Les Suisses vont-ils être dépossédés de leurs armes ?

Une nouvelle directive européenne sur les armes pourrait être appliquée chez nos voisins suisses qui risquent de perdre leur droit de posséder des armes. Entretien.

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Les Suisses vont-ils être dépossédés de leurs armes ?

Publié le 17 janvier 2019
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Par la rédaction de Contrepoints.

Une nouvelle directive européenne sur les armes pourrait être appliquée chez nos voisins suisses qui ont toujours eu une réglementation libérale dans ce domaine. Cela pourrait entraîner pour les Suisses l’abolition du droit de posséder des armes.

Luca Filippini, président de la Fédération sportive suisse de tir Photo: swissshooting.ch / Christian H. Hildebrand

Luca Filippini, président de la Communauté d’Intérêts du Tir suisse et président de la Fédération Suisse de Tir (FST) a accepté de répondre à quelques questions en exclusivité pour Contrepoints.

Contrepoints : Pourriez-vous expliquer à nos lecteurs pourquoi vous avez lancé un référendum et qui en est à l’origine ?

Luca Filippini : Le référendum a été lancé par la Communauté d’intérêts du tir suisse. Cette Communauté comprend treize organisations de tir sportif, de milice et de chasse ainsi qu’une société qui se bat pour une loi libérale sur les armes.

La raison de notre décision d’organiser ce référendum est tout simplement le contenu de la loi dont nous voulons empêcher l’entrée en vigueur.

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Cette loi, en fait, reprend la nouvelle directive sur les armes de l’UE, adoptée au printemps 2017, sous la forme que la majorité du Parlement suisse a approuvée. Or, les dispositions de cette directive sur les armes sont profondément iniques et liberticides. Elles n’apportent absolument rien contre le terrorisme – alors que l’objectif communiqué en est la lutte contre le terrorisme – au contraire, elles aggravent la situation sécuritaire à deux égards…

Pourriez-vous expliquer un peu plus en détail ce que vous entendez par « inique » et « liberticide » ?

Volontiers. Ces dispositions sont iniques car elles vont à l’encontre du principe de proportionnalité de l’activité de l’État, inscrit à l’article 5, alinéa 2 de la Constitution fédérale suisse. L’UE a cité quatre séries d’attentats terroristes islamistes perpétrés à l’aide d’armes à feu pour justifier le durcissement de la loi.

Mais aucune des armes utilisées dans ces massacres n’avait été obtenue légalement. Pas une seule. Afin d’atteindre l’objectif consistant à mettre fin à la terreur perpétrée à l’aide d’armes illégales, il n’existe qu’une seule restriction à la possession légale d’armes qui satisfasse au critère de la proportionnalité : aucune restriction du tout.

Mais l’inconstitutionnalité n’est pas tout, et de loin. En 2011, les socialistes ont lancé une initiative populaire. Cette initiative populaire, que le souverain a ensuite rejetée, exigeait plus ou moins la même chose que la résolution parlementaire sur la reprise de la directive UE sur les armes : l’obligation de fournir une preuve du besoin, l’obligation de l’enregistrement rétroactif et l’interdiction des armes « particulièrement dangereuses ».

Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’à l’époque, l’accent n’était pas mis sur les chargeurs de grande capacité, mais sur les fusils à pompe prétendus particulièrement meurtriers… En d’autres termes : la loi adoptée maintenant par la majorité parlementaire est totalement contraire à la volonté du peuple.

Enfin, en 2005, lors de la votation populaire sur l’adhésion à l’espace Schengen, le Conseil fédéral a assuré aux citoyens, noir sur blanc : Dans le cadre de l’association à Schengen, il n’y aura ni renforcement drastique de la loi sur les armes, ni introduction de l’obligation de prouver un besoin. Ainsi, la Constitution, la volonté du peuple et les assurances du Conseil fédéral n’auraient plus cours ? Je pense que dans une telle situation, vous n’avez plus seulement un sérieux problème avec la loi sur les armes, mais surtout avec l’État de droit.

Que la directive soit si liberticide revient au fait que c’est une interdiction de facto de la possession privée d’armes. Dans l’article 17 de sa directive, l’UE s’arroge le droit de réexaminer, tous les cinq ans, les dispositions de celle-ci pour s’assurer de leur efficacité et, si nécessaire, de les renforcer.

Comme je l’ai dit, l’effet de la directive en tant que mesure antiterroriste est nul. Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’être clairvoyant pour savoir qu’au fond, un resserrement supplémentaire est déjà décidé.

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Suivraient notamment, ces prochaines années, une interdiction absolue des armes semi-automatiques, l’introduction de tests psychologiques à tous les niveaux et l’interdiction de remettre définitivement son arme à un militaire libéré de ses obligations de service. Puis viendra le tour des anciens mousquetons de l’armée et des fusils de chasse, et ainsi de suite…

En quoi tout cela vous semble-t-il dangereux ?

Pourquoi je trouve que c’est dangereux que l’on désarme les personnes privées, en tant que président de la plus grande fédération de tir sportif du pays ? Pour la même raison que celle pour laquelle le président de la fédération des vignerons trouve dangereux que l’on interdise aux personnes privées de consommer de l’alcool.

Cependant, cette comparaison est un peu boiteuse, parce qu’une législation libérale sur les armes n’a pas seulement pour but de permettre aux tireurs de pratiquer leur hobby.

Le droit de posséder des armes est l’une des libertés les plus importantes qui soient. Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir un doctorat en philosophie politique pour savoir que la civilisation occidentale est la civilisation des droits de l’homme. Elle repose sur l’idée que tout être humain possède certains droits fondamentaux inaliénables en vertu de sa condition d’être humain : le droit à la vie, le droit à l’intégrité physique et sexuelle, etc. Maintenant, bien sûr, les droits inaliénables doivent pouvoir s’exercer en toute circonstance, sinon ils ne seraient ni inaliénables ni des droits.

Si l’État peut interdire à un citoyen irréprochable de posséder une arme à feu issue du commerce, il transforme des droits humains en simples privilèges de l’État : sans l’appui de l’État ou, pire, face au pouvoir d’un État de non-droit, le citoyen ou la citoyenne est complètement sans défense et donc aussi sans droits.

Malheureusement, en Suisse aussi, on entend de plus en plus l’argument selon lequel le droit de posséder une arme est un anachronisme inutile dans une démocratie éclairée moderne, et que la meilleure protection contre les atteintes aux droits humains est un débat politique, quel qu’il soit, censé être «consensuel». Mais ce point de vue est d’une naïveté carrément impardonnable. Je veux dire que je suis convaincu à cent pour cent que chacun de nos sept conseillers fédéraux ne veut que le meilleur pour nous et n’abuserait jamais de son pouvoir. Je n’ai pas non plus peur que l’un de nos États voisins nous envahisse soudainement. Et alors ?

À suivre la logique de ceux qui considèrent que le droit de posséder des armes est superflu, nous pourrions aussi abolir la séparation des pouvoirs et supprimer l’armée. En effet, sans le Parlement, le pouvoir judiciaire et l’armée, nous économiserions X milliards de francs chaque année.

Pour vous, le droit à la possession privée d’armes constitue donc une sorte de mécanisme protégeant les droits individuels d’un éventuel abus par l’État ou la collectivité ?

Absolument. Pensez-vous que ce soit une coïncidence qu’au cours de l’histoire, chaque régime totalitaire ait plus ou moins commencé par abolir le droit à la détention privée d’armes à feu ?

Pouvez-vous expliquer comment l’adoption de cette directive aurait des conséquences inverses à celles souhaitées, c’est-à-dire une détérioration de la situation en matière de sécurité ?

Oui, d’une part, l’application des règles de l’UE mobiliserait d’incroyables ressources policières, tant financières qu’opérationnelles. La Suisse possède l’une des densités d’armes les plus élevées au monde. La majorité de ces armes ne sont pas des armes à répétition manuelle, mais des armes modernes semi-automatiques. Le tir sportif traditionnel est étroitement lié à l’armée et s’effectue principalement avec des armes d’ordonnance.

À eux seuls, les deux fusils d’assaut suisses de type 57 et 90 se comptent par centaines de milliers en circulation. À cela s’ajoutent les armes semi-automatiques de production étrangère – AR15, GALIL, etc. – populaires dans les disciplines dynamiques.

Jusqu’à présent, ces fusils sont librement accessibles à toute personne qui n’a pas été condamnée à plusieurs reprises pour des délits ou des crimes, qui ne représente aucun risque concret pour elle-même ou pour autrui et qui n’est pas placée sous tutelle. À l’avenir, il faudrait demander un permis d’exception et fournir une preuve du besoin ; de plus, l’utilisation régulière de l’arme devrait être prouvée aux autorités.

Non seulement ces mesures sont complètement stupides dans la perspective d’éviter un second « Bataclan », mais elles créent aussi une véritable avalanche bureaucratique pour les offices des armes. Il faudrait acquérir un nouvel équipement informatique et accroître les effectifs – autant de ressources qui manqueraient sur le terrain.

D’autre part, l’abolition du droit à la possession privée d’armes ferait naturellement disparaître son effet dissuasif. La Suisse a une faible densité policière et de nombreuses localités sont excentrées ou situées dans des régions de montagne sur des versants difficiles d’accès, ce qui entraîne de longs trajets pour les services d’urgence. Dans ce cas de figure, rompre avec la tradition éprouvée du droit de posséder des armes serait tout simplement catastrophique pour la sécurité.

Pourquoi la Suisse applique-t-elle une législation particulièrement libérale dans le domaine de la possession d’armes ? Et pourquoi cela n’a-t-il jamais posé le moindre problème ?

Je ne sais pas exactement d’où vient notre tradition de posséder des armes. Cependant depuis 1848, la Suisse a la Constitution d’un État fédéral libéral et en tant que tel, elle a réussi et est devenue prospère.

Une société libérale va de pair avec le droit de l’individu de posséder des armes. Le fait que l’on puisse posséder des armes a longtemps été incontesté dans ce pays. Il n’y a qu’une ou deux décennies que la gauche a découvert le fusil d’assaut privé et a fait de son interdiction son cheval de bataille ; jusqu’à présent, cependant, sans succès.

Le tir fait partie intégrante de la Suisse. La compétition avec des armes d’ordonnance est le seul sport traditionnel qui soit aussi fermement ancré dans toutes les régions linguistiques et classes sociales de notre pays. D’innombrables tirs historiques y sont organisés chaque année. Les disciplines dynamiques attirent de plus en plus d’amateurs. La proportion de femmes augmente de manière prononcée…

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Je ne peux rien dire de précis non plus sur les raisons pour lesquelles nous n’avons pas de problèmes avec l’utilisation abusive d’armes légales. Cela relève vraisemblablement de notre culture qui enseigne la responsabilité individuelle et la discrétion. Le service militaire obligatoire y est sans doute aussi pour quelque chose. Non seulement les armes à feu sont répandues en Suisse, mais également la connaissance de leur maniement correct et sûr. C’est pour ces raisons qu’il y a aussi très peu d’accidents avec des armes.

Une dernière question : que pensez-vous que l’UE tente vraiment de faire par cette directive ?

Je ne sais pas. Toutefois, il est difficile de ne pas présumer que l’intention est d’interdire aux personnes privées de posséder des armes. Mais en fin de compte, c’est sans importance. Les lois ne sont pas appréciées en fonction de l’intention qui les sous-tend, mais en fonction de leur effet. Et en ce qui concerne l’effet, les faits sont sur la table.

En revanche, il convient peut-être de souligner dans ce contexte la chose suivante : la directive vient de l’UE, mais nous la devons à des pays comme l’Allemagne, la France et les Pays-Bas – non pas aux Finlandais et aux Tchèques, c’est sûr.

En Allemagne et en France, les citoyens sont désarmés, les armées sont professionnelles et les forces de police, centralisées. Que cela fonctionne pour eux ou non, les Français et les Allemands doivent le savoir par eux-mêmes.

Mais c’est complètement différent chez nous, et il n’est pas acceptable que ces États nous imposent leur modèle par le biais de Bruxelles. Ce n’est qu’après notre adhésion à Schengen que l’UE a introduit le droit de lutter contre le terrorisme avec ses directives sur les armes. C’est inacceptable pour nous.

Pendant qu’elle y est, pourquoi l’UE n’inclut-elle pas également dans sa directive sur les armes, l’objectif de réduire la pauvreté ? Elle pourrait alors exiger de chaque détenteur d’une arme à feu un certain pourcentage de son revenu sous forme de contribution à la lutte contre la pauvreté. Ce ne serait pas plus problématique dans le cadre d’un État de droit que les dispositions ridicules pour lutter contre le terrorisme…

Propos recueillis par Séverine B.

A lire aussi : Comment l’État compte désarmer les propriétaires d’armes à feu.

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  • les citoyens armés , c’est le cauchemar de l’UE ; seul la racaille se permet d’être armé ;

    • Seule la racaille a LE DROIT d’être armée…

      • Par les temps qui courent, il vaut mieux être armé illégalement et vivant que désarmé et mort légalement.

      • @LeGoret
        Bonjour et bonne année,
        La racaille prend/se donne le Droit de s’armer. Quand elle est prise avec une arme, ce n’est pas grave, c’est presque banal. (N’oublions pas qu’elle est une « victime de la Société, socialement proche », qui doit s’en protéger.)

  • Ceci n’est qu’un aspect de la volonté de plus en plus manifeste de l’UE de soumettre la Suisse
    http://www.ue-non.ch/

  • Je suis un peu con mais je ne comprend pas en quoi l’UE peut obliger la Suisse à faire quoi que ce soit.
    Après tout la Suisse ne fait pas partie de l’UE

    • En acceptant les accords de Schengen, et malgré les promesses du Conseil Fédéral de l’époque, la Suisse a implicitement accepté de reprendre intégralement les réglements de l’UE en rapport avec l’espace Schengen. C’est pourquoi nous nous retrouvons dans cette situation aujourd’hui.

      Les habitants des villes ne se sentant pas concernés (ils sont très peu à faire du tir, c’est plutôt une activité que l’on retrouve beaucoup dans les villages), j’espère que les habitants des campagnes se mobiliseront pour accepter ce référendum et renvoyer l’UE à ses dossiers. Mais j’ai de gros doutes sur le résultat de cette future votation.

      • Merci pour cette explication.
        C’est franchement douteux comme manœuvre politicienne. Mais bon, on ne pouvait pas s’attendre à mieux de la part de L’UE.
        J’espère vraiment que vous pourrez leur claquer la porte au nez grâce aux votations.

      • L’acception de la Suisse était totalement explicite et résulte de « l’accord
        entre la Confédération suisse, l’Union européenne et la Communauté européenne sur l’association de la Confédération suisse à la mise en œuvre, à l’application et au développement de l’acquis de Schengen (art. 2.3) ».

        La Confédération dispose d’une faculté de « non-application » des dispositions entrant de le champ de l’Acquis de Schengen (art. 7 de l’accord susmentionné).

        L’on notera au passage qu’il est faux de parler DES accords de Schengen. Il n’en existe qu’un seul, complété par une convention d’application.

  • Aux USA, la constitution stipule clairement que le droit de posséder des armes est accordé pour lutter contre un éventuel excès de pouvoir des hommes de l’État. C’est une sage précaution, quoique totalement incompréhensible à un politicien français !

    • En fait, la constitution US n’est pas aussi claire que cela.
      C’est un droit tiré de 2ème amendement, qui dispose que « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un Etat libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. »
      Le droit de posséder une arme était (et est toujours) perçu comme un moyen, pour les citoyens, de se protéger contre autrui et surtout et d’assurer un contre-pouvoir armé si l’Etat venait à vouloir les opprimer. Mais ça n’est pas dit de façon aussi explicite.

      • @orldiabolo et Eli Mac Erid
        Bonjour et bonne année à vous deux,
        Le Second amendement dit que pourqu’un état soit libre, il lui faut une milice bien organisée. Une milice est composée de citoyens armée, c’est une armée civile, en somme, créée, composée, commandée et gérée par des civils.
        La milice, est « nécessaire » pour l’Etat qui au départ ne devait pas avoir d’armée régulière. Ainsi, pour que se constitue une milice, les citoyens doivent avoir le droit de porter et de détenir des armes. C’est donc le Peuple qui assure la liberté et la sécurité de l’Etat, par son droit de « garder » et de port d’armes.
        Quand le Peuple ne disposera plus de ce droit, l’Etat ne sera plus libre, ni sécurisé… comme en France, par exemple, ni libre, ni sécurisée ni sûre.
        En France, la création d’une milice est soumise au bon vouloir d’un préfet, qui doit, lui, fournir armes et formations.

    • A part « taxer plus pour dépenser encore plus », que sont capables de comprendre les politiques français?

  • Bien sûr, le droit de protéger sa propre vie et celle de ses proches, doit demeurer d’un ordre juridique supérieur à toutes les lois votées. C’est un droit consubstantiel à la vie même.

  • Le Saint Empire Progressiste veut s’offrir la Suisse. Si celle-ci se laisse faire, ces gredins arriveront bien à la ruiner.

  • Hé oui,
    dur dur de vivre désarmés, coincés entre un état armé et des malfrats qui le sont tout autant…

    Comme a dit T. Jefferson:

    « La démocratie, c’est deux loups et un agneau votant ce qu’il y aura au dîner.
    La liberté, c’est un agneau bien armé qui conteste le scrutin. »

    • L’origine de cette citation est incertaine. Vous l’attribuez à T. Jefferson, d’autres l’attribuent à Benjamin Franklin, mais selon wikiquote.org il se peut qu’en réalité elle soit beaucoup plus récente (environ 30 ans.) Quoi qu’il en soit, cela reste une excellente citation.

  • C’est par ce genre d’initiatives qu’au cours des années, l’UE a fini par se faire détester. Bien que je ne connaisse pas le cas Suisse en détail, je n’ai pas entendu que la possession d’armes y posait un problème particulier, qu’il y avait des mitraillages intempestifs ou un taux d’homicides par balles particulièrement insupportable.
    Pourquoi donc aller emmerder les gens sur une absence de problème ?

    • A RB83.
      « Pourquoi donc aller emmerder les gens sur une absence de problème ? »
      Parce que ces technocrates veulent réglementer et dominer tout le continent ; parce qu’ils savent mieux que quiconque ce qui est « bon pour les autres » …

    • C’est malheureusement assez vrai.
      Ne pas oublier que l’UE est née d’une initiative française, et qu’elle en a repris l’architecture institutionnelle… et les travers fonctionnels.

      Surtout, à force de se faire taxer de « Libérale », l’Union a du céder à la pression populaire et se « démocratiser », en accordant toujours plus de pouvoir au parlement européen ; ce qui a entraîné – à mon sens – une politisation excessive de son comportement : volonté de régir et de légiférer à tout-va, sur-règlementation, implication dans des sujets qui, au début, ne la concernait pas…

      • @Elli MacErid
        « volonté de régir et de légiférer à tout-va, sur-règlementation, implication dans des sujets qui, au début, ne la concernait pas… »
        Le socialisme donc.

  • Interdire la possession privé d’une arme pour endiguer le terrorisme ? La raison évoquée est plus que boiteuse, et comme l’article le précise  » aucune des armes utilisées dans ces massacres n’avait été obtenue légalement. Pas une seule. » Il me paraît évident que ces assassins ne vont pas clamer haut et fort leur détention d’armes ni comment ils se les ont procurées. Raisonnement pourtant simple, sans doute trop élaboré pour les technocrates !
    Autre remarque : d’une part, on veut annihiler toute forme de défense face à l’insécurité grandissante, et d’autre part on perpétue et encourage, les jeux vidéo belliqueux, les films glorifiant des guerres apocalyptiques (des superman contre-attaquant les envahisseurs), les pub et ventes de « jouets » d’armes automatiques… Où est la logique ? Il ne faut pas trop la chercher !
    Et pourquoi vouloir réglementer absolument tout en nous avilissant au rang d’esclaves ! Laissez-nous respirer et arrêtez de nous asphyxier « pour notre bien ». Nous sommes adultes, responsables et capable de choix !
    Ces ignares qui nous abreuvent de lois et directives oublient la sagesse de César  » Si vis pacem, para bellum  » (si tu veux la paix, prépare-toi à la guerre) ; nos amis Suisses l’ont compris et l’ont transposé en « armons les privés, nous aurons la sécurité » !

    • @corbc
      Bonjour,
      Les technocrates ne veulent pas voir que la Suisse comporte des citoyens-soldats, armés, formés, et qu’elle n’a pas subi d’attaque terroriste.

      Les jeux vidéo dont vous parlez, montrent clairement que pour résister à toute insécurité, agression, attaque, ou autre invasion, une arme est indispensable.

      Les « pubs et ventes de jouets d’armes automatiques » à part les Nerfs, je n’en vois pas d’autes. Il n’y a aucune pub pour les répliques airsoft.
      De plus, les jouets typés « flingues », ressemblent de moins en moins à des « vraies », ce qui n’était pas le cas dans mon enfance.

      « Et pourquoi vouloir réglementer absolument tout en nous avilissant au rang d’esclaves ! »
      La raison est dans la fin de votre phrase : nous rendre esclaves. 1984, au minimum.

      Vous mentionnez César, mais il y a plus ancien encore :
      « Cette loi (la légitime défense) dit que tout moyen est honnête pour sauver nos jours, lorsqu’ils sont exposés aux attaques et aux poignards d’un brigand et d’un ennemi : car les lois se taisent au milieu des armes ; elles n’ordonnent pas qu’on les attende, lorsque celui qui les attendrait serait victime d’une violence injuste avant qu’elles pussent lui prêter une juste assistance » – Ciceron.

      « de crainte qu’à l’avenir ils [les Lydiens] ne se soulèvent, et qu’ils ne se rendent redoutables, défendez-leur d’avoir des armes chez eux, et ordonnez-leur de porter des tuniques sous leurs manteaux, de chausser des brodequins, de faire apprendre à leurs enfants à jouer de la cithare, à chanter, et les arts propres à les rendre efféminés. Par ce moyen, seigneur, vous verrez bientôt des hommes changés en femmes, et il n’y aura plus à craindre de révolte de leur part ». Crésus à Cyrrus, VIème siècle avant J.C.

  • Denièrement, le Daily Show (l’émission « comique » de la gauche américaine qui est imitée en France par Yann Barthès avec son Petit journal/Quotidien) a fait un reportage sur le droit au port d’arme en Suisse et, comme d’hab, le reportage était affligeant. C’était de la propagande certes très subtile, mais de la propagande quand même. Ils ont expliqué que la population Suisse était entrainée et dotée d’une bonne culture/une culture saine (jusque là tout va bien) mais que c’était uniquement grâce à des politiques socialistes (nombreuses restrictions sur le droit au port d’arme) que tout fonctionnait aussi bien en Suisse (faible criminalité, absence de fusillades dans les écoles, etc…) C’est incroyable la façon dont le Daily Show/la gauche américaine font passer les réussites des pays libéraux (absence de violence malgré une population très armée) comme étant les réussites de politiques socialistes.

  • A nous d’inventer, développer, diffuser et propager les armes, pas forcément à feu ni obligatoirement létales, qui permettront de neutraliser les forces du despotisme omniprésent.
    Je n’en dis pas plus.

  • C’est très bien d’aller au bout de la connerie. Après, les citoyens, qu’ils soient français ou autres, confrontés à un état fortement policier bien armé et des bandes de plus en plus agressives elles aussi armées (bon, le jambon entre les 2 tranches de pain), sera bien obligé de chercher à se protéger car pas d’autre alternative. Et fera comme tous les non productifs, ira les chercher au black. Parce que, comme disent les suisses, “Un citoyen sans fusil n’est qu’un contribuable.”

  • En France, il y a plus d’armes que l’on peut penser, nous avons la législation des armes la plus lourde de l’UE, il y a environ 20 millions d’armes un peu partout en France. Par chez moi, en campagne, tout le monde à au moins un fusil de chasse. En France, il n’y a pas de légitime défense si quelqu’un s’introduit chez vous, si vous le butez vous allez en taule. Au Chili, où j’ai vécu, si vous abattez le prédateur qui rentre chez vous, vous ne risquez juridiquement rien.

    • @Yvo
      Bonjour et bonne année
      « Au Chili, où j’ai vécu, si vous abattez le prédateur qui rentre chez vous, vous ne risquez juridiquement rien. »
      Article 122-6 (Code Pénal)
      Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte :

      1° Pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité ; [de jour, c’est cuit !]
      2° Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

      En France, le prédateur de biens, ou/et de personnes, doit être considéré comme une pauvre bichette, pas comme un prédateur. Ce n’est pas à lui de prouver qu’il n’est pas une menace, mais à nous d’attendre qu’il en devienne une. [le 2°]

  • Les suisses ont une magnifique tradition, et réputation militaire. Ne lâchez rien, les amis, la détention d’armes est un droit inaliénable, pour se révolter contre un régime autoritaire.
    C’est le gouvernement qui doit craindre le peuple, et non le peuple qui doit craindre le gouvernement.
    En plus, que cela vienne de cette monstruosité infecte qu’est l’UE, donne une raison de plus, ne serait-ce que pour le principe, de résister à cette oppression.
    A fond avec vous.

    • La première mesure que les nazis ont prises dans les pays qu’ils ont occupés a été d’interdire la détention d’armes. Si les Juifs avaient pu rester armés, ces monstres n’auraient pas pu réussir leur génocide, cela aurait été Varsovie partout!
      A cette heure, on ne parle plus de génocide, heureusement, mais combien d’autres abus de pouvoir peuvent-ils encore se produire?

  • C’est toujours la même arnaque de la part des autorités. Acheter une arme au noir est très facile, et les gangsters et terroristes ne les achètes pas en armurerie!
    Donc le résultat est que ce sont les seuls à être armés!

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