L’ubérisation de la politique a déjà commencé

La révolution libérale poussée par les nouvelles technologies va renforcer la démocratie directe et supprimer les obstacles administratifs.

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L’ubérisation de la politique a déjà commencé

Publié le 29 décembre 2018
- A +

Par Peter Libtank.

Comme vient de l’illustrer le mouvement des Gilets Jaunes, la révolution digitale, avec ses nouveaux moyens de communication numérique, permet de contourner les corps intermédiaires (partis politiques, syndicats, assemblée de députés, gouvernement… ).

Pourquoi voter, ou se faire élire, si les réseaux sociaux permettent des actions plus visibles avec des résultats plus rapides ?

Cette révolution digitale, parfois dénommée ubérisation ou désintermédiation, est aussi une révolution libérale qui va profondément modifier le capitalisme français et déstabiliser bien des positions dominantes, en particulier publiques et administratives.

Dans le contexte d’une Présidence désormais peu crédible, cette révolution libérale va enfin transformer le pays, rénover notre économie et notre démocratie.

Pour le bien de tous

D’une manière générale, toute manipulation de marché qui créé des rentes de situation, qui établit ou maintient des positions dominantes, qui entrave le libre échange et le développement économique des marchés comme des entreprises, freine la création de richesses et finit par appauvrir le plus grand nombre.

À différentes époques et sur différentes géographies, cette situation délétère s’est souvent reproduite, par exemple en URSS marxiste, en Chine maoiste, dans le Cuba castriste… mais aussi en France.

Pendant plusieurs siècles, le pays a, par exemple, souffert de la mainmise de l’Église sur ses moyens de production.

Jusqu’en 1789, les innombrables dons et legs des fidèles, comme les dîmes imposées aux laïcs, ont permis de constituer un formidable « capital » de propriétés agricoles et d’immeubles. À cause du vœu de célibat des prêtres et autres membres du clergé, ces « capitaux » n’ont pas été dilués au fil des générations.

En 1789, les biens du clergé étaient évalués à 3 milliards de livres (environ dix fois le montant du budget annuel du royaume) et 12 % du territoire (les meilleures terres). Ses seuls revenus étaient estimés à 40 % du PIB du pays.

Avec un marché productif inefficace, dominé par la seule institution religieuse, l’Église et son clergé (1% de la population en 1789) ont conduit à une sur-allocation de ressources à des fins non productives (cathédrales, églises…) et à une sous-allocation de ressources à des fins productives (abbayes seulement converties en filatures de coton après 1789).

Ainsi, l’abus de position dominante de l’Église a contribué à ralentir le développement économique du pays. Pour s’en libérer, il aura fallu une révolution.

L’État, ce nouveau clergé

Depuis 1789, le pays a laissé son économie glisser progressivement sous une autre mainmise, celle de l’État et de son « clergé » de hauts fonctionnaires.

En général, l’art de gouverner consiste à prendre le plus d’argent possible d’une partie des citoyens pour le donner à l’autre.        Voltaire

En France socialiste, l’éléphantiasis des pouvoirs publics — et le « capitalisme de connivence » public/privé qui en résulte — a multiplié les abus de positions dominantes, les rentes de situation, les entraves administratives et réglementaires au marché avec les mêmes conséquences négatives sur la croissance et la prospérité que le « capitalisme d’église » des temps passés.

Le pays débute avec l’illusion d’un régime parlementaire, en réalité un présidentialisme majoritaire.

Il poursuit avec une grande école publique, l’ENA, pour formater, au frais du contribuable, la plupart de ses Présidents, de ses politiques, de ses hauts fonctionnaires comme de ses meilleurs lobbyistes (pantouflage et rétropantouflage public/privé).

Casser le monopole de l’administration

Depuis 1945, cette oligarchie gère, au mieux de l’intérêt général ou de ses intérêts privés, selon le moment de carrière (garantie à vie et sans risque),  un pays qui est devenu le champion du monde de la dépense publique.

Chaque année, les administrations centrales, les collectivités locales et le système de sécurité sociale prélèvent, détournent et redistribuent 58 % de la richesse nationale.

Cette France socialiste est aujourd’hui dirigée par quatre énarques, quatre hauts fonctionnaires : Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Alexis Kohler et Benoît Ribadeau-Dumas (chefs de cabinet respectifs).

Alors que la première des priorités — la mère de toutes les réformes — est de recentrer, de simplifier, d’externaliser et de moderniser l’action publique et sa technostructure afin de retrouver croissance et prospérité, comment espérer que ces hauts fonctionnaires puissent transformer le système dont chacun est le produit, le représentant, le bénéficiaire et le serviteur ?

Avec un tel niveau d’intervention dans l’économie, avec ses entreprises publiques, avec ses hauts fonctionnaires et sa technostructure, avec ses capacités législatives et réglementaires, l’administration est en situation d’abus de position dominante, incontournable et omniprésente sur la plupart des marchés.

Par exemple, pour le financement des startups, la banque publique BPI France, dirigée par des hauts fonctionnaires, représente 24 % de l’ensemble des fonds levés, contre 4 % en Allemagne ou 5 % au Royaume-Uni.

Pourtant, l’État n’a aucune compétence particulière pour sélectionner et accompagner les futures licornes. Et nos hauts fonctionnaires n’ont aucune légitimité pour jouer aux apprentis capitalistes, sans risque aucun, avec l’argent du contribuable.

Dans un récent rapport (« Renforcer le dynamisme du capital-risque français », Juillet 2016), le prix Nobel Jean Tirole critiquait l’omniprésence de la BPI dans la chaîne de financement des startups françaises « parce qu’elle joue un rôle clé d’instruction des dossiers et de coordination des acteurs privés qui bloque l’émergence d’un écosystème autonome privé ».

Cette forme de « capitalisme d’État » et de « capitalisme de connivence » n’est pas sans rappeler le « capitalisme d’église » qui a ralenti, pendant des siècles, le développement économique du pays et auquel une révolution a dû mettre fin. Les parallèles sont nombreux.

Les travers et les excès de ces déviations ne peuvent être évités qu’en libéralisant les marchés sur lequel elles se construisent.

La disruption libérale finira par l’emporter

Fort heureusement, comme en 1789, une révolution libérale se prépare, aussi violente, aussi destructrice, aussi disruptive. Grâce à l’économie digitale, à l’instar d’Amazon, de nouveaux modèles économiques émergent, souvent plus performants que les anciens, d’où leur inévitable emprise à venir.

L’ubérisation met directement en relation offre et demande, prestataires et clients, en contournant les intermédiaires, publics ou privés, les rentes de situation les plus inefficaces, les administrations les plus inutiles ou les abus de positions les plus insupportables.

Dans les sociétés démocratiques, la majorité des citoyens ne voit clairement ce qu’elle pourrait gagner à une révolution, et elle sent à chaque instant, et de mille manières, ce qu’elle pourrait y perdre.       Alexis de Tocqueville

L’ubérisation c’est la possibilité pour tout un chacun d’entreprendre avec son propre « capital » : sa voiture, son appartement, ses compétences, son patrimoine…

Mais, l’ubérisation c’est surtout une formidable libéralisation du marché. Par exemple :

l’édition et la presse. Les auteurs, les musiciens, les professionnels peuvent publier et diffuser directement en ligne leurs œuvres, leurs créations, leurs articles sans négocier avec de puissants intermédiaires en situation de rente.

la mobilité. Les particuliers et les entrepreneurs peuvent contourner toutes sortes de transporteurs établis, publics ou privés, pour les personnes ou pour les biens (SNCF, taxis, déménageurs et autres livreurs..)  pour offrir directement de nouveaux services plus souples et moins chers.

les métiers juridiques (notaires, avocats…). De nouveaux algorithmes de génération documentaire permettent des services en ligne novateurs, plus rapides et moins coûteux.

l’hôtellerie et la restauration.  La suppression d’intermédiaires ouvre et élargit l’offre des chambres chez les particuliers ou de services culinaires à domicile, accessibles simplement et rapidement.

les banques d’investissement. Les plateformes de crowdfunding ou de peer to peer lending permettent de se financer ou d’emprunter auprès de particuliers, ou de plus petits acteurs, avec plus de souplesse.

les banques de détail. Créé en 2009, le bitcoin est une monnaie décentralisée qui permet à deux utilisateurs d’échanger de l’argent sans passer par un intermédiaire. Plus besoin d’un garant tiers pour échanger un actif (banque pour une transaction financière, notaire pour un héritage…).

la santé. Aux États-Unis, se multiplient les sociétés de santé à la demande fournissant à travers des plateformes numériques des services de télé-médecine, de diagnostics à distance, de visites à domicile et de livraison de médicaments. En France, les pouvoirs publics maintiennent le système français dans l’archaïsme. Pour preuve, les errements du dossier médical personnel ou partagé (DMP) lancé en 2004.

l’énergie. La production et la distribution d’électricité solaire ou éolienne, selon une dimension horizontale et collaborative au niveau local, par des particuliers ou de petites collectivités remet en question les grands acteurs publics centralisés.

l’éducation. L’enseignement supérieur privé va multiplier l’offre de cours en ligne, gratuits et ouverts à tous. Même l’Université Paris-Nanterre développe ces nouvelles formes d’enseignement et s’engage dans de multiples projets de partage des savoirs hors de ses murs, avec ses premiers Moocs (Massive Open Online Courses).

l’action publique. La légitimité de la décision publique, comme du processus démocratique, sera spontanément remise en cause par des pétitions « en ligne » ou par des RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne).

les administrations. Le développement d’algorithmes prédictifs, par exemple appliqués à l’analyse des décisions de justice rendues publiques sur l’interne, va concurrencer l’institution judiciaire. La disparition du Centre national d’Informations Routières, « Bison futé », préfigure les conséquences disruptives pour le service public de la révolution digitale.

Cette révolution libérale annonce un « nouveau monde ». L’ubérisation de l’État et de ses institutions, d’une grande variété d’acteurs dominants, dont l’administration mais aussi d’une partie de « la France d’en haut » : hauts fonctionnaires, banquiers, politiques, notaires, avocats, syndicalistes, élus… est en marche.

Cette révolution libérale laisse espérer une économie de marché élargie avec plus de concurrence, plus d’innovation, moins d’interventions étatiques, moins d’entraves administratives, moins d’abus de pouvoir (publics), moins de dépenses publiques, moins de prélèvements obligatoires, plus de prospérité… et plus de démocratie.
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  • ENFIN !! alléluia !!!

    • Attention! Si la Présidence est peu crédible aujourd’hui, elle n’est peut-être due qu’à celui qui la représente en ce moment! Ce n’est pas parce qu’il cumule bévue sur bévue qu’il convient de tout jeter! M. Macron n’est que de passage.

  • bravo!
    belle analyse , le probleme c’est que « l’église » d’aujourd’hui règne aussi sur les esprits par l’éducation , libérer l’éducation est donc une priorité , les MOOC français tardent a arriver

  • Je ne vois pas en quoi l’ubérisation exonère les acteurs économiques des contraintes administratives.
    C’est au contraire une aliénation supplémentaire qui rétrograde les prestataires de services au statut de sous-traitants. Non seulement cela ne les dispense pas d’être assujettis à tous les prélèvements obligatoires mais ils doivent en plus verser une rente conséquente à l’intermédiaire qui monopolise le marché.
    Et le comble c’est que ces prélèvements, grâce à la mondialisation, enrichissent des multinationales étrangères qui ne paient pas (ou très peu) d’impôts en France.

    • peut etre , en état c’est pas la panacée car l’administration règne encore..
      peu importe ce que payent les multinationales , si çà permet au particulier d’entreprendre en toute liberté

      • La foire d’empoigne n’est peut-être pas exactement la panacée ….

        • la concurrence peut etre ?

        • Vous m’avez pris de vitesse!

        • @Esprit critique
          La foire d’empoigne qui vous fait peur, c’est ce que nous vivons tous les jours avec le capitalisme de connivence qui nous prive d’une saine concurrence, c’est ce que nous subissons tous les jours avec les pouvoirs publics et les lobbyes de type mafieux qui nous accablent de réglementations abusives et de taxations injustifiables.

      • « si çà permet au particulier d’entreprendre en toute liberté »

        L’ubérisation c’est exactement le contraire de la liberté. Les partenaires sélectionnés doivent accepter toutes les conditions qui sont décidées unitéralement par le donneur d’ordre, à commencer par une rémunération très faible. C’est une sorte d’esclavage moderne.

        • L’esclavage moderne c’est les travaux forcés auxquels un étatisme irresponsables et corrompus condamnent une population dont les efforts sont systématiquement ruinés par la dilapidation des prélèvements auxquels elle est soumise.

        • @Gérard 27
          Avec les outils de développement numérique rapide qu’est-ce qui interdit à des chauffeurs indépendants de se regrouper et offrir au marché une alternative décente sans engraisser Uber tout en partageant entre eux la valeur conservée?
          Quand je vois la marge ponctionnée par la Ruche-qui-dit-oui (20% de commission) pour seulement l’accès à la plateforme, son marketing et la facturation alors que la logistique reste à la charge du vendeur il est évident qu’il y a de la marge pour de la concurrence coopérative stricte.

    • Ce n’est pas tout a fait ce que j’observe. Effectivement je pense que le mot Uberisation, conviens assez mal pour parler de la politique, car il ne décrit qu’une partie marginale des phénomènes. J’ajouterais que l’Uberisation est pensée par certains de base comme un moyen de s’affranchir des règles fiscales et autres contraintes, effectivement au final ils sont les dindons d’une farce mondiale, ou les tireurs des ficelles sont ailleurs.

    • Il est heureux que les multinationales étrangères telles que les GAFA paient peu d’impôts en France car elles rendent un véritable service public (qui plus est gratuitement c’est-à-dire sans être subventionnées par les pouvoirs publics).

      De plus, si leurs profits sont gigantesques, c’est parce que le capitalisme de connivence qui sévit en France a habitué les clients/contribuables à des prix tellement élevés qu’il est très facile de faire de la marge sur le marché français.

  • L’uberisation n’exonère en rien des contraintes administratives mais des fonctionnaires qui se contentent de jouer un rôle d’intermédiaire (ou de mettre des tampons sur de la paperasse)..

    Le risque d’aliénation à des entreprises privées soumises à la concurrence et à l’innovation est bien moindre que celui dont nous souffrons aujourd’hui face à un Etat obèse, une fiscalité hors de contrôle sans résultats probants (croissance, dette, déficit, chômage, sécurité, logement…)

    • L’ubérisation que vous évoquez est une déviance du libéralisme, de même, que l’on n’efface pas les traces du passé par un coup de baguette magique.
      Il faut avoir le courage de s’attaquer à la racine du mal qui est l’inadéquation de nos institutions de la Vème République avec l’évolution nécessaire d’un pays moderne.
      Il faut donc changer de paradigme avec une constitution de VIème République beaucoup moins centralisatrice, donnant plus de pouvoirs politiques et économiques aux régions – avec une évolution fédéraliste – et en réduisant le périmètre d’intervention du public sur le privé.
      La France est le pays européen qui dispose des plus grandes potentialités de développements, une évolution vers le libéralisme est seul à même d’assurer un bien meilleur pouvoir d’achat et une situation de quasi plein emploi.

      • @ Duglandin
        Vous vous faites de douces illusions avec la décentralisation car elle verrait les régions se comporter de manière aussi abusive que l’État. D’ailleurs penchez vous sur les finances des collectivités territoriales et vous verrez que la dilapidation décentralisée fonctionne de manière aussi abusive que la dilapidation centralisée

        • Virgin
          Vous aussi, vous raisonnez par extrapolation de la gabegie Étatique française que nous connaissons actuellement et, par déduction, vous affirmez qu’un régionalisme français version fédéraliste serait affecté des mêmes tares…
          Mais alors, comment expliquez vous que ce système fédéraliste fonctionne d’une façon quasi parfaite chez notre voisin helvétique et, qu’il ait permis à ses ressortissants de parvenir au quasi plein emploi – de ses jeunes générations notamment – et à un haut niveau de vie, le tout, sans avoir à faire appel à une caste de Bonapartistes Énarchiques mais, tout simplement, en utilisant des règles institutionnelles respectueuses de la déclaration des droits de l’homme….. imprimée en France!

          • La réponse est comprise dans votre question. Fédéralisme, régionalisation, ces modèles ne seront pas la panacée du mal français.
            Le fond du problème français tient au fait que depuis les abus de privilèges de l’Ancien Régime, la société est devenue paranoiaque, la Révolution, et plus efficacement encore le Bonapartisme, a institutionnalisé la méfiance par le contrôle bureaucratique systématique. Nombre de fonctions sont doublées ou divisées pour garantir un contrôle par un tiers fonctionnaire: l’un calcule l’impôt l’autre l’encaisse, l’un enseigne l’autre inspecte, l’un prescrit l’autre paie, etc…
            La méfiance est à tous les niveaux administratifs (à l’exclusion du niveau politique qui lui bénéficie de son immunité), ce qui induit ensuite la méfiance du fonctionnaire à l’égard du privé dans toute la société, tout en déresponsabilisant le fonctionnaire.
            De par la loi on est tous présumé innocent mais dans les faits on est tous suspects.
            Tant que l’on ne fera pas la révolution culturelle de l’auto-contrôle dans l’administration, notre Etat ne pourra que perpétuer l’irresponsabilité de ses agents et conforter cette fracture morale dans la société qui mine durablement la France.
            Dans le contexte de mondialisation qui favorise l’auto-ajustement par les marchés, cette conception archaïque de l’administration n’est pas une bonne idée.

            • Et cette révolution culturelle étant très difficile à établir par le haut, seule l’ubérisation permettra d’induire les changements administratifs.

  • Actuellement l’ubérisation apparait assez encadré.
    Ainsi sur you tube, il existe une modulation de la liberté de regarder certaines vidéos selon le pays dans lequel on se trouve, sans que celles-ci fassent une propagande terroriste.

  • En ce qui concerne les start-up il n’y a pas que la bpi qui agit en relais de l’état. Il y a les régions, officiellement en charge du « développement économique  » qui essaient, elles aussi, de phagocyter l’écosystème privé des startup . Par exemple la région AuvergneRhône-alpes a pris le contrôle en 2018 d’un site de crowfunding (incit financement ), sa directrice vient directement de la région et son président est également le président de lyon métropole angels qui regroupe tout les clubs d’angels de la région lyonnaise. Depuis, quand on veut investir dans une start-up sur la région c’est passage obligatoire de fait par le site incit financement. Quand l’état ne peux pas entrer par la porte il rentre par la fenêtre.

    • la purge de l’administration publique va avoir lieu.. la seule question c’est quand

    • @ Lesuisse
      C’est exactement cela. Une région comme Auvergne-Rhône-Alpes a la dimension d’un petit État qui peut fonctionner de manière aussi abusive que l’État jacobin.

      D’ailleurs, si la France était une fédération de régions et si l’Europe était une confédération de fédérations (en remplacement des anciennes nations), les populations seraient toujours confrontés au même problème d’étatisme abusif à tous les niveaux.

      C’est pourquoi l’article de Peter Libtank analyse parfaitement le problème pour comprendre comment l’ubérisation de la société peut nous sortir de l’impasse où nous sommes.

  • l’action publique. La légitimité de la décision publique, comme du processus démocratique, sera spontanément remise en cause par des pétitions « en ligne » ou par des RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne).
    euh..vraiment? juste la légitimité? ou on peut imaginer le pire quand une décision sera prise sur la base d’une pétition lancée par une corporation puissante?
    un ric pour interdire la réforme de a fonction publique par exemple ?
    quant au solaire et à l’éolien.. non..c’est la remise en cause de la mainmise de l’etat qui est importante pas la technologie. vous pouvez partager un générateur diesel! ou une centrale biomasse tout autant…
    il faudrait aussi sans doute définir l’uberisation qui est peut être la possibilité pour les consommateurs de disposer d’obtenir un gain grâce à un meilleur accès à l’information..

    • ou la capacité de s’affranchir des monopoles , si je peux vendre de l’électricité a mon voisin sans taxes.. çà change tout pour lui et pour moi

    • Jacques Lemière, vous raisonnez en fonction d’un formatage et d’un vécu français!
      Le RIC serait une avancée intéressante s’il était accompagné d’une évolution vers une forme de démocratie directe…
      Pour emmerder certains, je dirais… »comme en Suisse ».

  • Quel optimisme !
    L’uberisation n’est qu’un remède bien partiel et incomplet au mal du monopole des incompétents égocentriques. Il suffit de voir un GJ à la télé pour constater que ce monopole ne sera pas remplacé par une saine concurrence entre personnes compétentes soucieuses de leurs « clients », mais par de multiples petits incompétents tout aussi égocentriques, superficiels et oublieux des intérêts à long-terme de leurs clients.

  • Au bout du RIC il y a la guillotine…

    • « ….la guillotine… » non.
      Au pire, un séjour prolongé dans une résidence secondaire située dans un environnement plus clément…..

  • A mon avis il serait préférable que les Gilets Jaunes arrêtent leurs âneries car ce sont ceux qui payent des impôts qui vont en payer encore plus.

  • Sur le RIC ce que j’ai lu, vu ou entendu de mieux. Pas un mot à changer: COMPRENDRE LE RIC EN 3 MINUTES – Vincent Lapierre vous parle

    • pas convaincu…
      mieux vaudrait une constitution plus soucieuse des libertés individuelles..

      • @jacques lemière : Avec un conseil constitutionnel rempli peu à peu de progressistes remplaçant les conservateurs « qui ne modifient la constitution qu d’une main tremblante », on aurait plus qu’une règle truquée, par laquelle on joue soit sur la liberté, soit sur l’égalité, et bientôt la fraternité….

        • Une bonne constitution claire, nette, simple, et consistante (comme la DDHC) n’a pas besoin de Conseil Constitutionnel pour l' »interpréter ».

  • Les deux exemples donnés (Amazon, Uber) sont deux cas pathologiques de monopoles économiques prédateurs, résolument anti libéraux et que les états ont pour devoir d’abattre par tous les moyens comme destructeur des économies locales.

    Car c’est le devoir des nations de s’arranger pour que la distribution et les compagnies de taxi soient gérées par des natifs et payent leur impôts dans le pays…

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