Tritium dans l’eau potable : la polémique à la noix de l’été

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Tritium dans l’eau potable : la polémique à la noix de l’été

Publié le 20 juillet 2019
- A +

Par André Heitz.

Dans la torpeur estivale…

Nous sommes en pleine torpeur estivale, certes inter-caniculaire, un peu bousculée par le lynchage médiapartique de M. François de Rugy, ci-devant ministre d’État de la Transition écologique et (un peu) solidaire.

Une tribune publiée dans L’Opinion – « La science ne saurait avoir de parti-pris ». L’appel de 250 scientifiques aux journalistes – le 14 juillet 2019 fait quelques vagues dans les médias et sur Twitter, et suscite des réactions curieuses chez des journalistes qui doivent se sentir visés. C’est que le collectif souhaite que « les sujets à caractère scientifique puissent être restitués à tous et à toutes sans déformation sensationnaliste ni idéologique et que la confiance puisse être restaurée sur le long terme entre scientifiques, médias et citoyens ».

… une alerte au tritium dans l’eau potable

Et voilà que le 17 juillet, Le Parisien, le plus prompt à exploiter une dépêche de l’AFP, a déclenché une mini-tempête dans un verre d’eau : « Du tritium décelé dans l’eau potable de 6,4 millions de personnes ». Un titre immédiatement suivi d’une « explication » au conditionnel journalistique :

« Quelque 268 communes seraient concernées par cette contamination radioactive, dont de « grandes agglomérations » comme Orléans, Blois, Tours, Angers, Nantes, et 122 communes d’Ile-de-France. »

Profitant de la torpeur estivale qui réduit le nombre de sujets d’actualité susceptibles de faire le buzz, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) a donné l’« alerte » et fait parler d’elle.

C’est une erreur reconnue !

Les données de base ont été fournies par le ministère de la Santé (ARS – SISE Eaux) et représentent la valeur moyenne de tritium présent dans l’eau potable sur les années 2016-2017. Le ministère n’a pas communiqué sur le sujet, et pour cause…

Il suffit de lire… Selon le communiqué de l’ACRO,

« … aucune valeur ne dépasse le critère de qualité fixé à 100 Bq/L instauré par les autorités sanitaires

Et, plus loin,

« Châtellerault présente des niveaux parmi les plus importants relevés. La moyenne sur 2016 et 2017 est de 31Bq/litre (18 prélèvements). »

L’alerte est donc dénuée de tout fondement sérieux.

L’arnaque du critère de qualité

Mais il y a mieux, ou pire : le critère de qualité n’est pas une norme sanitaire, mais un seuil qui, lorsqu’il est dépassé, entraîne une investigation complémentaire pour caractériser la radioactivité de l’eau.

La norme de potabilité – elle-même fixée avec une importante marge de sécurité – est dérivée d’une « valeur guide » recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), évidemment sur la base d’un avis d’experts. En France, elle est « de 10 000 Bq/L pour le tritium dans l’eau de boisson, à considérer en cas de consommation permanente de l’eau », selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Les rejets sont donc bien en dessous de la norme. Plus de 300 fois dans le (pire) cas de Châtellerault.

Agitons la peur !

Tout cela ne fait pas une alerte bien sérieuse. Alors l’ACRO agite l’arme fatale, au prix de deux non sequitur : la peur fondée sur la présence supputée d’autres substances et sur l’hypothèse d’un accident nucléaire :

« … la présence régulière dans l’eau du robinet de tritium rejeté par les centrales nucléaires met en évidence un risque de contamination d’autres polluants radioactifs à des niveaux beaucoup plus élevés […] Le tritium est « un lanceur d’alerte » : en cas d’accident grave sur une des centrales nucléaires sur la Seine, la Vienne, ou la Loire, il n’y aura pas que le tritium rejeté et ce sont des millions de personnes qui risquent d’être privées d’eau potable ».

Le Parisien zappe des éléments de contexte importants

Dans « Une association alerte sur la présence de composés radioactifs dans l’eau », Le Monde , se fondant aussi sur la dépêche de l’AFP, nous apprend que, selon Le Canard enchaîné, le tritium représente 99,95 % des rejets des centrales. Pourquoi Le Parisien n’a-t-il pas apporté cette utile précision ?

Tout cela ne fait donc toujours pas une alerte bien sérieuse. Mais c’était suffisant pour que l’AFP se précipite et que les médias plongent.

L’escalade de la CRIIRAD

Le Monde rapporte aussi l’avis de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) – c’est une association, malgré son nom ronflant, créée en mai 1986 par Mme Michèle Rivasi à la suite de l’accident de Tchernobyl :

« Les autorités acceptent, pour les polluants radioactifs, des niveaux de risque cancérigène plus de 100 fois supérieurs au maximum toléré pour les cancérigènes chimiques ! […] la limite applicable à une contamination durable par le tritium ne devrait pas dépasser 10 à 30 Bq/L ».

La première allégation peut nous laisser pantois : comment évalue-t-on un rapport de tolérances d’un risque ? Du reste, quel rapport de tolérances entre le tritium dans l’eau et, par exemple, l’alcool, le tabac, la charcuterie, les bains de soleil, les boissons chaudes, etc. ?

Quant à la deuxième, 30 bequerels/litre, n’est-ce pas la moyenne de Châtellerault ? Et 10 Bq/L la radioactivité moyenne de l’eau issue de l’usine de potabilisation de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) ?

Nous sommes aussi radioactifs !

Pour rappel, le tritium est l’un des isotopes de l’hydrogène qui, avec l’oxygène produit de l’eau (H2O ou monoxyde de dihydrogène). Il est produit par l’industrie nucléaire mais est aussi présent à l’état naturel en faible quantité (1 atome de tritium pour 1018 atomes d’hydrogène).

Il est faiblement radioactif, avec une période radioactive de 12,32 ans. L’eau douce naturelle a ainsi une activité massique de 0,1 Bq/L. Hypocondriaques, ne buvez plus, ne mangez plus… surtout pas de bananes, un des aliments les plus radioactifs car elles contiennent du potassium-40.

On a du reste inventé une « dose équivalente en banane » (DEB – 19,5 Bq pour une banane typique de 150 g).

Un litre d’eau de Choisy-le Roy, c’est donc une demi-banane. Ça craint…

En fait, nous sommes aussi radioactifs et émettons quelques 8000 becquerels.

Le pire n’est jamais certain

Le 14 juillet 2019, le collectif NoFakeScience lançait donc « un cri d’alerte sur le traitement de l’information scientifique dans les médias »… le 17 juillet, Le Parisien et d’autres médias apportèrent la preuve éclatante de la justesse et de la pertinence de son appel.

Le pire : tous les éléments permettant une contextualisation de l’indigente poussée militante de l’ACRO ont été fournis, de sorte qu’il n’y a aucune excuse pour le traitement alarmiste de l’« information ».

Le pire du pire : certains médias se mettent à gloser sur l’existence d’un danger, mais sans répondre franchement, comme pour créer ou entretenir une psychose. Ou encore avec des bévues magistrales, comme France 3 Régions Nouvelle-Aquitaine qui écrit : « … En janvier dernier, ce taux était de 310 becquerel/litre alors que selon la norme ce taux ne doit pas dépasser les 100 Bq/l. »

C’est révoltant.

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  • claude henry de chasne
    20 juillet 2019 at 5 h 43 min

    Il est manifeste qu’on nous prepare une taxe a la noix sur l’eau.. permettant aux collectivités de surmonter la disparition de la taxe d’habitation..
    A partir de là , tout est bon pour effrayer le chaland???
    d’ici a ce que ‘eau soit indexé sur le montant de vos ressources ,pour cause e couleur de gilets,il n’y a pas pas des kilomètres..

    c’est çà na nouvelle mode .. les Français ont peur de tout, a partir de lé justifier une taxe..par une pseudo menace …

    • L’eau est gérée sur budget propre et il n’y a pas de passage de fonds des budgets communaux ou intercommunaux sur les eaux, même intercommunales.
      La politique de la peur organisée permet de mettre la population en situation de dépendance : c’est le nouvel opium du peuple.

      • Certes eau et assainissement sont financés sur un budget annexe mais ça n’empêche qu’au bilan il y a excédent souvent de 20 à 30% des recettes par rapport au coût réel des fournitures et cet excédent n’est pas perdu et réemployé pour tout autre chose par la collectivité; idem pour les ordures ménagères par exemple…

        • Ceci est faux. Les excédents sont reportés dans le même budget pour l’année suivante et conduisent éventuellement à une baisse des taux (TEOM) ou de la redevance. Dans le cas de l’eau, il y a nécessité de provisionner pour rénover les réseaux, qui perdent toujours entre 20 et 40% d’eau.
          La taxe d’habitation est supprimée alors 1.-qu’elle correspond à un service rendu à l’habitant ; 2.-qu’il y a un abattement à la base d’un pourcentage de la valeur locative moyenne de la collectivité concernée ; 3.-et des réductions en fonction du nombre d’habitants à charge. Elle revient aux communes et aux communautés de communes. Contrairement à la taxe foncière qui risque d’augmenter (dans les limites fixées par la loi) pour compenser la perte de revenus (La TF concerne les communes, mais aussi des communautés de communes, le département et la région, qui votent chacune leurs taux). Les propriétaires qui louent vont donc répercuter cela sur les loyers. Macron était un apprenti quand il a proposé la suppression de la TH, en clamant qu’elle est injuste alors qu’elle est bien plus sociale que la TF ; il considère qu’il a été élu pour faire ce qu’il a dit, quand cela l’arrange. En effet, plusieurs promesses ne seront pas tenues.

  • Les escrolos ont tout intérêts à attaquer le tritium : c’est le futur carburant des centrales nucléaires que nous vendrons les chinois. Les centrales au tritium sont sûres, sans risques d’emballement et ne permettant pas la production de matières fissiles à usage militaire. Sans compter une ressource estimée en milliers d’années!

    • Oui mais non, entre temps le fascime vert aura fait son oeuvre et toute la recherche sur la fusion sera abandonnée, au profit des éoliennes…

  • j’avais l’habitude de rassurer les gens usr les résidus de petsicides en relativisant, c’ets rien par rapport à ce que tu es exposé dans ton habitation..
    et les gens ont conclu qu’il fallait éliminer TOUTE exposition chimique
    on peut s’amuser à calculer le nombre de morts liés aux bananes, il suffit de quelques hypothèses.

  • Que voulez-vous, à propos de bananes, même des singes savants sont plus intelligents ❗
    C’estroporrible… est le moteur, la cane de ces canards boiteux qui sinon s’écrouleraient.

  • Le soleil est radioactif, il faut supprimer le soleil ( du moins pour les écologistes)

  • Le problème n’est-il pas la paresse, l’inculture (ou le manque de temps) des journalistes?
    Alors qu’avec internet, il n’a jamais été aussi facile de trouver des éléments de contextualisation d’une « information »?

    • Inculture et recherche du buzz

    • Le problème est peut-être aussi la frousse des Grands Inquisiteurs de voir les croyants se raréfier et la manne celeste leur échapper . Toute cette escroquerie est basée sur des peurs irrationnelles qu’il leur faut entretenir pour continuer à plumer les gens sans que leurs arnaques leur pétent au nez

    • Surtout la malhonnêteté, car de nos jours ce sont des escrocs! La liste est longue des âneries débitées à longueur de temps. Bug de l’an 2000, fin du monde Maya en 2012, disparition des ours blancs, racisme de Trump, Bolsonaro d’extrême droite, etc… Tous les jours on a droit à des fake news!

    • @La petite bête : bien vu !
      Voilà pourquoi j’ai exclu de mon existence tous ces gens-là : je n’ai pas la télévision, je ne lis et je n’écoute presque plus les médias classiques et, bien évidemment, je ne mets pas le nez dans les réseaux dits  » sociaux « . Je m’informe en lisant des ouvrages écrits par des gens compétents, je consulte des blogues ou des revues en ligne sérieux en vérifiant systématiquement la compétence de l’auteur par rapport au sujet traité. Enfin, à part ce qui concerne mon métier, je ne cherche pas à être informé immédiatement et préfère apprendre une information plusieurs jours voir plusieurs semaines après sa survenance pourvu qu’elle soit traitée par des gens compétents.
      Ce qui fait la fortune des journalistes ignares et soumis aux puissances d’argent qui sévissent dans maints médias, en particulier ceux destinés au grand public, c’est le souhait de la majorité de la population de  » savoir tout tout de suite  » : quand on demande ceci, on ne peut que recevoir les déchets produits par ces soi-disant journalistes docteurs infamiae causa en incompétence et inculture… Tels les mouches, ces journalistes indignes de leur métier, si noble en lui-même, prospèrent sur l’ordure de la bêtise humaine : je m’en voudrais d’engraisser ces parasites malfaisants.

  •  » Pour rappel, le tritium est l’un des isotopes de l’hydrogène qui, avec l’oxygène produit de l’eau (H2O ou monoxyde de dihydrogène).  »

    Pourriez vous terminer cette phrase, Mr Heitz ?

    ça pique un peu…

    • Amahuit et Dernier
      20 juillet 2019 at 11 h 13 min

      Soit sa phrase est très mal formulée, soit il ne maitrîse pas le sujet. Après tout, c’est un de ces articles estivales dont le fond est bâclé.

      • Pas besoin de maitriser un tel sujet tant cette affaire de tritium est grotesque..et c’est l’unique article sur le sujet montrant la stupidite de cette histoire de folles dingues…alors merci a l’auteur.

      • Le doigt… La lune … vaste question. En tt les cas, Il le maitrise suffisamment bien pour déglinguer les débilités annonées par les pisseurs copies et les marchand de peur vert de rouge.

      • vous faites la promotion de reporterre!!!!! l’hôpital qui se fout de la charité

        • Amahuit et Dernier
          20 juillet 2019 at 23 h 22 min

          Où ? Quand ? Comment fais-je la promotion de Reporterre ? Vos hallucinations s’aggravent ? Sans rire, à chaque fois que vous me répondez, vous surinterprétez mes propos, vous les déformez, et carrément vous hallucinez ! C’est inquiétant.

    • Si l’eau contient l’isotope stable de H, c’est de l’eau normale ; si l’eau est formée avec du tritium, l’eau est dite « eau tritiée » et porte la radioactivité ; c’est courant en marquage biochimique.

  • La paranoïa affecte de plus en plus les occidentaux, associée à la malhonnêteté des journalistes et des écologiste cela donne ces découvertes constante de nouveau dangers pour l’humanité! La bêtise à ce point est atterrante.

  • incroyable de bêtise…. n’y a-t-il aucune loi ou règlement permettant d’attaquer un journaliste ou un media pour diffusion de fausses nouvelles ? ? ? il est vrai que l’information de ce dépôt de plainte resterait ultra confidentielle car personne ne la reprendrait ! Sommes nous donc tous des abrutis incapables ? ? ?

    • @epidermiquement : il suffit de boycotter ces médias ; ne pas regarder les soi-disant informations sur des chaînes généralistes, ne pas acheter les journaux manquant de sérieux et rechercher de l’information fiable par la lecture de livres sérieux et d’articles écrits sur des sites et des blogues sérieux par des gens compétents et généralement beaucoup plus indépendants – donc honnêtes – que les journalistes. C’est plus fatigant que de s’affaler dans un canapé et d’ouvrir le robinet à sottises ; mais vouloir être vraiment informé, à son rythme, tantôt intense, tantôt lent, demande un peu d’efforts et procure beaucoup de plaisir.

  • Attention, la proportion de H3/1 (tritium) parmi les molécules normales d’hydrogène est de 10EXP18, et non de 1018. Question de typographie

  • Scientifiquement que signifie « selon la norme » qui à établi cette norme dans quel but et selon quelles critères ?

  • Pierre Henri DREVON
    20 juillet 2019 at 19 h 16 min

    « France 3 Régions Nouvelle-Aquitaine » C’est quoi ?… Ça existe vraiment ?

  • Très juste, tout est plus ou moins radioactif, il me semble que naturellement le lait doit tourner autour de 50 Bq par litre et le poisson et fruits de mer 200 Bq par kg. Les sols granitiques de certaines régions émettent 1000 Bq au m2. Quand à une simple radio, je sais que c’est encore plus élevé.
    Cette histoire est complètement ridicule mais conforme à la fois aux bêtises habituelles de notre presse subventionnée et disons le, au niveau intellectuel et culturel de plus en plus bas des français qui gobent cela.

    Et on peut mettre dans le même sac la maladie de Lyme et les USA. D’ailleurs au bout de 3 jours, les grands médias n’en parlent plus, faut dire qu’il y a des lecteurs nantis d’un minimum de culture scientifique qui les ont ramassé ! Une très vieille maladie, quel tissus de bêtises…..

  • Je ne retire pas un mot de l’article, néanmoins je pense qu’il serait utile de comprendre comment et pourquoi du tritium arrive là.

  • Les commentaires sont fermés.

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