Les inégalités sont pratiquement stables depuis les années 1960

Les récentes statistiques du Bureau of Labor Statistics aux États-Unis apportent un démenti formel aux travaux de Piketty et Co.

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Les inégalités sont pratiquement stables depuis les années 1960

Publié le 12 septembre 2019
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Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Au secours, Piketty a encore sorti un livre ! Encore un sur le capital et les inégalités. Il ne fait aucun doute que l’ouvrage sera largement présenté et commenté (avec admiration) par les médias français. Ses travaux et autres statistiques ont pourtant été contestés, corrigés, par un grand nombre d’études et de livres.
L’IREF, la Banque mondiale, le FMI, plusieurs universités ont publié des données qui remettent entièrement en question ses conclusions sur les inégalités. Les récentes statistiques du Bureau of Labor Statistics aux États-Unis apportent un démenti formel aux travaux de Piketty et Co. Grâce aux baisses d’impôts et à la libéralisation de l’économie américaine, ce sont les travailleurs qui ont gagné le plus.

Et ce n’est pas tout. Une récente étude de Gerald Auten et David Splinter, économistes à la Commission fiscale du Congrès et au Bureau des analyses fiscales du Trésor américain, utilise les mêmes données fiscales de l’IRS (Internal Revenue Service – Direction des impôts américaine) que Piketty. Mais les auteurs ont constaté que la part du revenu après impôt du centile ayant les plus hauts revenus passait de 8,4 % en 1979 à 10,1 % en 2015, soit une augmentation inférieure à un tiers, alors que Piketty affirmait, lui, qu’elle avait doublé sur la même période. Pourquoi cette différence ?

La raison principale réside dans la redistribution de revenus, selon les études d’audit approfondies de l’IRS. Malgré une baisse du taux d’imposition fédéral le plus élevé des particuliers de 91 à 39,6 % entre 1960 et 2015, les réformes d’élargissement de la base et la diminution de l’utilisation des niches fiscales a fait passer les taux d’imposition effectifs du centile le plus élevé de 14 à 24 %.

Évolution de la part du revenu des 0,1 % des plus riches avant et après impôts et redistribution

Évolution de la part des 10 % des plus riches avant et après redistribution

 

En tenant compte de tous les impôts, les taux d’imposition effectifs du premier pour cent ont augmenté, tandis que ceux des 90 % ont chuté, ce qui implique une augmentation de la progressivité fiscale globale. Les auteurs de l’étude concluent que l’augmentation des revenus des plus riches a été beaucoup moins importante que ne le laisse supposer Piketty et qu’en réalité les inégalités sont pratiquement les mêmes que dans les années 1960. Ce que montrent les graphiques ci-joints. Une nouvelle fois, Piketty est contredit par les données.

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  • j’entend d’ici les futurs commentaires.. ne pas oublier qu’il s’agit de la société américaine..
    on en est très très loin en france

  • Piketty est un soviétique, un gardien de goulag qui veut pérenniser le système.
    La « paris School of Economics » ou il enseigne est un ramassis de Bolchos nostalgiques des purges de Staline.
    Piketty c’est du lyssenkisme appliqué à l’économie. On est dans le déni de réalité permanent, la propagande éhontée et mensongère, le bidouillage de chiffres, la mauvaise foi etc… Cet homme et son institution sont tout simplement des véroles.

  • Pour la Belgique, le coefficient de Gini est stable sur sur les quinze dernières années ( @ 0.26 ), ce qui n’empêche pas les slogans « les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres » https://www.iweps.be/indicateur-statistique/coefficient-de-gini/

  • tant que vous ne mettez pas en évidence l’injustice qui serait à l’origine des inégalités, vous n’avez pas de raisons pour les combattre autre que l’idéologie.

    que veut piketty d’ailleurs? combattre les inégalités? dans quel but?
    établir l’égalité des revenus?
    ou sinon quelle distributions d’inégalités et fondées sur quoi?

    ça me fait penser à tous ces gens qui disent que 1/3 du profit doit aller aux salarié, 1/3 aux investissement et 1/3 aux actionnaires…

    est ce que ce n’est pas un victoire de piketty, accepter de considérer qu’il faille lutter contre les inégalités ?
    cette idée est mortifère. sa premiere conséquence est un controle de tous les revenus des individus pour aller voir si quelque part un type n’a pas créé plus de richesse et aussi lui prendre pour le redistribuer à tous?

    une police à vocation de spoliation non pour lutter contre la spoliation…

    et cela conduit aussi à forcer les gens à travailler pour rendre cette spoliation acceptable..
    cela conduit à prétendre pouvoir dire si un mineur doit travailler autant qu’une hôtesse d’accueil..

    il est possible qu’une masse « moyenne » supporte cela mais pour les queues de distribution c’est autre chose..

    pourquoi lutter contre les inégalités?????

    • moi je redistribue les s pour éviter es inégalités de pluriel.

    • L’inégalité a progressivement remplacé la pauvreté dans les discours socialistes. Les gens n’y prêtent même plus attention et confondent allègremment les deux.

      Or, si lutter contre la pauvreté peut être considéré comme altruiste, lutter contre les inégalités est uniquement de la jalousie. Il faut quand même souligner la prouesse didactique des socialos: faire passer la jalousie comme une vertu.

    • 1/3 du risque doit être couvert par les salariés, 1/3 par les investissements, 1/3 par les actionnaires. Quand on répond ça, ça calme tous ces gens qui veulent tout partager en parts égales.

    • Toutes les inégalités sont effectivement d’abord inhérentes à notre condition.
      Les inégalités sociales n’ont pas d’autre histoire que celle de la relation économie-démographie. Et si nous ignorons cela, nous ne pourrons jamais :
      – ni les maîtriser
      – ni éradiquer la pauvreté profonde
      – ni nous réconcilier avec notre environnement.
      Avant l’enfance il y a la naissance qui insère chacun dans la pyramide sociale selon ses antécédents génétiques, sociaux et culturels. Et c’est là qu’est le problème, que ne saurait résoudre la lutte des classes (sans jeu de mot).
      Richesse et pauvreté sont relatives en tout ; un pauvre ne peut enfanter que des pauvres, comme un riche que des riches, quels que soient les aléas heureux ou malheureux du parcours de chacun par la suite.
      Par ailleurs, si l’enrichissement (en tout) n’a aucune limites autres que celles de l’ambition de ceux qui le convoitent et les ressources dont il est tiré, la pauvreté a la sienne qui est le niveau zéro de la richesse.
      C’est cette incontournable condition qu’il faut combattre, non par une lutte des classes qui ne fait que l’aggraver dans une stérilité qui s’est affirmée depuis des millénaires, mais en “isolant” la pauvreté profonde du niveau zéro de la richesse, au moyen d’un revenu universel minimum inconditionnel, le “RUMI”, sachant que les inégalités sociales ne peuvent et n’ont fait qu’augmenter depuis la nuit des temps, en suivant l’évolution constante du binôme démographie-économie, avec toutes conséquence sur notre environnement.

  • les théories fumeuses de la gauche .. çà va bien
    qu’on me montre un pays ou ça a réussi

  • L’auteur ne parle que des revenus. Qu’en est-il des patrimoines ?

    • Difficile d’évaluer les patrimoines dont la valeur est subjective puisque ne résultant pas de l’échange volontaire.

      C’est d’ailleurs pour cette raison que les taxes locales, les taxes sur les successions ou les taxes sur la fortune sont injustes et que les services fiscaux sont contraints de déployer une rhétorique suspecte pour parvenir à les justifier. Ce n’est pas par hasard si ce discours fiscal est fondé sur des revenus imaginaires (valeur locative, loyer fictif…). On ne taxe pas les patrimoines (stock) mais seulement des revenus (flux). Mais comme les revenus en question n’existent pas dans la réalité, on les crée artificiellement par le langage. Ce faisant, le fisc fait face à une contrainte, ne pas dépasser les revenus réels, pour ne pas tomber dans la spoliation pure et simple du patrimoine. La spoliation est en effet un fusil à un coup, le fisc ne pouvant pas spolier deux fois le même patrimoine. S’il tue son hôte, le parasite meurt. S’il taxe trop, le fisc n’aura plus rien à taxer la fois suivante.

      Dans le domaine du patrimoine, le flou est tel qu’il permet à des menteurs professionnels comme Oxfam, faux économistes mais vrais idéologues, de raconter n’importe quoi en publiant des comparaisons oiseuses, à base de slogans façon 1%.

      • Un patrimoine a pourtant une valeur totalement objective quand on l’évalue en prévision d’une vente (échange), que ce soit un appart à Paris, un portefeuille d’actions, un objet d’art, une entreprise ou un lingot d’or.
        Dans certains cas, il a juste suffi d’attendre pour faire, comme disait l’autre, de l’argent en dormant. Ces dernières décennies, il valait mieux être, par exemple, pour la valorisation de son patrimoine, propriétaire à Paris plutôt qu’à Gueret.

        • Comme vous le dites fort justement, il s’agit d’une évaluation. Une évaluation est subjective par définition. Seule est objective la valeur constatée lors de l’échange volontaire. Pas d’échange volontaire, pas de valeur.

  • Piketty n’est adoré en France que parce qu’il est marxiste! Et en fait tout le monde se fout qu’ils dise ou non la vérité!

  • Selon Piquetout, seule la nomenklatura devrait avoir des biens.

    • Même pas ! La Nomenklature n’a pas besoin de posséder quoi que ce soit. Il suffit d’être au pouvoir pour disposer sans limites des biens des autres, grâce au seul pouvoir qui vaille en définitive : la force. La force pure et dure, celle des matraques et des goulags.

  • En fait, ce qui est joyeusement « oublié » dans toutes ces statistiques est la mobilité des individus parmi ces « tranches ».
    Comme le faisait remarquer Taleb dans son dernier livre, aux US plus de la moitié de la population s’est trouvée pour au moins un an parmi les 10% plus hauts revenus du pays. Ce qui n’est absolument pas le cas en Europe, et encore moins en France, qui présente la plus faible mobilité pour être précis.
    Non seulement le nombre de « riches » n’augmente pas, mais en plus il ne s’agit pas des mêmes… Alors, de quoi on parle, en fait ?

  • le plus étonnant c’est que certains l’écoutent encore…bon ..;on est en France…on a inventé le communiste…ne pas l’oublier.

  • Bizarre cet article qui pour contester Piketty avance comme argument le statu quo des inégalités.. grâce aux impôts. C’est à dire valider l’idée socialiste que la fiscalité permet de corriger les inégalités.

    • « Grâce » ? Où voyez-vous une telle relation de cause à effet, surtout dans le texte de l’article ? « A cause de » serait déjà préférable.
      Et encore, comme je l’ai écrit plus haut, vu qu’il ne s’agit pas des mêmes personnes, ces chiffres ne veulent rien dire, en fait.

      • C’est écrit : «La raison principale réside dans la redistribution de revenus..»
        Grâce à et à cause de sont synonymes, la différence se résume à une question de préférence.
        A partir de quel seuil une inégalité est inégale socialement ?

        • « A partir de quel seuil une inégalité est inégale socialement ? »
          En français, ça veut dire quoi ? Ce que je veux dire moi, c’est que ça n’a aucun sens de comparer la situation d’il y a 20 ans, quand Pierre était riche, Paul pauvre et Jacques dans la moyenne avec la situation d’aujourd’hui, quand c’est Paul le riche, Jacques le pauvre et Pierre dans la moyenne. L’inégalité est intrinsèque à l’homme (même les empreintes digitales ne sont jamais identiques, même entre jumeaux), la mettre en avant comme critère d’analyse est du grand n’importe quoi.

          Sinon, toujours en français, « grâce » et « à cause de » ne sont pas synonymes. Vous prenez n’importe quelle phrase où vous employez un des termes, vous le remplacez avec l’autre et vous regardez si la phrase a toujours le même sens.

  • Les commentaires sont fermés.

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