Dépenses publiques : la plaie de l’endettement

Les déficits et la dette sont des problèmes qui semblent avoir été conçus pour opposer les citoyens entre eux plutôt que de les rassembler.

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Dépenses publiques : la plaie de l’endettement

Publié le 19 février 2019
- A +

Par Frédéric Duval.

J’ai vraiment le sentiment qu’on tourne en rond.

La révolte des Gilets Jaunes a démarré en opposition à une nouvelle taxe.

Quelques mois plus tard, il fait peu de doute que la réponse du gouvernement sera plus de dépenses ce qui engendrera inévitablement une volée de hausses de taxes et d’impôts.

Tout le monde le sait et ça semble « normal ».

Finalement, les finances de la France semblent dans un cul-de-sac.

Nos finances à vau-l’eau

Malgré :

  • un message parfaitement clair et audible de la part des Gilets Jaunes,
  • les évidences d’une pression fiscale démentielle,
  • l’émigration de nos jeunes bien formés et de nos « riches » ,
  • la pole position de la France comme le plus grand enfer fiscal de l’OCDE !

On continue avec la même recette : acheter le calme via de nouvelles dépenses… et plus d’endettement.

Car les caisses sont vides et ces nouvelles taxes n’empêcheront pas le déficit de se creuser.

La dette n’est pas un problème… semble-t-il.

Certains économistes affirment qu’en réalité la dette de l’État n’est pas réellement une charge pour la prochaine génération.

Ils soulignent le fait que c’est un « investissement pour l’avenir ».

Mais cela n’est valable que si cette dette finance des choses utiles qui génèrent de la richesse (économique, sociale, etc).

Et, malheureusement, la réalité est que l’argent public est souvent mal dépensé.

À ce moment-là, le retour sur investissement est précisément de zéro…

Quand il n’est pas carrément négatif à cause des effets pervers de nos politiques publiques.

L’art de dépenser

On va me taxer de « réac ».

Mais j’ai beaucoup de mal à voir l’investissement pour l’avenir quand on dilapide l’argent public.

Un exemple parmi tant d’autres, les projets artistiques :

Les artistes revendiquent ces démarches qui « font réfléchir ».

Je ne suis pas là pour juger de leur démarche et encore moins de l’art contemporain en général.

Mais je demanderais qu’on arrête de prendre l’argent des Français pour le mettre dans la poche d’artistes « contemporains » qui veulent « faire réfléchir » !

Il suffirait de choquer la « bourgeoisie » et de transmettre la facture.

Un peu facile, non ?

La culture n’échappe pourtant pas aux règles économiques, les galeristes en savent quelque chose.

À mon sens les politiques feraient bien de mettre l’argent du contribuable là où il aura le meilleur impact… plutôt que de financer des artistes douteux pour s’enorgueillir d’être de bons mécènes !

Des projets informatiques plus chers que les économies qu’ils permettent

Même les projets « utiles », qui devraient améliorer le fonctionnement de l’État et aider à réduire la dette, finissent par la creuser.

Ainsi, le projet informatique de refonte de l’outil ONP (Opérateur National de la Paye) est un naufrage parmi tant d’autres.

Son coût : 346 millions d’euros dénoncés par la Cour des Comptes comme, je cite, des « ressources dépensées en pure perte ».

Ce n’est qu’un exemple.

Le logiciel Louvois, qui gère la solde des militaires : des centaines de millions d’euros pour un programme qui ne marche pas et a versé à tort plus de 500 millions d’euros !

Le Ministère des Armées court encore après les soldats pour être remboursé…

Ces projets ne sont PAS utiles et ne font que creuser le déficit de l’État.

Parler d’investissement pour l’avenir ne se justifie donc pas à mon avis.

Ces dépenses qui sèment la discorde

Une dette élevée réduit d’autant la marge de manœuvre des gouvernements suivants qui ne pourront plus y recourir en cas de problème.

Le budget n’est pas à l’équilibre depuis Giscard !

Les gouvernements de droite comme de gauche n’ont fait que l’agrandir. [8]

Pendant que les Allemands faisaient des cures d’austérité, en France on dépensait à tout va.

Résultat : on divise les Français entre ceux qui ont profité hier, vont profiter aujourd’hui et les plus jeunes qui devront les payer demain.

Les jeunes contre les seniors ?

Les jeunes des classes moyennes et modestes se retrouvent désabusés et se demandent pourquoi

De l’autre côté, les seniors se demandent pourquoi la jeune génération ne parvient plus à soutenir une maigre retraite qui leur permet pourtant à peine de joindre les deux bouts.

Non, décidément les déficits et la dette sont des problèmes qui semblent avoir été conçus pour opposer les citoyens entre eux plutôt que de les rassembler.

Un peu d’austérité… et de relance par l’investissement

Je préconise depuis longtemps l’austérité sur le train de vie monarchique de l’État…

Mais la relance par l’investissement d’une économie sclérosée par le fantasme de l’équilibre.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Voir les commentaires (18)

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  • On a très bien compris la situation..
    Le probleme c’est que les politiques n’existent que si ils dépensent,
    ils ne savent pas faire autrement.C’est là dessus que repose le financement occultes de leurs campagnes électorales.
    Le probleme c’est que les français sont bâillonnés par une constitution bétonnée qui permet de faire de budgets déficitaire au lieu les adapter aux recettes….et accrocs aux aides sociales , sans comprendre que c’est çà leur probleme

    Mis nous sommes arrivés au point ultime du processus..a partir de là ce sera sirtaki pour tout le monde

  • les élites qui dépensent bêtement notre argent sont des gens qui n’ont jamais eu besoin de travailler et d’économiser , puisque soutenu financièrement par leurs parents ; les élites sont des assistés , et il est fort dommage que nos revenus soit entre les mains de gens incompétents ;

  • C’est évident que nos élus contrôlent le peuple en l’appauvrissant. L’Euro est parfait pour déconnecter la réalité économique et politique d’un pays et la diluer dans un grand four tout dirigé par des technocrates. Cela n’est possible qu’avec des médias bidons et un peuple inculte. L’approche des cryptomonnaies est assez rigolote en France. Imaginez que les gens puissent soustraire leur argent à l’Etat. Ce mankagagner qui pourrait faire tomber le léviathan. Tous et toutes aux cryptos ! Au pire nous serons pauvres, mais enfin libres des cloportes. Il n’y a pas d’autres solutions. La violence ne marchera pas. Les voleurs de Bercy ne s’arrêteront jamais. Il faudra débrancher la perfusion d’un seul coup.

    • L’euro aura quand même eu un énorme mérite : permettre à plusieurs peuples très différents d’avoir la même échelle de valeur.
      « Nous ne parlons pas la même langue, mais nous parlons la même monnaie ».

  • Le budget d’une mairie ne peut être établi en déficit : pourquoi celui de l’État l’est-t-il depuis 1974 ? Une fois de plus c’est « faites ce que je dis, pas ce que je fais » (ainsi les nombreux CDD reconduits par l’État parfois durant toute une carrière, alors qu’il veut les pénaliser dans le privé etc.). Décidément l’État, qui trop embrasse et asphyxie le pays, n’est pas la solution, c’est le problème !

  • Nous irons jusqu’à l’effondrement.

  • La solution passe par moins de polytocards. Moins de députés, maximum 200, moins de sinistres ministres, puis moins de ponctionnaires, pour qu’ils n’aient plus le temps de pondre des lois à la chaîne, ce dont même mr. Ford serait étonné.
    La France se transforme en Brésil sans le soleil. Autrement dit la France est de moins en moins libre et de plus en plus endettée.
    Quel cygne noir, extérieur, déclenchera la transformation ❓

    • Pas sûr que le nombre soit le problème essentiel. S’ils étaient moins « tocards » ce sera déjà bien!

      • Certes ! Mais s’ils sont nettement moins, il y aura mécaniquement moins de tocards 🙂

      • Même pensée.
        Certains députés le sont pour faire carrière, pas pour représenter leurs électeurs de circo.
        Et une fois élus, il partent dans les présidences de commissions et autres « responsabilités » supplémentaires, à Paris. Et on ne les voit plus jamais en circo.

        Diminuer le nombre de députés risque de diminuer le nombre de députés sans « poste supplémentaire », et donc leur présence locale.

  • L’Etat n’a pas à faire de « la relance par l’investissement ». Il doit assurer la sécurité et garantir l’état de droit dans le respect d’un budget en équilibre. Si la sécurité, le droit de propriété et les contrats sont protégés, l’économie fonctionnera toute seule et les investissements se feront, sans intervention publique. Dans une société libre, qui favorise l’économie de marché, l’Etat peut se concentrer sur ses missions régaliennes et oublier l’économie.

    • D’autant qu’on se demande parfois s’ils savent compter. Quand un ministre annonce fièrement que les 10-12 milliards généreusement octroyés par Macron en décembre vont générer 0,1 ou 0,2 de croissance en plus, et que la calcul indique que cela fait au mieux 4,5 milliards, il y a de quoi se poser des questions…

  • Les solutions pour une bonne dépense publique sont bien connues.
    Investissements utiles, anticipant sur l’évolution économique et sociale de la société et générateurs d’économies de fonctionnement.
    Fonctionnement maîtrisé et limité aux compétences efficientes (en gros le régalien).
    Mais elles ne sont pas appliquées en grande partie à cause du statut des élus.
    Professionnels de la politique donc préoccupés par leur réélection, leur intérêt diffère de celui du peuple.
    Faut il moins d’élus? peut être mais il faut alors simplifier la vie publique.
    Commençons d’abord par diminuer le revenu des élus (ou le modifier – prime à la performance?-) et faciliter le retour à la vie réelle en cas de non réélection (libérer le marché du travail, par exemple…).

    • Sur le plan du statut de l’élu; l’arrivée de E Macron et surtout d’un nombre important de « nouveaux » à l’assemblée nationale est certainement une belle occasion manquée pour moderniser notre système de représentation.

    • Il ne faut pas proposer une « prime à la performance », mais des retenues en cas de non-performance. Ca résoudrait en même temps élégamment la question plébiscitée par le peuple de la réduction des indemnités des élus…

  • Ce déficit qui est une condamnation à mort pour n’importe quelle entreprise n’est même pas une infraction mineure pour l’état.

    Le déficit, c’est quand ce que tu as représente moins que ce que tu aurais si tu n’avais rien…

    ( Defizit ìsch wàs da hàsch, wenn da weniger hàsch às wàs da hättsch wenn da nit hàsch…)

    Hoppla !

  • Le dérapage des dépenses est inhérent à la démocratie, puisqu’il faut se faire élire. Et ce d’autant que le niveau éducatif baisse, que les médias ne sont pas assez pluralistes, et que l’individualisme des politiciens comme de la population générale remplace la préoccupation du collectif et du long terme.
    Il suffirait cependant d’une règle d’or budgétaire et fiscale, mais on n’imagine pas que ceux pour qui pouvoir= distribution d’argent vont se lancer dans cette périlleuse réforme!

  • C’est un débat sans finalité… Si vous voulez remettre le pays dans la bonne direction , la depense puplique doit être à zéro déficit et non pas 57 % de déficit …Ça represente quoi comme somme d’argent ..Ce pays vie en tottal perfusion de niche fiscale , d’aide , et j’en passe et aucun homme politique ne remettra en cause cela , leur privileges … un député célibataire , combien paye t-il d’impôt sur le revenu ?? cela m’étonnerait qu’il n’a pas une niche fiscale .Ex: la cotisation à leur parti politique ?? Exonéré ?? Imaginer un seul instant le déficit à 0%… et en plus remboursé
    notre dette !!! le seul mot d’ordre de nos politiques FUYONS ….

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