Comment l’État subtilise notre libre-arbitre

Tout est bon pour nous convaincre que l’État sait mieux que nous ce que nous devons faire et qu’il est également plus compétent pour dépenser notre argent.

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Comment l’État subtilise notre libre-arbitre

Publié le 18 août 2019
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Par Alexandre C.

Décider librement est l’un des droits imprescriptibles de l’individu. Tous les jours, les choix que nous faisons déterminent parfois de manière définitive ce que nous allons être et devenir, tant sur le plan personnel que professionnel. Pourtant, sans même que l’on en ait conscience, il apparaît que de nombreuses décisions échappent à notre contrôle.

Ce pouvoir est laissé à diverses entités supervisées par l’État, dont nous avons du mal à dessiner les contours : ce sont elles qui se prononcent à notre place, nous privant de notre liberté d’action. Cela se résume très souvent à « vous êtes obligés de » ou « vous devez faire ». Et il semble que cette intrusion dans certains compartiments de notre vie soit sans limite.

Un sentiment apparent de confort

Au premier abord, abandonner son pouvoir décisionnel à autrui peut, aux yeux de certains, présenter quelques avantages. D’une part, on échappe au processus de réflexion préalable à toute décision. D’autre part — et c’est peut-être le plus important — on n’a pas (ou plus) à porter la responsabilité d’un éventuel échec : on se contente juste de reporter la faute sur ceux qui ont décidé à notre place. Confrontés à cette situation, les individus ne cessent de critiquer, de contester, refusant par là même d’assumer leur propre démission initiale.

Et si une crise économique, politique ou sociale éclate, cette colère s’amplifie, et les coupables se multiplient : les politiques, en premier. Avant que d’autres ne soient désignés à la vindicte populaire : les riches, les étrangers… Voire des entités plus abstraites : la finance, le marché, le libéralisme, les spéculateurs…

À cette occasion, peu d’individus demandent à récupérer leur liberté de choix. Pour eux, la solution au problème consiste le plus souvent à déléguer encore plus, abandonnant au passage des droits et des libertés supplémentaires. Au profit d’un seul : l’État.

L’État tout-puissant

Et les prétextes pour nous subtiliser notre libre-arbitre sont nombreux : la solidarité, la réduction des inégalités, le manque de compétences ou de connaissances… Tout est bon pour nous convaincre que l’État sait mieux que nous ce que nous devons faire et qu’il est également plus compétent pour dépenser notre argent, celui que nous gagnons par notre travail. À l’heure où j’écris ces lignes, l’administration publique et sa cohorte d’agences, par le truchement des cotisations sociales 1, dépense près de 700 milliards d’euros par an à notre place. Sans nous consulter ou nous demander notre avis, ou alors de loin et sans que nous en comprenions quoi que ce soit. C’est pour notre bien après tout.

À bien y regarder de près, cette manière de procéder est plus que litigieuse : le paiement des cotisations sociales n’est pas contractuellement libre mais rendu obligatoire par la loi. Sans cela, je ne suis pas certain que beaucoup d’entre nous irait donner spontanément une partie de son salaire annuel sans savoir où va l’argent ni surtout à quoi il sert.

Plus grave encore, en dépensant votre argent, l’État n’est pas tenu de vous fournir un résultat satisfaisant : il se peut même que le service rendu ne vous convienne pas ou que vous n’en ayez pas besoin. Pourtant en aucun cas, vous ne pourrez récupérer votre argent pour le consacrer à un autre usage. D’autant que de leur côté, les bénéficiaires de ce système ne sont pas tenus à un quelconque devoir moral. Dès lors, on ne pourra pas leur tenir rigueur d’abuser quelque peu de cette protection. Pas étonnant non plus que certains en réclament de plus en plus…

Cependant, l’individu lambda a tort de ne pas se préoccuper d’une telle situation. Car, en tout état de cause, c’est son argent qui est dépensé. De même qu’il ne vous viendrait pas à l’esprit de prendre l’argent de votre voisin pour vous acheter une maison, il n’est pas juste d’utiliser l’argent des autres pour payer votre retraite ou la facture du médecin… Ce serait malhonnête, non ? De la violation de la propriété privée. Du vol même, donc punissable par la loi.

Du libre-choix à la responsabilité

Malgré l’envahissement de l’État dans notre vie, il nous reste encore quelques espaces de liberté : il est encore des choix que nous pouvons faire seuls. Et cela même si nous ne disposons pas des connaissances ou des compétences nécessaires. Ces décisions sont alors soumises à un examen minutieux – partage d’avis, débats, réflexions –, le tout demandant une certaine maturation avant d’arrêter le choix définitif.

Et si nous croyons ne pas être assez experts sur le sujet, il n’est pas rare de faire appel à un avis extérieur. En effet qui mieux qu’un agent immobilier pourrait vous conseiller pour l’achat d’un logement par exemple ? Au cas où les orientations proposées ne vous conviennent pas, vous pourrez toujours changer et aller voir ailleurs.

En réalité, ce louvoiement n’a pour d’autre but que de sécuriser la prise de décision. On veut être – relativement – sûr que le choix est le bon. Et ce pour une bonne raison : en cas d’erreur, il n’y aura pas de filet pour se rattraper, notre responsabilité sera entière. Une véritable épée de Damoclès ! On tente donc de minimiser au mieux le risque pris.

Imaginez donc si les banques américaines – et mondiales – avaient fait preuve de la même tempérance avant la fameuse crise des subprimes. Pour cela, encore aurait-il fallu que l’État américain ne leur confisque pas leur responsabilité… Vœu pieux…

Article initialement publié en août 2013.

  1. Pour vous en rendre compte, regardez vos bulletins de paie.
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  • C’est pour ça que tant de gens aiment le socialisme : c’est si reposant de n’avoir pas à décider…

    • et partant du principe que le socialisme rend les individus irresponsables et immatures , c’est le top pour l’état nounou qui peut mieux contrôler , voire asservir cette engeance là ;

      • Lorsque je lis les maximes du temple d’Apollon à Delphes, la philosophie humaniste chinoise, nos proverbes, les Essais de Montaigne,etc, je me dis que les humains sont en majorité irresponsable et immatures toutes proportions gardées. Le socialisme ne fait que les défendre. Rien de neuf ! Et l’Etat lui a remplacé tous cette sagesse pour la formaliser en lois, droits et devoirs. En allant trop certes !

  • L’Etat décide même, souvent, du choix qui nous est présenté, ce qui nous laisse l’impression de choisir. Ca a l’air du choix, le goût du choix, l’odeur du choix, le toucher du choix, mais c’est forcément au final une solution qui l’arrange et pas vous. Avec de très bonnes excuses moralisatrices… Reportage sur les prêts à taux négatif aux particuliers au Danemark : rassurez-vous, en France, la loi l’interdit. Comme les promotions excessives dans les magasins. Ah, vous aviez oublié cette loi, comme on peut le constater en interrogeant les clients à l’entrée du supermarché ? Donc, finalement, puisque vous ne le ressentez pas comme un vol, où est le problème ?

  • C’est apaisant de compter sur quelqu’un ( l’état) et stressant de devoir s’assumer! C’est bien pour ça qu’on adhère à la société et rejette l’anarchie. Cela explique qu’on tient au service public sauf ceux qui ont l’autonomie sociale et financière. Il faut aussi qu’on puisse le contrôler et le critiquer pour éviter la dérive qu’on observe aujourd’hui en France « pays du service public ».
    La première chose critiquable est l’automaticité de l’attribution des prestations sociales et administratives; c’est à l’individu de faire la démarche avec des justificatifs contrôlables, pour les allocations ou la nationalité.

    • « C’est apaisant de compter sur quelqu’un ( l’état) et stressant de devoir s’assumer! »

      Personnellement, je trouve plus stressant de dépendre de quelqu’un que de m’assumer seul. Quid si la personne (ou l’entité) n’est pas fiable?
      N’avez-vous jamais fait l’expérience de demander un service à un « ami » et de finalement devoir régler plus de problèmes tout seul parce qu’il ne vient pas?

      Comme mon grand-père disait souvent: « si on a besoin de quelqu’un pour se torcher le cul, on est souvent constipé »

    • L’anarchie n’est pas l’absence de loi mais l’excès de loi.

      L’Etat obèse qui s’occupe de tout, réglemente tout à un niveau de détail inouï, pour finalement déresponsabiliser la société, produit de l’anarchie, phénomène aisément observable au quotidien dans nos contrées, à moins d’être sourd et aveugle.

      • L’anarchie est une société sans État. L’anomie est l’absence de Droit.
        L’Etat ne produit pas des anarchistes, il produit des irresponsables qui sucent les grosses tétines de leur maman obèse.
        A ce détail près sur les anarchistes ( mais je comprends bien sans quel sens vous l’utilisez, fort différent du mien ) je suis bien d’accord avec vous.

  • D’où l’intérêt du salaire complet et du choix de son assurance santé, de son système de retraite, ou du chèque éducation qui permet à la famille de choisir l’école, etc…

    • Très bien mais pour des gens mentalement solides. Un salaire complet, disons le smic à un salarié débutant dans la vie, on sait très bien que ce sera insuffisant d’où la tentation de tout dépenser en consommation et oublier de cotiser; c’est exactement le même cheminement des jeux d’argent, on perd on perd et on remise pour se refaire.

      • Heureusement qu’il y a des experts, des êtres infiniment supérieurs à la plèbe grouillante et infantile, tous forts heureusement concentrés dans l’Etat obèse, pour guider les égarés de leurs lumières quasi divines. Sainte Administration, priez pour nous.

      • Les imbéciles finissent toujours ruinés… c’est de Warren Buffet
        Avec ou sans cotisations obligatoires, si vous ne réfléchissez pas il ne vous restera rien…
        Mais aujourd’hui je cotise de force à une SECU, qui ne me rembourse rien (ou presque rien) et dont les effectifs pléthoriques gèrent ultra mal mon argent, sans que je n’ai mon mot à dire et en outre pour alimenter un système social délirant qui incitent mes compatriotes à ne rien faire…

    • A Jacques Peter.
      Parfaitement d’accord avec vous ! On choisit son assurance auto pourquoi pas son assurance maladie ? A chacun son choix selon ses besoins et/ou ses envies.

      • Ainsi il y a de nombreux automobilistes sans assurance malgré l’obligation.

        • C’est parce qu’il y a bien du laxisme quand il s’agit de leur faire rembourser les dégâts qu’ils auront causé qu’ils ne ressentent pas la nécessité de s’assurer d’eux-mêmes.

          • Certes , certes, bien d’accord mais il faut reconnaître que quand c’est rentable on privatise et dès que ça va mal on demande secours à l’état , on privatise les profits et nationalise les pertes.

            • C’est VRAI, on privatise les profits et on nationalise les pertes!
              Car il y a un état ignare, dirigé par des énarques facilement corruptibles, qui sont prêts à rembourser n’importe quoi…
              Et parce qu’il y a un peuple sans instruction, qui est incapable de comprendre l’économie, car il a été privé d’éducation sur le sujet par les corruptibles sus nommés…

    • sauf qu’il faut payer pour les autres

  • Cette infantilisation par les polytocards, c’est terrible.

  • Le plus important: HT. Il faut ne pas arrêter d’acheter. Choisir sa nouvelle voiture est trés important. Pourtant on pourrait n’en avoir qu’une….  » Il voudrait savoir s’il est le seul en France et peut être en Europe à n’avoir acheté qu’une seule voiture dans sa vie.
    Âgé de 63 ans, il est allé à la Préfecture, au service des cartes grises, retirer la nouvelle immatriculation de son véhicule, une 2 chevaux Citroen de 1976 avec plus de 350 000km, qu’il venait de faire passer en « collection ». Au guichet, il a demandé au préposé du service si, à sa connaissance, il y avait d’autres retraités qui n’avait acquis qu’une seule voiture dans leur vie. Sa réponse a été claire: » en ce qui me concerne vous êtes le premier. » Extrait du blog http://photos-non-retouchees.over-blog.com/article-un-seul-vehicule-pour-toute-une-vie-57039235.html

    • Votre histoire omet ceux qui n’ont jamais acheté de voiture de leur vie, individus qui ne sont pas si rares.

      Chaque choix de vie individuel est respectable, tant qu’on ne cherche pas l’imposer à autrui.

  • Cet article ne mentionne qu’un niveau de responsabilité alors qu’en réalité il y en a deux.
    L’un est ténu par le « fournisseur involontaire » qui ne peut (hélas) que subir -cf. fiche de paie-, qui râle à juste titre, mais refuse de se rendre aux urnes (environ 50% des inscrits) tant qu’il a encore le pouvoir de s’exprimer. Il est vrai que le choix est restreint vu que les candidats, une fois élus, exercent in fine la même politique de m…., clientélisme oblige !
     » on échappe au processus de réflexion préalable à toute décision. D’autre part — et c’est peut-être le plus important — on n’a pas (ou plus) à porter la responsabilité d’un éventuel échec : on se contente juste de reporter la faute sur ceux qui ont décidé à notre place.  »
    Certes, chercher des informations est fatigant, réfléchir l’est aussi. Ces deux facteurs n’étant depuis longtemps plus à l’ordre du jour dans notre enseignement, ne nous étonnons pas de cette réaction. Responsabiliser les enfants (à l’école) puis les hommes et les femmes sont des concepts révolus ; la grande « nouveauté » étant ce conglomérat gluant et informe du « vivre-ensemble », collectivisme n’ayant strictement aucun sens… à croire qu’avant cette « invention révolutionnaire » on passait son temps à se taper dessus !
    L’autre est tenu par l’Etat-glouton-m’enfoutiste, pour lequel il est normal de dépenser sans compter les deniers des autres (nous les assujettis) pour satisfaire des chimères ou favoriser le copinage… sous couvert de devises mielleuses « votre bien-être » ; « réduire l’inégalité » ; « combattre la pauvreté »… etc… Aux « décidants » tous les pouvoirs… sans l’ombre d’une sanction possible. L’irresponsabilité de ces clowns à roulettes est due : 1) au non rendu réel des dépenses publiques (la Cours des Comptes dénonce mais n’a aucun pouvoir) ; 2) à l’absence d’astreinte budgétaire, de condamnation et de pénalité en cas d’abus dépensière voire de gabegie ; les lois ne s’appliquant qu’au « menu fretin » en d’autres termes au peuple. La déontologie de ces guignols dénonce un mépris total du contribuable qui les entretient, et réduit ce dernier au « gogo-payeur » taxable à merci.
    Abolir ou enrayer ces graves déviations qui se sont infiltrées puis incrustées dans les mentalités depuis 40 ans de socialisme, relève des Ecuries d’Augias…

  • Les moutons ont besoin d’un guide, d’un bon guide pour éviter le précipice…,on ne peut pas repprocher a un etat d’essayer de manipuler le peuple…si c’est pour son bien et pas le sien.

  • Le Socialisme est le pire des maux et on le voit en France avec la Macronie annexe du collectivisme étatique qui nous dirige, pense et agit pour nous.

    • Le socialisme c’est un cancer de la pensée, si vous n’êtes pas d’accord avec eux c’est que vos valeurs sont mauvaises, ce n’est pas votre faute… Vous êtes un phallocrate, individualiste, pervers qui n’a rien compris car il n’a rien appris… Vous devez donc changer vos valeurs pour devenir un bon citoyen et si vous ne le faites pas c’est que vous êtes trop bête ou un indécrottable pervers, il faut alors vous combattre, vous fustiger, vous déjuger, vous traiter de fasciste ou de n’importe quoi d’autre d’ailleurs pourvu que ça permette de vous écraser et de vous rendre inaudible…
      Le socialisme c’est le mal absolu…

  • Un exemple typique et particulièrement inquiétant d’atteinte au libre-arbitre et à la plus fondamentale liberté: les obligations vaccinales. Malgré des principes d’inviolabilité du corps humain et de consentement libre préalablement à tout acte médical sur sa personne (ou celle de ses enfants), l’État s’arroge d’imposer à tous les individus sains, des actes médicaux non dépourvus de risques contre des maladies non contagieuses (tétanos), disparues (polio, diphtérie), improbables (hépatite B chez les nourrissons), bénignes (rougeole, etc.). De sorte que les risques si minimes soient-ils des vaccins sont d’un point de vue de santé publique, voisins de ceux des maladies concernées elles-mêmes. Pour mémoire les maladies infectieuses ne seraient responsables dans notre pays que de moins de 2 % des décès avec des couvertures vaccinales présumées insuffisantes… et on veut allonger encore laiste des vaccins obligatoires (anti-HPV, varicelle, grippe…) et à l’échelle européenne.
    On peut aussi s’intéresser à la loi Caillavet (prélèvement d’organes post mortem, sauf opposition exprimée préalablement)…

    • Le plus étrange est que de nombreux libéraux s’arrangent parfaitement avec cette obligation. Pourtant un pays européen sur deux s’en tient à une recommandation vaccinale, et cet appel à la responsabilité individuelle ne pose aucun problème de santé publique, si l’on en croit les aussi bons résultats dans ces pays.
      D’autant qu’il ne faut pas oublier que plusieurs vaccins sont des médocs purement individuels : le tétanos n’est pas contagieux, le vaccin contre la polio ou la diphtérie vous laisse porteur sain, etc. Eux sont obligatoires depuis belle lurette.
      A l’inverse, un des vaccins les plus « altruistes » et qui concerne un virus très contagieux et mortel en masse, n’est même pas obligatoire : il s’agit de la grippe.

  • « De même qu’il ne vous viendrait pas à l’esprit de prendre l’argent de votre voisin pour vous acheter une maison, il n’est pas juste d’utiliser l’argent des autres pour payer votre retraite ou la facture du médecin… »

    Certes… Et l’argument semble imparable. Sauf qu’il ne tient pas dans la vraie vie.
    Dans la vraie vie, les gens ont accepté de s’associer librement pour mutualiser les risques. Il suffit de penser au système assurantiel : face à un petit imprévu, on peut gérer tout seul. Plus du tout, quand il s’agit de refaire un toit emporté par une tornade, de subsister de longs mois quand on se retrouve au chômage, voire de se payer une retraite, quand on a été cigale toute sa vie.
    Cette mutualisation n’est pas du vol, mais de l’entraide : je peux recevoir autant que donner, et ce alternativement au gré des infortunes de chacun.
    On peut critiquer la main mise de l’Etat sur tout ou partie de ces systèmes de redistribution, préférer que ce soit le privé qui s’en occupe, souhaiter que l’État édicte moins d’obligations, mais ce n’est pas demain la veille que ce principe de mutualisation des risques disparaîtra, tant il est vrai qu’il est inhérent à toute construction de société.

  • * Le libre-arbitre de l’administration, relai de la politique gouvernementale, peut aussi avoir des conséquences inattendues et non souhaitées sur l’aménagement du Territoire : en voici 2 exemples paru aujourd’hui.
    1) RPC, ce sigle qui marque la fin d’une époque :
    Le « regroupement pédagogique concentré », ou RPC. Ce sigle sonne le glas de nombreuses écoles de village. Au nom de la rationalité et des économies. Les RPC sont des mégastructures plus modernes, bien équipées, qui poussent dans la France périphérique pour accueillir parfois plusieurs centaines d’élèves. Mais ils symbolisent une nouvelle fois l’éloignement des services publics et marquent la fin d’une époque. La perte de lien social, d’identité pour une commune et aussi pour une part du pays….
    http://www.leparisien.fr/societe/rentree-2019-vers-la-fin-des-petites-ecoles-de-campagne-01-07-2019-8106867.php?fbclid=IwAR3d0ikWGOY0Rty1Lw1nJdHo6oXk-tfk_35JlZb-tO0swRSupmCHF3S3jnw
    Macron ne pourrait pas s’y prendre mieux pour vider la France Périphérique de ses habitants & dissuader les citadins de venir s’y installer -1 situation -qu’avait dénoncé Christophe Guilluy : non-renouvèlement des générations, sous-emploi, manque de commerces et de services de proximité, non assistance aux personnes âgées… la désertification des campagnes va s’accélérer !

  • Deux possibilités :
    – Les individus sont responsables et clairvoyants, ce sont eux les mieux placés pour juger de leurs dépenses et de leurs intérêts dans tous les domaines. Dans ce cas pourquoi ces individus clairvoyants soutiennent-ils des systèmes politiques socialistes ? S’ils sont capables de gérer leur avenir, pourquoi se trompent-ils sur ce point fondamental ?

    – Deuxième possibilité (celle que je défends) : les individus se trompent souvent lorsqu’ils ne sont pas experts dans un domaine.
    Face à un collège d’experts, l’avis d’un individu sera entaché d’erreurs car soumis aux biais cognitifs qui caractérisent la nature humaine – et qui expliquent notamment pourquoi les gens votent socialiste. D’autre part il est dans la nature de l’homme de rechercher l’irresponsabilité dans tous les domaines où il n’est pas expert. L’Homme « libre et responsable » imaginé par certains libéraux n’existe pas, de même que l’Homme « vertueux et désintéressé » du communisme n’existe pas non plus. Dès lors il nous faut plaider pour moins d’État obligatoire. L’État peut conseiller par défaut, tenter de donner l’exemple, mais doit laisser ouverte une porte de sortie pour ceux qui pensent pouvoir mieux faire. C’est ce que proposait l’ouvrage « Nudge » que je recommande. Les solutions proposées par les auteurs sont pour moi encore trop étatistes mais elles donnent des pistes de réflexion intéressantes.

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