Gilets jaunes : revendications pour la liberté et la prospérité

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Mouvement des gilets jaunes, Belfort, 01 Dec 2018 By: Thomas Bresson - CC BY 2.0

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Gilets jaunes : revendications pour la liberté et la prospérité

Publié le 5 décembre 2018
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Par Nathalie MP.

Plus les manifestations des Gilets jaunes se succèdent – et nous avons assisté samedi 1er décembre dernier à un Acte III particulièrement déchaîné – plus ne surnagent dans nos esprits que les violences auxquelles ils donnent lieu et les listes éparses mais déjà vues des revendications essentiellement « vénézuéliennes » qui les accompagnent.

Vénézuéliennes, c’est-à-dire boursouflées de ces recettes prétendument miracles – SMIC à 1 300 € nets, salaire maximum à 15 000 €, ISF, interdiction des délocalisations, collectivisation de tous les services possibles, etc. – qui plaisent beaucoup aux extrêmes, qui ne révulsent pas totalement les socio-démocrates et qui font qu’au Venezuela, cela fait longtemps qu’on ne manifeste plus, mais qu’on préfère s’exiler plutôt que de mourir faute de soins ou de nourriture.

Le mouvement des Gilets jaunes a beau être qualifié d’inédit, il a beau laisser la classe politique « abasourdie » ainsi que titrait Le Monde hier, n’est-on pas reparti finalement dans une de ces convulsions paroxystiques qui saisissent la France avec la force des grandes révolutions tous les 50 ans et avec la force du folklore national tous les ans ou presque – pour revenir ensuite non pas à une situation sociale améliorée, ni même au point de départ, mais toujours plus haut dans la folie dépensière, toujours moins loin dans la volonté de réformer le pays en profondeur et toujours à la traîne de tous les autres dès lors qu’il est question de chômage, d’éducation ou de croissance ?

Il y a bel et bien de l’inédit dans la naissance de ce mouvement. Contrairement à ce qu’on observe habituellement, point de syndicats d’extrême-gauche pour appeler à refuser toute évolution de statut, toute réforme de l’Éducation nationale, toute modification, même minime, du Code du travail. Mais un mouvement spontané venu du cœur de la société pour s’élever contre des taxes devenues de plus en plus insupportables. Un sentiment pas complètement absurde dans un pays champion d’Europe des prélèvements.

Et l’on ne peut totalement réduire les Gilets jaunes à un unique pack de revendications mélenchoniennes et à un mouvement uniformément composé de casseurs. Nombreux sont les manifestants qui souhaitent juste travailler en paix et jouir un peu plus du produit de leur travail ; nombreux aussi ceux qui réprouvent avec amertume les violences de samedi dernier, au Puy-en-Velay, par exemple, où la préfecture a été incendiée.

Flottement dans les certitudes

On ne peut le nier, la France est passablement bousculée dans ses habitudes de contestation. Un flottement dans les certitudes qui entourent habituellement le modèle social dont nous sommes si fiers s’est fait jour. Tout le monde se demande comment Emmanuel Macron va pouvoir s’en tirer, car dans un contexte budgétaire tendu, chacun sent confusément qu’il se passe quelque chose de grave et différent dont le pays n’a ni l’expérience ni les codes pour se sortir.

Et pourtant, personne ne va jusqu’à additionner deux et deux. Alors qu’il faudrait parler responsabilité, initiative individuelle, baisse drastique des dépenses publiques et liberté de choix retrouvée, personne ou presque n’aborde ces questions, ni au gouvernement, ni chez les manifestants, ni chez les commentateurs politiques habituels.

Personne n’ose ou ne veut envisager la prospérité économique et la « justice sociale » en dehors de la sacro-sainte redistribution des richesses des plus riches vers les plus pauvres. Personne ne veut admettre que c’est la production qui tire tout le monde vers le haut quitte à ce que certains montent plus haut que d’autres, car le roman français a toujours privilégié un idéal d’égalité qui ne s’obtient in fine que dans le nivellement par le bas.

C’est vrai sur le plan économique, mais c’est vrai aussi pour le Bac que tout le monde exige d’obtenir, pour les études supérieures dont l’accès ne doit pas dépendre des résultats scolaires, pour l’égalité homme/femme qui voudrait imposer aux hommes des congés paternité obligatoires, etc. etc. La passion française de l’égalité tourne à l’obsession destructrice.

Aussi, depuis leur petit camp, pas retranché mais largement négligé ou dédaigné par le public et les politiciens, quelques libéraux tentent de se faire entendre :

Pour rappeler d’abord que le respect des personnes et des biens est un principe intangible. Sans la sécurité, sans le respect de propriété, rien de durable ne peut se développer. Se plaindre de la spoliation de l’État, atteinte caractérisée aux biens, et se livrer ensuite à des blocages, des dégradations et des violences est une incohérence intellectuelle, morale et économique. Saccager une Porsche sous le coup de la haine du « riche », c’est ne pas comprendre que les riches, en consommant des produits chers et souvent sophistiqués, contribuent aussi à l’innovation, au développement économique, à l’emploi et au pouvoir d’achat global.

Puis pour interroger : si les impôts qui sont censés couvrir les dépenses publiques – et ils n’y suffisent même pas, la dette caracole à 100 % du PIB – finissent pas sembler trop lourds aux riches qui quittent le pays, aux classes moyennes qui manifestent aujourd’hui et aux Français les moins bien lotis qui paient au minimum la TVA sur leur consommation, ne serait-ce pas en raison des dépenses incontrôlées et incontrôlables de l’État ? 

Avec pour conséquence que les subventions déversées, les aides nouvelles et les réglementations pour protéger a contre les entreprises de b et b contre les entreprises de c ne seront jamais qu’un baume de court terme étalé sur des plaies mal analysées.

Un milliard d’euros d’argent de poche

Rappelons-nous la « garantie jeunes » de Manuel Valls au moment de la loi El Khomri en 2016 : 450 millions d’euros. Rappelons-nous l’appli financée par l’État pour aider les taxis à « concurrencer » les VTC. Plus récemment, songeons aux 500 millions d’euros d’aides à la transition écologique annoncés en plus par Édouard Philippe pour amadouer les Gilets jaunes avant leur Acte I. On est déjà à un milliard d’euros d’argent de poche !

L’État dépense, réglemente et interdit dans des proportions compulsives, et pourtant, curieusement, la « justice sociale » réclamée à cor et à cri par tout le monde semble s’éloigner un peu plus tous les jours. Quand on a les dépenses et les prélèvements obligatoires les plus élevés d’Europe, constater aussi un chômage au double ou au triple de celui de nos voisins est en effet un vrai échec social.

Mais comment en irait-il autrement puisque tout est fait pour déverser toujours plus d’argent dans les fosses abyssales de la machine étatique, laquelle, souvent monopolistique et bien à l’abri de toute concurrence, n’a aucune, mais absolument aucune obligation de résultat ou d’efficacité ?

Dans le même temps, le secteur marchand, celui qui doit performer pour mieux servir ses clients car il est confronté à la concurrence, celui qui est ponctionné pour alimenter la machine étatique – ce secteur dispose de moins en moins de moyens pour produire et investir, donc créer des emplois, donc contribuer à la hausse du pouvoir d’achat et à la prospérité économique de chacun.

Le résultat étant que lorsqu’un État en arrive à dépenser pour une valeur qui dépasse largement la moitié de la production annuelle de richesse réalisée dans le pays (57 %), il n’est plus seulement l’entité qui assure la liberté et la sécurité des citoyens, mais un acteur incontournable et surpuissant de la vie culturelle, sociale et économique du pays.

Qu’on le veuille ou non, il imprime sa marque, oriente les décisions selon ses propres critères de ce qui est bien et ce qui est mal et finit par étouffer toute velléité d’autonomie. L’ensemble de la société dépend de lui et se positionne par rapport à lui. Peu à peu, tous les contre-pouvoirs possibles,  y compris une presse indépendante et la société civile, sont affaiblis.

Liberté et prospérité

Les libéraux parlent de baisse des dépenses publiques, une formule qui fait tout de suite penser à ces horribles concepts de rigueur ou d’austérité…, mais en réalité, c’est bien de liberté et de prospérité qu’il s’agit. 

Alors, si vous aimez la liberté et si vous voulez retrouver la prospérité économique :

· Ne demandez pas un minimum de 1 200 € pour les pensions de retraite ; exigez de pouvoir préparer votre retraite vous-même, en dehors du système étatique imposé qui vous met à sa merci, comme on l’a bien vu dans le budget 2019 qui a prévu une revalorisation (0,9 %) inférieure à l’inflation (1,4 %) pour une simple question d’équilibre budgétaire.

· Ne demandez pas un salaire minimum de 1 300 € nets ; exigez plutôt qu’il soit baissé pour permettre aux personnes les plus fragiles, les moins bien formées et les moins expérimentées d’entrer sur le marché du travail, donc de gagner en expérience, donc de pouvoir peut-être évoluer vers de nouvelles fonctions.

· Ne demandez pas le rétablissement de l’ISF et ne faites pas la guerre aux riches ; demandez plutôt que la pression fiscale baisse pour tout le monde, riches compris, afin que plus de capitaux soient disponibles pour être investis dans des activités productives concurrentielles, gage ultérieur de croissance et d’emplois.

· Soyez fermes sur le gel des taxes sur les carburants, mais ne demandez pas leur remplacement par un nouvel impôt ; exigez plutôt que le gouvernement trouve des économies à faire, exigez que les fonctionnaires travaillent leur 35 h, exigez le non remplacement des fonctionnaires partant en retraite selon une analyse précise des missions de l’État. Les montants récupérés viendront irriguer directement notre économie.

. Et si vous y tenez, exigez d’Emmanuel Macron qu’il demande la démission en bloc de son gouvernement pour nommer une nouvelle équipe sur de vrais critères de compétence, afin qu’elle mène, enfin, une  vraie politique de liberté et de prospérité. « Garder le cap » qui nous engloutit lentement mais sûrement depuis plus de 45 ans n’est plus possible !

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  • claude henry de chasne
    5 décembre 2018 at 7 h 53 min

    Il faut d’abord impérativement que les politiques français arrêtent de vouloir impressionner la planete, avec la soi disant « Grandeur »de la France. C’est risible.
    Dans tout les domaines , les voila prêts a carillonner , le génie national , du systeme social que la planete est sensé nous envier ,aux interventions militaires chargées de protéger les droits de l’homme, et nous préserver d’une menace qu’on a de la peine a entrevoir depuis la « plus belle avenue du monde ».
    Marre de voir cette gabegie inféodée aux chimères du passé.;
    la Hollande, , la Suède le Danemark , les Suisses ont ils une armée? des sous marins nucléaires?interviennent ils dans des conflits armés? non ,ce faisant risquent t ils quelque chose ?non regardez leur niveau de vie.
    ont ils le personnel politique logé dans des palais?
    Non , le president de la République Française n’est pas chargé de monter l’exemple écologique a toute la planete.
    Non , L’armée française n’a pas a figurer sur des théâtres d’opérations militaires avec des forces armées qu’elle n’a pas les moyens d’entretenir , fussent ils placés sous l’autorité du Président.
    Non la France n’a pas les moyens d’offrir a toute les souffrances du monde , nos hôpitaux surchargés entretenus par le contribuable.
    Non la France n’a pas vocation a corriger par des aides la pauvreté planétaire.
    Non la france n’a pas vocation a accueillir tous les migrants d’Afrique
    Non la france qui a le temps de travail le plus faible d’Europe n’est plus un exemple a suivre, personne ne veut du modèle social français en Europe, çà c’est clair.
    elle est là la revolution,
    L’état français n’est plus en mesure de mener grand train avec l’argent de ses contribuables exsangues , des entreprises zombies, de ses lubies égalitaires,et de son attachement a un marxisme fantasmé.
    Le renouveau de la france passera par la libéralisation de son économie , quand notre mur de Berlin idéologique tombera!
    La fin de la cinquième republique , la fin du paritarisme , la fin du syndicalisme marxiste,vont ouvrir les perspectives d’une France régénérée
    Place aux jeunes!

    • Bien venue au Venezuela

    •  » la Hollande, , la Suède le Danemark , les Suisses ont ils une armée? des sous marins nucléaires?interviennent ils dans des conflits armés? non  »

      La Suisse a une armée et la Hollande comme le Danemark sont intervenus en Afghanistan

      • claude henry de chasne
        5 décembre 2018 at 10 h 20 min

        oui dans le cadre de L’ONU peut etre , mais interviennent il en libye? au Tchad ? en syrie? en Centrafrique? au mali etc…

        • Il faut absolument revoir la copie des alliances et se partager les charges chose que l’on supporte actuellement car on est une grande nation.

          • @ Scritto
            Grande nation, vous parlez de quoi, là?
            Je me suis souvent demandé aussi ce que l’armée française allait foutre dans au moins 13 spots hors de France: que ce soit liés à des intérêts français ne fait aucun doute: la grandeur d’âme n’est qu’un argument pour discours. Il n’est pas écrit « bécasse »!

      • les Suisses ont une armée, et j’éviterai de m’y frotter !

    • Pas d’accord pour le volet défense (sauf pour condamner l’interventionnisme hors territoire.)
      « Si vis pacem, para bellum » n’a jamais été démenti au cours de l’histoire humaine.

      • claude henry de chasne
        5 décembre 2018 at 11 h 26 min

        quels sont les risques de voir fla france attaquée sur son territoire, et si c’était le cas que feraient nos alliés?

        • 1- Ne pas compter sur nos alliés. Personne ne veut être l’allié des faibles (suzerain, oui, allié, non.)
          2- Le risque aujourd’hui: minimal.
          Le risque dans 10-15-30 ans, si nous sommes devenus incapables de nous défendre? Impossible à quantifier. Mais si vous attendez une attaque pour vous préparer, vous êtes mal barré.
          Qui? Sais pas. Je n’ai pas de boule de cristal. Au hasard de la démographie, n’importe quel pays africain si on ne maintient pas une sérieuse supériorité tactique et technologique. La Turquie sous le règne de Tayyib II? L’Allemagne après que nous ayons fait défaut sur notre dette?

          • Et je ne parle pas d’un scénario kosovar, où nos alliés seraient les premiers à nous enfler bien profond.

          • claude henry de chasne
            5 décembre 2018 at 12 h 10 min

            certes mais depuis Maginot , la donne a considérablement changé
            la france fait partie de l’europe , est ce que c’est a la france a faire la defense des pays européens?si un pays europeen était attaqué?
            sans le parapluie US que serait l’europe? militairement parlant.;

            non je ne crois pas qu »on puisse défendre ce point de vue , car si une guerre était déclarée (avec qui?) je ne crois pas que la france pourrait défendre seule l’intégrité de son territoire (qui pourrait bien vouloir envahir la France? et pourquoi , l’armée a été
            transformée en éléments d’interventions pour les projections extérieures

            • « est ce que c’est a la france a faire la defense des pays européens? »

              Non. A moins que les autres ne nous rémunèrent pour cela, ce qui serait une faute de leur part. Idem pour l’OTAN: on ne doit pas compter sur une éternelle protection US, sans parler des contreparties exigées, telles que participer à des guerres inutiles. Je rejoins Trump sur ce point: si l’Allemagne refuse de financer sa propre défense, elle peut se faire trucider par la Pologne (!) et n’aura personne d’autre à blâmer.

              La transformation de l’armée en GI Joe planétaire s’inscrit dans une approche qui dépasse la simple défense, je ne l’approuve pas. Si je devais faire ma liste au père Noël stratégique, je préférerais une armée (largement) milicienne sur le modèle Suisse: efficace, pas trop chère et strictement défensive.

              De Gaulle avait fondé la dissuasion nucléaire pour permettre une certaine indépendance à long terme. Ça me paraît encore cohérent, peut-être plus que jamais.

              Dans tous les cas, se placer sur le temps long et reconnaître que les menaces d’aujourd’hui ne seront pas forcément celles de demain.

        • Nos alliés? Les autres membres de l’OTAN.

    • Si nous appliquions tous vos « Non » nous deviendrions rapidement la « Dorée du Nord ». Un pays fermé et qui ne rayonne plus se sclérose et son peuple meurt. Par contre quand le Président américain nous tweete des pics c’est aussi parce qu’il sait que nous sommes influents dans le monde. Peut-être faut-il revoir nos interventions dans certains domaines mais surtout pas tous.

      • claude henry de chasne
        5 décembre 2018 at 11 h 28 min

        influents ? vous revez
        un pays fermé parce qu’on a pas de politique d’intervention? et les autres pays européens , ils ont la bombe?non
        çà leur manque?

      • C’est parce que la France continue à se faire des illusions sur sa prétendue influence et son prétendu rayonnement dans le monde qu’elle n’en finit pas de péricliter! Il est temps d’ouvrir les yeux et de se regarder sans indulgence, sans se parer de paillettes ou de plumes du paon.

    • Place aux jeunes? Oui bien sûr, mais à une place qu’ils auront su gagner, parce que avant, il n’y a pas plus conformiste, plus suiviste et plus mortellement ennuyeux qu’un jeune mis à une place imméritée d’où il va pérorer (genre Macron, jeune attardé)
      Plutôt place aux subversifs matures, ils sont nettement plus intéressants!

  • Ce que vous demandez est terminé, la porte c’est refermé alors qu’elle s’était entrouverte, on assiste effectivement maintenant à la marche vénézuellienne . Et on en sortira pas, l’état à gagné et les GJ ne l’ont pas venue venir.

  • Les solutions proposées ne me séduisent pas toutes, mais l’analyse de cet article est très pertinente :
    « ….Peu à peu, tous les contre-pouvoirs possibles, y compris une presse indépendante et la société civile, sont affaiblis….. »
    Petit a petit « Le modèle français », détruit la France.
    « Emmanuelle Néron » a pour objectif de réaliser son affirmation de campagne, après lui la culture française n’existera plus.

  • J’aimerais vraiment que ce genre de message soit largement diffusé parmi les GJ. C’est un gâchis qu’aucun parti ne le porte.

  • Nathalie MP nous affirme que « le roman français a toujours privilégié un idéal d’égalité qui ne s’obtient in fine que par le nivellement par le bas ». Voilà donc ce qui est au final le résultat de la politique de redistribution de France confiée à l’Énarchie; une école unique au monde à laquelle nos élites rêvent d’appartenir….
    Le problème de la France c’est la générosité des français avec de l’argent dont ils ne disposent pas. Il s’agit d’un problème lié au formatage socio-éducatif qui affecte la capacité de raisonnement de nombre de nos compatriotes.

  • La seule chose que les Contribuables Français demandent c’est la « Baisse » de la fiscalité. C’est tout et c’est simple.! Tout le reste c’est de la littérature.

    • Demander la baisse de la fiscalité c’est demander la baisser des dépenses publiques. Voilà la mère des réformes à faire. Couper dans les dépenses de l’Etat obèse, voilà ce qui devrait être l’obsession du gouvernement.

  • Changer le gouvernement ne servira à rien. Il faut au minimum changer l’Assemblée Nationale.
    Nous assistons au match retour de l’election frelatée de 2017. Bien mal acquis ne profite jamais…

  • Le plus gros problème, a mon avis, est que je n’ais pas entendu, ou alors très accessoirement, le mot ‘Liberté’ dans la bouche des GJ.

    Leur action est une expression de la liberté, mais n’obtiendront ils pas plus d’état, à la fin ?

    Ceux qui selon B.Franklin renoncent temporairement aux libertés fondamentales pour obtenir la sécurité n’auront finalement ni la sécurité, ni la liberté…

  • Je ne partage pas, mais alors pas du tout votre conclusion: Bien sur que garder le cap est possible ! On peut faire bien pire que la France actuelle. Mais on y arrive, vous allez voir !

  • Fw: *** SPAM ***tr: Fwd: tr: Fwd: Comparaison du train de vie de l’état France / Allemagne à  lire et à faire circuler.

  • hippolyte canasson
    5 décembre 2018 at 17 h 02 min

    Causes à l’origine de la résistance aux changements.
    La résistance au changement est un comportement naturel (réflexe inné). Les êtres normaux résistent aux changements, surtout ceux qu’ils ne comprennent pas ou qui leur sont imposés.
    LE CHANGEMENT SURVIENT AU MAUVAIS MOMENT OU/ET N’APPORTE AUCUN GAIN PERSONNEL. Il y a rarement un bon moment pour se lancer dans un changement. De plus, face à un changement proposé, notre premier réflexe est de voir individuellement ce que cela va nous apporter ou comment cela va affecter la suite des choses. Si on a l’impression que les gains sont moins importants que l’effort à consentir, il y a de fortes chances qu’on ne voudra pas accepter le changement.
    LE MANQUE DE RESSOURCES DE L’ORGANISATION POUR SOUTENIR LE PROCESSUS DE TRANSFORMATION. S’adapter à de nouveaux produits, services ou pratiques consomme temps et ressources humaines et financières.
    LA CRAINTE DE NE PAS AVOIR LES COMPÉTENCES DEMANDÉES. Le changement vient altérer les habitudes des individus. Face à ce qui est requis, le besoin de développer de nouvelles compétences surgit : vais-je devoir me former à nouveau, serai-je compétent ? Ces questions génèrent de l’anxiété et devant le flou qu’elles provoquent, l’attitude de déni ou de rejet du changement apparaît comme une solution facile.
    LA CRAINTE DE L’INCONNU. Ne pas savoir ce qui se passera une fois le changement entamé ou terminé sont source d’anxiété. La tolérance à l’ambiguïté est différente d’un individu à l’autre. Pour certains, cela peut susciter une motivation à se lancer dans la nouveauté mais pour la majorité cela rime avec inconfort, malaise et parfois même souffrance. La question légitime qui survient est souvent la suivante : aurai-je la force pour passer au travers de cette épreuve ? Cet élément de crainte de l’inconnu est également renforcé par le paradoxe provoqué par les processus de changement mis en place : alors que la plupart des modèles utilisés prônent une vision linéaire de la transformation, notre expérience de vie nous démontre le contraire, dans la mesure où c’est l’imprévisibilité qui prime et dicte la suite des événements.
    LA PEUR QUE LE CHANGEMENT SOIT LE DÉBUT D’UN MOUVEMENT EN PROFONDEUR QUI VA AFFECTER LES AUTRES SPHÈRES DE LA VIE. Nous sommes affectés par la notion de complexité et savons d’instinct que quand on remue quelque chose, cela occasionne toutes sortes de réactions que nous n’avions pas anticipées. Se lancer dans un changement vient alimenter nos craintes que cela entraîne une série d’inconnus.
    LE CHANGEMENT ET SES IMPLICATIONS NE SONT PAS BIEN COMPRIS ET ASSIMILÉS DÛ À UN MANQUE D’INFORMATION SUR CERTAINS ENJEUX. Une des principales critiques que l’on émet quand on est plongé dans un changement est le manque de transparence de la part des offres de changements sur certains enjeux. Avoir l’impression qu’on nous cache des informations stratégiques pour bien comprendre la situation provoque le cynisme et encourage parfois certains actes hostiles envers cette offre. Le fait de ressentir un manque de cohérence ou de sens face a un impact qui peut faire dérailler le changement.
    LE CHANGEMENT NE PARAÎT PAS NÉCESSAIRE. Les deux questions centrales en jeu sont les suivantes : 1) Vais-je encore avoir ma place dans cette société en mouvement ? 2) Vais-je perdre de l’influence dans ce qui va en résulter ? Face à la perte de certaines habitudes engrammées, le sabotage du changement est souvent la stratégie déployée. Une autre stratégie est de questionner la pertinence du changement : veut-on changer parce que c’est nécessaire ou parce qu’il faut innover à tout prix en mettant en œuvre la nouvelle mode ?

    Les résistants au compteur Lynky, à l’informatique, au smartphone, à la climatisation, jadis au chauffage central, au micro-onde, au congélateur, naguère aux nouvelles plaques d’immatriculations, au gaz de schiste, aujourd’hui au 80kmh, aux taxes et impôts ; sont sous cultivés, sous informés. L’hiver pour le temps court et la sélection darwinienne sur le temps long en viendront à bout des frileux jaunes./

    • le changement voulu et piloté par l’Etat peut faire peur à juste titre au vu de 45 ans de (non) résultat !

    • claude henry de chasne
      5 décembre 2018 at 18 h 58 min

      sous cultivés, parlez pour vous
      nous ne sommes pas assez cons pour accepter qu’on nous vende
      un changement climatique pour continuer a nous faire les poches.

      résister a l’impôt est au contraire un signe de santé mentale,
      le socialisme c’est fin
      va falloir se faire a cette idée

    • … Manu? Manu, c’est toi? ‘Tain qu’est-ce tu fais là, t’étais pas censé bosser aujourd’hui?

  • LE VRAI PROBLEME. Une guerre a été perdue en 1992 au sommet de Rio entre des politiciens véreux de l’ONU, et les savants apolitiques méprisés dans le domaine où ils étaient jusque-là des maîtres consultés et respectés. Il s’agit de l’antique combat un temps gagné par Descartes au Siècle des Lumières. On assiste aujourd’hui à une offensive violente de l’obscurantisme nécessaire aux politiciens pour dominer le monde contre tous les autres gens aussi et plus aptes qu’eux à décider. L’élection ne doit plus être une bénédiction dispensant de rendre compte de ses actes. Le GIEC chapelle de l’antiscience et des mensonges a abouti contre toute attente à l’ignoble COP21 au prix d’une dangereuse entente mondiale reniant tous les principes démocratiques. A l’occasion de la COP24 les dégâts actuels de l’éscrologisme contre les populations pauvres apparaissent, 25 ans après avoir été remarquablement anticipés et dénoncés il y a 25 ans par l’Appel d’Heidelberg sont une vraie révolution. Que je trouve souhaitable et bienfaisante. L’échec total de la transition allemande n’est plus dissimulable et est un des motifs de renvoi de Merkel. L’appel de Heidelberg est un court texte d’une dizaine de phrases qui plaide pour une écologie scientifique dans laquelle « le contrôle et la préservation soient basés sur des critères scientifiques et non sur des préconceptions irrationnelles », et défendent l’idée d’une « nécessité absolue d’aider les pays pauvres à atteindre un niveau de développement durable […], de les protéger contre les problèmes et dangers engendrés par les pays développés ». Il se termine par la conclusion suivante : « Les plus grands maux qui accablent notre Terre sont l’ignorance et l’oppression, et non la science, la technologie et l’industrie dont les instruments, lorsqu’ils sont adéquatement gérés, deviennent les outils indispensables à un futur façonné par l’Humanité, par elle-même et pour elle-même, lui permettant ainsi de surmonter les problèmes majeurs tels que la surpopulation, la famine et les maladies répandues à travers le monde » Le réchauffisme dû au « CO2 anthropique » n’a plus aucune base scientifique et ne peut en aucun cas servir de motif à une brimade des populations. Macron a le devoir de l’admettre où de se démettre. Il doit immédiatement faire la place aux scientifiques contestataires à la COP24, en accord avec Trump et Poutine prêts à le soutenir… Faire discuter de limiter la température de 1°ou de 1,5° est inadmissible et même scandaleux dans l’état actuel de la science attribuant au CO2 un rôle climatique insignifiant.…

  • Il y a un siècle, ces assemblées de gilets jaunes demandant maintenant tout et n’importe quoi pour perdurer au delà de leur colère légitime se seraient appelées des soviets. On ne peut pas leur reprocher d’être ignorants, mais se rendre compte combien ils deviennent manipulables par des commissaires politiques communistes ne demande pas de la culture, juste du bon sens, et ça ils ne devraient pas en manquer comme ça.

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