Gilets jaunes : et maintenant on continue comme avant ?

Il est bien triste de constater que malgré les échecs de l’État, visibles tous les jours, personne ne songe à le remettre en cause.

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Gilets jaunes-4 by NightFlightToVenus (CC BY-NC-ND 2.0)

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Gilets jaunes : et maintenant on continue comme avant ?

Publié le 26 novembre 2018
- A +

Par Nathalie MP.

Christophe Castaner allait-il faire un bon ministre de l’Intérieur ? On pouvait en douter. Rien dans son expérience de militant socialiste opportuniste ne le prédisposait à ce type de poste ; il avait même fallu lui adjoindre un « grand flic » pour crédibiliser une nomination qui avait tout de la récompense politique pour services rendus à la tête du parti présidentiel. Avec les manifestations des Gilets jaunes, on a une réponse claire et définitive : il est nul. Et c’est grave, car par sa voix, c’est l’État qui parle. Après l’État-obèse et l’État-nounou, nous voici en plus avec l’État-idiot !

Alors que tout le pays est chamboulé depuis un mois par une fronde fiscale inédite venue du cœur de la société française, M. Castaner n’a rien trouvé de mieux à dire à propos des casseurs qui se sont introduits dans la manifestation parisienne du samedi 24 novembre qu’il s’agissait d’une mobilisation de l’ultra-droite répondant à l’appel de Marine Le Pen pour faire tomber les institutions. Une interprétation des faits tellement grossière que même Le Monde a jugé utile de faire une petite mise au point dans son live de l’événement (photo).

Bien sûr que Marine Le Pen est aux aguets. Mais elle est loin d’être la seule. Politiquement, il est si incroyablement formidable de voir pareil mouvement social se lever contre le gouvernement à quelques mois d’une élection à la proportionnelle qui pourrait fixer le paysage politique pour longtemps que toutes les oppositions à Emmanuel Macron sont dans les starting-blocks et font le compte de la récupération qu’elles peuvent espérer, France insoumise comprise.

De là à voir se former une coalition des oppositions… Il fallait voir le député François Ruffin, grand manitou de la Nuit debout, se mettre en scène avec « cinquante Picards » pour rejoindre les Gilets jaunes à Paris. Il fallait entendre Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière roucouler sur la convergence des luttes contre le Président des riches et les privilèges fiscaux des grandes fortunes.

Mais chez Castaner, le ministre d’État qu’il est aujourd’hui a manifestement du mal à se départir des réflexes pavloviens du militant socialiste qu’il fut longtemps. Comme au bon vieux temps de Mitterrand et de Hollande, il faut « faire barrage à l’extrême-droite ». Ou comment jeter un peu plus d’huile sur le feu en réduisant les contestataires à des violents et des « fachos ».

Il se confirme aujourd’hui qu’il était comme d’habitude complètement à côté de la plaque. Le profil des personnes interpelées samedi 24/11/18 à Paris montre qu’il s’agissait surtout de « suiveurs » sans antécédent judiciaire menés par des leaders clairement issus de l’extrême-gauche et clairement venus pour casser.

Si le gouvernement n’a pas d’autre analyse à proposer, je crains que la sortie de crise ne soit pas pour demain. (Mais concrètement, on sait déjà que des états-généraux de la transition énergétique et leur ribambelle « d’accompagnements » vont être annoncés mardi).

Le 17 novembre dernier, la 1ère journée d’action des Gilets jaunes avait pris une forme en rapport direct avec la contestation d’origine, à savoir la hausse des taxes sur les carburants. C’est donc avec leur voiture que les Gilets jaunes avaient voulu agir un peu partout en France pour alerter le gouvernement sur leur ras-le-bol fiscal et leurs inquiétudes quant à leur pouvoir d’achat.

Samedi, la forme était différente. Si l’on a encore vu quelques barrages routiers en plusieurs points du pays, il n’était plus majoritairement question ni de voiture, ni de carburant, ni de blocages. Il s’agissait de monter à Paris, de manifester dans les grandes artères symboliques du pouvoir politique, d’atteindre l’Élysée et d’attirer, enfin, l’attention de celui qui détient aujourd’hui ce pouvoir.

« Qu’ils viennent me chercher » avait lancé non sans provocation Emmanuel Macron au moment de l’affaire Benalla. Un brin bravache, il avait même ajouté : « Le seul responsable de cette affaire, c’est moi ! » Le voilà pris au mot, pas seulement pour le scandale de l’été, mais pour toute sa politique depuis le début. Un plantage annoncé, écrivais-je il y a un mois.

Il n’est guère étonnant dès lors de voir les Gilets jaunes – et beaucoup de Français avec eux – se retourner contre lui dans les difficultés car il a d’abord suscité beaucoup d’espoir de changement sans douleur et il a ensuite tout fait pour incarner personnellement le pouvoir « jupitérien » de l’État. Nombreux sont les déçus du macronisme qui crient leur déception aujourd’hui.

Mais fondamentalement, au-delà de la personne du Président, c’est bien l’État qui est interpellé. Comment pourrait-il en être autrement dans un pays où l’État décide de tout ou presque ? Comment pourrait-il en être autrement dans un pays où l’État va jusqu’à s’affirmer comme le détenteur du bien et le détenteur du vrai ?

Notre santé est entre ses mains. Notre retraite est entre ses mains. L’éducation de nos enfants est entre ses mains. Notre travail est entre ses mains. Le salaire minimum est entre ses mains – et comptons sur Bruno Le Maire pour que le salaire maximum y soit prochainement. Notre chauffage est entre ses mains. Notre alimentation est entre ses mains. Notre information est entre ses mains. Notre voiture est entre ses mains. Notre vélo commence à l’intéresser prodigieusement.

Viande, sucre, sel, produits bio, égalité homme femme, essence, diesel, fake news, congé paternité, don d’organe, glyphosate, abeilles, papillons, réchauffement climatique, âge du capitaine – il existe et il existera des législations contraignantes pour tout, au gré des « fins sociales » édictées par les équipes au pouvoir.

Quelles fins sociales ? Dans l’ensemble, depuis 1945, nous vivons dans dans un environnement politique qui :

  1. a commencé par sanctifier l’État-providence puis l’État-stratège,
  2. a toujours voulu se démarquer de « l’ultra-libéralisme » qui fait tant de mal à tous les pays qui sont en meilleure santé économique et sociale que nous,
  3. nous entraîne maintenant de force dans une transition écologique et énergétique dont les effets « dramatiques » ne sont pas corroborés par une analyse pointilleuse des faits,
  4. veut imposer son progressisme sociétal plutôt que laisser la société évoluer d’elle-même au gré de débats menés librement parmi ses membres.

Conséquence inévitable mais terrible pour les libertés et la prospérité économique, les choix personnels des individus sont relégués dans un champ de plus en plus étroit tandis que les impôts destinés à financer les fins sociales sont de plus en plus élevés. L’esprit d’autonomie et de responsabilité individuelle est battu en brèche, supplanté partout par les décisions d’un État décrété, accepté voire souhaité omniscient et omnipotent.

Aussi, en France, cas vraiment particulier parmi les pays libres, même si les gens naissent bien libres et égaux en droits et même s’ils sont animés par la « recherche du bonheur » comme tous les autres hommes, ils conçoivent mal que cette recherche légitime puisse se faire en dehors de la protection tutélaire de l’État. Le pire qu’on puisse vouloir changer concerne les « fins sociales » et les bénéficiaires des attentions et redistributions de l’État, certainement pas le poids de l’État lui-même.

C’est exactement ce qui est demandé à Emmanuel Macron aujourd’hui. À quelques exceptions près, le sentiment des Gilets jaunes n’est pas qu’en France on paye trop d’impôts qui financent trop de dépenses publiques inefficaces et inutiles, c’est qu’eux-mêmes paient trop d’impôts sans avoir l’impression de bénéficier des dépenses, tandis que le gouvernement fait des cadeaux fiscaux aux riches et distribue l’argent aux chômeurs et à ceux qui touchent le RSA.

Tel Gilet jaune manifeste contre la baisse des aides sociales, tel autre s’insurge contre le train de vie des élus et de l’Élysée, tous ont l’impression de ne travailler que pour être taxés alors qu’ils ont du mal à boucler leurs fins de mois. Les menaces sur la « fin du monde » proférées par Nicolas Hulot dans L’Émission politique de jeudi dernier leur semblent complètement hors-sol. Mais tous l’affirment, ils ne « lâcheront rien tant que le gouvernement n’aura pas fait quelque chose de concret ».

Du côté des libéraux, on voit bien ce que le gouvernement pourrait faire de concret, qui aurait l’avantage d’être une politique de remise à niveau économique et sociale de long terme : baisse des impôts, baisse des dépenses publiques, recul de l’État avec restitution de certaines missions au secteur privé. Rien ne serait plus à même de favoriser une reprise économique pour tous et un retour au sens des responsabilités individuelles de chacun.

Mais on devine que ce n’est ni ce qui est souhaité – tant il est vrai, comme le disait déjà Bastiat en 1848, que l’État reste « la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » – ni ce que le gouvernement va annoncer mardi prochain tant il ne vit et ne se maintient que grâce à la pression d’un État tentaculaire qui tient tout le monde sous sa coupe via un jeu habile entre les aides et les impôts.

Dans l’espoir d’atténuer la grogne des Gilets jaunes avant la journée d’action du 17 novembre, Édouard Philippe nous avait déjà donné un petit aperçu des aides supplémentaires envisagées. Nicolas Hulot en a remis une couche jeudi en préconisant d’accompagner la transition énergétique en faisant porter la facture sur les classes les plus aisées. Et hier, le tout nouveau chef de FO a proposé un moratoire sur les taxes, le temps qu’on trouve un accord sur la prime transport qui serait supportée par les entreprises.

La triste conclusion de tout cela, c’est que de quelque côté qu’on se place, que l’État soit providence, stratège, nounou, obèse ou idiot, il a beau étaler ses échecs tous les jours – ce dont les manifestations des Gilets jaunes sont incontestablement un symptôme supplémentaire – personne ne songe à le remettre en cause. Tout au plus entend-on des exigences ponctuelles de démission d’Emmanuel Macron ou de passage à une VIème République sociale et solidaire auto-gérée, mais dès lors que les aides sociales reprennent, tout continue comme avant. Jusqu’à la prochaine éruption fiscale.

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  • Que les libéraux – dont la voix porte si peu ou si mal en France – ne mésestiment pas les Gilets jaunes. Ils sont les premiers des temps modernes à porter aussi fort en pleine lumière le ras le bol fiscal des Français.
    Ce n’est pas un hasard si ce mouvement est né des automobilistes, la categorie sociale la plus pressurée de ce pays.

    • Les gilets sont certainement contre l’augmentation des taxes mais vraisemblablement assez peu nombreux à être pour la réduction des dépenses et du périmètre de l’état….ils sont plus dans une philosophie « France insoumise » que dans celle des libéraux.

      • Il y a de nombreuses mesures de réduction des dépenses et du périmètre de l’état qui passeraient comme une lettre à la poste (sans majuscules) si elles n’étaient pas présentées aux gilets jaunes par des gens qui n’en veulent à aucun prix. La revendication des gilets jaunes est d’abord de pouvoir vivre de leur travail, donc à chaque fois que l’état prélève 100 sur les revenus de ce travail, et leur en rend 70 en oubliant de dire où sont passés les 30, on a beau jeu de dire que les gilets jaunes ne veulent pas qu’on leur supprime l’aide de 70…

        • Quand on voit le tollé que provoque une baisse des APL de 5€, je ne suis pas sûr que les français soient prêts à renoncer à leur sécu, à leur retraite par répartition, à leurs CAF et autres subventions même en leur rendant tout ou partie de leurs charges salariales patronales et CSG

          • bonjour,

            Malheureusement vous avez raison sur cet aspect là, pour preuve, un anecdote personnel.

            Ce matin au travail, je discute rapidement avec collègue et on parle des manifestations de ce weekend.
            On en vient à parler de l’Etat et j’insiste sur le fait qu’au lieu d’augmenter/créer des taxes, il vaudrait mieux revoir le périmètre d’action de l’Etat (et donc diminuer les dépenses).
            Sa réponse est : mais c’est impossible, sinon il faudrait enlever du service public, la sécu, etc.
            Et pourtant, ce collègue est loin d’être bête et n’est pas spécialement pro-état.

            Il y a encore du chemin à faire pour faire comprendre que l’état n’a pas à TOUT gérer.

            • L’Etat n’a pas à tout gérer, en effet, mais l’Etat veut aussi tout gérer même les futilités pour avoir la main-mise sur le peuple. (Dernier exemple, Macron qui veut baisser le coût du permis de conduire).
              Je considère qu’un service public de qualité est possible sans toutes ces taxes et les taxes sur les taxes pondues chaque semaine. C’est possible puisqu’on a connu une époque où, admis aux urgences hospitalières, on était pris en charge sur le champ. Une époque où les écoles communales étaient maintenues à partir de huit élèves. Où les services postaux étaient bien meilleurs, etc. J’arrête… Vision réactionnaire, allez-vous me rétorquer ? Eh ben oui mais parfois il faut l’avoir.

            • Votre collègue répète ce qu’on lui a dit et qui lui paraît sensé. Si vous voulez le convaincre, il faut en venir à des exemples précis, où il devient évident que le « service public » sera mieux rendu et pour moins cher dans un système privé. Tant qu’on reste dans les grands mots, on reste dans les grands maux…

              • Il y a exemples et contre exemples.
                La libéralisation du secteur des Télécoms a été très profitable au consommateur et au progrès technique.
                Celle du services des eaux pas du tout. De nombreuses communes sont revenues aux régies municipales, les grosses boites ayant tendance à se goinfrer.
                La privatisation des autoroutes n’est une bonne affaire que pour Vinci et cie.
                La libéralisation dans l’électricité qui force EDF à revendre son jus à de pures sociétés commerciales est passablement absurde.
                La ligne de fracture n’est pas entre privé et public mais entre monopole et pas monopole…

                • Parce que la solution n’est pas la privatisation, mais la mise en concurrence.

                  Une entreprise privée sans concurrence se goinfrera autant qu’une entité publique.

                • @Joe Bar

                  Oui mais là, vous comparez capitalisme de connivence à … capitalisme de connivence. Vous ne risquez pas d’avancer dans le débat. L’amplitude du désastre causé par le socialisme, l’étatisme, est si vaste qu’il faut vraiment reculer pour voir le problème en son entier. Tant qu’on a les pieds dedans, la seule chose que l’on peut voir, c’est le merdier, pas la solution libérale.

                  • Parfois, vous ne pouvez échapper au monopole, même privé.
                    Quand vous vous installez dans une commune, vous n’avez pas le choix de votre opérateur de service des eaux…

                    • @Joe Bar
                      Pour qu’il y ait monopole, il faut deux conditions, qui toutes deux supposent que le monopole bénéficie du soutien de la violence physique ou de de la menace de son emploi (donc de L’État ou d’une maffia) :
                      1) interdire la libre entrée sur le marché dans l’activité concernée
                      2) financer au besoin le monopole via la contrainte (impôts, taxes ou racket).
                      Sans ces 2 conditions (qui se soutiennent mutuellement), il n’y a pas de monopole.
                      1) Dans votre exemple, la libre entrée sur le marché de la fourniture d’eau est-elle permise ? Sur un marché libre, cette libre entrée pourrait prendre n’importe quelle forme imaginable par des entrepreneurs, comme l’approvisionnement par camion citerne, la construction d’un nouveau réseau, des forages et quantité d’autres solutions auxquelles ni vous ni moi ne pensons pour le moment mais qui s’épanouiraient dans la liberté.
                      2) Dans votre exemple, le service des eaux ne peut-il pas être renfloué par la commune en augmentant les taxes ? Si tel n’était pas le cas, votre service des eaux finirait par faire faillite car, au delà d’un certain rapport prix/qualité, les gens finissent par se détourner du service, même si celui-ci est essentiel (ils trouvent alors des substituts et reportent leur consommation sur autre chose).
                      C’est si vrai que même les dictateurs des États les plus totalitaires de l’histoire comme l’ex URSS ne pouvaient maintenir le quasi monopole qu’ils détenaient sur la quasi totalité de l’économie qu’au prix d’une violence soutenue et continue. Sans la violence, aucun monopole ne peut tenir bien longtemps.

                • @Joe Bar:
                  La privatisation des autoroutes est peut-être une bonne affaire pour Vinci, mais au moins, les chiottes sont propres…

                • @Joe Bar
                  Bonsoir,
                  Les « privatisations » d’EDF et de Vinci ne sont que myhte.
                  EDF est détenue à 73% par l’Etat.

          • Chaque 5€ de moins des APL aurait dû se traduire par 7€ de moins d’imposition des loyers aux bailleurs, si vous préférez cela comme exemple. Je ne vois pas pourquoi ils n’auraient pas répercuté…

          • @hank rearden
            Qui a mis en avant quel prétendu tollé à propos d’une baisse ridicule des APL si ce ne sont les médias, associations, syndicats et autres subventionnés, alors qu’il suffirait de supprimer l’ensemble des impôts, taxes et réglementations sur le logement dont le montant est au moins 2 fois supérieur à celui des « aides » ? Il ne faut pas confondre « les Français » avec ceux qui font habituellement du bruit.

          • Quand vous voyez que sur un site liberal je me vois mes postes dénonçant une association se disant libérale et touchant 74% de son bubget en subventions, sanctionnés par feed back négatifs, ce n’est pas étonnant.

            Tout le monde demande sa part du gateau en demandant aux autres de se serrer la ceinture.

      • Pas d’accord. On y trouve aussi pas mal de petits patrons.
        Et je crois que le mot d’ordre « moins de taxes » est une excellente entrée en matière pour inciter le gvt à réduire les dépenses publiques.
        C’est beaucoup plus percutant que de demander une baisse des dépenses publiques sur laquelle on n’arrive jamais à se mettre d’accord.
        Cri de révolte d’un côté, appel à une longue et ennuyeuse réflexion, de l’autre. Il y a pas photo.

        • Je souhaite que vous ayez raison mais je n’y crois pas trop.

          L’issue la plus probable au conflit des gilets sera une nouvelle usine à gaz qui nous mènera un peu plus en avant sur le chemin du socialisme et de l’etatisme. A terme, ce qui peut nous arriver de mieux c’est faillite et/ou mise sous tutelle à la mode grecque ou de pire , la recette vénézuélienne.

          Ce qui sûr, c’est que la période des frondes populaires de tout poil ne fait que commencer.

          • Etatisme, c’est possible. Socialisme – cad système favorisant les classes « laborieuses » au détriment de la bourgeoisie – j’en doute. La transition écologique, telle qu’elle est menée aujourd’hui, favorise les riches urbains. Sauf à supprimer la taxe carbone et arrêter de casser les automobilistes, je n’entrevois aucun fléchissement de cette tendance.

            • @Joe Bar
              Le socialisme n’a jamais pour but de favoriser les « classes laborieuses », mais de les asservir. Le socialisme (marxiste ou autre), appropriation par les dirigeants de l’État des « moyens de production » est le summum de l’étatisme, car les moyens de production, au bout du compte, c’est nous.
              D’accord sur la prétendue « transition énergétique » (comme si les hommes de l’État avaient le pouvoir d’en décider !). A court terme, les bobos des villes se croient épargnés, ce qui est complètement idiot, car tout ce qu’ils consomment (matières premières, nourriture, énergie) vient de la campagne et est acheminé en ville avec des véhicules qui fonctionnent avec de l’essence ou du diesel. Quant à l’électricité, elle est bien loin d’être épargnée par les taxes, qui augmentent au même rythme que celles sur les carburants (ce qui illustre au passage la duplicité des tenants de la soi-disant transition). Il finiront aussi par être ruinés et même probablement bien avant les habitants des campagnes.

  • « Si un État avait enfanté un Microsoft, un Google, un Facebook, fait fructifier son économie comme Warren Buffett l’a fait pour les actifs de Berkshire Hathaway ces cinq dernières décennies ou inventé l’ampoule électrique, cela se saurait. » – Thierry Godefridi

    • Ce gouvernement n’amènera AUCUNE reponse.
      Car il ne peut pas réduire la depense publique sans remettre en cause l’administration, et il ne peut pas augmenter la dette..
      La contestation devrait donc s’amplifier.

      • J’espère que la contestation va s’amplifier, cependant la dette peu continuer à croître car l’épargne est là.

        • @goufio
          La prétendue « dette », vrai impôt prélevé avec de la fausse monnaie sur les producteurs, peut augmenter indéfiniment tant que :
          1) les dirigeants allemands sont d’accord (ou contraints de fermer les yeux)
          2) la création monétaire ne provoque pas d’hyper inflation.
          Mais elle n’empêchera pas le pays de continuer à s’appauvrir. Bien au contraire, la poursuite de l’expansion monétaire ne fera qu’accélérer la chute.

    • si Bill Gates était né en france, il pantouflerait chez EDF

      • Pas du tout. Il s’appellerait Guillaume Portes, il aurait fait quelques années à l’Inria, et il serait parti monter son business à Sacramento, parce que Seattle, c’est vraiment pourri comme climat. Windows s’appellerait Porto-les ou Le Porto, et il y aurait de l’humour dans ce système ! C’est tout.

          • Je vais préciser un peu, en prenant l’exemple de deux camarades.
            L’un a fait commissaire au plan (ce machin qui s’est ensuite appelé France-stratégie), puis a pantouflé chez EDF. L’autre a fait quelques trucs genre Inria, a « dirigé » l’internet et a émigré diriger sa branche de Micromou. Il aurait peut-être été un Bill Gates, lui, mais aurait préféré descendre une piste noire pour la première journée de ski de sa vie plutôt que pantoufler chez EDF. Enfin, pire, d’ailleurs, parce que la piste noire, il l’a fait avec nous un week-end quand il avait 20 ans…
            Je veux dire que quand on a l’étoffe d’un créateur de GAFA, même avec une éducation française, on ne se range pas comme ça. Et même qu’en plus, on y ajoute une touche de décalage positif par rapport aux amerloques.

            • moui , citez moi donc un microsoft français , les individus ne sont bien sur pas en cause ,c’est l’environnement qui l’est

              • @claude henry de chasne
                Bonsoir,
                « moui , citez moi donc un microsoft français , »
                Ce n’est ppeut-être pas au niveau de Microsoft, mais en France il y a Ubisoft.
                « Ubisoft est une entreprise française de développement, d’édition et de distribution de jeux vidéo, créée en mars 1986 par les cinq frères Guillemot, originaires de Carentoir dans le Morbihan, en France.
                En 2015, elle se définit comme le troisième plus grand éditeur indépendant du monde9,Note 1, derrière les américains Electronic Arts et Activision Blizzard. Également en 2015, elle est le plus gros éditeur français de jeux vidéo devant Gameloft10, une autre société de jeux vidéo créée en 1999 par la famille Guillemot. Ubisoft est détenteur de nombreuses franchises à succès telles que Rayman, Prince of Persia, Tom Clancy, Assassin’s Creed, Far Cry, Just Dance, Watch Dogs, Driver. »
                Chiffre d’affaire 2018 : 1,7319 milliards d’euro (progression de 18,6%)
                Résultat net 2018 : 300 millions.
                [les entreprises française sont taxées en moyenne à 60%, soit plus d’un milliard de taxes pour Ubisoft]

  • La France suradministrée qu’aucun politicien ne remet en question car ils en croquent tous.
    Tellement sur administrée qu’ils en sont à inventer des taxes sur les taxes! (voir facture edf)

    • Les gilets jaunes vont bloquer les pompes a essence et les zones commerciales..
      La période de noël ne va pas amener le niveau de consommation que la grande distribution, sponsor de LREM, attendait.
      Le gouvernement va tomber.
      Macron va perdre les élections européennes.
      Macron a deja perdu les élections municipales.
      Les Taux vont monter , le prix du pétrole va monter.
      La perestroïka de macron va foirer , et le systme a la française va , enfin imploser

      • Bravo monsieur Henry de Chasne, votre commentaire m’empêche d’écrire, je ne saurais pas dire mieux que vous.

      • C’est ce qui se profile. Le plus vite possible sera le mieux. Obtus. Ils sont obtus car ils ne pensent qu’à eux .

      • Je ne partage pas votre analyse.

        • @cernu ,
          c’est votre droit , on aimerait néanmoins connaitre la votre

          • Cernu est … cerné…

          • Je ne pense pas que les conjonctures actuelles puissent faire basculer l’état. La structure est trop forte. 40 ans de lobotomie (un succès retentissant pour notre éducation nationale gauchiste) ont transformé les français en assistés. Le libéralisme, seul moyen de s’en sortir économiquement, est honni dans notre pays, au même niveau que le nazisme.
            L’état débloquera de force les blocages sur les stations de carburant, et empêcher la consommation est totalement non capitaliste. De plus, avec quelques miettes, et un peu de pourrissement, sans compter les maladresses du mouvement qui seront sur-médiatisées, l’état va finir par morceler, discréditer et épuiser le mouvement.
            Tant que les médias seront à 90% gauchistes, l’éducation nationale gauchiste, la justice gauchiste, rien ne bougera, et tout changement sera vers plus d’égalité, et donc moins de liberté.
            Je suis extrêmement pessimiste, encore plus maintenant, sur l’évolution de ce pays. Et on peut encore s’enfoncer beaucoup plus bas, comme le prouvent beaucoup de pays socialistes (au hasard, le venezuela ?)…

            • vous n’avez pas tort mais a un détail prés.. quand l’argent vient a manquer … plus rien ne tiens .. çà a tenu parce qu’on faisait payer les un pour nourrir les autres..
              maintenant a notre niveau d’endettement ce n’est plus possible..
              l’URSS a implosé sur le meme schema..c’est Fini

              • Merci. Hélas, les moyens d’obtenir de l’argent sont nombreux: emprunter (« après moi le déluge »…), faire marcher la planche à billets.

                • non l’etat français n’a pas la main sur la planche a billet, et emprunter plus c’est sortir des 3%

                  • Et une chyprisation? Il parait qu’il n’y a jamais eu autant d’argent sur les comptes courants.

                    • Exact l’épargne des français en cash est de 3500 milliard d’euro, hypothèquée par l’état pour emprunter sur les marchés. Avec l’impôt à la source, çà craint, si l’état considère qu’il à un manque à gagner, il va se servir.
                      Pour le reste l’épargne totale française immobilier compris est de 11700 milliard. on sait donc ou l’état va taxer. 56% des français sont propriétaire de leur habitation.

                    • @Yvo
                      Bonjour,
                      Chyprisation et haro sur les propriétés.
                      France Stratégie avait émis, l’année dernière, le plan de déposséder les propriétaires de leurs terrains, par la loi bien évidemment.
                      Il y a eu aussi les impots sur les terrains non-bâtis, à raison de 5€ le m² la première année où sévit l’impôt, puis 10€ le m², l’année suivante. De quoi mettre sur la paille bon nombre de propriétaires.
                      Vu que nous sommes sous régime socaialo-communiste, la propriété, quelle qu’elle soit, n’est pas tolérable pour les guignols au pouvoir. Elle va donc être âprement combattue.

                • La planche, cela ne fonctionne que si SuperMariole de la BCE est d’accord. Pas gagné, mais pas impossible, surtout si le clown actuel maintient ses nouvelles taxes et en projette d’autre, voire l’intervention de l’ex sinistre de l’écologie. La chyprisation est le dernier et ultime recours.

              • Il y a encore beaucoup d’argent des autres en France.
                La route de la servitude est longue…

              • L’argent ne viendra pas à manquer : nous avons la même monnaie que l’Allemagne !
                N’en déplaise aux contempteurs de l’Euro, il nous protège de la faillite – surtout parce que l’Allemagne veille et qu’elle respecte les niveaux d’endettement, elle.

      • Ca serait trop chargé d’espoir, je ne peux pas y croire…

      • Puissent les dieux exauçaient vos vœux ou vos prédictions…

  • Excellent article. Félicitations à l’auteur. L’état tentaculaire est évidemment un aspect fondamental du problème. L’état clientéliste en est un autre. L’objectif de la fiscalité n’est pas seulement d’assurer les fonctions régaliennes de l’état (ce qui est justifié) ou d’orienter les comportements (ce qui l’est moins). Il est aussi d’organiser des flux financiers importants vers des populations qui ne sont pas seulement des malchanceux que les plus aisés auraient pu être (et ils en sont conscient ce qui est la base du consentement à la solidarité) mais surtout une population importée dont la greffe ne prend pas, qui est la source de multiples problèmes et un puits sans fond absorbant une bonne partie des impôts y compris ceux payés par les plus modestes. Si l’on veut régler le problème budgétaire il ne suffit pas de changer la répartition des recettes car au niveau de dépenses actuelles, on ne peut pas se contenter de solliciter les plus riches, il faut aussi matraquer les pauvres ! Il faut bien évidemment agir sur les dépenses et en particulier stopper toutes les pompes aspirantes faisant venir des populations sources de problèmes.

    • L’aspect fondamental du problème n’est plus l’état tentaculaire, c’est son acceptation par une partie conséquente de la population.
      Ce pays est foutu, comme qui dirait.

  • On la voit venir à grand pas, cette « prime transports supportée par les entreprises », et elle va peut-être suffire à calmer le mouvement des gilets jaunes.
    Il faudrait quand même leur expliquer qu’au final ce sont eux qui vont la supporter, lorsqu’ils vont acheter les produits de ces mêmes entreprises.

    • Il est à craindre en effet que ce gouvernement soit incapable d’inventer d’autres réponses.
      J’avais dit en 2017 que, quelles que soient ses bonnes idées affichées, Macron ne ferait pas la seule chose indispensable: baisser les dépenses publiques. Nous y sommes.

    • Vous pensez que les solutions apportées vont calmer qui que ce soit. Il est trop tard et je ne partage pas votre optimisme. Il y a un rejet total de ce gouvernement.

      • Vous avez peut-être raison mais je ne partage pas votre optimisme, je crains en effet que ce mouvement s’arrête au moindre semblant de concession foireuse, et qu’effectivement on continue comme avant.

        • Parlez aux gens. En une semaine, il y a eu une bascule incroyable, même ceux qui désapprouvent les actions des gilets jaunes ont lâché Macron, et ne lui reviendront jamais.

      • vu les réponses du gouvernment qui se fout éperdument du mal être de la population c’est clair que ce mouvement va durer, voir se durcir .

    • erreur car beaucoup de gilets jaunes ne travaillent pas , retraités , chômeurs etc..

    • Impossible pour mon entreprise de supporter une prime transport. Si elle devient obligatoire ce sera alors au détriment de la prime annuelle. Total : pouvoir d’achat en baisse…

  • Je me doutais bien que castaner allait mettre en cause le RN , faute de pouvoir faire autrement ; mais la colère des Français ne date pas d’hier , elle couve depuis des mois et le RN n’y est pour rien ; on nous parle de peste brune , mais la peste , c’est au gouvernement qu’elle se trouve , nocive , sournoise , et mortelle pour notre pays ;

  • La transitude écologique n’est qu’un prétexte pour la « noblesse » au pouvoir. Les verts n’étaient pas nécessaires puisque largement minoritaires, et LREM avait une large minorité. La peur de l’échec du trouillard qui a pris le pouvoir l’a fait chercher un allié inutile et néfaste, mais en même temps prétexte pour l’augmentation des impôts et taxes nécessaires pour éviter toute réforme.
    On ne touche pas au mammouth, non mais ❗ Même (pas « en même temps » hein) si la mammouth va faire comme ses prédécesseurs.
    La grandeur de la France n’a jamais existé, ou il y a très longtemps, parce que ce qui importe, c’est la petitesse de la classe politique. Plus ils sont haut, et plus ils sont petits.

    • La chute ne sera que plus douloureuse.

    • Si Micron s’est adjoint les verts, qui n’ont aucune légitimité démocratique, c’est pour une autre raison : le rêve de tout dirigeant, des taxes « vertes » sans limite et acceptées, voire demandées par les taxés car vertueuses, destinées à sauver la planète. On paye, et on a l’absolution! Après avoir désintégré l’église catholique, et le marxisme étant déconsidéré, il a bien fallu trouver une religion de substitution.

    • Votre dernière phrase peut être rapprochée de celle-ci :
      « La France d’en bas manque parfois de hauteur, mais la France d’en haut ne manque jamais de bassesse. » (Georges Coulonges)

  • En parlant de peste brune, castaner rajoute l’ignominie à l’incompétence et la bêtise la plus crasse. Ca commence à faire beaucoup.

    La prochaine phase, ce sera au début de l’année. La Résistance va s’amplifier après les augmentations du 1er janvier, sans annonces contraires fortes, et attaquer les symboles du gouvernement (préfectures et centre des impôts, par des actions de type « commandos », peu couteuse en personnel, très positives sur le plan médiatiques, peu risquées si bien menées), si les leçons de ce premier mouvement ont été tirées par le peuple.

    • non en bloquant les commerces , donc la TVa , l’action sera bien plus rapide sur bercy d’abord, et sur les sponsors de en marche ceux qui vont appuyer eux ont de l’influence.;
      bloquer un centre ds impots tout le monde s’n fout

      • Je ne parle pas de bloquer, je parle de détruire. Bruler. Avec tout le suivi informatique, les dossiers, etc.
        En bloquant les commerces, vous emmerder certains français, et vous allez finir par en mettre au chômage. La TVA, Bercy s’en balance comme de l’an 40, il suffit d’emprunter un peu plus.
        Même si je comprends totalement le désarroi de beaucoup de français, ca me les brise qu’une grosse poignée de gens foutent le bordel et emmerde les autres.
        Je vous rappelle aussi que l’on est en démocratie, même imparfaite, et que l’on a un autre moyen de s’exprimer quand on est pas content: le vote.
        C’est sans doute le dernier moyen d’expression ou tous les votants sont égaux.

        • Si les élections avaient le moindre pouvoir de changement, il y a longtemps qu’elles auraient été interdites.

        • ben non désolé Bercy ne se fout pas de la tva c’st meme l’impôt qui rapporte le plus, et la grande distribution s’est inscrite en sponsor de  » en marche »..elle a meme financé sa campagne.

          si elles loupent les fêtes de noël, croyez moi çà va siffler autrement plus fort que la destruction d’une structure fiscale de province

          • @claude henry de chasne
            Employer des méthodes de gangster pour faire « Le Bien », c’est exactement ce que font les socialistes et ça ne peut mener qu’au désastre. C’est d’ailleurs la raison fondamentale pour laquelle le socialisme mène toujours à l’inverse de ce qu’il promet. Prendre des innocents en otage, quel que soit le but affiché, c’est le summum de l’immoralité, du non respect des droits de propriété d’autrui. Vous n’arriverez à rien d’autre qu’à bien pire que ce que nous subissons à l’heure actuelle avec de telles méthodes. Bloquer un centre des impôts n’a par contre rien d’immoral. C’est simplement refuser le vol et ça a une porté symbolique parfaitement adaptée à une révolte fiscale.

        • « Brûlons cette maison » chantaient les rappeurs à l’Elysée le 14 juillet.

        • Vous avez raison, le vote permet de s’exprimer. Mais il permet aussi au pouvoir de ne tenir compte que de ce qui l’arrange. Cause toujours…

        • Détruire, c’est aller trop loin. Bloquer reste une entreprise raisonnable. Murer des entrées avec de la maçonnerie à la rigueur, mais c’est limite.

          Je trouve préférable d’avoir des actions péages gratuits le samedi et le dimanche.
          Voilà qui fera mal à cet état Obèse, les taxes importantes sur les autoroutes ne rentrant plus.

    • Je ne vois pas l’intérêt politique de destructions spectaculaire, je rejoins claude henry de chasne dans son=blocage des commerces, surtout des GMS, blocage des approvisionnements mais laisser les magasins ouverts pour que la population ressente l’effet « rayons vides ».
      Blocages simples à réaliser avec l’aide des BTP et surtout des agriculteurs…Je me ferais un plaisir d’amener une douzaines de tracteurs répartis sur plusieurs sites en France…
      Et si les directeurs (chefs mac) de ces commerces en appellent à la force publique, inondations des surfaces de vente au lisier avant de décamper….

    • Je me réponds, il faut rendre à César, ce qui appartient à César: c’est Darmanain (c’est volontaire 😉 ), et non Castanerf (aussi 🙂 ) qui a évoqué la peste brune. Enfin, c’est blanc bonnet, et bonnet blanc…

      • Avec Castagneur, c’est jaune devant, brun derrière 😉

      • Castaner avait commencé en parlant uniquement de l’extrême droite comme fauteur de trouble sur les champs elysée. A noter que même le monde a noté que c’était surtout l’extrême gauche qui menait les casseurs

  • Cette révolte fiscale est saine. En refusant cette énième majoration de taxe, la population montre qu’elle commence à refuser l’Etat obèse qui lui coûte si cher. Elle comprend enfin qu’un Etat tentaculaire fait reculer son niveau de vie et sa liberté. Réduire le poids de l’Etat qui étouffe l’économie est en effet la mère des réformes à entreprendre. Contrôler l’immigration est la seconde.

    • « la population montre qu’elle commence à refuser l’Etat obèse qui lui coûte si cher. »
      Hélas, j’en doute. La population veut d’un état fort, mais sans que cela lui coute un rond.

      • là nous sommes d’accord

      • @Cernu
        Je ne le pense pas. Une bonne partie de la population commence à en avoir ras-le-bol de payer pour rien. Les prélèvements obligatoires ne cessent d’augmenter alors que tous les « services » prétendument rendus par l’État ne font que se détériorer. Les montants des retraites baissent, « l’insécurité sociale » « rembourse » de moins en moins, il y a de moins en moins de médecins (ne parlons même pas des spécialistes), les hôpitaux sont de plus en plus catastrophiques, la justice protège les délinquants, la police traque les automobilistes pour des délits imaginaires, et les hommes de l’État se mêlent de mille choses qui ne les regardent pas. Évidemment, ce ras-le-bol fiscal authentique vous ne le verrez jamais s’exprimer à la radio, à la télévision ou dans les journaux du pouvoir, qui ne reproduisent que les propos de ceux qui sont socialo-compatibles.

  • Rappelons que Christophe Castaner est devenu ministre de l’ Intérieur en faisant de son chantage à la démission un gros caca nerveux en pleine crise du Collomb.
    Et franchement, jamais on ne verrait un type prendre du galon de cette manière dans une entreprise qui marche. Comment appelle-t-on une république où pullule au plus haut sommet ce genre de gros nase?

  • « Il est effrayant de penser que l’on pourrait ignorer quelque chose, mais plus effrayant encore de penser que dans l’ensemble, le monde est dirigé par des individus persuadés qu’ils savent exactement ce qui se passe » Amos Tversky

  • Macron est grillé, c’est maintenant évident .
    Reste qu’on devra le supporter jusqu’à la fin et ça , c’est la pire des choses car il ressemble de plus en plus à son mentor, « Hollande le gros » qui ne laissera aucune trace dans l’histoire, à part quelques trainées de de baves luisantes . . .

    • Macron donne l’impression d’être shooté depuis Honfleur. Peut-être qu’en organisant un blocus sélectif sur les médicaments…

  • faut pas se leurrer un gj c’est juste quelqu’un qui ne veut pas payer les taxes quand c’est lui qui doit les payer . Quand c’est les autres qui les payent il n’en a rien à faire. Si demain ,l’état leur leur annonce que le litre de gasoil ou d’essence sera taxé en fonction des revenus ils vont tous sauter de joie .

    • Tristement, ils sont biberonnés depuis leur plus tendre enfance par la gauche marxiste de l’éducation nationale. Je me souviendrais toujours d’une prof de physique commençant son discours devant les parents d’élèves en disant « camarades ».
      Maintenant, ça a légèrement changé, ils sont co-biberonnés par les sectes ecolo et vegan…

  • les petits hommes gris de l’état cherchent une solution pour anesthésier le patient révolté : quelqu’un d’autre paiera (un privé forcément) qui vous présentera la facture avec le supplément .
    Salaud de riche, connard de pauvre et vice versa . Pendant ce temp l’intelligentsia refait le monde douillettement !

  • 1 – 100% d’accord, hélas.
    2- En mon nom, votre génération est perdue. Une réforme de fond pourra se faire, si elle est menée intelligemment (donc bon…)
    J’entends très rarement parler (même jamais, en fait), de l’ordre des réformes. Il ne faut surtout pas mettre la charrue avant les bœufs.
    Si vous voulez dégraisser la fonction publique, il faut justifier ce dégraissage = réduire les lois a faire appliquer par l’administration.
    Une fois les lois réduites, des fonctionnaires deviendront inutiles = on peut les foutre, « naturellement », dehors.
    Pour que les réformes soient acceptées, elles doivent être de bon sens, et proposées dans un ordre logique.
    De plus, certaines réformes simples (libéraliser les limites de vitesse au niveau des départements, faire en sorte que les quelques premiers excès de vitesse ne coutent pas de points, mais une simple amende (pour ne pas trop pénaliser les gens qui bossent…) doivent persuader le peuple que les réformes se feront à son profit, et pas au profit des apparatchiks.
    Autre exemple, avant de réduire les cotisations chômages, on simplifie et revalorise le retour à l’emploi.
    Les réformes ne devraient pas être rétroactives, à mon avis.
    Mais de toute façon, dans un système socialiste comme le notre, toute réforme libérale, remettant la responsabilité individuelle au cœur du jeu, serait extrêmement douloureuse.
    Utopie, quand tu nous tiens.

  • Cela ne se fera pas en 5 ans, rassurez-vous. Et cela sera moins douloureux que de partir en faillite comme la Grèce. Les petits vieux sans-dents ont été les premiers à déguster pour se faire soigner, les yeux par exemple. Vous avez la cataracte, 2 ans d’attente et il faut Grécer la main du docteur…

  • Vous avez entièrement raison de soulever le problème majeur de la transition entre un Etat providence et socialiste actuel et un Etat un tant soit peu libéral, surtout en France, pays historiquement égalitariste et chroniquement étatiste. Pour les français , l’Etat est le dernier recours contre l’injustice et la violence des « riches », option sentimentale entretenue par leurs carences en culture économique, par la majorité du discours des partis politiques récupérateurs, par le corps enseignant, par la plupart des médias subventionnés, par les fonctionnaires… Le revenu universel version Koenig, même s’il est honnis par nombre de libéraux, est probablement l’outil de transition incontournable (à défaut d’une grave crise financière..) permettant d’associer aux transformations structurelles les laisser pour compte auxquels vous faites allusion.

  • Un haut conseil de plus pour le climat …encore des impôts pour enfumer. Non arrêter les gaspillages à tous les niveaux, réorienter les fonctionnaires des postes inutiles et nuisibles vers des postes utiles …( Ehpad, hopitaux, mobilité des personnes agées etc)
    Ne plus embaucher sous statut public . Arrêter les les dépenses de prestige pour les élus des collectivités entrainant d’importants frais de fonctionnement inutiles etc
    Voilà une piste pour le Président …… mais difficile pour les bénéficiaires de l’argent de la classe moyenne

  • D’abord, merci d’avoir osé nous faire part de vos commentaires.
    Pour le 1, je suis d’accord avec vous que l’absence de reprise des idées libérales par un parti crédible est un problème. Mais en fait, pas tant que cela. Macron nous a paradoxalement montré qu’on pouvait rassembler très vite sur son opposition à d’autres incapables suffisamment de voix pour parvenir au pouvoir. A mon avis, le plus grand problème est que les idées libérales s’opposant aux désirs de pouvoir et d’argent assez communs aux divers partis actuels, ils se retrouvent toujours pour s’y opposer. La plus grande force est que cette opposition devient caricaturale et leurs intentions cachées parfaitement transparentes, et que les gilets jaunes sont sans doute le premier mouvement à reconnaître l’impasse qu’il y a à attendre son salut de l’état.
    Le 2., les modalités de la transition, m’inquiète beaucoup moins. Je vois tellement de gâchis avec l’état-nounou que même si les déséquilibres ont un côté effrayant, réduire progressivement son rôle devrait pouvoir se faire sans pénaliser la génération prise dans la transition. Je serais même prêt à prendre le pari que simplement par la rationalisation, on peut dégager assez de ressources pour garantir les « droits » pour lesquels les Français se sont imaginés payer des primes d’assurance. Calculez à combien se cumulent ces paiements de prime au cours d’une carrière. Il y a largement de quoi payer à la fois votre retraite et celle d’un ancien à charge, si c’est fait rationnellement, au lieu d’être géré à la manière actuelle.

  • SVP arrêtez de rabâcher qu’il faut gouverner pour faire des économies et réduire les dépenses, c’est se tirer une balle dans le pied.
    On gouverne pour fournir un ensemble de services qui doivent satisfaire certains critères.
    Et la conséquences de l’application de ces stratégies sera une meilleure gestion des finances et donc des économies etc… Mais ça il ne faut surtout pas le dire si on veut s’adresser à autre chose que les libéraux ‘fanatiques’

    • il ne faut ps gouverner pour faire des économies, il va falloir faire des économies pour pouvoir gouverner , car le sens l’histoire c’est inversé , le mur de Berlin s’est écroulé, le marxisme n’a plus d’influence ailleurs
      quand au fanatisme « libéral » çà consiste surtout a dire « lâchez nous la grappe » avec vos prétendues mesures sociales

  • @ange te démon
    Merci pour votre commentaire.
    Il est effectivement extrêmement difficile de « tomber » sur les idées libérales dans notre pays. Personnellement, il m’a fallu 40 ans pour en arriver où j’en suis. Par contre, il n’est pas nécessaire de faire des études aux USA ou en Suisse, pays gangrenés par le socialisme à un degré à peine inférieur à la France (plus les USA et moins la Suisse). Aujourd’hui, Contrepoints, Liberaux.org (https://www.wikiberal.org/wiki/Liberaux.org) et bien d’autres sites comme l’institut Coppet (http://www.institutcoppet.org/) en France et, surtout, l’institut Ludwig von Mises (http://mises.org/) aux USA diffusent gratuitement (grâce à leurs donateurs) la pensée libérale, avec laquelle on peut donc se familiariser sans se déplacer (merci Internet).
    Sur vos questions.
    1) Il est parfaitement logique qu’il n’y ait pas de parti politique libéral, car le libéralisme est une philosophie anti politique. Une société ne pourra évoluer vers plus de liberté que par l’action contestatrice de gens qui ne veulent surtout pas prendre le pouvoir (capacité d’imposer sa volonté aux autres) parce qu’ils sont conscients de son immoralité et de sa dangerosité. Remplacer un pouvoir par un autre n’a jamais mené à mieux et souvent à bien pire. Plus la conscience de l’immoralité et de la dangerosité du pouvoir sera répandue dans la population, plus la société sera libre et prospère, en dépit de ce qui restera du pouvoir politique, que celui-ci soit élu ou non.
    2) Sur vos craintes pendant la transition.
    Tout d’abord, il faut être conscient que si rien ne change rapidement, il faut vous attendre à bien pire que ce vous craignez. Regardez le Venezuela. Dans un pays rendu misérable par le socialisme, il n’y a plus de retraite (car personne pour les payer), plus « d’aides sociales » (idem), plus de soins, plus d’énergie (le gouvernement actuel y « travaille » activement), plus de logement ou des logements délabrés dans lesquels ont ne peut même plus se chauffer et où on est contraint de vivre à plusieurs familles parce qu’il n’y en a pas assez (idem) et il finit par ne plus y avoir assez à manger (idem).
    Le chemin vers une société plus libérale passe par la reconquête de la liberté de faire tout ce qu’on veut avec ce qui nous appartient et rien que ce qui nous appartient. Par exemple, sur le plan économique, en exigeant la libre entrée sur le marché de toutes les chasses gardées de l’État. Ainsi, par exemple, ceux qui préféreraient rester affiliés à l’État pour leur assurance sociale ou leur retraite pourraient continuer à le faire, pendant que les dirigeants de celui-ci seraient aiguillés par la concurrence à améliorer les services pour garder des clients. Quant à la liberté retrouvée, plus elle progressera, plus des pans entiers de la structure étatique mise en place par ceux qui se mêlent de tout disparaîtront, dégageant d’immenses ressources pour ce qui est vraiment utile et sera fourni de manière bien plus efficace par le marché, y compris la charité.
    En espérant avoir répondu à vos attentes, je reste à votre disposition.

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