Pacte productif 2025 : Bruno Le Maire à la reconquête de l’industrie

Notre ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, vient de lancer le « Pacte productif 2025 » dont l’objectif est de parvenir au plein emploi à cet horizon.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Landschaftspark Duisburg Nord, Hochofen by Abgeda(CC BY-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pacte productif 2025 : Bruno Le Maire à la reconquête de l’industrie

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 juillet 2019
- A +

Par Claude Sicard.

Notre ministre de l’Économie Bruno Le Maire vient de lancer le « Pacte productif 2025 » dont l’objectif est de parvenir au plein emploi à cet horizon. Emmanuel Macron en avait introduit l’idée dans sa conférence de presse qui avait clôturé le Grand débat le 25 avril dernier. Fin juin, le projet s’est trouvé officialisé après concertation avec les syndicats et les régions, et Bruno Le Maire a indiqué que le défi  était de « faire de la reconquête industrielle un levier majeur de l’atteinte du plein emploi ».

Il s’agit donc d’une page nouvelle qui se tourne dans l’histoire économique de notre pays, la puissance publique abandonnant enfin cette vision fausse d’une société  « post industrielle » qui a été trop longtemps la sienne et fait de gros dégâts.

Dans cette vision on considérait que l’économie d’un pays moderne n’est plus constituée que d’activités tertiaires, c’est-à-dire de services, les activités industrielles relevant des seuls pays émergents qui ont une main-d’œuvre corvéable à merci et bon marché.

Cette vision, on le sait, s’est installée en France chez nos élites à la suite des travaux de l’économiste Jean Fourastié qui avait publié en 1949 un ouvrage qui avait eu un succès considérable : Le grand espoir du XXe siècle. Cette façon erronée de concevoir le partage des tâches dans le monde a conduit nos dirigeants à se réjouir, en somme, du déclin rapide de notre industrie qui s’est amorcé au lendemain des Trente glorieuses, un déclin qui était le signe même de la modernisation rapide de notre pays.

Dans cette vision du monde il était considéré d’une façon assez cynique que les pays occidentaux resteraient indéfiniment les seuls détenteurs des savoirs scientifiques, continuant à avoir donc le monopole des technologies avancées, et reportant sur les pays en voie de développement en leur cédant, contre finances, leurs savoirs les tâches ingrates de production où l’Homme est asservi  à la machine.

La France est demeurée un peu plus de quarante années dans cette funeste erreur. Elle se retrouve ainsi victime maintenant de cette vision, notre pays étant devenu le plus désindustrialisé de tous les pays européens. L’industrie n’intervient plus que pour 10 % dans la formation du PIB alors que sa part devrait se situer aux alentours de 20 % : l’Allemagne en est à 23 % ou 24 % et la Suisse à 22 %.

Tous les problèmes que rencontre notre économie proviennent de là : un taux de chômage anormalement élevé, la nécessité de s’endetter chaque année pour faire de la croissance, une balance commerciale en permanence lourdement déficitaire et des rentrées fiscales insuffisantes.

Pour remédier aux conséquences désastreuses de l’effondrement de notre secteur industriel sur le niveau de vie des Français, les pouvoirs publics se sont trouvés contraints d’accroître sans cesse les dépenses sociales du pays. On se trouve ainsi avec des dépenses sociales qui sont passées de 14,3 % du PIB, en 1960, à 34 % aujourd’hui, alors que la moyenne des pays de l’OCDE  se situe à 21 %. Elles représentent 58 % des dépenses publiques totales, un taux extrêmement élevé bien supérieur à ce qu’il est dans tous les autres pays, ce qui explique qu’il soit très difficile pour notre gouvernement de réduire ce que l’on nomme les dépenses publiques car il faudrait qu’il s’attaque aux diverses dépenses sociales, ce qui est politiquement impossible.

On redécouvre donc le rôle clef de l’industrie dans la prospérité économique des pays, étant entendu qu’une économie « post industrielle » n’est pas une économie sans industries, mais une économie dotée d’activités industrielles à haute valeur ajoutée, ce que certains ont appelé une « économie hyper-industrielle ».

Et le problème de la France va être de mettre la finance au service du développement, ce que notre  Président a entrepris de faire en réformant l’ISF dès son arrivée au pouvoir. Il va rester maintenant à supprimer dans les entreprises tous les impôts, cotisations et taxes qui pèsent sur elles afin de les mettre au même niveau au plan fiscal que les entreprises des pays avec lesquelles elles sont en concurrence. C’est l’urgence première à présent.

Le graphique ci-dessous montre que c’est bien l’importance de la production industrielle qui dans les pays commande le bon fonctionnement de l’économie. Ce graphique met en évidence la corrélation étroite existant entre la production industrielle des pays, calculée ici par habitant, avec les PIB per capita de ces pays.

industrie

Le coefficient de confiance de cette corrélation est excellent. Avec une production industrielle de 6689 dollars par habitant, la France en est à un PIB/tête de 38 476 dollars. Avec 12 262 dollars l’Allemagne en est à 44 469 dollars per capita, et la  Suisse, pays que l’on n’attend pas à ce niveau dans les comparaisons internationales,  avec 20 198 dollars de production industrielle par habitant en est à un PIB per capita de 80 189 dollars.

Les effectifs industriels de la France sont passés de 6,8 millions de personnes à la fin des Trente glorieuses à 2,7 millions aujourd’hui. Le déclin a été rapide et considérable. Il manque à notre secteur industriel pour le moins 1,8 million de personnes : si ces emplois existaient, en comptant ce que nous indiquent les économistes, à savoir que un emploi industriel induit dans le secteur des services au moins deux emplois nouveaux, on en serait à 5,4 millions d’emplois supplémentaires, et il n’y aurait donc plus de chômage.

Le Pacte productif d’Emmanuel Macron a prévu que la part de l’industrie et de l’agriculture au sein du PIB passerait d’ici à 2025 de 13,5 % à 15 %. Ce serait un premier pas très intéressant. À ce rythme, on voit qu’il faudra environ une quinzaine d’années pour que l’économie de notre pays retrouve ses équilibres fondamentaux.  Pour autant que n’interviennent pas entretemps des évènements perturbateurs particuliers, tant au plan interne qu’international.

Voir les commentaires (39)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (39)
  • Encore faut il avoir des personnes formées pour occuper ces emplois industriels. Le manque d’apprentissage comparé à ceux de l’Allemagne ou de la Suisse est criant et n’augure pas un avenir radieux pour l’industrie.

    • C est pas seulement les apprentis. Apres tout la France en 1970-1980 avait une industrie forte et pas plus d apprentis que maintenant.
      Une industrie forte necessite des gens qui veulent faire des etudes pour travailler plus tard dans l industrie. Franchement, si vous avez 20 ans aujourd hui, feriez vous ce choix ?
      Si vous etes logique non ! L industrie ca paie mal, vous risquez de vous retrouver au chomage a 50 ans. Il faut mieux faire medecine que des etudes d Ingenieur. Et si vous avez un diplome d Ingenieur, il faut mieux travailler dans la finance (comparez le nombre de polytechnicien a la SG a celui chez Renault …)

      • D’accord pour les ingénieurs ( 1,4% de la population) et les medecins (105’000 généralistes et 125’000 spécialistes, 0,0034% de la population),
        mais on fait quoi pour le reste ?

      • Vrai. quand j’ai accepté de débuter comme ingé de maintenance ( à la surprise du recruteur), Je devais être le seul de ma promo. Tous partaient dans le conseil, l’informatique ou la finance.

      • @cdg +1000 ma fille est ingénieure en info d’une grande école du groupe A . Elle voulait travailler dans l’industrie. Les salaires à l’embauche proposés étaient juste délirants : 35% moins bien payé qu’en finance et je ne parle même pas des avantages divers et variés du secteur financier … à 10% d’écart elle aurait choisi l’industrie , à 35% (primes non comprises …..) elle a rit au nez des recruteurs , lequels ne comprenaient pas le problème… Elle a choisi la finance. J’ai une amie DRH d’un très grand groupe de service en informatique, quand je lui ai dit le salaire proposé à ma fille en industrie elle m’a dit : « ils sont fous c’est la paye d’une secrétaire » . Alors depuis quand les patrons de l’industrie pleurent misère car ils prétendent ne pas trouver de candidats je leur dit de sécher leur larmes de crocodile et de sortir le chéquier.

    • Les effectifs industriels de la France ont été très largement remplacés par des fonctionnaires zélés dont chacun sait la culture scientifique et technologique avec même pour certains la « science infuse », il ne faut pas oublier les élus de tous poils tellement innovants que ce n’est pas demain la veille que les technologies pour mettre en œuvre ce que leur génie a accouché seront au point et de toutes façons ce ne sera pas à la porté du citoyen ordinaire.

  • Estce que le monde a besoin de l’industrialisation de la france ?
    Il fait prendre un probleme par le bon bout…

    • Le monde ayant horreur du vide, il n’en a pas besoin. Toutefois, compétitivité et innovation sont les moyens de retrouver une place que l’on a perdu. Reste à rêver que les politiciens comprennent qu’une part du pb est le carcan administratif qui entoure les entreprises…

  • Très heureux de lire cet article sur le lien entre industrialisation d’un pays et bonne santé économique. La France, en renonçant pour diverses raisons (élite inadaptée, idéologie politique erronée, peur du peuple industrieux,…) à son industrie, s’est tirée une balle dans le pied.
    Un exemple parmi d’autres : alors que nous sommes le premier marché européen du 2RM, nous n’avons plus aucun constructeur de motos (les anglais ont Triumph, les Allemands BMW, les Italiens Ducati et Cie, les Autrichiens KTM, etc). C’est dire combien nous sommes tombés bien bas.
    Je souhaite que le plan de Macron/Lemaire fonctionne, même si j’ai de serieux doutes vis a vis des équipes de bras cassés qui nous gouvernent depuis des années. Pour le dire plus franchement, je ne suis pas sûr que l’énarchie soit la mieux placée pour mener à bien la reindustrialisation du pays…

    • Exact, Profil de Lemaire, Normale Sup Lettres (tout comme Sapin d’ailleurs). Pas vraiment la formation pour développer l’industrie française…

  • Au lieu de financer à perte des moulins à vent, il faudrait laisser des ressources aux individus pour qu’ils puissent se laisser tenter par l’industrie, et ainsi produire des biens utiles et demandés, et non des coupures de courant intempestives.
    Et puis, dimninuer les taxes sur les industries, c’est très bien, mais encore faudrait-il ne pas les reporter ailleurs, ce qui avec l’équipe de choc de branquignols au pouvoir va se produire à coup sûr.

    • « Et puis, dimninuer les taxes sur les industries, c’est très bien, mais encore faudrait-il ne pas les reporter ailleurs »
      c est ce que l auteur dit : impossible de baisser les depenses sociales.

      Vous croyez vraiment qu un gouvernement va baisser les retraites ou les remboursement de la securite sociale (ou a defaut se payer sur l heritage) ?

      • Je suis désolé de ne pas être de votre avis à propos des retraites: Les retraités d’aujourd’hui n’ont jamais eu le choix du système ( adhésion obligatoire au système de Ponzi de l’état français). Il y avait donc un contrat tacite de « bénéficier » ( avec guillemets) d’une pension calculable à partir d’un certain nombre de paramètres ( que l’état n’a eu de cesse de modifier dès que le système a commencé à coincer, ce qui était inévitable et prévisible). Les retraites ne sont ni de l’assistanat ni des dépenses sociales, juste un salaire différé dont les droits ont été acquis par des cotisations ( on devrait dire des prélèvements sur salaires). Maintenant que ce soient les cotisations des actifs qui paient les pensions des retraités actuels, seul l’état et sont système de Ponzi en porte la responsabilité, de la conception à l’application.
        La sécurité sociale devrait fonctionner comme une assurance dont les cotisations seraient calculées en fonction du risque assuré. Ce n’est pas le cas et bien malin celui qui pourrait dire comment est utilisé l’argent prélevé, et quels contrôles sont prévus pour éviter les abus et fraudes. Apparament aucun.

        • L’introduction d’une part de capitalisation soulagerait très vite le système. Ce ne sont pas les citoyens qui la refuseraient, mais les politiciens et leurs administrations.

          • La capitalisation mettrait un paquet d’argent à l’abris des doigts crochus de l’ogre étatique, et cela est intolérable;
            Déjà que les assurances vies, malgré tout un tas de prélèvements indus , échappent pour l’essentiel aux appétits de Bercy…

            Naaan, la répartition, c’est bien ! Tu nous files ton blé tout de suite pour mener grand train, mais t’inquiètes, pour ta retraite, on se sera refaits….

      • Euh, donc il faudrait augmenter d’autres taxes ❓
        ce qu’il faut, c’est tout d’abord redonner de la liberté dans l’assurance maladie tous secteurs, redonner de la liberté aux entrepreneurs dans tous les domaines en passant par les taxes.
        Augmenter les impôts et les taxes surtaxées, c’est une interdiction d’entreprendre.

        Faites comme vous voulez au fond, on ne touchera pas grand-chose en retraite de la SS (Waffen) française, donc nous en s’en branle carrément.
        On aura donc l’opportunité de ne pas choisir le système en faillite français que tout le monde ne nous envie pas.

        Pour les retraites, jamais dit qu’il fallait sabrer, mais c’est pourtant bien ce qu’ils font ces couillusons de polytocards.
        Un découpage du salami en fine tranches. La aussi, il faut redonner de la liberté, ce qui nous évitera ce résultat, spectacle permanent rigologène et poilant, carrément désopilant.

    • A la belle époque, le Ministre de l’Industrie (André Giraud) était le patron du corps des Mines (X-Mines), pas un lettré(?).

  • Le Pacte productif d’Emmanuel Macron a prévu que la part de l’industrie et de l’agriculture au sein du PIB passerait d’ici à 2025 de 13,5 % à 15 %.
    Cette phrase est étrange dans un article qui traite de l’industrie…

  • Le volontarisme des grands pactes signifie souvent, en France, beaucoup de gaspillages pour un résultat dérisoire. Il serait plus judicieux de remplacer ces dépenses supplémentaires par des baisses d’impôts et de réglementations. Et cesser de subventionner une transition énergétique qui ne crée pas d’emplois industriels en France et plombe toute l’économie ainsi que notre balance commerciale.

    • ce que vous dites est vrai ; coups de mentons , moulinets de bras , et parole , parole, parole……pour souvent des résultats bien maigrichons…..mais qui coûtent chers au citoyens ….

  • Cela confirme la stupidité, la bêtise , la folie des hommes politiques français d’il y a 50 ans, de croire que les pays émergents n’étaient peuplés que de sauvages incultes qui n’auraient d’autre horizon que de trimer pour les occidentaux en étant payés en monnaie de singe, et en plus en regardant stoïquement le pillage des richesses de leurs pays. La conclusion qui s’impose et qui devrait ouvrir les yeux des français, c’est que nos hommes politiques n’ont pas changé ( ou alors plutôt en mal) et qu’ils sont toujours aussi cons au 21 eme siècle qu’aux 19 et 20 èmes! CPEF

    • Mais le raisonnement est exactement le même en agriculture où des « ONG » militent contre l’utilisation des nouvelles technologies dans les PVD (ex: riz doré) et d’une manière générale contre leur développement agricole, en utilisant des arguments assez fallacieux (voir huile de palme, forêt amazonienne…).
      Surtout, qu’ils restent pauvres car c’est bien connu, heureux les pauvres, le royaume des cieux est à eux.

  • Très intéressant. Un petit commentaire cependant: comment sont choisis les pays dans le graphique? Une comparaison basée sur le PIB/tête vs production industrielle, mais qui ne comprend pas les poids lourds que sont les US, la Chine ou le Japon c’est un peu curieux.

  • Le Maire est vraiment le pire des crétins démagogues!

  • Les politiques font uniquement de la com. De la com.

  • Baisser et supprimer des taxes sur les entreprises et baisser le coût du travail, ma foi, il y a deux ans Macron & cie aurait pu tranquillement commencer par ça à coups d’ ordonnances, nous en récolterions déjà les fruits.

  • bruno le Maire la nullité a l’état pur , a til seulement un cerveau dans le crane? il est lobotomisé LREM a fond .

  • Encore un nouveau plan concocté par de hauts fonctionnaires qui n’ont aucune idée de ce qu’est l’industrie.
    redonnons du pouvoir (financier)=> liberté en diminuant la charge fiscale qui pèse sur l’entreprise et l’individu.
    Perso pour avoir tenté l’expérience de créer une start-up innovante et qui adressait un problème de santé publique récurrent j’ai été confronté à l’inertie, incompétence, indifférence de l’administration française. Pour conclure tant que l’administration s’occupera d’innovation industrielle, ce ne sera que copinage, en France un projet industriel ou autre ne réussit que si vous le bon réseau, même si votre innovation a 5 ou 10 ans de retard par rapport aux anglo-saxons.Au niveau européen vous n’imaginez pas le gaspillage de l’argent spolié aux contribuables pour financer des start-up issus de labo publics, donc bien sous tous rapports pour les hauts fonctionnaires européens. C’est pour cette raison que nous attendons toujours un GOOGLE européen, ah oui on a QWANT qui a déjà bouffé des millions de subventions pour que les GAFA ne puissent pas suivre vos allées et venues, c’est son innovation (rires).
    Bien à vous

  • Perso dès que je lis Pacte qqchose et que cela vient d’un gouvernement je sens venir la foirade de grande ampleur. Pour paraître plus affûtés ils ont remplacé le mot Plan par Pacte pour paraître moins soviétoïde mais ça ne trompe que les naïfs .

    • +1
      Ça ne marchera pas. Ça bouffera des tonnes de fric, ça pédalera dans la semoule, ça jacassera, ça ergotera, ça brassera de l’air…
      Comme il n’arrêteront pas de dépenser de l’argent gratuit à tort et à travers, sprincklers à pognon grands ouverts, abrutis qu’ils sont dans leur keynésianisme dévoyé, coincés qu’ils sont dans leur clientélisme aveugle et le capitalisme de connivence, ça ne marchera pas, c’est cousu de fil blanc.
      En 6 ans, qui plus est ?
      JE ME MARRE !!!

    • +1
      Ça marchera pas. C’est cousu de fil blanc, je parie pas un kopek.
      En 6 ans en plus !! MOUARF

  • Pour relancer l’industrie:
    1. supprimer les impôts de production
    2. baisser les charges sur les salaires
    3. supprimer 9 normes sur 10
    4. ne plus rien bouger à la fiscalité pendant 10 ans sinon en moins

    ET LAISSER LES PROS S’EN OCCUPER!

  • Modernisation et innovation ont été absentes après les années De Gaulle; avec ça le développement de monstrueuses centrales d’achat qui ont cherché le moins cher à l’étranger ont tué les pme françaises.
    Le comble c’est que les chinois qui ont bénéficié de ces largesses développent aujourd’hui la technologie pour produire mieux!

    • Le comble n’est pas tant que les Chinois développent la technologie pour produire mieux, il est que nous développions les réglementations et taxes pour produire pire !

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Notre Bruno garde le cap ! Ou tout au moins son cap. Si le second mandat d’Emmanuel Macron s’ouvre dans une configuration législative bien moins printanière qu’en 2017 et si les acteurs actuels de la petite majorité présidentielle se démènent en tous sens pour essayer de reprendre la main dans le show politicien, rien de tel chez Bruno Le Maire, plus égal à lui-même que jamais : il a toujours eu l’art de dénoncer sur un ton fabuleusement outragé les politiques qu’il a lui-même mises en œuvre et ce n’est certainement pas aujourd’hui qu’il va c... Poursuivre la lecture

Extraordinaire Bruno Le Maire ! Tout lui est bon pour plastronner – et cirer au passage les pompes de son chef adoré. N’importe quelle calamité devient un grand succès de la politique gouvernementale pour peu qu’on se limite à ne regarder les choses que sous l’angle le plus flatteur. Question de cadrage, évidemment. Comme disait Bastiat, il y a ce qu’on voit, et puis il y a tout ce qu’on ne voit pas ou qu’on ne veut pas voir. Bonne nouvelle du moment, la France serait le pays de l’Union européenne « où l’inflation est la plus faible » :

<... Poursuivre la lecture

Les petits chiffres de l'INSEE s'accumulent doucement et pointent tous dans la même direction : l'inflation n'est plus négligeable, elle continue à grossir et ceux qui expliquaient doctement il y a quelques mois que l'augmentation observée en fin d'année 2021 était transitoire se sont très officiellement fourré le doigt dans l'œil jusqu'à l'omoplate. Nous arrivons au milieu de 2022, l'inflation continue de grossir, et ceux qui en étaient à l'omoplate continuent de s'enfoncer.

Ainsi, sur les douze derniers mois, les prix ont flambé sur ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles