Climat : l’incroyable saga des températures (5)

Comment cette « farce », selon les propres termes d’un climatologue, a-t-elle pu créer une des hystéries collectives les plus incroyables de la civilisation humaine ? Dernier épisode de la saga.

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Climat : l’incroyable saga des températures (5)

Publié le 25 août 2019
- A +

Par Michel Negynas.

On peut quand même tirer quelques tendances, au moins qualitativement, de tout ce tintamarre autour des températures :

Il y a environ 10 000 ans, certaines parties habitées de la planète ont vu arriver un climat plus clément, qui a probablement contribué à l’explosion de la civilisation humaine.

Les incertitudes sur la connaissance que nous avons des températures en différents points de la planète et à différentes époques sont énormes. 

Au cours de notre époque géologique, le climat est resté relativement constant, du moins selon des critères géophysiques. Il a bien sûr subi de nombreuses variations, mais dans des limites qui n’ont pas provoqué des changements cataclysmiques. 

Notre réchauffement actuel, pour l’instant, n’est pas sans précédent, comme l’attestent les études sur les rejets des glaciers et les documents historiques. 

Cependant, il est vain d’essayer de chiffrer ces fluctuations avec un degré de précision raisonnable. Ainsi, nous ne connaissons pas la part naturelle du réchauffement que nous subissons, du moins par des mesures. 

Dans ces conditions, comment peut-on croire qu’on puisse se fixer des objectifs aussi précis qu’une augmentation de 1,5 degré entre l’ère industrielle et un futur infini ? La question n’est pas de remettre en cause les principes fondamentaux de l’effet de serre, je n’en ai aucunement l’intention. La question est : peut-on relier un indicateur si peu significatif au futur de l’humanité, avec un outil, la modélisation informatique, qui n’a pas encore prouvé ses capacités prédictives ? Et peut-être, qui n’en n’est définitivement pas capable ?  

Prédire, mais prédire quoi ?

En fait, nous lions notre destin à 3 modélisations en cascade :

Une modélisation économique, technologique et sociale qui détermine des prévisions d’émissions de CO2, de quelques autres gaz, et de l’utilisation des sols. On sait ce que valent les prédictions des économistes…

Une modélisation du cycle du carbone entre les océans, l’atmosphère, la biosphère et les sols. Actuellement, on constate que 40 % de nos émissions dans l’atmosphère disparaissent, mais on est loin de pouvoir chiffrer les différents flux par où ça passe. C’est un peu gênant, non ?

Une modélisation de la physique de l’ensemble Terre/océans/atmosphère (et peut- être même, si nécessaire, de l’influence de l’activité du Soleil, et de quelques planètes et galaxies…) En gros, la création d’un monde global virtuel… tout simplement. 

Et quel est le chiffre clé ? 1,5 degré ? Non, l’unité physique, celle qui régit les phénomènes thermodynamiques, c’est le Kelvin ; l’objectif est de limiter la hausse, partant de 288 K, à 289,5 K : un écart de 0,5 %… et on en a subi déjà les deux tiers !

Pour l’instant, cela donne ceci :

L’auteur du graphe est cruel : il a placé pour chaque sortie du rapport du GIEC le degré de confiance que celui-ci s’attribue lui-même dans la connaissance de la part anthropogénique du réchauffement. Les carrés et les ronds sont les mesures de température ; les spaghettis sont l’ensemble des modélisations.

Un malentendu ?

Il semble que nous soyons en plein dans un immense malentendu entre les scientifiques du GIEC et le monde politico/écolo/médiatique. Le GIEC produit des scenarii, associés à des probabilités d’occurrence. Le monde politique transforme cela en prévisions pures et dures. Dans son quatrième rapport, le GIEC  constatait :

« Nous devrions reconnaître que nous avons à faire à un système chaotique d’équations non linéaires couplées, et que de ce fait la prédiction à long terme du climat dans le futur est impossible »

Le GIEC dit dégager des tendances, mais donner des prévisions à 1,5 degré près, personne ne le prétend. Dans le 5ème rapport, on peut lire aussi :

« Les climatologues ne prétendent pas prédire une évolution future détaillée de la météo pour les saisons, années ou décennies à venir. D’un autre coté, il y a une base scientifique robuste pour supposer que certains aspects du climat peuvent être prédits, bien que de façon peu précise, malgré « l’effet papillon » (note du traducteur : l’effet produit par la nature chaotique du système)  

On est déjà à 1 degré de réchauffement ; alors, les 0,5 degré restant (à une date infiniment lointaine !) seraient une « prédiction peu précise » ?

Finalement, pourquoi 1,5 degré ?

Fred Vargas, qui s’y connaît en histoires haletantes, explique qu’à 1,5 degré de plus de réchauffement climatique, la moitié de l’humanité mourra. Elle affirme aussi que lors de la COP 24, les dirigeants politiques ont sciemment décidé de sacrifier un quart de plus de la population mondiale en s’autorisant à aller jusqu’à + deux degrés.

Le GIEC, lui, a sorti un énorme rapport qui explique pourquoi il faut limiter à 1,5 degré et pourquoi c’est pire à 2 qu’à 1,5. On est rassuré quand on nous explique que les conclusions sont tirées d’une extrapolation du passé, de modélisation informatique et d’avis d’experts… 

Un exemple parmi d’autres, le niveau des mers. Extrait :

« Les projections basées sur les modèles de la montée des eaux (relative à 1986/2015) suggèrent une fourchette indicative de 0,26 à 0,77 m pour 1,5 degré de réchauffement global. C’est 0,1 m de moins que pour 2 degrés (confiance moyenne). Une réduction de 0,1 m du niveau des mers implique que jusqu’à 10 millions de personnes en moins seraient exposées aux risques associés… » 

À noter que le terme normé « medium confidence » (jugement dans la confiance moyenne qu’on peut avoir de l’affirmation) signifie, dans le jargon du GIEC, « bof…on n’est pas vraiment sûrs, et/ou pas d’accord entre nous » Dans les 5 niveaux de confiance, medium est juste au dessus de low

Si on lit bien ce texte, la fourchette varie du simple au triple… est-ce encore de la science ? Comment peut-on tirer des conclusions avec ça ? et la moitié de la borne inférieure suffirait à provoquer 10 millions de réfugiés en plus… et vous avez bien lu, c’est 10 cm ! Alors que les phénomènes côtiers sont dus à l’érosion provoquée par des vagues de plusieurs mètres ! Et la différence entre 1,5, où on survit un peu, et 2, où on meurt à peu près tous, d’après Fred Vargas, c’est une hausse de 10 cm ! Et la Hollande, qui vit depuis le Moyen Âge en dessous du niveau de la mer…

Tout le reste du rapport est à l’avenant, et c’est vraiment de la science de bazar. La lecture de tout le texte est très pénible, ce qui fait que probablement personne ne le lit. Heureusement pour la crédibilité du GIEC ! 

Conclusion

L’humanité s’est donné un objectif virtuel en passe de supplanter tous les autres défis qu’elle a à relever, alors qu’ils sont bien réels ceux-là : assainissement, malnutrition, épidémies…

L’indicateur choisi, l’anomalie de température moyenne sur la surface du globe, est purement médiatique. Il n’a pas de substance scientifique, n’est d’aucune utilité pour une éventuelle adaptation, qui ne peut être que régionale. On ne sait pas vraiment le mesurer, encore moins déterminer son évolution passée, et pas le prédire de façon précise. 

L’objectif chiffré d’une augmentation de 1,5 degré entre le début de l’ère industrielle et un futur infini, sous peine de catastrophe, est purement politique. Il est justifié par un rapport du GIEC peu convaincant, c’est le moins qu’on puisse dire. De plus, sa réussite ne dépend pas que de nous, puisque le climat varie aussi naturellement.

Comment ce « travesty », cette « farce », selon les propres termes d’un climatologue, a pu se développer et  créer une des hystéries collectives les plus incroyables de la civilisation humaine ?

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  • ils ont toutefois un atout…
    l’adoption et l’extension du principe de précaution…

    peut on PROUVER qu’une catastrophe climatique n’aura pas lieu à cause du CO2…ben non..

    • C’est toute la difficulté et le piège posé par les écologistes dans cette problématique du réchauffement climatique, il n’y a de preuves que positives.
      On voit que dans ce sujet il y a du vrai, du faux et de l’incertain.
      Ils se servent du vrai pour faire passer le faux et l’incertain comme la restriction des libertés individuelles ou du droit de propriété.
      Dans le passé un scientifique avait affirmé que le plus lourd que l’air ne volerait pas et il s’est trompé.

      • oui c’est un piège, mais

      • On ne peut « prouver » une théorie que par des observations en accord avec elle ; inversement, si les observations sont en désaccord avec elle, on doit changer de théorie. Mais il ne s’agit pas de preuves au sens mathématique.

    • Si on ne peut pas prouver « qu’une catastrophe climatique n’aura pas lieu à cause du CO2… » ce n’est pas de la science.
      « Une théorie qui n’est réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique »– Karl Popper (Conjectures et réfutations)

  • les vérités scientifiques n’ont rien avoir a l’affaire, il s’agit de croyances bien vendues c’est tout..
    la manipulation des populations par la peur n’est pas née hier , les dictatures établies au nom de vérités pseudo scientifiques sont légion, regardes le lll eme reich.. le nombre de théories pseudo scientifiques qui ont fabriqué son essor..
    peu importe la verité scientifique de tout ceci c’est de la propagande mondiale organisée a des fins géostratégiques..
    pour l’europe dominée par l’allemagne l’infuence des verts allemands est notoire , regardez ce qu’ils ont fait du nucléaire
    pour en arriver a remette en service leurs centrales au charbon,
    c’est incohérent et personne ne le relève

  • Merci pour cette série d’articles.
    Puisse-t-elle être largement diffusée…

  • En fait, le réchauffement climatique a bon dos. Pour ne parler que de la France, primo il vend l’ idée que tous les choix politiques capteurs d’ impôts sont liés à la lutte contre le thermomètre, secundo il entérine le fait accompli que le pays ne sera pas ré-industrialisé d’ aussi tôt (tant pis pour le chomdu) et tertio, «  »Ô masse laborieuse qui ne mesurez pas votre chance de vivre en douce république française », il légitime une immigration de masse qui commence littéralement à avoir le feu islamo climatique au cul.

  • Et dire que l’on depense des sommes astronomiques pour relever des temperatures de tous les cotes ,en haut en bas,…..rien que pour faire de la meteo et choisir le parapluie ou le chapeau avant de mettre le nez dehors…..les climatologues ont ils apporté quelque chose de positif dans la vie des hommes ? Non , ce sont donc de parasites.

  • « Comment ce « travesty », cette « farce », selon les propres termes d’un climatologue, a pu se développer et créer une des hystéries collectives les plus incroyables de la civilisation humaine ? »
    Les sociologues pourront tenter d’y répondre quand cette folie sera retombée, mais je crains qu’il faille attendre au moins 2 ou 3 décennies. L’URSS a bien tenu 70 ans.
    On peut déjà dire que c’est encore un cas d’ingérence de la politique dans la science. Comme toujours, le résultat est catastrophique.

    • @Hug: En attendant, les sociologues répondent que l’opposition à la lutte climatique ne peut témoigner que d’une pathologie mentale…

  • Les politiques ont intérêt à entretenir l’hystérie climatique, car cela permet d’une part de taxer pour sauver la planète, et d’autre part de détourner le regard du peuple de problèmes plus concrets qu’ils n’ont pas envie de traiter, comme la faible performance de l’économie, le chômage, l’immigration, l’islam, etc…

    • exact jusqu’au jour ou un candidat viendra mettre les pieds dans le plat des sociaux démocrates comme l’a fait trump

    • le réchauffement c’est la guerre idéale : éternelle et ingagnable, c’est la guerre décrite par orwell, celle qui permet la mise en coup réglé de la société avec l’assentiment des masses. C’est le phantasme de la dictature technocratique.

  • Contrepoints constitue une goutte de réalité dans un océan de désinformation et de croyance. Tant que TF1 et tous les autres organes médiatiques gouvernementaux continueront leur propagande et que les moutontribuables paieront sans sourciller, nous allons nous enfoncer.
    Le problème est qu’il faut s’intéresser à ce sujet et aller chercher l’information au lieu d’avaler le prémâché institutionnel.
    C’est un peu comme la musique ou tout autre sujet : si vous êtes passionné, vous cherchez, vous développez votre goût, vous emmagasinez des connaissances; sinon, vous vous laissez faire par la médiocrité proposée par les mêmes qui nous parlent de catastrophe climatique à venir.

    • TF1= Bouygues= intérêts majeurs dans l’économie verdâtre. Sa prospérité, sa survie, ses grasses subventions, sa corruption, dépendent de l’hystérie climatique répandue ad nauseam par des journalistes complices.

      Vous pouvez éteindre votre TV. C’est ainsi que vous échapperez à la propagande mensongère.

  • Derrière tout ça se cache un maitre mot : décroissance. Portée par : les nouveaux religieux (anti-capitalistes, anti scientifiques, verts etc), les politiques (plus capables d’assurer la décroissance que de porter la croissance ou autrement dit transformation de leur incapacité en volonté), la disparition d’une profession scientifique audible/crédible, de la Presse également, reste le Vulgus Pécum. Et c’est là où le bât blesse et sérieusement. A coups certes de fausses informations, non éducation … mais pas que , le Vulgus Pecum (occidental), n’adhère plus à la « valeur » Croissance, en tout cas celle qu’il voit ou vit ou ressent. Peut-être a-t-il « compris » qu’elle se faisait de plus en plus sans lui ou d’une certaine façon contre lui ? ? Le résumé est un peu rapide, je sais. Néanmoins, je suis frappée par le nombre de jeunes de 15 à 40 ans ( et comme Tintin jusqu’à 77 ans) qui n’y « croient » plus (toutes classes confondues) et/ou en tout cas n’en rêvent plus. Le corollaire est que les troupes pour la défendre s’amenuisent dangereusement. Et, là !!!

    • Votre religion à vous ne serait-elle pas celle de la croissance ? Cette croyance en cette croissance bienfaitrice, qui se doit d’être infinie, se fissure de jour en jour vous avez raison… ne vous en déplaise elle n’est pas simplement l’œuvre du Vulgus Pécum que vous vous plaisez à mépriser.

      • se fissure de jour en jour avec le recul mondial de la misère et de la faim…
        Plus on monte, et plus on tombera de haut, d’où l’intérêt que vous prêchez de creuser pour descendre plutôt !

      • La croissance est potentiellement infinie. Que certains se complaisent à revenir à leur barbarie primitive ne pose aucun problème tant qu’ils ne nous obligent pas à faire comme eux. Choisis ton camp, tovarishch, mais fous nous la paix.

        • Croissance infinie… Mais comment faites vous pour y croire ?

          • Croire n’a pas sa place en économie, contrairement à l’écologie.

            • Définissez ce que vous entendez par croissance alors, parce que je ne vois pas comment c’est possible, ni imaginable.

              • Malthus ne disait pas autre chose : la production agricole à croissance linéaire ne permettra pas de nourrir la population qui croît de façon quadratique. Heureusement qu’à l’époque il n’y avait pas d’écofascistes pour le croire et pour nous imposer la décroissance, où en serions-nous aujourd’hui ?

                Dans le monde réel, la population croît et le nombre (sans même parler de la part) de personnes qui vivent dans l’extrême pauvreté diminue. Au passage l’alphabétisation et l’espérance de vie progressent.

                On ne peut évidemment pas savoir si le développement de l’humanité se poursuivra dans les siècles à venir, mais pour l’instant rien ne permet d’être malthusien. Ce qui me semble plus certain en revanche, c’est que si l’on organise la pénurie comme le réclament les écolos, ça risque effectivement de mal tourner beaucoup plus vite.

              • Débrouillez-vous comme un grand pour comprendre ce qu’est la croissance. Il suffit de lire et de mobiliser vos neurones. Vous êtes sur le bon site pour comprendre, si c’est votre objectif.

          • Une croissance infinie peut être bornée dans le cas d’une asymptote horizontale.
            J’aimerais juste que l’asymptote soit un peu plus basse parce que là dans notre clapier il faut déjà bien jouer des coudes pour être un peu libres.

      • liberté de croire ou décroître…individuellement…

        qui vous empêche de ne travailler qu’un jour par semaine? ne pas manger de viande ou d’avoir de voiture?
        moi?

      • Cher Tricky, Et bien Non ! je ne suis pas pour la Croissance au sens consommer toujours plus des trucs qui ne servent à rien ou à pas grand chose et je ne crois pas à une croissance infinie consciente qu’on (l’occident en tout cas pour l’instant) ne va pas maintenir des 3,5,8% tous les ans et continuer à courir derrière « un lièvre/ leurre » jusqu’à épuisement. Par contre, j’ai conscience et compris que l’économie et donc la société dans son ensemble (Et! oui! ) sont basées sur des équilibres fragiles, très fragiles même. Et donc avant de casser, il faut avoir une réflexion, une vision claire des choses etc sinon tout pète et gravement. Or le problème aujourd’hui est que la décroissance est une idéologie et non pas une « politique » au sens noble du terme. L’ampleur des risques n’est visiblement pas pris en compte et même niée ce qui est encore plus grave. Le chaos social va nous tomber sur la tête avant le ciel.

        • La croissance, c’est produire, pas consommer. Oubliez cette illusion socialo-keynésienne. On ne peut jamais consommer que ce qu’on a produit d’abord. La croissance moyenne historique est plutôt de l’ordre de 2% ou 3%.

          • Mais la production doit bien aller quelque part, donc il faut consommer/utiliser. Vous dites que la croissance est infinie, donc la production est infinie donc la consommation est infinie.
            Celle-ci ne pouvant être infinie pour des raisons physiques, il faut y tendre. En gaspillant, en produisant de la mauvaise qualité qui doit être fréquemment remplacée. C’est ainsi que le système vit ou survit.

            • La production des uns est échangée avec la production des autres. La consommation en soi n’a aucun intérêt. Seule la production fait la croissance et cette croissance est infinie. Les combinaisons des ressources disponibles sont infinies, peu importe les quantités disponibles de chaque ressource. Reprenez l’exemple du piano qui est un système fermé, comme la Terre. Vous ne consommez pas le piano, pas plus que vous ne consommez la Terre. Vous consommez plutôt les œuvres composées avec le piano, de même que vous consommez les combinaisons de ressources disponibles organisées par le travail humain. Ces productions existent en quantité infinie du point de vue de notre échelle humaine. En réalité, vous consommez du service rendu par vos congénères et il n’y a pas de limite aux services qu’on peut échanger, sauf la bonne volonté de chacun.

              La croissance est bel et bien infinie. Affirmer le contraire au prétexte des limites physiques terrestre est juste absurde. C’est une défaillance logique.

              Il est toujours possible de spéculer sur une courbe de croissance en forme de fonction sigmoïde, par exemple avec la généralisation des robots et des IA. Mais c’est HS.

              • Je vais encore passer pour un lolo, mais je ne comprends pas…
                Vous êtes en train de parler d’un système économique ne reposant sur rien en fait.. La production DOIT être consommée, faut bien la mettre quelque part… Certes, des entreprises produisent des choses pour d’autres entreprises, mais il y a un input et un output. Même en économie circulaire et avec un recyclage/réutilisation poussés à l’extrême.
                L’exemple parfait est la nourriture, il faut la consommer. Et la quantité consommable est limitée.
                Dire que la consommation n’a aucun intérêt, c’est dire que la production n’a aucun intérêt. Comme deux miroirs face-à-face. C’est ce que vous proposez avec la généralisation des robots et des IA alors ? Société A va produire des robots pour la société B. Ces robots vont fabriquer des robots pour la société A. A produit pour B qui produit pour A. Utilité = 0. Pertinence économique = 0.
                Une production doit répondre à un besoin ou une attente, c’est évident quand même…
                Nous ne sommes jamais d’accord, certes. Mais là, je ne vois tellement pas où vous êtes avec cette réflexion que je ne sais comment vous contredire..

    • « Vulgum pecus » : pecus est un substantif neutre, signifiant le peuple ; vulgum s’accorde donc comme adjectif au neutre singulier. Le tout est au Nominatif.

      • Pecus (latin) ou Pecos (grec), c’est le troupeau (de bovins), mais je vous l’accorde, c’est la même chose que le peuple; de toutes façons il y en a trop quoiqu’on semble en penser ici.

  • Cette synthèse de la série d’articles est remarquable.
    Selon moi pour comprendre ce qui se passe, cette farce, hystérie, fuite en avant, etc, il faut se poser la bonne question. Or on patauge dans un débat scientifique qui n’en ai pas un en réalité puisqu’il ne s’agit pas de science mais de tout autre chose. Je constate que 2 mouvements se suivents dans leur évolution, c’est à dire une accélération ces dernières années : l’universalisme planétaire climatique et le protectionnisme/populisme régional. Les faces d’une même pièce, la mondialisation (décolonisations, fin de la guerre froide, libre-échange, émergents comme la Chine..) ce qui induit un changement d’échelle.
    Les réchauffistes souhaitent des mesures planétaires car le problème serait global, ces mesures se traduisent par une recherche d’égalisation des disparités (des richesses par la consommation d’énergie fossiles). En effet le monde est (était) très inégale entre l’occident et le reste du monde. Il y a 2-3 siècles, c’est également ce qui s’est produit en Europe avec le passage d’une agriculture de subsistance à une économie industrielle et l’émergence du socialisme (qui est une forme de théorisation des inégalités). Le socialisme est toujours présent en arrière-plan comme bon nombre de commentateurs le font remarquer, cependant le RCA lui donne une dimension planétaire qu’il n’a jamais réussi à prendre.
    A cette force de dilution, il y une force de réaction que l’on retrouve bien sur CP. Aucune des deux forces ne l’emportera sur la durée, on retrouvera une réalité quelque part entre les deux. Désolé ainsi va le monde !

    • oui si c’était sincère cette haine des fossiles ça serait simple..
      on interdit et puis voila tout..

      ce n’est donc pas la haine des fossiles mas la volonté d’ne accaparer les bienfaits…

      il n’ y aurait pas besoin de raisonnements foireux du genre manger moins de viande pour éviter l’utilisation des fossiles..
      ils se contenteraient d’interdire ou de taxer les fossiles..et les gens déciderait de leurs choix de vie…mais non…

  • Réponse: LES MEDIA, il y a longtemps que les journalistes sont des ignorants irresponsables qui se fiche de la déontologie de leur profession! Faire le buzz est leur seul souci.

    • Faire le Buzz et plaire au pouvoir et à l’intelligentsia dont il font partie

    • si on veut mais trop simple…
      car de plus en plus de gens doutent des médias…pour autant on ne voit pas alternative sauf des trucs internet..
      pourquoi il n’émerge pas de médias sceptiques?

      mes médias ne sont pas figés a priori..contrepoint est un média…

  • J’ai déjà dit ici ce que je pensais de la fable du RCA et de l’innocence du CO2, le gaz de la vie, indépendemment du fait qu’on ne sait pas mesurer correctement la température moyenne de notre planète.
    Je voudrais faire part d’un autre interrogation: s’il est une industrie en Europe qui va subir de plein fouet les conséquences de ces âneries, c’est bien l’industrie automobile qui emploie des dizaines de milliers de personnes. Dans ces entreprises, il y a des ingénieurs et scientifiques raisonables.
    Comment se fait-il que leurs patrons ne hurlent pas plus fort que toutes ces histoires de CO2 et de réchauffement anthropique, c’est de la bouilie pour les crétins? Et que de ce fait, l’Europe se tire une balle, que dis-je, un obus de mortier, dans le pied. Ou alors, les patrons de VW, Mercedes, BMW, Jaguar-Land Rover, Fiat sont-ils aussi cons que les politiques?

    • ces « patrons » n’es sont pas, ce sont juste des salariés qui changeront de crèmerie si ça tourne à l’orage. En attendant ils sont issu du même sérail que les politiques, tète eux aussi largement de la subvention et imagine probablement que, si les choses vont mal, l’état viendra à la rescousse comme en 2008 aux US avec des bailout massif.

    • Malheureusement si vous regardez bien, les patrons des grandes entreprises sont presque tous des commis de l’Etat et/ou en dépendent d’une façon comme d’une autre (subventions …), ceux des grosses/moyennes et même petites d’ailleurs dépendent pour une grande partie des « commandes publiques » et assimilées (Etat, régions, départements, villes, communes, organismes publics divers et variés, sous-traitance des entreprises d’Etat etc.. ). De leur côté, les scientifiques sont des fonctionnaires dont la carrière, l’avancement, les budgets dépendent de l’Etat et assimilés. Si vous rajoutez à cela la pression de la Presse (aversion pour les patrons qui de toute façon ont torts, micro coupé pour les quelques scientifiques courageux ….. ).

      • Ca, c’est en France et en Europe. Mais ailleurs, il y a bien plus de raisons d’espérer que dans nos nations intégristes arriérées (enfin, pas encore mais ça ne saurait tarder).

    • Ils savent tous très très bien (on va sauver la planète et la rendre plus pure à nos enfants dit l’un des grands de l’auto Européenne 🙂 à ses employés ) mais ils ont TRES peur du tribunal médiatique et de payer les amandes si les totos ne sont pas aux normes…

    • actuellement un patron ne peut pas vraiment aller contre la pensée dominante, il serait accusé de sacrifier la planete pour son profit…
      ensuite la connivence a du bon…

      et vous avez pensé à l’industrie aéronautique?
      au tourisme?
      sans petrole?
      vraiment?

    • Vous pouvez lire « la super classe mondoale contre les peuples » de Michel Geoffroy, et « les cinq-mille » d’un auteur sous pseudo, versions internationale et nationale du même problème

    • @Gerald555 : aucun patron d’aucune société grande ou petite ne l’ouvre et il faut surfer sur le net dans diverses langues, l’anglais notamment pour le comprendre.
      De multiples ONG du climat et de la biodiversité tirent aujourd’hui leurs revenus non pas de dons spontanés, mais de la terreur qu’elles inspirent.
      Le scénario est bien rodé.
      Manifestations de quelques centaines d’excités devant telle ou telle institution gouvernementale, avec appel à la presse, sinon aucun intérêt….. et tout se calme par des subventions à l’ONG.
      Idem manifestations de quelques centaines d’excités devant le siège de telle ou telle société en l’accusant de porter atteinte au climat, ou à la biodiversité, et tout se calme rapidement par des contributions de la société en question à l’ONG.
      Les patrons du monde automobile occidental sont tout simplement terrifiés comme tous les patrons du monde occidental.
      (L’Asie se marre de notre suicide, mais c’est une autre question)
      Bref, un méga système de racket est mis en place et grossi de jours en jours.
      Les victimes ont trop peur de dire quelque chose.
      Quand aux journalistes, soit ils sont complices, soit ils ont de la m. dans les yeux.
      Pire, beaucoup de pigistes rédigent des articles de propagande pour ces ONG, même à contrecoeur, tout simplement parce qu’ils n’ont pas d’autres solutions pour « bouffer », tout simplement.
      Il ne faut pas les traiter forcément de collabo, que feraient-on à leur place ?
      Maintenant, oui, la situation est grave…..

  • Oui, c’est tout simplement hallucinant!

  • La propagande est partout.
    Il y a un site de météo en temps réel assez intéressant qui s’appelle Windy et qui fourni des infos assez fiables. Je l’utilise depuis assez longtemps pour m’y référer.
    Depuis quelques temps (c’est récent), plus moyen d’ouvrir Windy sans qu’apparaisse sur l’écran une fenêtre latérale où un jour on nous « gave » sur la sécheresse, je ne sais où, ou sur la forêt qui brûle en Amazonie, ou encore suivez le périple transatlantique de la petite Greta.
    Le site a basculé dans une hystérie catastrophiste permanente telle que je me demande s’il a été racheté par une ONG écolo ou si les dirigeants ont fait l’objet de pressions.
    Je dis qu’il faut être sacrément fort mentalement pour échapper à la propagande tout azimut. On est en plein dans le télécran de 1984 d’Orwell qui récite non stop aux gens ce qu’ils doivent penser.
    Et quand, je regarde sur ce site, pas sûr que les résistants soient bien nombreux…..

  • « Fred Vargas, qui s’y connaît en histoires haletantes, explique qu’à 1,5 degré de plus de réchauffement climatique, la moitié de l’humanité mourra. »
    Eh bien ça devrait la satisfaire, comme tous ces amis écolos, puisque d’après eux, c’est l’homme le premier prédateur de la planète , donc en diminuant de moitié sa population on peut espérer une diminution de moitié de la pollution, et en plus accréditer leur thèses malthusiennes, tout est pour le mieux!!

  • « Il y a environ 10 000 ans, certaines parties habitées de la planète ont vu arriver un climat plus clément, qui a probablement contribué à l’explosion de la civilisation humaine »
    Il s’agit plus certainement de l’essor de l’agriculture qui a permis à l’homme de fournir plus de nourriture que la seule chasse-cueillette. Et il s’est passé ce qui se passe avec tous les animaux quand la nourriture leur est abondante : ils prospèrent.
    Comme le résume assez bien Harari (Sapiens) : c’est le blé qui a façonné l’humanité et pas l’inverse !

  • on peut ajouter la variation du niveau de la mer au cours des temps géologiques pour relativiser les prévisions actuelles: https://wwz.ifremer.fr/gm/Comprendre/Nos-questions/Environnements-sedimentaires-et-paleoclimat/Variation-du-niveau-de-la-mer-4-posters

  • Certes le réchauffement climatique peut fortement nous impacter. Toutefois on ne parle pas assez de l’énergie qui risque fortement décliner et qui pourrait également fortement nous impacter. D’après de nombreuses études, l’énergie renouvelable sera très largement insuffisant pour répondre aux besoins. Sachant que pour les produire et les maintenir il faut de l’énergie primaire dans un monde ou le stock est fini, ce n’est pas tenable.

  • J’espère que par souci d’honnêteté intellectuelle l’auteur prendra aussi la peine d’ examiner les prédictions que certains climatosceptiques se sont hasardés à faire. Je pense notamment aux prédictions de ce pauvre François Gervais. En 2013 il déclarait qu’on était en haut d’un cycle et que les températures allaient se mettre à baisser . C’est fou ce qu’elles ont l’air de baisser les températures depuis 6 ans.

    • @tolnus : « C’est fou ce qu’elles ont l’air de baisser les températures depuis 6 ans. »

      Je crois que vous faites une erreur de point de vue.
      Vous croyez aux prédictions des climato catastrophistes, surtout dans leurs démesures. Et donc logiquement, vous appliquez une appréciation inverse sur les « prédictions » de F.Gervais :
      Forcément, il ne peut prédire que des courbes inverses, des températures records inférieures et des icebergs au large de Brest, et tout cela depuis hier !
      Non, Il ne le dit pas parce que déjà, il considère que la montée des températures n’a pas été extraordinaire : faible montée, faible descente.

      Contrairement à vos insinuations, F.Gervais n’est pas un autre climato-alarmo-médiatic-politique tourné vers le froid plutôt que le chaud.

  • Pour répondre à Tolnius

    J’espère que vous avez compris que je considère comme vaine toute prévision, dans un sens comme dans l’autre.

    F Gervais a mentionné la théorie des cycles de 60 ans, je ne crois pas qu’il en ait fait une prévision.

    Quant à moi, je me méfie comme la peste des analyses de courbes. On peut facilement créer artificiellement des cycles.

    De toutes façons, les phénomènes en jeu laisseront le temps de s’adapter.

    • Il n’a pas de fait de prédictions chiffrées mais il a pronostiqué un renversement de tendance qui n’a pas l’air de vouloir pointer le bout de son nez. Il se retrouve un peu dans la position de l’arroseur arrosé car il faut se rappeler qu’il a très souvent utilisé le fameux hiatus de 98-2013 pour remettre en cause la crédibilité du GIEC.

  • Les commentaires sont fermés.

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