Gilets jaunes : ne laissons pas la France s’embraser

Nous sommes à la croisée des chemins : l’exaspération de la population explique la sympathie apparente pour un mouvement violent qui chante la Marseillaise, mais qui agit évidemment à l’inverse des principes de la démocratie. OPINION

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Close Lightning By: zoutedrop - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Gilets jaunes : ne laissons pas la France s’embraser

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 6 décembre 2018
- A +

Par Thierry Foucart.

Dans un article précédent, j’expliquais que le risque de l’extrémisme devenait de plus en important au fur et à mesure que le président Macron menait une politique de répression et de moralité publique refusée par une partie de la majorité qui l’a élu.

Nous sommes à la croisée des chemins : l’exaspération de la population qui n’a pas voté pour lui au premier tour explique la sympathie apparente pour un mouvement violent, destructeur, qui chante la Marseillaise (c’est mieux que l’Internationale !), mais qui agit évidemment à l’inverse des principes de la démocratie. C’est assez étonnant de voir toute une partie de la population revendiquer la baisse de la pression fiscale et l’augmentation du SMIC, et oublier que ces taxes et impôts financent les prestations sociales qu’ils perçoivent : santé, retraite, aide au logement, prime de rentrée scolaire, primes de Noël, allocations familiales, bourses d’études, avantages sociaux…

Une économie qui finance le social

La politique économique que mène Emmanuel Macron est keynésienne et la politique sociale franchement socialiste. Dans cette vision de la société, il faut bien que l’économique finance le social. Mais « en même temps », Emmanuel Macron veut financer la transition écologique : avec quoi ? Comment financer une politique écologique avec un budget déficitaire permanent et quasiment au maximum et une dette publique considérable qui continue de croître, sinon en augmentant les prélèvements obligatoires sur les foyers, qui sont déjà insupportables ? L’État- providence a tiré sa dernière cartouche financière il y a longtemps.

Il y a actuellement deux problèmes à régler : le premier, conjoncturel, est de mettre fin aux mouvements de protestation. Le second est de dégager des fonds pour financer la transition écologique. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il y a une politique possible.

Il faut calmer le jeu. La première mesure est l’abandon de la taxe écologique sur les carburants. Ce n’est pas la consommation qu’il faut taxer, mais l’investissement : on peut remplacer cette taxe par un malus, analogue à celui qui est imposé aux voitures à essence polluantes, mais qui ne pénalise pas les propriétaires de voiture diesel. Il est regrettable qu’on n’y ait pas pensé avant.

La répression routière est aussi un facteur d’exaspération, comme le montrent les incendies volontaires des radars : on peut diminuer largement les amendes scandaleuses dont je faisais état dans l’article précédent, redonner des points à ceux qui n’en ont plus (prix d’un stage de récupération de points : 158 € minimum, plus de 10 % du SMIC !), et rendre aux forces de l’ordre le rôle qui est le leur, c’est-à-dire assurer la sécurité intérieure contre les délinquants, et non contre les conducteurs ordinaires.

Il faut prévoir l’avenir. Cela signifie entamer une politique à long terme de rétablissement des finances publiques et privées, pour redonner à l’État des moyens ponctuels d’action.

L’État omniprésent

L’État s’est emparé de la vie des gens, et décide pour eux de plus de la moitié de leurs dépenses : ces dernières sont devenues invisibles, et cela explique que les Gilets jaunes réclament à la fois la baisse de la pression fiscale et la hausse de leur pouvoir d’achat — sans voir la contradiction entre ces deux revendications — ou exigent le rétablissement de l’impôt sur la fortune qui consiste à prendre aux riches l’argent qu’ils ont honnêtement gagné et qui ne suffirait certainement pas à couvrir les dépenses.

La solution consiste à redonner aux citoyens la maîtrise de leur propre vie en distribuant le salaire complet aux salariés, en supprimant les monopoles d’État et en libéralisant le secteur social, conformément à la législation européenne, et en laissant la population prendre en charge ses propres problèmes de financement de retraite et de santé.

Cela ne coûte quasiment rien au plan financier, au contraire, cela diminue les frais de gestion de l’État et supprime des sujets sources de conflits récurrents. Au plan politique, il faut évidemment faire attention aux mentalités socialistes qui sont encore largement répandues en France.

Pour éviter les contestations de cette nature, il suffit de donner le choix aux salariés de continuer à adhérer aux organismes sociaux publics dans les mêmes conditions qu’auparavant, ou de souscrire des assurances et mutuelles privées suivant leur choix personnels.

Cette politique n’est pas contradictoire avec une assurance sociale retraite et santé minimale destinée aux personnes en grande difficulté. C’est ce qui a été fait pour le gaz et l’électricité, et personne ne proteste contre les offres privées d’énergie puisque tout le monde peut conserver le contrat antérieur.

Mais cette politique sociale n’est pas considérée comme socialiste : la perte de pouvoirs des monopoles sociaux est également une perte de pouvoir et financière pour les syndicats. Ces derniers devraient se préoccuper de leur manque quasi-total de représentativité, comme le montre le refus des Gilets jaunes qu’ils participent aux manifestations.

Les syndicats en France sont comme les anciens partis politiques : ils défendent une conception ancienne de la société et ont abandonné la défense des intérêts individuels des salariés, assurée depuis longtemps par la loi, c’est-à-dire par l’État, alors que ce n’est pas le rôle de ce dernier. Le troisième point consiste donc à redonner aux syndicats ce rôle dont l’État s’est emparé.

Ces mesures éviteraient les mouvements spontanés et irrationnels comme ceux des Bonnets rouges et des Gilets jaunes, redonneraient aux individus et aux élus le sens des responsabilités du citoyen et de l’État. Il n’y aurait pas besoin d’une assemblée constituante dont la nécessité serait criante si des mouvements comme les précédents se multipliaient, mais dont le résultat dans l’ambiance actuelle pourrait être le rétablissement d’un régime stalinien ou policier.

Voir les commentaires (62)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (62)
  • je crains fort que cette revolution ne soit pas en capacité d’entrevoir le fait que libéraliser l’économie sera bénéfique pour elle..
    en effet élevée au biberon du tout social , plusieurs générations sont convaincues que leur salut viendra de l’etat .
    Merci a l’éducation nationale elle a fait du bon boulot en formant des électeurs de gauche plutôt que des spécialistes « employables »
    La population n’est plus adaptée a un monde libéralisé , les allemands de l’est on perdu une generation avant de se remettre a niveau..
    De plus l’administration ne cédera pas un pouce de terrain sur ses privileges.
    on ne fera pas l’économie d’un chaos par l’implosion du systeme
    comme l’URSS, la population n’est pas au niveau nécessaire a un consensus.

  • le minimum retraite, rsa et cmu coûte déjà un bras et représente je pense l’essentiel des dépenses sociales.

  • Un mouvement violent…..je ne lis pas a suite je déteste la propagande.
    Qui est violent le peuple ou l’état ? Qui attaque qui se défend ?

    • Les apprentis révolutionnaires ne semblent pas se rendre compte que le mouvement des GJ est complètement gangréné et récupéré par des idées antilibérales. Les « libéraux » qui accompagnent ce mouvement de manière bienveillante sans oser la moindre critique vont à mon avis très vite déchanter.

      • personne n’a révé, suggéré quelque fois….

      • Sur les ronds points, où je vais de temps en temps discuter avec les GJ, pour leur apporter du café ou des bonbons ( c est mauvais pour les dents gnark’gnark ) , il est tout à fait possible de faire passer des messages libéraux, et c’est bien la première fois de ma vie que je n obtiens pas de l hostilité en retour. Bon c est clair qu il ne faut pas s afficher ouvertement pour le marché, ou libéral sinon on te prend pour un macroniste…comme quoi c est pas gagné..mais je ne suis pas devenu libéral du jour au lendemain. Quelqu un à posé une graine, puis le processus fut long et douloureux avec beaucoup de résistance de ma part. Je reviens de loin, du côté obscur.
        Ces gens, les GJ, ne sont pas tous stupides, c’est seulement qu ils connaissent mal nos idées qui sont travesties en permanence par les médias et les politiques.
        C’est bien et très satisfaisant de discuter ici entre nous et de nous quereller sur des détails alors que nous sommes d accord sur l’essentiel, mais ç’est encore plus gratifiant ( je vois toujours mon intérêt ) de provoquer des dissonances sur ces braves gens qui ne manquent pas de logiques mais ont de mauvaises prémisses. Je n en ai peut être convaincu qu un seul, un soce, et il vient dîner à la maison ce soir, c est peu mais mieux que rien, voire même un exploit. Petit à petit, convaincre, comment faire autrement si on est libéral. Et pour convaincre il faut se frotter aux gens qui n’ont pas les mêmes idées, notre mépris ne les convaincra jamais. ( ok, il y en a que je méprise, mais je parle des vrais gens, pas des politiques )

        • Eh bien, tous mes voeux vous accompagnent pour que vous passiez tous deux une bonne soirée !

        • un peu similaire, je vais sur fb pour tenter de recadrer modestement et distiller quelques idées dites libérales….mais c’est un vrai défi car beaucoup ne comprennent rien ou ne veulent pas comprendre..

      • Évidemment que la récupération va bon train même que le gvt mais du cœur a l’ouvrage pour qu’ils pourrisseent le mouvement et vont accorder plein de trucs a ces nouveaux venus et dire qu’ils ont entendu le peuple et agit…la base du mouvement le ras le bol du racket des automobilistes , c’est tout…le reste les médias l’ont inventé !

      • @MonsieurB
        Non, la gauche tente de récupérer ce mouvement, vu sa déroute aux élections. Mais les libéraux ne peuvent qu’aider un mouvement de révolte contre le racket organisé par le morveux énarque et ses sbires!

  • « … cela explique que les Gilets jaunes réclament à la fois la baisse de la pression fiscale et la hausse de leur pouvoir d’achat — sans voir la contradiction entre ces deux revendications … » : il n’y a pas de contradiction, et vous le montrez d’ailleurs juste après avec vos considérations sur le salaire complet.

    Le fait est que depuis cette fabuleuse invention qu’est la TVA, Bercy a constaté que le consentement à l’impôt s’obtient beaucoup plus facilement en privilégiant les prélèvements « invisibles » effectués par l’intermédiaire des entreprises, qui rappelons-le ne supportent aucun impôt puisqu’elles répercutent l’ensemble de leurs charges sur leurs clients (l’argent ne rentre que par les caisses).
    Des exemples ? La proportion de plus en plus faible de l’impôt sur le revenu, la multiplication des taxes, plus récemment la suppression de la taxe d’habitation, bientôt le prélèvement à la source, etc …
    Tout ceci par ailleurs aux dépens de la compétitivité des entreprises, mais on s’en fout …

    Les gilets jaunes, c’est juste la constatation que leurs revenus leur permettent de moins en moins d’acheter le minimum vital.
    La spoliation généralisée arrive à son terme.

    • « la multiplication des taxes » à la consommation

    • et encore ils n’ont encore rien vu !

    • @cachou42
      « …entreprises, qui … répercutent l’ensemble de leurs charges sur leurs clients »
      C’est faux dans le cas des entreprises soumises à une concurrence étrangère ne supportant pas les mêmes charges.
      Elles commencent par réduire en conséquence leurs investissements, puis répercutent les charges sur le personnel, puis, si elles n’ont pas pu déménager, disparaissent…
      Cela décrit l’évolution de l’industrie française depuis une trentaine d’années.

      • Oui, merci pour cette précision sur la compétitivité des entreprises.

      • Exact. La part de l’industrie dans le PIB était de 32%, elle n’est plus que de 12% aujourd’hui, alors qu’elle est toujours de 33% en Allemagne et 30% en Suisse.
        Et après avoir détruit notre industrie, voila que nos politiciens s’attachent à la destruction de notre agriculture, avec l’interdiction des OGM, des engrais chimiques, des pesticides, bientôt du glyphosate, etc…

  • Je suis tombé hier soir sur un exercice de grand écart dialectique de Marlène Sciappa, qui nous expliquait sans sourciller que l’ achat de porcelaine par l’ Elysée était un acte de défense du pouvoir d’ achat des français, parce que au regard de l’ instabilité des prix du pétrole à cause des politiques des pays arabes, la diplomatie menée par Emmanuel Macron à grandes doses de tasse de café et de thé permettait d’ influencer le monde extérieur en notre faveur.
    Je me demande si elle ne tient pas un peu de la famille Tuche cette grande gourde. Si t’ as la pêche t’ as la patate, quand t’ as la patate t’ as la frite, quand t’ as la frite t’ a l’ ketchup, quand t’ as l’ ketchup t’ as la mayo, et quand t’ as l’ maillot t’ as la plage, et si t’ as la plage t’ as la mer, et quand t’ as la mer, t’ as la pêche!
    Voilà, avec un tel niveau dans notre gouvernement, faut pas s’ étonner du niveau des revendications des GJ. J’ en entends un sur dix parler de choses sensées, et je suis gentil, le reste est à pleurer.

    • C’est vrai que Team Macron s’est quand même choisi une super mascotte. Tiens, pour trouver des ronds, ils pourraient vendre le DVD du « Best of Marlène. »

    • Quand on va chercher des idiotes blogueuses pour les nommer ministre, pour faire moderne (encore un coup de com habituel du morveux) il faut pas s’étonner que la cruche sorte des inepties! On voit où en est le niveau politique du pays!

  • Le problème majeur est la suppression de la taxe d’habitation ..cela devrait coûter entre 20 a 25 milliards d’Euros !!! Nous avons un déficit de 57 % du Budget de la Dépense publique …Les caisses sont vident ,il faut voir la réalité en Face !!! 1 Français sur deux paye l’impôt sur le revenu !!! La seule solution de ce gouvernement et même les autres c’est de taxer , pour la simple raison tout le monde pyent sans exception … le seul remède pour faire rentrer du cash dans les caisses!!!
    La vrai réforme de la fiscalité est de SUPPRIMER l’impôt sur le revenu .. et le remplacer par la CSG sur tout lesrevenu parce que là tout le monde payera sa part sans exception : du travail et les revenus du capital …Revoir les niches fiscale du revenu
    104 milliards d’Euros , supprimer toutes ces commissions , le conseil economique et social voir la Cour des Comptes c’est un avis consultatif sans aucune obligation d’exécution , vu leurs salaires !!! et de fonctionnement …LA VRAI REFORME ETAIT FISCALE Et BUDGETAIRE c’est ça la politique AUTREMENT !! Arrêter la politique des années 80 qui nous a conduit à la fallite de notre société … L’espoir fait vivre mais mourrir aussi ..

    • pas de probleme pour la taxe d’habitation , la taxe foncière va augmenter de 200% et sera basée sur le revenu

    • Pour la Cour des Comptes une obligation de résultats suite à leur recommandations ?

    • @ Lou 17
      Non! En justice européenne, la CSG (= cotisation sociale généralisée!) est considérée comme une cotisation sociale et pas un impôt! Donc, je touche une (petite) retraite de la France, mais je ne serai pas soumis à CSG, puisque « socialisé » dans mon pays!

  • « Le second est de dégager des fonds pour financer la transition écologique. »

    Et hop, cette fois ci il veut la financer donc pas de doute sur le propos, nous avons ici un socialiste qui s’ignore.

    Déprimant.

    • « Ce n’est pas la consommation qu’il faut taxer, mais l’investissement »

      ca aussi ça pique fort, même si j’ai compris qu’il ne parlait ici que des bagnoles. C’est n’importe quoi.

    • +1000
      Si la transition écologique a besoin de fonds (sans fin) pour exister, c’est qu’elle n’a pas lieu d’être.

      • @MichelO
        Mon cher, ça fait des années que nous, vous,moi, répétons cette vérité : »Si la transition écologique a besoin de fonds (sans fin) pour exister, c’est qu’elle n’a pas lieu d’être. »
        Mais certains sont tellement intoxiqués au réchauffisme et d’autres tellement bornés que pisser dans mon saxo aurait le même effet… Pardon a Coleman Hawkins….

      • La réalité du pouvoir est à 180° de votre logique : si on a besoin de fonds sans fin la transition écologique doit être !

    • Il ne s’ignore pas du tout, si vous aviez lu son bouquin vous constateriez qu’il assume autant que ses lubies sociétales. C’est un pur socialiste!

  • « prix d’un stage de récupération de points : 158 € minimum, plus de 10 % du SMIC ! ». Bah si le SMIC était plus élevé, à 1800€ comme le réclame Mélanchon ce serait plus supportable. Encore ces salauds de patrons qui gardent l’argent, et nous empêchent de payer nos frais incompressibles…
    Évidemment on pourrait aussi baisser le prix du stage, mais l’on sacrifiait alors les connaissances inestimables acquises dans ces stages, et cela au prix de vies humaines! Inconcevable…

  • Si l’Etat veut soulager les citoyens qu’il commence par oublier la « transition écologique » et tout ce que cela coûte en subventions et donc en taxes. Les gens se fichent de la « transition écologique », ils ne demandent pas davantage d’éoliennes, ils veulent davantage de pouvoir d’achat.

  • Oui étonnant ces deux phrases  » il faut financer la TE » et « il faut taxer l’investissement » … Au contraire, il faut supprimer des taxes, et arrêter de financer des stupidités comme la TE.

  • bonjour,
    Point besoin d’un quelconque plan « transition écologique » puisqu’il n’y a pas de réchauffement climatique.
    Pour ce qui est de la représentativité des syndicats, encore faudrait-il sortir du modèle imposé par le général de Gaulle à la fin de la seconde guerre mondiale et laisser libre les gens de créer tout syndicats qu’ils jugeraient utiles.

  • D’accord avec les grandes lignes de M. Foucart.

    Je conteste néanmoins l’utilité des politiques publiques « de transition » dans un pays en crise économique et sociale.
    Imaginons que l’argument du réchauffement tienne la route (gros effort d’imagination quand même.)
    Vous pourriez avoir deux catégories de pays: les early adopters, qui vont pouvoir s’équiper rapidement et pas trop douloureusement, et essuyer les plâtres de technologies pas encore rentables ou fiables.
    Et vous pouvez avoir les suiveurs, ceux qui n’achètent pas le dernier iphone, mais qui s »équiperont quand cela aura un sens économique et non idéologique.
    Pourquoi diantre la France aurait-elle le devoir idéologique de faire partie des premiers?
    Ne me dites pas que c’est pour s’assurer la maîtrise technologique et industrielle: c’est déjà raté, les Chinois ont écrasé la concurrence.

    Donc pour le coup, moratoire sur le plan d’équipement transition pour 10 ans au moins.

    • @ Pangzi
      Non, il y a bien une augmentation des températures, semble-t-il, mais qui n’a rien d’anormal (ce n’est pas la 1ière fois!) et ce sera progressif: victimes probables: des vieux et de très jeunes enfants. Que l’état (le gouvernement) le dise et diffuse comment se protéger, OK! Mais pas subsidier les ventilateurs ou l’air conditionné!

  • les vaisselles, la piscine… il y en a de l;argent…

  • « Le second est de dégager des fonds pour financer la transition écologique. » J’ai arrêté de lire ici.

  • « Il y a actuellement deux problèmes à régler : le premier, conjoncturel, est de mettre fin aux mouvements de protestation. Le second est de dégager des fonds pour financer la transition écologique.  »
    Et rétablir la compétitivité du pays, la croissance, faire baisser le chômage, arrêter l’explosion des déficits et de la dette, non, ça ne vous effleure pas ?

    • Et puis, le lien entre baisse de la pression fiscale et augmentation du pouvoir d’achat est assez évident, et pour y voir une contradiction, il faut valider le postulat socialiste que c’est la redistribution qui est la source du niveau de vie.
      Bref, heureusement que vous affirmez être critique du socialisme parce que vos mesure ne le montrent guère !
      Quant au fait qu’il faille des fonds pour financer la transition écologique, c’est un postulat qui mériterait d’être étayer. Doublé de cet autre postulat, au moins aussi discutable, que ce serait à l’Etat de l’organiser et le financer.

  • « mais qui agit évidemment à l’inverse des principes de la démocratie »

    Mouais. S’il s’agit d’instruire un procès en pureté démocratique, il faut l’instruire complètement, pour toutes les parties.

    Sans même évoquer les scandaleuses manipulations juridiques et médiatiques durant la campagne qui auraient dû conduire à son annulation si nous étions réellement en démocratie, un pouvoir reposant sur 50% d’abstention est peut-être légal, mais n’a aucune légitimité démocratique. Depuis, ses décisions sont forcément entachées de nullité démocratique, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Sur cette base d’une évidence biblique, parfaitement indiscutable, la question de savoir si la sympathie pour le mouvement est apparente ou réelle est nulle et non avenue.

    Pire, les mauvaises décisions dominent largement les bonnes. Par exemple, a quel moment les Français ont-il donné un mandat clair et indiscutable à Macron pour signer le traité de l’ONU sur les migrations ? A la suite de quel référendum a-t-il gagné la faveur de la population sur un sujet pourtant absolument déterminant pour l’avenir du pays ? L’éventuelle signature de ce traité est illégitime, dénuée du moindre fondement démocratique. Dans quelques jours, selon les choix présidentiels, nous aurons la preuve définitive permettant de savoir si nous sommes en démocratie ou pas. Sans doute possible, Macron doit renoncer à signer puisqu’il n’a reçu aucun mandat clair et démocratique à cette fin.

    Avant de se concentrer sur la paille, il faudrait peut-être songer à examiner la poutre, démarche salutaire permettant d’avoir des arguments audibles et crédibles.

    • Histoire étonnante ,le machin bouge encore….les belges vont signer , ils ont trop de francophones chez eux ?

    • @ Cavaignac
      Si les élections posaient problème, il y a en France, toutes les instances nécessaires pour les annuler, sinon, il faut bien accepter le nouveau président: votre »légitimité » n’est pas une notion légale! Elle est donc sans valeur en justice!
      Que la France ne soit pas une totale démocratie, c’est un truisme!

      • Son élection a été légale, ça oui. La légitimité a un autre sens.

      • Les instances existent, oui. La volonté de leurs membres pour appliquer l’esprit de la loi, et non en tordre la lettre dans le sens conforme à leurs biais idéologique, c’est une autre affaire.

  • donner le choix aux gens mais les forcer à la transition énergétique…beau discours, un poil illogique par contre..

  • ce sont le gouvernement et les administrations publiques qui agissent quotidiennement contre la démocratie et qui continuent tous les jours !!!
    exemple : la transition écologique (avec 1% de vote écologiste…). Et il y en a plein d’autres !

  • Je viens d’ écouter LCI, tous sont d’accord , pour apposer ……. il faut……taxer les riches..ça va bien se passer c’est certain ..ils ont même invite une espèce d’écolo pour nous faire peur ,on va mourir de chaud c’est une certitude et les survivants mouront de pollution…ce que va vraiment très mal , de plus en plus mal !

    • Ils sont vraiment bêtes à bouffer de l’herbe.

      En tant que carnivore revendiqué, je commence à avoir des idées pour leur reconversion…

  • ahd289 , c’est un avis consultatif , aucune obligation !!! si une entreprise privée a une depense de gestion comme L’ÉTAT de 57% ,
    vous croyez qu’un commissaire aux comptes
    assermenter va valider votre gestion ??
    C’est pourquoi la cour des comptes de L’ÉTAT
    n’a aucun pouvoir ..Je me répète SAPIN membre de la Cour des Comptes qui devient
    ministre des finances , son bilan , il a reduit la depense ?? non .!!! Donc cela ne sert a rien !!
    A supprimer cela fera des économies !!!

  • Il ne faut pas confondre gilets jaunes, qui ne sont que des citoyens exaspérés par la taxation maladive de Macron, et les casseurs d’extrême gauche revêtus pour la circonstance d’un gilet jaune pour faire croire qu’ils en sont. Les Black bloks sont reconnaissables à leur uniforme noir sous le gilet et leurs accessoires: masque et armes pour casser!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’investiture des candidats macronistes est conditionnée au rattachement en préfecture à la case politique « Ensemble ». Les futurs députés s’engagent également à siéger dans l’un des groupes de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale : MoDem (François Bayrou), Horizons (Édouard Philippe) ou Renaissance (ex-LREM).

La manœuvre vise à éviter la création de nouveaux groupes comme lors de la précédente mandature avec le lancement d’Écologie dém... Poursuivre la lecture

Les éditorialistes commencent à s’impatienter : Emmanuel Macron n’a toujours pas nommé son Premier ministre. Jean Castex est déjà dans les cartons, plusieurs personnalités ont déjà été approchées. Les rumeurs se font et se défont au gré de l’actualité, des fuites élyséennes et des fantasmes médiatico-journalistiques. Seulement en régime hyperprésidentiel, le nom du Premier ministre a-t-il vraiment de l’importance ? Si tout est piloté de l’Élysée, qu’il soit homme, femme, ex-socialiste ou ex-LR, l’importance n’est que d’ordre communicationnel.... Poursuivre la lecture

Décidément, Emmanuel Macron nous aura administré jusqu’au bout la preuve de son ultra-libéralisme le plus décomplexé ! De quoi frémir pour la suite. Figurez-vous que jeudi 12 mai dernier, soit exactement la veille de la fin officielle de son premier mandat, lui et son ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer ont obligé les candidats bacheliers de la spécialité Sciences économiques et sociales à plancher sur une épreuve ouvertement acquise aux thèses libérales ! Quelle ignoble propagande !

Scandaleux, pathétique, révoltant... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles