États-Unis : le marché du travail en pleine croissance

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
By: Khalid Albaih - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

États-Unis : le marché du travail en pleine croissance

Publié le 9 janvier 2019
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

L’économie américaine a créé 312 000 emplois en décembre, beaucoup plus que les 176 000 qui étaient prévus. Le taux d’emploi est maintenant à 63,1 % de la population active. Le secteur manufacturier a créé 32 000 emplois en décembre et le nombre d’employés a augmenté de 2,3 % en 2018. Sous Obama, durant ses deux mandats, ce secteur a détruit 210 000 emplois. Sous Trump, 473 000 emplois ont été créés dans l’industrie manufacturière en seulement deux ans !

En même temps, les salaires augmentent régulièrement. Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,2 % en 2018. C’est la hausse la plus importante depuis la crise de 2008. Et ce sont les salaires les plus bas qui ont le plus profité de la hausse : + 4,6 % dans le commerce et + 4,3 % dans les loisirs. Tous ces indicateurs, ainsi que les déclarations rassurantes du président de la Fed, permettent d’envisager une nouvelle année de croissance économique en Amérique dans le contexte d’un ralentissement de l’économie mondiale. À condition, bien entendu, de voir la fin des conflits commerciaux, en particulier avec la Chine.

La santé économique insolente des USA

Il serait utile de rappeler les principales raisons de l’excellent état de santé du marché du travail américain. En plus de la réforme fiscale qui a profité aux ménages et aux entreprises, ce sont les déréglementations qui ont donné beaucoup d’air aux employeurs. Plus de 150 initiatives de déréglementation ont été adoptées en mars 2017 par l’administration Trump dans les domaines de l’environnement, des télécommunications, de la finance, du logement, de la santé, de l’agriculture, du travail et de l’éducation. Elles sont finalisées ou en cours.

Le think tank Brookings Institution a fait un excellent travail en listant toutes ces déréglementations qui concernent autant la protection des crapauds que la flexibilité sur le marché du travail. Nos gouvernants devraient les regarder attentivement et comprendre que même de simples mesures peuvent inciter les entrepreneurs à reprendre confiance pour investir et créer des emplois.

Il reste que Trump devrait veiller à éteindre désormais la guerre commerciale qu’il a allumée et surtout revenir sur son protectionnisme populiste. À défaut, l’avenir de l’Amérique, et du monde avec elle, pourrait être moins rose.

Sur le web

Voir les commentaires (10)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (10)
  • Article très intéressant, merci. Où peut-on consulter la liste des 150 initiatives de déréglementation adoptées en mars 2017 ?

  • Ah, si on pouvait se récupérer un TRUMP comme président…
    Prochaine échéance, le shutdown et le mur. Considérant la vision antigouvernementale de Trump et de ses partisans, ainsi que la volonté de Trump, et la bêtise et le programme anti trump des démorats, ca va surement exploser le record précédent ^^.

  • « Il reste que Trump devrait veiller à éteindre désormais la guerre commerciale qu’il a allumée et surtout revenir sur son protectionnisme populiste. À défaut, l’avenir de l’Amérique, et du monde avec elle, pourrait être moins rose. »

    Cela demanderait à être explicité. Surtout quand Nancy Pelosi explique qu’ils ne construiront pas un mur parce que « Ce n’est pas moral » ?!?

    Pour vous le protectionisme populiste est-il mauvais pour raison économique ou est-ce que « pas bien, caca » ?

    • Le protectionnisme ne profite qu’à un groupe restreint de privilégiés / d’amis du pouvoir au détriment des consommateurs, en l’occurence : des consommateurs américains. Le protectionnisme restreint voire supprime l’accès des consommateurs américains à des produits étrangers moins chers que les produits américains.

      • OK, mais l’auteur dit :

        « À défaut, l’avenir de l’Amérique, et du monde avec elle, pourrait être moins rose. »

        SI la seule catastrophe qui guette les américains est de payer un peu plus cher certains produits alors que leur salaire augmente et les taxes baissent, il rééliront Donald triomphalement (avec Riri, Fifi, Loulou).

      • Et pour le reste du monde … En France, on n’a pas de pétrole, plus d’argent et plus de travail, mais on a des éoliennes.

  • Merci pour cet article très intéressant que de nombreux media renâcleraient à publier!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Après un barrage non-stop de couverture négative des médias envers le croquemitaine orange – c’était justifié à l’occasion – le « sauveur » Joe Biden est arrivé. Un an après son inauguration, est-ce que l’enthousiasme débordant des médias à l’époque se justifie encore ?

Continuité des politiques de Trump avec Joe Biden

Non, en fait, il n’a jamais été justifiable considérant la trop grande proximité idéologique (antilibérale) des deux principaux concurrents pour la Maison Blanche en 2020.

C’est tellement évident que l’on peut dif... Poursuivre la lecture

Le monstre de l’inflation est sorti de son placard dans les pays occidentaux. Et pas sûr qu’il y retourne gentiment.

La dérive des prix a atteint 7 % l’an dernier aux États-Unis, du jamais vu depuis… 39 ans. En zone euro, elle est passé en douze mois de presque zéro à 5 %, un niveau atteint pour la dernière fois il y a trente ans sur le continent. La France est en retrait, à 2,8 %, mais sans doute plus pour longtemps.

Cette flambée est essentiellement la conséquence des restrictions imposées suites au covid. Les confinements, fe... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Albin Wagener. Un article de The Conversation.

Considéré avant tout comme un emblème très actuel de la (contre-) culture web, les mèmes pullulent désormais sur les boards (ces plates-formes collaboratives alternatives comme 4chan, Reddit ou 9gag) ou les réseaux sociaux – et ont même permis l’émergence de groupes de chineurs de mèmes (ou neurchi), dédiés au rassemblement de consommateurs et de producteurs de mèmes, attirant ainsi à nouveau une population plus jeune sur Facebook. Mais les mèmes ne sont pas que de simples objets humor... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles