Chaque emploi agricole « sauvé » coûterait 375 000 euros par an au contribuable

« Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, réglementez-le. Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le. » Cette célèbre citation de Ronald Reagan convient parfaitement pour décrire la terrible situation des agriculteurs du pays.

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vache credits ian britton (licence creative commons)

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Chaque emploi agricole « sauvé » coûterait 375 000 euros par an au contribuable

Publié le 16 janvier 2019
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Par Laurent Pahpy.
Un article de l’Iref-Europe

Une récente étude de l’Université de Louvain s’est intéressée à l’efficacité de la PAC dans le maintien de l’emploi agricole dans l’Union européenne (UE). Les auteurs rappellent que les subventions européennes sont loin d’être efficaces à cet égard, car près de 180 000 postes d’agriculteurs européens continuent de disparaître en moyenne chaque année, malgré le financement public de l’UE.

Les auteurs modélisent qu’une réduction de 10 % du budget de la PAC augmenterait cette perte d’environ 16 000 postes. Autrement dit, un dixième des 60 milliards d’euros dépensés chaque année ralentirait la chute de l’emploi agricole de seulement 16 000 postes. Cela reviendrait donc à environ 375 000 euros par emploi « sauvé » et par an au contribuable européen ! C’est bien plus que les salaires mirobolants des hauts fonctionnaires de Bercy. Il serait beaucoup moins coûteux pour le contribuable de subventionner des allocations chômage confortables à ces personnes que de continuer cette gabegie improductive.

Évolution des dépenses de la PAC depuis 1990

Source : DG agriculture et développement rural

L’IREF a publié en 2018 un rapport complet sur la situation catastrophique de l’agriculture française. Nous calculions qu’en incluant le financement du déficit colossal de la Mutualité sociale agricole, le contribuable français est forcé de débourser près de 33 milliards d’euros pour le secteur chaque année, soit environ 100 euros par ménage par mois.

Les subventions de l’échec

Comme l’expliquent les auteurs de l’étude, la mise sous perfusion de l’agriculture au nom du maintien de l’emploi peut même parfois se révéler contre-productive et supprimer des postes ! Les subventions peuvent être détournées vers des surinvestissements en machines qui remplacent des travailleurs. Elles peuvent être utilisées pour agrandir les exploitations, ce qui fait baisser leur nombre. Au-delà de ces constats, les subventions génèrent de nombreux effets pervers comme des illusions de richesse, des surcoûts administratifs, des scandales de corruption ou des redistributions des revenus des plus pauvres vers les producteurs les plus riches.

Les calculs de l’IREF montrent que le montant des subventions hors investissement correspond peu ou prou à ce qu’il reste pour l’exploitant après avoir payé ses charges (le revenu net d’exploitation). Concrètement, pour 1 euro de subvention, un exploitant obtient environ 1 euro de revenus. Comble de l’absurdité, dans de nombreux cas, il serait plus rentable de toucher la subvention et de ne pas travailler. Ce n’est pas les servir que de maintenir une telle illusion de productivité aux frais du contribuable. D’autant plus que la tendance est de subventionner plus (à l’hectare) les petites fermes, souvent les moins compétitives.

Un constat largement partagé par la Cour des comptes et qui confirme les analyses de l’IREF. Les magistrats de la rue Cambon ne mâchent pas leurs mots. L’évaluation et le pilotage par objectif sont jugés insuffisants et le suivi du verdissement de la PAC est « très lacunaire ». Les aides sont réparties de manière injustifiée, car elles s’appuient sur des situations historiques révolues. Le calcul des subventions allouées jusqu’en 2015 était basé sur les chiffres de production de 2000-2002 ! La Cour des comptes européenne révèle même des cas de gains exceptionnels pour certains agriculteurs qui bénéficient de droits à paiement historique pour des terres qu’ils n’exploitent plus.

La Cour explique que « les droits acquis au versement d’aides directes découplées ont constitué, pour certains bénéficiaires, une rente ou un actif patrimonial négociable » et qu’ « une part de la valeur des aides aurait été captée par l’amont et l’aval des filières. » De plus, « les effets du verdissement sont considérés comme limités, sinon nuls, du fait d’exigences trop faibles et de régimes d’exemption. » Les magistrats concluent que l’efficacité des aides est incertaine tant sur le revenu des agriculteurs, l’économie des exploitations que sur l’environnement.

Une mauvaise réponse pour un mauvais constat

Malgré cette mise sous perfusion, la situation des agriculteurs français est dramatique. Troisième exportateur mondial il y a encore 15 ans, la France est passée en sixième position, derrière les Pays-Bas et l’Allemagne. Cette chute de compétitivité s’accompagne d’une baisse drastique des revenus de très nombreux agriculteurs : un tiers d’entre eux a gagné moins de 350 euros par mois en 2015. La Cour des comptes révèle que le nombre d’agriculteurs bénéficiaires du RSA est passé de 8 000 en 2010 à 33 000 en 2016 !

Un problème bien posé est à moitié résolu. En agriculture, le constat est malheureusement erroné. L’emploi n’est pas une fin en soi, c’est un moyen pour parvenir à la création de richesses. Or l’agriculture gagne en productivité depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mécanisation, intrants de synthèse, biotechnologies, la Révolution verte permet de produire plus et mieux. Le besoin de travailleurs baisse et c’est une excellente nouvelle. Vouloir maintenir l’emploi à tout prix, c’est risquer de faire chuter la compétitivité de l’agriculture.

Ce qui tue l’agriculture, c’est sa fonctionnarisation. Une véritable technostructure administrative emprisonne les agriculteurs avec près de 1 fonctionnaire pour 20 exploitations et plus de 30 organismes publics et parapublics corporatistes (SAFER, chambres d’agriculture, interprofessions). Près de 12 administrations différentes sont habilitées à contrôler les exploitants. Un sondage évalue que les agriculteurs passent en moyenne près de 9 heures par semaine à traiter leurs démarches administratives pour 57 heures de travail hebdomadaire.

« Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, réglementez-le. Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le. » Cette célèbre citation de Ronald Reagan convient parfaitement pour décrire la terrible situation des agriculteurs du pays. La PAC post 2020 est en train d’être négociée. Aucune tendance à la libération des agriculteurs de l’assistanat à l’horizon. En cherchant à maintenir toutes les exploitations à flot à coup de milliards, c’est toute l’agriculture qui sombre. Arrêtons cette culture des subventions, libérons les agriculteurs du joug administratif, laissons les moins compétitifs tourner la page et les plus performants gagner de nouveaux marchés tout en produisant plus et mieux !

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  • qu’en est il des sanctions économiques françaises contre la russie pour je ne sais plus quel problème fumeux ? si l’on empêche les paysans de vendre leur production aux russes, comment s’étonner qu’il y ait surproduction et baisse des cours ?

    • deuxième effet kiss cool , suite aux sanctions la Russie a re-développé son agriculture et est redevenue un des pricipaux exportateurs de céréales.
      Ils ont fait baissé les cours, donc l’agriculture française a pris un autre choc.
      bravo les stratèges de l’UE.

      • certes…mais il est arrivé que des produits subventionnés en étant bradés détruisent des agricultures étrangères me semble t il..

        exporter un produit dont la production a été payée par des contribuable est inacceptable sur le plan libéral…c’est de toutes façons une perversion du marché donc des cours qui sont factices..

        • @ jacques lemiere
          Et pourquoi les céréales françaises n’arrivent pas à être concurrentielles avec les céréales russes et pourquoi acheter des céréales françaises plutôt que des russes équivalentes, moins chères, frais de douane inclus?
          Mais l’agriculteur a un double métier: il est aussi utile pour entretenir le sol national: cela est-il pris en compte d’une façon ou d’une autre? Va-t-on laisser les campagnes en friches pour non rentabilité? C’est un choix!

          • Mikyux…concernant la compétitivité des céréales:
            La France premier de la classe interdit le glyphosate (exemple), et de nombreux autres produits alors que c’est autorisé partout ailleurs…
            Impose les 35h payées 39
            Impose 11j Fériés et 35j de CPayés
            (+ 4j Cpayés offerts par l’employeurs pour un Pacs..je viens d’offrir cela à un chauffeur de tracteur = 550€!! sur ma ferme, cela représente 0,5€/tonne de maïs cette année pour moi…sur un prix de 150€/t…vive le Pacs des salariés, vive les cadeaux que l’état nous impose de faire !)
            A mis en place des conditions qui font que la main d’oeuvre horaire est la plus chère de la zone euro, derrière la Belgique

            –> En effet nous ne serons encore cette année pas compétitifs avec la Russie, le Brésil, l’Espagne…ou ces facteurs de production ne sont pas des dogmes…

  • Et le futur roi d’Angleterre touche toujours la PAC pour ses terres françaises ?

  • L’algriculture Française est maintenue artificiellement par des subventions de l’Europe …Lorsque ces subventions disparaitront .C’est la fin de l’Algriculture Française telle qu’elle est conçue,, Comme pour l’Emploi !!!

    • non sa compétitivité est détruite par les subventions. la France a clairement un potentiel agricole, avoir laissé à penser que l’agriculture a besoin de subventions est une folie. la fin des subventions seraient marquée par une série de faillites c’est entendu..mais la fin de l’agriculture en france comme activité économique…non… à la rigueur les règles sociales et environnementales peuvent tuer sa compétitivité… et pour tout dire je n’en sais rien c’est une tel foutoir..

      • @ jacques lemiere
        Non, pas du tout! La PAC a sauvé les paysans mais à condition de s’adapter et de se moderniser, de fusionner les propriétés trop petites et pas assez diversifiées. Le conservatisme ne lutte pas à égalité avec le modernisme, quand l’ordinateur conduit le tracteur à 10 ou 20 cm près pour une exploitation optimale des surfaces.

  • Quoi d’neuf, Docteur ?

     » Dites-vous, monsieur le député, que l’agriculture agonise, qu’elle est morte, si l’on ne vient pas à son secours. Tout l’écrase, les impôts, la concurrence étrangère, la hausse continue de la main-d’œuvre, l’évolution de l’argent qui va vers l’industrie et vers les valeurs financières.
    Ah ! certes, on n’est pas avare de promesses, chacun les prodigue, les préfets, les ministres, l’empereur. Et puis, la route poudroie, rien n’arrive… Voulez-vous la stricte vérité ?
    Aujourd’hui, un cultivateur qui tient le coup, mange son argent ou celui des autres. Moi, j’ai quelques sous en réserve, ça va bien. Mais que j’en connais qui empruntent à six, lorsque leur terre ne donne pas seulement le trois !
    La culbute est fatalement au bout. Un paysan qui emprunte est un homme fichu, il doit y laisser jusqu’à sa chemise… »

    Emile Zola, La Terre, 1887

    • @ Leipreachan

      C’est vrai! Mais le paysan (agriculteur et éleveur: c’est fréquent: on cultive la nourriture destinée au cheptel) soit s’endette et continue à travailler, soit vend sa ferme et une partie de ses terres, rembourse ses emprunts et jouit d’une retraite très confortable. Mon voisin continue à bosser, souvent seul, parfois aidé, et il ne semble pas malheureux!

  • Les pays de l’est , Lituanie, ukraine etc taillent un short a l’Agriculture Française par un meilleur rendement et de qualité !!! et les coûts ne sont pas le même !!!

    • Ces pays connaissent, eux, d’expérience, les travers d’agriculture administrée qu’il ne faut pas reproduire.

    • Pas en rendement mais ils sont beaucoup plus compétitif avec des surfaces plus importantes.

    • @Lou17: Mieux encore : des paysans de par chez moi y investissent. La Terre n’est pas chère, très bonne, on peut y faire du « bio » pour un très bon rapport quand on rapatrie en France le produit de base pour le transformer en « made in france ».

      • @ amike
        Je ne me nourris pas « bio »! Mais bon, du vendu « made in France » cultivé en Russie ne me fera pas changer d’avis, par contre, ça confirme qu’en France, on joue souvent avec les limites du légal! Comme pour le foie gras!

  • heureusement qu’il y a moins de secrétaire d’état que d’agriculteurs ; Emmanuelle Wargon , secrétaire d’état auprès du ministre d’état de la transition écologique et solidaire et qui a gagné en 2018 la modique somme de 478000 euros , va animer les débats sur le pouvoir d’achat des Français……

  • Nouvelle Zélande, Australie, aucune subvention.

  • En 10 ans le montant de mes aides PAC a baissé de 30% et entre temps les coûts de productions ont augmenté et le prix des céréales à baissé. Une augmentation de la productivité est le seul moyen pour compenser mais cela passe par des agrandissements vu que les réglementations fait baisser nos rendements. Il faut arrêter de rêver à la « Petite maison dans la prairie »

    • ben oui….en france on a des manifs pour interdire une ferme de 1000 vaches c’est à dire qu’une bande d’andouilles sans doute surchargés de boulot peut aller manifester pour empêcher un type d’essayer d’etre compétitif à produire du lait..parce que ça ne leur plait pas… et les politiques les écoutent …Pire ils peuvent m^me entraver le boulot des gens sous les yeux des gendarmes…

      • Eh oui Jacques Lemiere, on ne va quand même pas essayer ce qui marche ailleurs. Bien sûr qu’il faut augmenter les surfaces pour améliorer les rendements et donc la productivité. Mais non, en France, on raisonne toujours « comme avant » et c’est encore plus vrai avec « la terre » comme si nous étions encore en 1900.

  • Je me suis laisser dire que les subventions aux agriculteurs sont versées au prorata de la surface de leurs terrains. D’où leur zèle pour détruire les haies (donc les oiseaux, les insectes…) afin d’augmenter la surface de leurs parcelles. Si c’est le cas, bravo pour la transition écologique !

    • un agriculteur paie des impots sur la surface… si vous aimez les haies, achetez des haies ou louez les aux agriculteurs… vous comprendrez un peu que dans la vie tout est affaire de choix et de compromis.
      les agriculteurs ont préservé des haies car elles avaient un interet … rarement pour l’amour des petits oiseaux.

      par contre…des agriculteurs ont bel et bien détruit des haies ..en prévision de futures contraintes écologiques bureaucratique.

    • dans le même temps ils touchent des aides pour implanter de nouvelles haies..

    • et à leur type d’activité.

  • Oui, enfin, si des telles sommes sont déboursées, ce n’est pas pour l’agriculteur en fin de chaîne. Tous les intermédiaires ou les grands distributeurs sont de la partie.

    Le découpage de la somme par paysan est une mauvaise mise en perspective, une « accroche » aussi simpliste que diviser le montant des subventions de l’audio visuelle ou de la culture sur le nombre d’artistes ou d’employées de FranceTel.

    Le critère quantitatif ne peut pas être directement opposé au critère qualitatif.

  • ce n’est pas les exploitation qui sont soutenues , c est les prix de l’alimentation toujours moins chère!

  • Bon ,il’est naturel d’être contre les subventions mais comment faire autrement dans un pays où le principal jeu du gouvernement est de créer des taxes des impôts et des réglementations délirantes ?
    En fait tout devrait finir par être subventionné pour continuer d’exister en France…même les salaires sont subventionnés….le cercle infernal doit très rompu mais’pas qui ?

  • En 95, j’ai pris la direction de l’Est; Biélorussie, en 2000; Serbie, et je ne regrette rien.
    Là au moins on vous fiche la paix et l’état est bien content de voir les wagons de blé partir vers l’ouest et les semi frigo de viande de porc prendre la direction de Moscou ou St Petersbourg .
    Sur mes terres françaises je plante….Des arbres…..
    Je vais laisser s’écrouler certains bâtiments d’élevages, dans d’autres bien situé j’installe des casiers de stockage pour artisans ou particuliers qui se louent un bon prix.
    Sur mes 4 enfant une seule est encore française, pas pour bien longtemps, médecin urgentiste dans un CHU du sud elle en a marre d’être agressée et tabassée.

  • amike , très juste votre remarque , 3 agriculteurs associes 20 000 hectares ..de mon côté…

  • incompréhensions les agriculteurs sont les 1er concerné par le respect de la terre .. Les écolos de salon qu’ils restent en ville !!

  • Si je peux me permettre une remarque. L’auteur reprend la donnée de la MSA sur le tiers des agriculteurs qui ne gagnerait que 350 euros mensuels. Cette valeur a été reprise par les syndicats à maintes reprises.
    Mais, qui peut raisonnablement croire ce chiffre. Ce ne peut qu’être exceptionnel (dans le mauvais sens), car on ne peut vivre avec ce montant sauf à decapitaliser, mais ça ne dure pas.
    Le résultat final est catastrophique car comment attirer des jeunes dans l’agriculture en annonçant des chiffres pareils ? Et le monde agricole a désormais beaucoup de mal à recruter.
    C’est malheureusement une scories de réflexes du passé où il fallait faire pitié pour recevoir des aides. Mais les temps ont changé et heureusement, de nombreux agriculteurs arrivent à gagner leur vie malgré une conjoncture compliquée et aussi, des politiques qui ne les laissent pas en paix.

    • Éliminer les subventions à l’agriculture et les aliments vont doubler de prix, faites votre choix. Les miracles n’existent pas. Quand je sors de l’épicerie avec un sac qui pèse 10 livres qui me coute 15 ou 20 dollars, je pense au transport, la main d’oeuvre pour semer, sarcler, récolter, laver, empaqueter, le profit du marchand, ceci sans compter les caprices de la nature, je me dis: de quoi je me plains? Heureusement que les bergeries ne sont pas encore accessibles (sur une base individuelle) aux syndicats……… .
      L’article néglige aussi de prendre en compte toute l’activité industrielle que génère l’agriculture dans tout le pays. Bravo à ceux qui se drapent d’un parchemin et publient pareilles FAKE NEWS.

    • Moi,
      Éliminer les subsides à l’agriculture et les aliments vont doubler de prix, faites votre choix. Les miracles n’existent pas.Quand je sors de l’épicerie avec un sac de 10 livres qui me coute 15 dollars, Je pense à l’investissement terrain, sa préparation, la main d’oeuvre pour planter, sarcler, récolter, laver, empaqueter, transporter, sans compter les caprices de dame nature, le profit du marchand, je me dis ; de quoi je me plains? On a encore rien vu, s’il fallait que les syndicats puissent s’infiltrer dans la bergerie, égorgent travailleurs et propriétaires, là c’est la( faim )qui nous conduirait droit dans la rue.

  • Comment ça pour 1 euro de subvention il y aurait 1 euro versé à l’agriculteur? Si tel est vraiment le cas c’est la plus désirable perfection !
    En discutant avec deux agriculteurs de mes voisins avant les fêtes, ils me disaient que l’aberration de la PAC serait que pour 100€ de budget PAC, il y a seulement 40€ qui arriverait à l’agriculteur et 60€ qui serait absorbé au passage par l’ensemble des agences, chambres d’agriculture et autres structures technocratiques européennes, nationales, régionales et départementales qui sont sur le chemin séparant Bruxelles de la ferme de notre paysan.
    Par bonheur le canton et la commune ne captent rien au passage !
    Franchement, réjouissons- nous cela pourrait encore être pire !!!

  • Ce n’est pas les subventions aux agriculteurs qui sont scandaleuse mais leurs manque d’efficacité. J’entends par là le gauchi financier engendré par un système technocratique a bout de souffle. Quant au traditionnel refrain les agriculteurs touche beaucoup de subventions sa me fait bien rire. Les gens se précipitent dans les magasins pour acheter des téléphones portable ou autre télé fabriqués dans des pays ou la main d’oeuvre est bon marché ( un bol de riz), fabriqué avec des métaux rares extrait au fond des mines par des gamins qui y laisse la vie. Alors si on devait payer cette technologie a sa juste valeur je crois que les maisons française serait moins bien équipé.
    Tout ça pour dire que nous les pays riches nous vivons de toute façon sur le dos des pays pauvres. Il me paraît donc logique que notre pauvre agriculture non délocalisable ne peut pas bénéficier des mêmes avantages que d’autres secteur. En passant je trouve scandaleux qu’on puisse se vanter d’exploiter 20000 ha a l’étranger, je trouve bien plus courageux les agriculteurs qui reste en france et essaient de faire vivre leur territoire.
    Bon courage à tous les paysan.

  • Pourquoi les grands mé(r)dias s’émeuvent des insignifiantes dégradations des GJ alors que les « verts » alliés des socialauds sont totalement éradiqué par la violence la recherche sur la génétique moderne en agronomie en France?

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