Nucléaire : sortir de l’écologiquement correct

Qui aujourd’hui, de bonne foi et toute idéologie écartée, ne réfléchirait pas à deux fois avant de sceller d’un trait de plume le sort de la centrale de Fessenheim, à part peut-être le patron d’EDF ?

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France, de Moulins à Paris : Autoroute et Paysages, une traversée du territoire : " centrale nucléaire " Belleville-sur-Loire (Cher) By: (vincent desjardins) - CC BY 2.0

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Nucléaire : sortir de l’écologiquement correct

Publié le 7 décembre 2018
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Par Gérard Petit.

Les temps sont à la remise en cause d’orientations qui paraissaient gravées dans le marbre et dont, pour certaines au moins, les fondements paraissent très discutables au regard de ce que nous disent les contextes d’aujourd’hui. Une bonne raison de les réinterroger, quand on ne les a pas oubliés.

Conformisme et dévoiement

Qui aujourd’hui, de bonne foi et toute idéologie écartée, ne réfléchirait pas à deux fois avant de sceller d’un trait de plume le sort de la centrale de Fessenheim, à part peut-être le patron d’EDF ? Lui voit en effet l’avenir au travers du prisme éolien et solaire, parce que SA en non plus service public, EDF doit d’abord se préoccuper de business et que chercher à capter les subventions généreusement octroyées pour soutenir les EnR ferait sens, contre toute autre approche, quitte à chambouler le socle nucléaire sur lequel fonctionne industriellement et économiquement l’entreprise.

Qu’il faille donc accepter pour se mettre dans « dans le vent et sous le soleil », de sacrifier des outils industriels en pleine capacité de production et gardant un fort potentiel ne semble pas poser question, puisque de telles décisions seraient dans le sens de l’Histoire et que retourner sa flèche n’est pas à la portée du premier venu.
Ainsi, le nucléaire « énergie du passé » voire au mieux « énergie de transition » serait de facto exclu de toute approche prospective.

Pas de chance, et le GIEC vient semble t-il de s’en rendre compte dans son dernier rapport, le nucléaire, entre autres qualités insignes, est un soldat d’élite à engager dans une lutte sérieuse contre le réchauffement climatique.

Les contempteurs haussent les épaules disant que le nucléaire est quantité négligeable, sauf pour les dangers majeurs qu’il présente à leurs yeux, car ne produisant que 9 % de l’électricité mondiale.

Mais réalisent-ils bien ce que représente ce chiffre qui équivaut, entre autres à toute l’hydroélectricité de la planète. Imaginons un instant l’impact sur les rejets de GES si toute cette électricité avait été produite par des sources fossiles. Mais cette dimension semble échapper aux écologistes qui oublient sans doute la raison affichée de leur combat, lui préférant, sans surprise, leur vielle lune anti-nucléaire.

La réalité et ce qu’on en dit

On a souvent parlé de « dégagisme » vocable inventé pour qualifier le renouvellement à coup de balai des représentants d’une classe politique honnie, mais ce concept radical ne s’appliquerait-il pas aussi à ces idées avec lesquelles on a totalement conditionné l’opinion par un martelage incessant.

Ainsi, notre pays est longtemps resté indifférent aux sirènes antinucléaires d’Outre Rhin mais depuis, il s’est bien rattrapé en adoptant un suivisme militant, la preuve par le service rendu depuis des années par le parc nucléaire national n’ayant apparemment compté pour rien.

N’est-il pas temps de questionner les fondements (ou plutôt l’absence d’iceux !), des qualificatifs dont on affuble volontiers le nucléaire (lobby, opacité…) et dans la foulée de mieux considérer ses avantages spécifiques : fourniture massive à la demande (base et suivi de charge) compétitivité économique (tous aspects inclus, dont la gestion des déchets ultimes, la réussite à l’export en atteste) facteur d’indépendance énergétique (aucun risque de pénurie de minerai, maîtrise de toute la chaîne de valeur ajoutée) et last mais pas least, source énergétique non carbonée capable de se substituer à bien des usages.

Alors, ce sont les déchets ultimes qui sont brandis pour bien montrer que finalement le nucléaire est une impasse, verrou qu’essaient de tenir fermement les opposants qui sinon verraient toute leur argumentation fragilisée. Agiter sans scrupules le spectre du legs empoisonné laissé aux générations futures ne laisse pas indifférente une opinion qui regarde souvent l’argument comme décisif.

Mais là comme ailleurs, ne pas vouloir considérer qu’une solution existe, sérieuse, mûrie, répondant au cahier des charges du très long terme, relève de la politique d’accablement systématique qui fait florès.

Sortir de l’écologiquement correct

Mais puisque l’agitation des rues fait, par effet collatéral, vaciller des certitudes qui se révèlent bien moins ancrées qu’on le croyait, parce que non questionnées sérieusement jusque là, alors regardons avec des yeux neufs les mesures dites écologiques que les pouvoirs qui se succèdent ont enrichies à l’envi sans s’interroger plus avant sur leurs impacts sociétaux.

Vouloir manger et boire plus sainement et mieux respirer dans nos villes sont des aspirations fondamentales, pouvoir se chauffer, s’éclairer, se déplacer ne le sont pas moins, même si certaines sont, par essence et sans jeu de mot, peuvent s’opposer.
C’est donc un équilibre entre ces souhaits qu’il faut tenir et celui atteint actuellement n’est pas satisfaisant et surtout n’est pas durable.

Mais, plutôt que de chercher à réduire « drastiquement et rapidement partout », il semble plus avisé de construire des alternatives crédibles et accessibles vers lesquelles la société ira progressivement. Une société doit rester « manœuvrante » pour pouvoir évoluer effectivement.

Mais paradoxe, quand des solutions existent déjà et qu’elles ont fait leurs preuves durant des décennies et c’est le cas du nucléaire, pourquoi vouloir s’en déprendre alors qu’elles ne se seront jamais autant montrées adaptées aux problématiques d’aujourd’hui.

Une vraie chance à saisir pour Fessenheim

À cet égard, les agents de Fessenheim pourraient profiter de cette conjoncture, qui ne se représentera sans doute pas, pour dire haut et fort que l’arrêt décidé de leurs machines ne répond à aucun besoin de la société, sinon à satisfaire des injonctions idéologiques qui prennent à rebours des enjeux majeurs écologiques et économiques.
Mais le voudront-ils, leur évolution professionnelle étant déjà garantie par leur entreprise à la différence criante des nombreux sous-traitants travaillant pour le site, qui eux risquent d’attendre vainement les nouvelles implantations promises et qui n’en ont ni le temps, ni les moyens, comme la crise actuelle le montre avec violence ?

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  • Si vous pensez que votre technologie est « supérieure », vous appelez à la libéralisation du marché.
    Bien sûr reste à adresser les questions posées par les antinucléaires espérant susciter un boycott, seule méthode pour contrarier une technologie « supérieure ».
    A titre personnel, je suis bien incapable de vous dire si le nucleaire est vraiment rejeté par la population.. je ne parle pas de sondage d’opinion..mais de concret ce que les gens achèteraient si ils avaient le choix.

    mais la vraie question est de savoir ce que vous attendez de moi..que je vote pour un candidat qui promettrait de ne pas fermer les centrales???
    sinon quoi que je débatte mais de quoi?
    de la supériorité de la technologie?

    je peux discuter du coût de revient..quoique n’importe quelle loi à venir augmentant les contraintes de construction peut fausser les conclusions éventuelles..
    que je parle du danger? de l’aspect sanitaire? à court terme à moyen terme?
    alors certes pour une centrale en fonctionnement les choses sont différentes et à moins de démontrer que le risque augmente beaucoup si la centrale est prolongée on voit mal l’intérêt de fermer un truc qui marche.

    Pour de nouvelles centrales, je remarque aussi que les défenseurs nucléaire ont adopté une position climatiquement correcte..qui leur permet de rejeter le gaz ou le charbon comme concurrents à considérer .. or la question climatique est aussi une question d’argent.. Y a t il une si grande différence entre considérer que l’existence de déchets à longue vie est un risque énorme pour l’humanité que de dire que d’mettre du CO2 est un risque énorme ?

    si on se place dans la perspective de la construction de nouvelles unités de production… vous devez donc nous faire la démonstration que les avantages/désavantages du charbon et du gaz sont inférieurs par rapport au nucléaire.. faire du giec en somme..
    d’ailleurs , dans un monde réaliste, on sait que de nouvelles unités à base de fossile vont voir le jour, et sauf à adhérer à l’idée que l’occident doit faire les efforts. pourquoi pas en France?

    il faut donc admettre qu’en France on doit se passer de fossile ( pour la production d’électricité) tout en sachant que les fossiles vont continuer à être utilisés et développés ailleurs et massivement.. Pourquoi?

    Une bande de loustics, bien sous tous rapports, a décidé que..c’est à nous de faire les efforts pour lutter contre les émissions de CO2 , autrement dit c’est à nous de se serrer la ceinture avec les fossiles.. et si je refuse ça….

    on doit discuter donc mais dans n cadre préétabli..
    parlons donc du cadre d’abord.

    Il me semble qu’en réalité les incertitudes , les interets si divergents, entre les pays et les individus , sont tels que trancher « raisonnablement » est impossible…

    • « la vraie question est de savoir ce que vous attendez de moi..que je vote pour un candidat qui promettrait de ne pas fermer les centrales??? »

      Que j’aimerais pouvoir voter pour un candidat qui ne promette « RIEN », sinon sauver le pays …

      • sauver le pays…sans blague?de qui de quoi?

        question de point de vue..
        un peu comme l’auteur qui veut bien de l’argument précautionneux pour ne pas utiliser de fossile, mais ne l’accepte pas pour ne pas utiliser le nucleaire..or ils ne sont pas de nature différente.

        si une question est posée sur le plan politique, elle sera tranchée par les politiques autrement dit arbitrairement.

        Il semble qu’il y ait un consensus pour dire qu’il faille une politique energetique..soit , alors ça sera arbitraire..
        quand on décide que la santé ou l’éducation relève de la politique, alors on a l’arbitraire..

        Pour faire court, je rappelle que des gens antinucléaires ,et c’est leur droit, ont dû payer pour le nucleaire et plus généralement pour une politique energetique qui leur déplaisait.
        Il ont certes essayé d’imposer leur vue par la rue, car c’est une caractéristique de la gauche qui accepte de jouer tant qu’elle gagne.et qui redevient extrêmement légaliste dès que le gouvernement va dans son sens…

        une fois admis que l’énergie est contrôlée par la politique…l’avis d’un antinucléaire vaut le mien, je peux ne pas être d »accord avec lui mais je refuse qu’on lui retire le droit de faire les choix qu’il veut…

        on peut selon moi discuter de l’existence d’une politique énergétique.. mais i on l’accepte..on ne se plaint pas..on peut juste en rire ou pleurer.

        qu’un gouvernement décide que la France mette en place un vaste « plan » de nucléarisation » ou décide de le réduire..c’est pareil selon moi. Ce n’est pas vraiment son rôle…

        •  » des gens antinucléaires ,et c’est leur droit, ont dû payer pour le nucleaire et plus généralement pour une politique energetique qui leur déplaisait. »
          Non, ils ont payé pour disposer de façon constante d’électricité à un bon prix, à l’inverse de leurs propres solutions.

      • « sinon laisser au pays ses chances de se sauver tout seul, en supposant d’ailleurs qu’une fois les politiciens actuels virés, il soit encore en danger.

    • Je vous remercie pour l’attention portée à ce texte.

      Je conviens avec vous qu’il n’est jamais facile de mesurer des risques et encore moins de les comparer. Relativement pourtant, si on croit que le réchauffement actuel de la planète est causé par les émissions de GES et que les dommages risquent d’être importants, voire irréversibles, il est essentiel de considérer les sources d’énergie qui en produisent le moins, afin d’essayer de conjurer un péril vital. Sous cet angle (et avec l’hydroélectricité), seul le nucléaire est capable de productions massives d’électricité à la demande et se trouve donc logiquement en lice.

      A supposer que vous adhériez aux prodromes précédents, peut-on, comme vous le faites, renvoyer dos à dos des risques que vous estimez commensurables tels que ceux présentés par Cigéo d’un côté et le réchauffement de la planète de l’autre, vous évitant ainsi d’opter?

      Croyez-vous que la radioactivité de déchets, dont on sait se protéger efficacement dans la longue durée, ayant conçu un confinement dont les qualités devraient perdurer le temps (très long) que les produits piégés perdent leur nuisance, présente un risque majeur pour l’avenir de la planète ?
      Mais vous le savez, voir présenter CIGEO comme une solution, même à peaufiner, est un casus belli pour les contempteurs du nucléaire, puisque c’est le verrou majeur de leur argumentation qui sauterait. Alors de là à outrer le danger, il n’y a qu’un pas.

      Mais à éthique donnée, les échelles de temps, elles, pourraient bien ne pas être commensurables, les effets du réchauffement jusqu’à même l’irréversibilité, c’est un siècle environ à la cadence actuelle, quant à CIGEO, il faudrait rajouter une ère voir davantage si tant est que le danger soit avéré. Décidément, de mon point de vue évidemment, de compte n’y est pas.

  • Bonjour,
    Pour éclairer le débat je vais vous expliquer le fond d’une opposition au nucléaire. Toute industrie comporte des risques, le nucléaire comme les autres. Tout système accepte comme risque le risque le plus élevé de ses composants. Pour avoir été au contact des contrôles commandes des centrales nucléaires, je sais pertinemment que le risque d’une explosion d’un réacteur nucléaire a été calculé en termes de probabilités.
    Ce risque, je ne parviens pas à l’accepter, pour moi et moins encore pour les miens.
    Cela peut vous paraître discutable, c’est pourtant certainement le moins discutable du monde. c’est mon avis. Et chacun devrait être libre en démocratie d’exprimer son avis.
    Tout le reste n’est que littérature, les arguments pour ou contre n’ont aucune valeur confrontés à cela. Et qu’une élite « d’experts » décide à ma place de faire courir ce risque m’est juste insupportable.
    Certes, le risque est mesuré et infinitésimale, cependant le coût d’un risque n’est réellement évaluable qu’en multipliant la probabilité de survenue d’un événement par le coût de l’impact de ce même événement.
    Or autant, on sait assez bien estimer la probabilité du risque ( à quelques variables terroristes, cupides ou mauvaises gestions près), qu’estimer le coût pour un pays de rayer de la carte pour des centaines de milliers d’années un cercle d’une dizaine de km de terrains n’a jamais été fait sérieusement.
    Quoiqu’il en soit, le risque (un ordre de grandeur de 10 puissance moins 12) multiplié par cet impact (encore inconnu) ne me semble plus du tout epsilon.

    Loin de moi l’idée de vouloir créer la polémique, juste d’expliquer.

    • pourriez vous nous donner un scénario de l’explosion d’un réacteur en France, concrètement, veux-je dire ? infinitésimal semble bien caractériser le risque…

      • Tu peux toujours attendre une réponse…le risque nucléaire est….je cherche ,ce truc est tellement simple dans sa conception que le risque avoisine zero. Merdasse, ce n’est jamais qu’une grosse cocotte minute..elle n’explose pas tous les jours que je sache ..quand a la fusion du cœur….même chernobyle n’a pas fusionné seulement explose a cause de la pression du a la technologie employée et abandonnée depuis longtemps

      • En effet, contrairement à ce qui est affirmé, plus le risque est faible et plus il est mal estimé. Pour prendre l’analogie médicale, si vous attrapez une saleté qui touche une personne sur 1 million, votre risque de décès est déjà mal estimé. Si c’est une sur 100 millions, le professeur vous dira qu’il attend votre propre décès pour préciser un peu le risque. Pour le nucléaire, à 10 moins 12 annuel, vous seriez un millier de fois mort d’une collision de la terre avec un énorme astéroïde avant…

    • merci de cette approche. Mais comment évaluer le coût de l’impact ?

      • Facile, vous mettez les compagnies d’assurance en libre concurrence sur l’affaire, la meilleure prime vous donnera le produit impact x risque, et vous divisez par le risque pour avoir l’impact.

        • Le coût de l’impact est tellement difficile à calculer que l’administration a laissé tomber. c’est bien le problème. Quant à la solution de MichelO, je serais assez curieux de savoir quelle assurance se positionnerait sur une telle couverture…

    • « le risque d’explosion d’un réacteur nucléaire »
      Ce terme est hautement incorrect. La configuration des cœurs est telle qu’il ne peut y avoir de masse critique comme dans une bombe.
      Il peut par contre y avoir des excursions critiques après un accident grave entraînant une fusion partielle mais en aucun cas une explosion.
      En revanche on peut discuter des rejets accidentels en cas de perte de confinement de toutes les barrières et des mesures prises en cas de crise pour y faire face.
      Mais de grâce cessez de colporter des contrevérités.

      • Actuellement, les radiations à Fukushima sont estimées comparables entre « 15 minutes à 25 mètres du coeur du réacteur » et « 11 heures de vol entre Paris et Tokyo ».

      • C’est vrai Franck, j’ai eu tort de parler d’explosion nucléaire. Parlons donc d’accident nucléaire. Et si le coeur est effectivement bien protégé, il n’en est pas de même des piscines des déchets.

    • Sur ces bases, je suppose que vous ne prenez pas votre voiture, le réservoir a un risque d’explosion, calculé par des imbéciles. Je ne vous parle même pas de l’avion, qui a un risque de s’écraser à chaque vol… encore une fois calculé par d’autres abrutis incompétents. Plus simplement , j’ose espérer que vous ne buvez pas l’eau du robinet, qui présente un risque de contamination géré par une bande de crétins finis, eux aussi aux ordre d’une ‘élite’ qui ne pense qu’à faire du mal à ses congénères… 🙂

  • les centrales étant construites, la déconstruction/démantèlement n’étant pas au point, autant les faire fonctionner ?

    • Le démantèlement est au point. La question est économique: on peut remplacer des composants pour allonger la durée de vie des réacteurs (couvercles de cuves, générateurs de vapeur, pour les plus gros composants) mais à un moment donné ça devient trop cher (par exemple les bâtiments réacteurs des REP 900 n’ont pas de « brèche fusible », en terme de construction, pour faire passer une cuve entière de remplacement). A ce stade il vaut mieux construire un réacteur neuf.
      Quand au démantèlement lui-même on sait faire. Là aussi l y a des considérations économiques qui entrent en jeu. S’il y a des radioéléments à vie courte ou moyenne (cas d’une cuve de réacteur présentant des produits d’activation), on peut attendre quelques années de décroissance, ne serait-ce que pour diminuer les doses engagées des opérateurs démanteleurs. S’il n’y a que des radioéléments à vie longue (cas d’un labo traitant du plutonium)on peut démanteler sans attendre, ça ne change pas le problème.

  • Sans vouloir, par absence de certitudes, défendre le tout nucléaire, je voudrais vous faire part de la position d’un ami de mon fils, intervenant dans les centrales françaises sur tout le territoire.
     » Il y a des centrales où je serre les fesses quand j’interviens et quand je vois la manière dont elles sont entretenues, et dans ce domaine, Fessenheim est très loin d’être la pire ! »
    Sans citer de noms…

    • EDF se fait régulièrement rappelé à l’ordre par l’ASN en ce qui concerne les conditions de travail des intervenants, souvent sous-traitants, pendant les arrêts de tranche. Ceux-ci doivent être aussi courts que possible pour des raisons économiques évidentes. Et on ne peut pas dire à EDF: fermez des réacteurs et formez du personnel d’entretien. Il faut donc trouver de la sous-traitance. Le sujet est un vrai sujet, sans être un réel problème.

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