La redevance télé est-elle du vol ?

Les subventions aux grands medias ne parviennent pas à enrayer leurs naufrages. L’État se disperse et gaspille l’argent des contribuables.

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La redevance télé est-elle du vol ?

Publié le 11 février 2017
- A +

Par Nicolas Perrin.

Télévision (Crédits : Flash-pro, licence Creative Commons)

À en croire Mathieu Gallet, président de Radio France depuis février 2014, la France vit des heures très sombres. « Beaucoup de foyers n’achètent plus de téléviseur », s’alarmait-il dans une interview donnée au Monde le 6 février, ce qui entraîne une diminution des subventions qui alimentent le budget de la société qu’il dirige.

La situation est d’autant plus grave que monsieur Gallet se demande ce que la France deviendrait sans des « médias publics forts avec des financements pérennes »

La solution prônée par ce valeureux chevalier de la culture officielle ? François Hollande a déjà augmenté à plusieurs reprises le montant annuel de la redevance audiovisuelle et, à 137 euros en métropole en 2016, ça commence à piquer. Monsieur Gallet se prononce plutôt en faveur de la généralisation de la taxation à chaque foyer, peu importe donc qu’il utilise un téléviseur ou non. Cela permettrait de ne pas augmenter le coût par tête… en tout cas pas pour le moment.

Étant donné la diminution mondiale de la consommation de télévision et de la désaffection des jeunes générations, on comprend que Mathieu Gallet s’inquiète pour l’avenir de son fromage.

La redevance télé en perte de vitesse

Comme le relève l’ancien président de l’INA, à l’heure des Facebook, YouTube et autres Vimeo, nous vivons dans un « monde de plates-formes », ce qui n’annonce rien de bon pour les bénéficiaires de la redevance télé que sont France Télévisions, Radio France, Arte, l’INA et consorts.

Certains commentateurs, comme Laurent Alexandre, se demandent même si presque tous les médias n’auraient pas déjà accepté leur vassalisation aux dites plates-formes.
Quelques hommes politiques utilisent d’ailleurs à merveille ces nouveaux canaux médiatiques. On pense évidemment à Donald Trump qui recourt allègrement à Twitter pour court-circuiter les médias et les journalistes traditionnels. Plus proche de nous, Jean-Luc Mélenchon fait un carton sur sa chaîne YouTube.

Comme l’audiovisuel est en passe de « cesser de bouger », il est donc tout à fait naturel que l’État continue de le subventionner, pour rester dans la parfaite mais absurde logique interventionniste dont se moquait Ronald Reagan :

Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, régulez-le. Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le. 

Le coût colossal de France Télévisions

Ceci est d’autant plus regrettable qu’avec 3,6 Md€ récoltés en 2016 au titre de la redevance télé, le coût de France Télévisions (qui absorbe les deux tiers de la taxe) et des autres bénéficiaires représentait environ la moitié du budget de la Justice (6,3 Md€ en 2016).

En ce qui me concerne, je préférerais un État fort (pour reprendre le terme de monsieur Gallet) sur le plan de ses compétences régaliennes, plutôt que dans des domaines où la légitimité de son intervention est particulièrement discutable, comme c’est le cas de la Culture.

On pourrait d’ailleurs étendre cette remarque à la presse qui bénéficie des largesses de nos élus. Vu la chute de la confiance des Français envers les informations qu’ils lisent ou qu’ils entendent (-3 points à la radio à 52% de confiance, -7 points aux journaux à 44%, -9 points à la télévision à 41% — enquête annuelle de La Croix), pourquoi distribuer davantage d’argent public à une presse déjà lourdement subventionnée ?

En 2014, ce sont 226 M€ qu’ont perçu Le Figaro, Aujourd’hui en France (Le Parisien), Le Monde et les 197 autres organes de presse les plus subventionnés. Les montants précis perçus par chaque organe de presse en 2015 ne sont plus connus puisque l’État a décidé de retirer le montant de l’aide postale (130 M€) du tableau des aides individuelles.

Encore plus d’argent pour la presse

Comme cela ne suffisait pas pour Audrey Azoulay (notre ministre de la Culture), celle-ci a annoncé fin décembre que « dès 2017, l’État investira 10 M€ supplémentaires par an pour stabiliser le secteur de la presse ».

On avait déjà appris en décembre que le montant de la réduction d’impôt des particuliers souscrivant au capital d’entreprises de presse allait être multiplié par cinq, dans le cadre de La loi visant à renforcer la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias (interdit de rire).

Le Web n’est pas en reste avec seulement 26% de confiance (-5 points sur un an). Mais sur internet, on a accès à une offre d’informations et d’opinions quasi illimitée. N’importe qui peut disposer d’un canal d’expression gratuit en ouvrant un blog, un compte twitter ou encore une chaîne YouTube. On se situe donc à l’extrême opposé du plateau de C dans l’air où se relaient inlassablement les mêmes invités. Sur internet, rien ne vous oblige à continuer de lire ou de regarder chaque jour le même bonimenteur « inamovible, irréfutable, irrémédiable, soudé à sa chaîne comme un débouche-évier sur un sanitaire », aurait dit Desproges. Compte tenu de la diversité de l’offre, vous avez potentiellement accès à des sources d’informations fiables et à des opinions divergentes ; il suffit de se donner la peine de chercher.

Mais si la paresse prend le dessus et que vous rechignez à assumer votre sélection de vos sources d’information, surtout ne paniquez pas. Le Monde, dont la parution a coûté plus de 13 M€ aux contribuables en 2014, a publié Decodex, une extension pour navigateur qui vous dira si vous êtes en train de consulter un site bidon comme Contrepoints (aucune aide) ou un site en principe plutôt fiable, comme l’ancien organe central du Parti communiste français de 1920 à 1994, L’Humanité (6 M€ de subventions en 2014).

Le Decodex est encore un outil qui prouve que certains medias n’ont pas pris la mesure du fossé les séparant du public. Dommage que, de plus, cet outil soit financé avec nos impôts.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

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  • Le Monde passe-t-il lui même l’épreuve du decodex ?

  • Je dois dire qu’il faut qu’on m’explique quelle est la mission de service public de l’audiovisuel français… où est l’intérêt pour les contribuables? Il est quand m^me incroyable qu’on oublie qu’une mission possède un objectif…On ne peut pas accepter de qualifier de service public tout machin financé sur les impôts des gens..
    Quelle sont les missions de service public de l’ed nat, de la sncf? de la politique culturelle?
    Prenons un exemple.
    Pour la sncf considérant que un service public ferroviaire n’est pas de fournir des trains à qui en désire ( léconomie sait faire) ; j’y avais réfléchi et étais arrivé à la conclusion que la mission de la sncf était de mettre chaque français de la métropole à une distance raisonnable d’un gare desservie par un service raisonnablement régulier de trains ( pas mieux) …A l’évidence , un service public ne se soucie pas DU TOUT de rentabilité, l’aborder sous cet angle est une impasse, un train qui circule à vide ne pose aucun problème en ce qui concerne la mission. Une mission de service public peut devenir complètement caduque, on imagine une future mission de service public de transport en général..mettre chaque français à une distance raisonnable d’un moyen de transport …rendu inutile par le développement massif de l’automobile individuelle..

    On a l »exemple des cabines de téléphone…mission de service public claire..rendue inutile .terminée sans bruit.

    donc…
    si on gratte un peu on trouve des choses comme http://www.vie-publique.fr

    Les missions des sociétés du secteur public de l’audiovisuel …..

    Trois grands principes ont guidé le législateur dans la définition des missions du secteur public :
    – un secteur public généraliste qui informe, éduque et divertit,
    – un secteur public qui favorise la création et la production d’oeuvres originales,
    – un secteur public qui élargit son offre de programmes et développe les nouvelles techniques de production et de diffusion.

    on comprend mieux ,

    « les missions des sociétés du secteur public »…ce n’est pas un service public avec un mission… l’expression m^me de service pubiqc de l’audiovisuel est fallacieuse, à l’heure du décodage je pense que ça va être décodé un jour…
    Je suis une téloche payée par le contribuable avec un cahier des charges qui laisse d’une part perplexe..et d’autre part un grande liberté à ses acteurs..

    • la mission du secteur public de l’audiovisuel n’indique pas dans les grandes lignes qu’il soit nécessaire d’avoir un seule téléspectateur à divertir ou informer…il doit bien y a voir un alinéa quelque part…du moins j’espère. qui stipule qu’on ne peut pas informer. si on a personne à informer.

    • Ma grand-mère disait : « des touches à tout… des bons à rien »

  • Le modele economique de l’information et de la culture est fragile… et irrémédiablement condamné du fait de l’interventionisme de l’état et de la haute administration.
    les politiques ne peuvent lacher des JT décisifs sur le vote des vieilles générations, habituées à croire aux sornettes débitées par Pernaud et consorts.

    Juste une question de temps…

    Une chose est certaine, notre pays souffre de cette culture de l’assistanat… et les entreprises, les syndicats, les particuliers deploient plus d’énergie et d’ingéniosité à les chercher, les reclamer, les exiger parfois qu’à developper des produits performants, au prix qu’est pret à mettre le client.

  • L’État considere que pour donner le meilleur service il est necessaire de ne pas vouloir en tirer un benefice financier car l’argent pourrit tout….et ils en connaissent un rayon sur le sujet nos braves politiques…pas question d’abandonner les medias aux privés .

  • Oui c’est un et du vol comme toutes les contributions pour les soi-disant services publics dont le statut les ont transformé en sévices publics. La concurrence, la Liberté et la Propriété privée pourraient rentre responsables les 50 % de citoyens qui vivent de par et pour l’état, leur providence

    • si je me permets le « vol » suit l’escroquerie intellectuelle il n’existe pas de service public de audiovisuel mais un secteur public de l’audiovisuel et ça change tout. Les politiques ont reçu un mandat qui leur permet de dépenser l’argent des gens perçu par les impôts ce n’est donc pas du « vol »..la blague c’est de dire et de penser que toute dépense publique correspond à un service public..non dans la très grande majorité des cas c’est juste le fait du prince qui conduit à un jeu dérisoire où chacun essaye d’en gratter un max aux depens des autres..

  • La redevance sert aussi à financer les équipements de diffusion télé et radio ( et internet dans le futur ?), pour avoir un terreau sur lequel pousse « librement » des médias privées. L’État ne devrait plus avoir qu’1 ou 2 chaînes de télé et de radio : ça suffirait amplement, et ça couterait moins cher.

    Quant aux subventionnements de la presse, c’est scandaleux … il faudrait un journal papier d’état (comme la télé ou la radio), et tout le reste en roue libre !

    • Le coup de la redevance qui sert à financer le réseau de télédiffusion c’est une bonne blague!
      La TVA perçu sur les ventes d’appareil de radio et de télévision, à laquelle vous pouvez aussi rajouter la TVA perçue sur les abonnements au service payant de radio et de télévision ainsi que l’impôt sur les sociétés des entreprises privés de radio diffusion suffisent largement à financer TDF.

      De toute façon la diffusion de la radio et de la télévision passe de plus en plus par des infrastructure entièrement privée, paire de cuivre. fibre optique câble satellite, donc il n’y a aucune raison de continuer à conserver TDF dans le giron public et de laisser l’état donner des autorisations d’émettre.

      Par contre j’avoue avoir du mal à suivre votre logique si vous condamnez les subventions à la presse (ce qui est normal), je ne vois pas coment vous pouvez soutenir le fait que ‘état devrait pouvoir faire sa propagande sur des chaines financées par le contribuable.

      Pour finir, non la redevance ce n’est pas du « vol » c’est de l’EXTORSION en bande organisée, devoir payer une taxe annuelle pour le simple fait de détenir un bien (même si vous ne l’utilisez pas) ne peut être assimilé à un simple vol.

      • Si vous n’avez pas de télé (ou si vous n’acceptez pas/plus ce vol), il suffit de cocher une case sur votre déclaration d’impôt.

        • Il a du vous échapper que l’état a accès au bases de données des opérateurs de services payant de télévision.

          • C’est comme si vous disiez : il ne faut plus de routes nationales et départementales, que des routes privées. Que l’État puisse faire sa propagande au même titre que des chaînes privées puissent le faire sur leur propre chaîne ( voir les chaînes d’infos privées, assez misérables), quel est le problème ? En terme de contrepouvoir, l’État a quand même le droit à pouvoir s’exprimer. Je ne suis pas contre un État, mais pour un État efficient et garant des libertés publiques : libéral, quoi …

            • Donc il est dans les attributions d’un état libéral de faire de la télévision et de la radio?
              Dans ce cas je pense que vous devriez aussi défendre le fait qu’il publie un journal papier?

              En quoi l’état a-t’il besoin d’être propriétaire d’un média public pour s’exprimer, ne s’exprime-t’il pas déjà suffisamment dans les médias privés?
              En quoi est-il légitime que le contribuable finance la propagande de l’état?

              • Il me semble qu’un État libéral a le devoir, et non pas la légitimité, d’informer ses citoyens ; comme d’avoir une chaîne télé (LCP) qui retransmettrait tous les débats publics en direct. Et c’est tout: pas la peine d’avoir 7 chaînes France TV !, Mais un minimum quand même. Dans les médias privés, si vous regardez la représentativité des candidats pour l’élection présidentielle, ça fait peur … les médias privés agitent les seules marionnettes auxquelles ils ont intérêt !

          • Je ne serai pas si catégorique sur ce sujet: contrairement à une légende urbaine, en réalité l’état n’a que peu d’accès direct aux informations de consommation de ces contribuables. Il ne peut arriver comme cela chez par exemple Canal+ et leur demander une copie de tout leur fichier client. Il faut une bonne raison pour une diffusion de masse, contrairement à une diffusion ciblée dans le cadre d’une affaire.
            Personnellement, j’ai déjà demandé à mon fournisseur d’accès s’il l’état faisait des vérifications sur les abonnements de télé, il m’a répondu que cela n’était encore jamais arrivé. Je ne sous-estime pas les actions de contrôle de l’état, mais je pense en fait qu’il utilise beaucoup plus la peur ainsi que les on-dit mais qu’en réalité il n’a certainement pas tous les moyens et les ressources que l’on croit. J’ai entendu tellement de bobards à ce sujet et d’autres similaires que j’ai appris à prendre beaucoup de recul.

            • Livre des procédures fiscales – Article L96 E

              « Les établissements diffuseurs ou distributeurs de services payants de programmes de télévision sont tenus de fournir à l’administration, sur sa demande, les éléments des contrats de certains de leurs clients strictement nécessaires à l’établissement de l’assiette de la contribution à l’audiovisuel public. Ces informations se composent exclusivement de l’identité du client, de son adresse et de la date du contrat. Un décret en Conseil d’Etat définit les modalités de cette communication »

              Votre opérateur il s’est bien moqué de vous :

              Arrêté du 7 juin 2007 portant création d’un traitement automatisé dénommé Ancrages (Application nationale des contrôles de la redevance audiovisuelle et de gestion des sanctions) – Article 1

              « La direction générale des finances publiques met en œuvre un traitement informatisé dénommé Ancrages (Application nationale des contrôles de la redevance audiovisuelle et de gestion des sanctions) dont l’objet est de permettre le contrôle de l’exactitude des déclarations de non-détention d’un appareil récepteur de télévision ou dispositif assimilé effectuées par les particuliers et, en cas d’inexactitude de ces déclarations, de permettre l’émission d’un rôle supplémentaire par la direction générale des finances publiques.

              Le traitement est susceptible d’être mis en œuvre dans l’ensemble des services de la direction générale des finances publiques assurant une mission de contrôle de la contribution à l’audiovisuel public. »

  • Pour ma part, c’est radical : budget de la Culture 0€.
    Redevance audiovisuelle 0€.
    Chaîne TV et radio Publique : le canal de LCP/Public Sénat suffit bien, il suffit d’y mette la propagande du pouvoir en place. Mais en fait je confierais la gestion de ce canal à un groupement privé indépendant qui pourrait publier des missions de contrôle (assiduité, participation à la vie Publique, choix des missions, etc.).
    Il n’y a pas de service public de l’audio-visuel, c’est un fantasme qui n’a pus aucune raison d’être.
    Idem pour le CSA : les fréquences n’appartiennent pas à l’Etat, à charge aux diffuseurs de régler leurs choix de fréquences entre eux.
    Concentration des médias ? Aucun problème, sans subvention le modèle économique changera.
    Bref, je propose une grande campagne de dératisation…

    • Bien D’accord avec vous.
      Budget 0€ pour les chaines publics ou les journaux. S’ils veulent survivre, ils n’ont qu’a trouver un repreneur privé.

  • En fait vous n’avez pas compris, Decodex, c’est comme un certificat d’authenticité, si vous êtes dans la catégorie « Bidon », ça veut dire que vous êtes dans la bonne voie.

  • Il faut financer les services audiovisuel et pourquoi pas connectés à l’internet publics.

    Mais pourquoi une somme fixe au lieu d’un montant non adapté à la situation financière de chacun.

    Oui, il faut que cela soit associé à l’usage des moyens pouvant permettent leur réception.

    Sur les téléviseurs, pas d’abonnement donc Ok pour une somme fixe annuel.

    Pour les smartphones/PC/tablettes , pourquoi pas une taxe sur l’abonnement?

    Pour les familles modestes une exonération/diminutions de la taxe.

    Il y a bien des tarifs sociaux pour Electricité et le gaz dont l’attribution est automatique, alors pour la mise en place je voit pas le souci.

    Après je pense qu’il doivent revoir en profondeur les missions de cette taxe, pur l’adapter aux usages des bénéficiaires.

    Voir les mesures effectuées par http://www.mediametrie.fr/ .

    Après on a de plus en plus de mal à financer un contenu qui ne nous plait pas.

    On a du mal à financer un contenu dont on ne peut disposer comme on le veut.

    Télécharger son émission préférée est illégale et puni par HADOPI que l’on finance aussi.

    Ce dernier argument est un peu limite mais bon. Je pense que c’est un des points importants des frustrations générales qu’ont les contribuables face à cette TAXES/CONTRIBUTION/REDEVANCE ;-).

    • euh…je saisis mal l’argumentaire, je lis une série de propositions et d’affirmations. Vous avez sans doute raison mais pourquoi?

  • vous voyez Idiocracy ? 🙂 je pense que si on laisse la sacro-sainte liberté des individus d’acheter ses propres médias… il n’y aurait que Bein sport et Closer qui existeront point barre

    • ok…maintenant réfléchissez à ce qu’implique ce que vous venez d’avancer.

      • soit les gens sont stupides moi pas, la preuve etant qu’il s ne font pas les bons choix, bons choix que je connais. ça fait peur..mais vous êtes cool…donc ça devrait faire moins peur.

  • en même temps cela fait penser à big brother avec des médias subventionnés et menteurs et l’information libre et gratuite sur internet qui est inlassablement pourchassée…

  • que letat crypte et demande un abennement et on verras ceux qui sont interesses …!!

  • Plusieurs points qui en sont pas abordés dans l’article que je vais éclaircir: la presse est un moyen de pression détenu par les lobbyistes, 6 milliardaires se partagent l’ensemble de la presse en France afin de faire pression sur les politiques et obtenir des avantages étatiques injustes et injustifiés pour leurs vraies entreprises. La télé est un moyen de communication essentiel pour les politiques, ils l’ont contrôlé depuis qu’elle existe et le CSA a été créé pour ça.
    Il existe des groupes contrôlant plus ou moins le secteur de la télévision, qui se permettent de placer des amis et la concurrence n’est plus assurée depuis longtemps, des groupes se forment et le recrutement n’est basé sur aucune base rationnelle, pire tout laisse à pense qu’il y a un repli communautaire au sein même de la télévision et certains chiffrent font plus que le prouver mais il est illégal d’en parler. Le problème c’est que le jeu de la concurrence est faussé, beaucoup de personnes ne sont pas rentables, et on est obligé de trouver des subventions pour financer ces personnes qui n’ont pas leur places. Je suis moi même scénariste, il est impossible de trouver du travail et il n’y a aucun appel d’offre, étrange pour des chaînes « publiques », c’est pareil dans tous les secteurs liés de près ou de moins à la télévision. heureusement internet permet de pallier au problème du contrôle des médias traditionnels. il est quand même notable que l’état ait tenté d’interdire de simplement consulter des sites terroristes, cela pourrait faire jurisprudence afin de vous dire ce que vous devez ou non consulter comme avec le csa et la télévision, et qu’il ait adopté la taxe »youtube » afin de taxer des vidéos diffusées gratuitement et de subventionner les personnes déjà précitées. Tout laisse à penser qu’il puisse un jour exister une redevance internet et financer injustement certaines personnes afin de continuer d’assurer le jeu politique qui s’est énormément fragilisé avec d’une part le printemps arabe, puis évidemment avec l’élection de trump qui avait tous les médias contre lui, il a pu les évincer avec internet qui sera le prochain enjeu politique crucial .

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