pour consommer, investir, placer… il est juste à mon sens qu’à la fin de sa vie, sil il reste un patrimoine, qu’il soit, avant toute transmission, affecté à hauteur de ces 100 non versés aux régimes de retraite.

  • Réduire les besoins de RATP… Arrêter d’agglutiner les sociétés en région parisienne (et qui souvent n’ont rien à y faire) même si le siège reste à Paris le gros des troupes peut bosser en province… C’est aussi de l’aménagement du territoire Ne serait-il pas plus sympa d’user ses fonds de pantalons à Guéret ou à Mende voire à Paimpol ou au Lavandou que de se polluer à Saint-Quentin-en-Yveline. Moins de pollution, plus d’embouteillages et reconstruction du tissus industriel sur l’ensemble de la France !
    Et la la fin du fin, plus besoin aux contribuables de Saint-Jean-de-Luz, de Malô-les-bains ou de Colmar d’engraisser les retraités privilégiés de la RATP !

    • vaste et juste programme,mais il ne faut pas toucher aux nantis de l’état qui ne jurent que par Paris, vivre en province ! vous n’y pensez pas cher ami !!

    • Sans compter que, depuis des années, on nous bassine avec la pénurie de logements (c’est vrai en région parisienne et dans quelques métropoles) alors que, dans les villes moyennes, les logements vacants se comptent, au niveau national, en centaines de milliers. A quand des statistiques fiables sur le sujet ?

  • Des chiffres balancés comme ça ne veulent pas dire grand chose… Si vous avez cotisé 380k€ cela représente une cotisation mensuelle d’environ 750€ mensuelle (c’est beaucoup, il me semble).
    Si l’on vous alloue une retraite mensuelle de 2500€ ne serait-ce que durant 15 années cela représente 450k€ (et je vous souhaite de vivre bien plus longtemps) donc vous êtes gagnant !
    Quant aux retraités ultra privilégiés c’est vrai, il y en trop qui parasitent le système !

    • Jean M64, si vous trouvez que 750 € par mois de cotis retraite c’est beaucoup, alors on me prélève plus de 2000 € par mois de cotis retraite pour espérer toucher à 67 ans autant qu’un roulant RATP qui aura pris sa retraite 10 ou 15 ans plus tôt, c’est ce qu’on doit appeler l’égalité républicaine.

    • Etant donné que la fonction publique et autres parasites, ils cotisent beaucoup moins que @casuffit, toucheront pareil, voire plus, et surtout moins longtemps… donc eux y gagnent encore bien plus ! (et du coup, on peut en toute honneteté que la « justice sociale » n’est pas ultra respectée dans ce cas…)

  • L’argent public c’est l’argent du contribuable français.Celui qui paye des impôts Les assistés eux reçoivent des subventions et crient à l’injustice

  • Retraite ou pas retraite. Le(s) taux de cotisation(s) des indépendants est très très loin d’être une sinécure. Je rappelle qu’il faut s’acquitter d’un prélèvement de 20% de TVA au nom de l’Etat ce qui gonfle la facture de l’épicier que je suis qui ne vend (c’est bien connu) que des patates au poids (pour faire passer cette arnaque il est vrai que je peux en récupérer une petite partie sur mes frais de fonctionnement) – Puis il y a l’URSSAF – Le RSI – La CIPAV – Tout cela fusionne – fusionnera mais le résultat est que le titre d’indépendant signifie juste que je ne suis pas esclave certes d’une entreprise (Privée – et ou d’Etat) question de choix personnel, mais je suis assujettis à la spoliation légale comme tous ceux qui sont dans le privé ! Tout confondu = la tête à TOTO

    J’oubliais que je suis ne suis qu’un simple vendeur de patates, en effet le code de la consommation et la protection du consommateur implique depuis deux ans que je m’engage à rembourser l’intégralité des sommes perçus si mon client n’obtenait pas un éventuel crédit pour réaliser son projet.
    Deux solutions : Soit je refuse toute personne qui n’a pas le compte en banque plein aux AS.
    Soit je fais l’inquisiteur, le banquier, j’épluche et ou demande les crédits en cours, les livrets etc
    Soit en fait je continue comme avant avec cette épée de Damoclès…

    Je précise que je suis Architecte en Libéral

  • …Dépayser tous les ministères

  • Une personne de ma connaissance a touché une retraite honorable (de quoi vivre, chichement peut-être mais quand même) après avoir travaillé 15 ans à GDF.
    Ces régimes spéciaux ne sont pas près de disparaître, puisque ceux qui les font et les défont (on peut rêver) bénéficient eux-mêmes d’avantages exorbitants : nos députés ne touchent-ils pas environ 1500 euros/mois de retraite pour seulement 5 ans de mandat – sans parler de touts les autres avantages qu’ils s’auto-octroient ?

  • On est arrivé à une situation inextricable, merci qui ? Merci au gouvernement socialiste de Vichy, qui a instauré la retraite par répartition, confirmé par le gouvernement de la Libération en 45-46…
    Ce qui est quand même étonnant dans un pays passionné d’égalitarisme comme le nôtre, est que des tas de régimes particuliers aient été mis en place, avec toutes les incohérences que cela suppose, notamment en matière de déséquilibre cotisants-retraités (favorables aux retraités pour certains régimes et défavorables pour d’autres, le régime agricole par exemple). Une telle incohérence dans la mise en place relèverait de la part de nos dirigeants d’une volonté délibérée de diviser les Français tout en les contrôlant, que cela ne m’étonnerait pas vraiment.
    Seule solution viable à long terme : le retour à la capitalisation, i.e. la liberté et les responsabilité individuelles, et l’enterrement du régime par répartition.

  • La Caisse de retraites de la RATP, la CRP-RATP créée au 1er janvier 2006
    Selon le rapport de la Cour des Comptes de Juin 2019 intitulé : « LES RÉGIMES SPÉCIAUX DE RETRAITE DE LA RATP, DE LA SNCF ET DES INDUSTRIES ÉLECTRIQUES ET GAZIÈRES – Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale » https://www.ccomptes.fr/system/files/2019-07/20190716-rapport-regimes-speciaux-retraite.pdf
    En page 20, je cite : « La loi du 13 août 2004 sur les libertés et responsabilités locales a fait du STIF un établissement public régional tout en transférant à l’État le financement des retraites des agents de la RATP. »
    Le rapport financier de la RATP ne mentionne aucune ligne de cotisation payée à la CRP-RATP s’il il n’y a pas de dépenses dans un rapport financier même d’un EPIC c’est qu’il n’y en a pas. La seul ligne figure en ces termes : » les frais de personnels s’élèvent à 72,3 % des charges d’exploitations, pour 2,66 Milliards € en 2018 ; page 23 du Rapport financier et RSE 2018 file:///C:/Users/Propri%C3%A9taire/Downloads/ACTUS-0-58105-ratp_rapport_2018.pdf
    Le personnel représente 63.000 employés en 2018 pour 2,66 Mrds soit une rémunération moyenne de 42.222 € s’il y avait 41 % de charges prélevées la rémunération nette serait de 29.945 € annuelle, la retraite ne pourrait-être de 3.100 € par mois soit 37.200 € ou 124 % du salaire d ‘activité.
    Quant à la pénibilité présentée par les agents et M. Martinez secrétaire de la CGT, il leur faudra revoir leurs sources : On constate à la page 42 : je cite au paragraphe « Un suivi sanitaire » : « En 2018, la RATP a également poursuivi l’étude …Ce travail permet d’étudier le statut vital des salariés de la RATP et de le comparer à la population d’Ile-de-France. Une sous-mortalité globale des salariés de la RATP est constatée »

    • Comme quoi Martinez, s’il pense à soigner sa moustache (pour nous terrifier ?) ne se documente même pas ! Assez pleuré sur ces malheureux privilégiés aux pouvoirs de malfaisance inouïs !

  • @ casuffit !
    Vous êtes sage et raisonnable. Vous avez trouvé la bonne solution pour continuer à travailler sereinement. Bravo ! et vous êtes un grand philosophe doté d’un grand calme intérieur, de n’avoir pas répondu à vos patientes ! J’ai pu constater avec ce genre de personnes qu’il est inutile d’engager la conversation, car elles croient tout savoir, (surtout celles échappées de l’EN) ont tous les droits, et s’imaginent que tout le monde vit sur leur planète de privilégiés !
    Vous avez beau dire, expliquer, démontrer, prouver, sortir toute votre paperasse et la leur coller sous le nez, eh bien elles se disent : ouais il y a un os quelque part, mouais, il y a un truc pas clair ! Autant ne rien dire car non seulement vous prenez des remarques de ces JE-SAIS-TOUT&TOUT M’EST-DU, car je suis fonctionnaire et de l’ED, j’ai fait oeuvre utile mouah ! et en plus vous devenez suspecte !
    Je pense malignement que les ressortissants de l’ED ne sont que des éternels enfants, qui savent tout, connaissent tout, et responsables de rien ! et ont pu, leur vie durant bénéficier d’un statut de privilégiés et d’enfants capricieux et choyés !
    D’ailleurs n’attaquez pas un Ratpiste devant eux ! malheur ! ils vous parleront encore d’escarbilles et d’horaires de nuit !
    Ah ! répondrez-vous et les chauffeurs routiers qui avalent de la pollution et font des horaires de dingue et de nuit aussi ?
    Et le personnel soignant des hôpitaux ?
    Là ils sont moins va-t’en-guerre, leur truc ce sont les potes d’EDF et la RAPT !
    « Pas touche à leurs acquis sinon un jour on toucherait aux miens ! »
    Ils veulent bien reconnaître les injustices, la misère, mais à condition qu’elles soient exotiques, alors là ils s’emballent ! ils sont prêts à tout…. d’autant qu’en effet ils s’ennuient et qu’il faut bien trouver un moyen de continuer à se faire valoir !

    • c’est le refrain de toux ceux qui n’ont pas à gagner leur argent (puisqu’ils profitent juste des impôts) : ils n’ont donc aucune idée de ce que c’est (ils n’imaginent même pas que cela existe).

  • CPEF ! Irréformable, schizophrène, sclérosé… Micron et sa bande de nazes essaient de nous vendre (littéralement) une « réforme socialement juste » dont le seul but est de piller les réserves des caisses de retraites autonomes pour tenter de remplir le tonneau des danaïdes de la répartition ! Perso, j’ai voté avec mes pieds, car j’avais peur, peur pour moi, peur pour mes enfants, peur de cet enfer socialiste que devient la France qui broie les plus productifs et les sacrifie sur l’autel d’une prétendue solidarité. Pourtant ma profession me valait d’être considéré comme un nanti : j’étais pharmacien.

  • En dehors des considérations sur la « réorganisation » des retraites ; un pays où les avocats tentent de faire valoir leur droits de propriété en manifestant… ???

  • Finalement, ne faudrait-il pas mettre en place un programme d’automatisation accélérée de toutes les lignes de métro et de TGV ? ça coûterait sûrement moins cher, le service serait meilleur..
    4 milliards d’euros, c’est ce que coûte par an, en impôts, les régimes spéciaux Sncf et Ratp. C’est totalement inique du point de vue du service public, qui n’est pas à la hauteur de cet investissement (les gares en campagne ferment et le gvt vient taxer l’essence, le service sncf est inégal, parfois même irrespectueux, etc.).
    Sur le fond, je ne comprends pas qu’on puisse être conducteur de métro ou de bus pendant toute une carrière. Il y a bien d’autres métiers : le conseil voyageur, la vente, la régulation, la gestion des flux etc. Et avec les nouvelles technos, on n’en est qu’au début.
    Evidemment que ça doit être difficile (surtout pour le bus d’ailleurs, qui est un métier avec des exigences de sécurité, de vigilance importantes).
    En tout cas, cette « réforme » ressemble à une big usine à gaz, pire que la taxe carbone de l’année dernière.
    Et là ce ne seront pas que quelques gilets jaunes mais des pans entiers de la société qui vont être en colère. Franchement, je ne comprends pas la logique du gouvernement.

  • ce qui est choquant avec les régimes spéciaux, c’est que leurs déficits soient comblés par les autres. Sinon, on s’en fiche : qu’ils vivent leur vie.

    ce n’est pas à l’Etat de s’occuper des retraites : qu’il se contente de garantir le respect de la propriété privée, ce sera déjà bien (et il y a du boulot !).
    Pour le reste à chacun d’épargner pour ses vieux jours, et ceux qui veulent s’organiser une caisse de retraite, c’est leur affaire.

    la retraite par répartition est une utopie collectiviste : ce n’est ni pérenne, ni réformable et cela dure ce que dure l’argent des autres (et il commence à ne plus y en avoir).

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Évidemment, en France, ce titre risque d'être considéré comme une provocation. C’est un peu comme si on ouvrait un parapluie à l’intérieur d'un logement, ou si on proférait des injures à l’égard d’un défunt dans la chambre mortuaire.

La répartition est injuste

Aussi, dois-je m’efforcer de présenter immédiatement, non pas les excuses que certains lecteurs attendent peut-être, mais des arguments sur ce que j’avance.

Les voici :

Le système de retraite par répartition consiste à payer les retraites des pensionnés en prélevant... Poursuivre la lecture

suisse
4
Sauvegarder cet article

Un sondage (Smartvote) fait en Suisse, le 19 août 2019, révèle que la majorité des candidats à la députation est en faveur d’un recul de l’âge de la retraite à… 67 ans. Impensable ici.

Pourtant, s’il y a une chose à expliquer dans cette période de consultation sur la loi retraite, c’est comment s’en tirer, chez nous, sans bouger significativement l’âge de la retraite ni augmenter la durée de cotisation ?

 

Surcharge pour les entreprises

Rappelons quelques faits.

En 1983, quand Mitterrand a lancé l’idée de la r... Poursuivre la lecture

L’article 49, alinéa 3, de la Constitution française (dit 49-3) prévoit que lors du vote d’un projet ou d’une proposition de loi, le Premier ministre peut décider d’engager la responsabilité du gouvernement.

Dans ce cas, le projet de loi est alors adopté sauf si une motion de censure est déposée par au moins un dixième des députés. En cas de rejet de la motion, le projet est considéré comme adopté ; dans l’hypothèse inverse, le texte est rejeté et le gouvernement renversé.

L’article 49-3 a été introduit dans notre Constitution e... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles