Affaire Carlos Ghosn : les marchés sanctionnent la toute-puissance du dirigeant

L’affaire Ghosn est évidemment une mauvaise nouvelle pour l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors,, mais comment expliquer que les pertes se mesurent en milliards ? Faut-il dès lors craindre pour les entreprises et leurs centaines de milliers salariés ?

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Carlos Ghosn visiting Norway By: Norsk Elbilforening - CC BY 2.0

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Affaire Carlos Ghosn : les marchés sanctionnent la toute-puissance du dirigeant

Publié le 22 novembre 2018
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Par Gunther Capelle-Blancard et Thomas Renault.
Un article de The Conversation

Cet article a été co-écrit par Adrien Desroziers, étudiant en master 2 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.


Lundi 20 novembre, peu après l’ouverture de la bourse de Paris, le quotidien nippon Asahi Shimbun révélait que Carlos Ghosn était sur le point d’être arrêté à la descente de son jet privé. Le PDG « star » de l’alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors est soupçonné par le parquet de Tokyo d’avoir dissimulé une grande partie de ses revenus au fisc. En outre, selon plusieurs médias japonais, une filiale du groupe aurait financé l’achat de plusieurs résidences luxueuses aux quatre coins du monde. Tout est parti d’une enquête interne ouverte par les révélations d’un lanceur d’alerte, et remis à la justice japonaise.

Dans les minutes qui ont suivi l’annonce, le cours de l’action Renault à la bourse de Paris s’écroulait, passant de 65 à 56 euros, avant de se stabiliser autour de 59 euros. Au total, sur la journée, l’action Renault a perdu 8,43 %, soit plus de 1,5 milliard d’euros de capitalisation boursière volatilisés dans la journée. Le lendemain à Tokyo, dès l’ouverture du marché, les actions Nissan et Mitsubishi Motors ont perdu à leur tour 6 %.

Une telle annonce est évidemment une mauvaise nouvelle pour les entreprises concernées, mais comment expliquer que les pertes se mesurent en milliards ? Faut-il dès lors craindre pour les entreprises et leurs centaines de milliers salariés ?

Incertitude

On peut s’étonner de la violence de la réaction des marchés dans le cas de Renault puisque, en général, les marchés se soucient assez peu du sort des dirigeants, aussi emblématiques soient-ils. Les changements d’équipe sont, au fond, assez fréquents. Les investisseurs ne font guère dans le sentimental, même lorsque les changements à la tête des entreprises se font dans des circonstances aussi soudaines et brutales. Par exemple, en cas de décès du PDG, les marchés ont tendance à réagir… positivement (voir à ce sujet l’étude de Quigley, Crossland et Campbell, 2017) ! L’action Total avait ainsi gagné 3 % le jour de l’annonce de la mort accidentelle de Christophe de Margerie.

Une de l’édition du 20 novembre 2018 du quotidien Libération.

Dans le cas de Carlos Ghosn, les médias se sont quasiment tous focalisés sur sa personnalité. Les titres de presse sont à cet égard symptomatiques : on y parle de la « chute du roi soleil », on vante son « génie », on rappelle qu’il est (soi-disant) « adulé » au Japon, etc. Mais tout cela relève surtout du storytelling. La première raison à la brutale réaction des marchés tient en fait davantage à la phase de grande incertitude qui s’ouvre pour le groupe, d’autant plus que l’équipe en place envisageait depuis plusieurs mois de procéder à une consolidation de l’alliance entre les trois entreprises.

Risque réputationnel

Deuxième raison qui explique la chute de l’action : les investisseurs redoutent l’ouverture d’une enquête et une potentielle amende en cas de manquement ou d’erreur dans les processus de contrôle de l’entreprise. Plus que le montant lui-même de l’amende (il est peu probable qu’elle atteigne le milliard dans la mesure où l’activité de l’entreprise n’est pas directement concernée), ils craignent surtout une perte liée au risque réputationnel pour l’entreprise.

Plusieurs études académiques ont cherché à mesurer le coût de ce risque réputationnel en comparant, sur de nombreuses expériences passées, la baisse de la valeur boursière des entreprises dont le dirigeant était accusé de fraudes, et le montant des amendes augmentées de tous les frais juridiques associés. Jonathan Karpoff, de l’université de Washington, a notamment travaillé longuement sur ces questions. Avec ses coauteurs, il a examiné de nombreux cas de fraudes, de toutes sortes, impliquant les dirigeants. En moyenne, ces fraudes se traduisent par une perte de valeur pour l’entreprise de 5 % à 10 %, voire jusqu’à 25 % s’il s’agit de manipulations comptables. Mais pas plus d’un dixième de ces pertes ne s’expliquent par l’anticipation du coût futur de l’amende et des frais judiciaires.

La gouvernance en question

Le problème, du point de vue des marchés, n’est donc pas tant l’incarcération de Carlos Ghosn, ni le montant d’éventuelles amendes. Le problème tient surtout à ce que cette affaire traduit de la gouvernance du groupe. Alors que l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, premier constructeur mondial, était jusque-là vu comme un immense succès, Hiroto Saikawa, le patron de Nissan, dénonce désormais « le côté obscur de l’ère Ghosn », considérant que « c’est un problème que tant d’autorité ait été accordée à une seule personne ». Les débats sur la toute-puissance de Carlos Ghosn ne remontent pas à hier. Mais jusque-là, ils se limitaient au montant de ses rémunérations, régulièrement critiqué et suscitant, en leur temps, la réprobation de Naoto Kan, ancien Premier ministre japonais, ou d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie et des Finances.

Un dirigeant auréolé de succès qui finit par confondre ses intérêts et ceux de l’entreprise dont les actionnaires lui ont confié les rênes, est-ce au fond si surprenant ? Malheureusement non. Dans un groupe bien structuré, avec une gouvernance efficace, il ne devrait pas y avoir une dépendance si forte à une personne. Les recherches en économie, gestion et en psychologie sociale ne cessent de mettre en garde contre l’enracinement des dirigeants, l’opportunisme managérial et la personnalisation du pouvoir : un article publié dans le Journal of Business Ethics montre notamment que, plus les dirigeants sont narcissiques, plus la probabilité de fraude est importante. À l’évidence, les conseils d’administration peinent à jouer leur rôle de contre-pouvoir. Rappelons par exemple qu’en 2015, les administrateurs de Renault ont avalisé le salaire de Carlos Ghosn, alors que les actionnaires avaient exprimé un avis contraire en assemblé générale quelques jours plus tôt !

Gunther Capelle-Blancard, Professeur d’économie (Centre d’Économie de la Sorbonne et Paris School of Business), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Thomas Renault, Maître de Conférences – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation

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  • il est tombé bien bas le roi soleil ; son intelligence et sa compétence se sont fait bouffer par sa cupidité ; je comprend que des individus est envie d’être très riches et puissants , ça ne me dérange pas ; je ne comprendrai jamais l’avidité et la cupidité ;

    • « je ne comprendrai jamais l’avidité et la cupidité »
      C’est le syndrome du collectionneur qui cède toujours à la pulsion d’ajouter une petite crotte à sa jolie galerie.
      La régression au stade anal chère à papa Freud.
      Pas sûr que ça se soigne …

    • Oui, mais pourquoi tombe-t-il maintenant alors que ses réunérations étaient connues depuis longtemps?

  • Comme d’habitude : déjà jugé et condamné!

  • Des fortunes à la Cresus qu’ils sont incapables de gérer tous seuls qu’il leur faut une équipe de comptables et financiers pour s’en occuper. Accroître le magot comme onc’Picsou reste leur seul désir,car in n’ont plus aucune envie ayant déjà tout.

    La vraie première décision des gouvernants serait de les obliger à gérer personnellement leur fortune sans aide; la folie ou la dépression les guetteraient Il suffit d’interdire ces officines.

    • Moi qui croyait qu’il était interdit d’interdire :/ :

    • Oui, il est absolument urgent de légiférer davantage sur la façon dont les gens disposent de leur propriété.
      Tout comme il conviendra de supprimer physiquement tous ces gens dont l’on soupçonne, sans bien les connaître, les désirs humides de batifoler dans des piscines de sous. Sans parler de tous ces chapeaux haut-de-forme et redingotes, c’est vraiment écœurant.

    • La vraie première décision des gouvernants devrait être de permettre de gérer personnellement une fortune sans réclamer des liasses de documents fiscaux et des pourcentages conséquents, qui obligent à se doter d’une équipe démesurée pour les satisfaire. Et ça devrait s’appliquer dès les « fortunes » de quelques centaines de milliers d’euros !

    • c’est une question que je me pose : quand on est à son niveau de revenus on s’embête rarement à gérer soi-même son patrimoine. Donc si montage il y a eu, sont-ils à son initiative ou à l’initiative d’un cabinet d’experts comptables quelconque, en France, au Japon ou ailleurs…?

  • Cette analyse passe magistralement à côté de son sujet. Les questions de la réputation et le risque d’une enquête, si elles participent, n’expliquent pas la chute des cours.

    On peut comprendre sans effort insurmontable que les Japonais n’ont pas digéré les ingérences du gouvernement français dans leurs affaires, notamment l’histoire du scandaleux doublement des droits de vote décidé par Macron en 2015, artifice dune brutalité inouïe, sorti de nulle part, décision irresponsable de court-terme qui a miné l’Alliance pour aboutir à la situation actuelle. Sans Ghosn, l’Alliance est probablement morte car elle repose essentiellement sur ses épaules. La rapidité avec laquelle les Japonais se sont réunis pour acter l’exclusion de leur ancien patron, à peine quelques heures après les premières révélations, démontre une stratégie préparée à l’avance. Instruits par la duplicité de leur partenaire, la confiance étant rompue, les Japonais veulent reprendre leur indépendance.

    C’est surtout pour cette raison que les titres chutent en bourse. L’avenir de chaque groupe redevenu indépendant devient incertain et les actionnaires n’aiment pas du tout ça. Séparément, chaque titre perd la prime de principal constructeur mondial et redevient un concurrent de taille non significative, potentiellement une proie vulnérable. Avec la disparition de l’Alliance, c’est évidemment Renault qui a le plus à perdre, étant donné sa petite taille relative. Les gestionnaires réévaluent déjà leurs estimations de la valeur du cours et le résultat n’est sûrement pas glorieux. 40 euros l’action ? 30 euros ? 20 euros ?

    Bravo Macron, bien joué ! Quel génie des affaires ! Quand on se souvient des affirmation de Macron en 2015, claironnant que sa décision ne mettait pas en danger l’Alliance, on reste confondu devant cet abime de stupidité prétentieuse. Pas à dire, l’Etat obèse fourmille de visionnaires qui travaillent pour le long terme…

    https://www.capital.fr/entreprises-marches/emmanuel-macron-defend-les-droits-de-vote-doubles-chez-renault-1032711

    • +1000
      Ghosn a été condamné avant même d’être jugé à cause de sa position cruciale d’exemple dans le capitalisme à la française que le monde nous envie.

    • J’adhère à votre analyse, mais le comportement de Macron est dans la droite ligne des gouvernants français à l’endroit de cette entreprise…..
      En 1919, la chambre horizon conspuait Louis Renault pour de soit disant profits de guerre oubliant au passage que l’état n’avait à peu prés rien réglé de ses achats militaires à cette entreprise (voitures, camions,chars,moteurs d’avions)….
      En 47 De Gaule laissait Ambroise Croizat, communiste compatible hitléro-stalinien miraculeusement reconverti en ministre du travail (il n’avait jamais travaillé) ordonner l’assassinat de Louis Renault dans sa cellule par un maton communiste?
      Louis Renault était incarcéré au fait que ses usines auraient servi aux allemands; sa défense était; inculpez aussi mes ouvriers que j’ai payé, (à ne pas faire grand chose, vu le potentiel industriel de la firme et la volonté de Louis Renault d’en faire le moins possible pour l’ennemi) ils ont aussi travaillé pour l’Allemagne….Inculper 6000 ouvriers tous ou presque communistes en 47…..!!!
      Et puis De Gaule était content de récupérer les usines qu’il avait asphyxié financièrement et qui tournaient au ralenti.
      En ça il oubliait qu’en 40 Louis Renault voyant la situation militaire de la France se dégrader rapidement avait investi sa fortune personnelle dans une usine de chars en Géorgie aux USA, usine reprise par Ford…
      Macron a voulu jouer au plus malin avec les japonais en doublant les droits de vote Français…Et il se prend un revers dans la tronche…
      Pas grave….Renault qui a été un fleuron de la technologie automobile sous la direction de Louis Renault, n’est plus qu’un pale copieur de ce qui se faisait de mieux il y a 10ans chez ses concurrents.

    • Excellente analyse merci!!!!

    • Merci pour votre éclaircissement du sujet sur lequel l’article de Contrepoint n’apporte aucune lumière pour ma part je vois une personne qui a pris une entreprise au bord du gouffre, classée « junk bonds » pour en faire un fleuron passé au pilori. Cela sent a plein nez le règlement de compte Japonnais qui cherche une autre alliance avec un partenaire plus consistant et moins politique. Notre Macron national par son arrogance a encore créer des turbulences qui vont amener a la lumières les difficultés de Renault. Je sent déjà les milliards qui sortirons des poches du contribuable Francais pour aider le soldat Renault, pendant que Nissan et son nouveau partenaire allemand, américain ou chinois arrosera ses actionnaires.

  • Quand votre associé, même minoritaire, prouve devant la Justice que vous avez « piqué dans la caisse », il est assez dur de lu. démontrer que ce n’est pas vrai.

  • Analyse de marché d’un économiste non multi-millionnaire = pilule bleue. C’est une simple chute en H2, créée le 5 nov et amorcée le 14 nov.

  • Au secours!! ne relayons pas n’importe quoi s’il vous plait!!
    Le dossier Ghosn est totalement vide:  »En outre, selon plusieurs médias japonais, une filiale du groupe aurait financé l’achat de plusieurs résidences luxueuses aux quatre coins du monde. »
    Si une filiale du groupe avait acheté des villas, elle en serait propriétaire et pas Carlos Ghosn!!
    Carlos Ghosn a sauvé NISSAN de la faillite, une entreprise à l’agonie qui fonctionnait selon des principes vieux d’un demi siècle!! pour ce faire il a dû faire le ménage de cadres incompétents et mettre fin à un système de choix de sous traitant sans concurrence… en échange, il a obtenu pour Renault un Super Deal, au terme duquel Renault possède 45% de Nissan et Nissan seulement 15% de Renault !!
    Mais cela était insupportable pour certains, qu’un Gaijin, un étranger barbare puisse présider à la destinée de cette entreprise était intolérable… Une enquéte interne mené en secret et sans l’accord de leur patron!! sur leur patron!! une dénonciation en secret, sur la base d’un dossier farfelu, couronné par une arrestation rocambolesque, il n’en fallait pas plus pour mettre en péril l’accord largement favorable à Renault négocié quand Nissan était au bord du gouffre!! En attaquant Ghosn ce sont les intérêts Français qu’on attaque…

  • Ce n’est pas a L’ÉTAT d’être actionnaire a une entreprise PRIVÉ.. L’ÉTAT n’est DÉJÀ pas capable de gérer les finances de L’ÉTAT : voir de régler le problème du budget de la dépense publique… Regarder dans quel état financier est la SNCF..EDF..AREVA ET NOUS PARLONS DE L’ELITES .. des branquignoles partout ou ils passent c’est le bordel organisé
    dans l’incompétence..Normal , aucune responsabilité PENALE … voir certaines Regions , villes etc ..etc…pour des raisons electorales encore et toujours Subventionné des entreprises privés avec l’argent du contribuable a pure perte …ex: en Charente-Maritimes Entreprise de voitures électriques..en faillite ..Argent foutu à la poubelle pour sastifaire l’égo surdimensionné
    de la donneuse de leçons Segolene Royale ..
    bien entendu aucune responsabilité penale ça va de soit … Et qui a laisse une facture a la nouvelle Region Aquitaine !! Et maintenant parade dans les Medias , l’incomprise ..!!!

    • L’état actionnaire, pourquoi pas ?
      Mais comme n’importe qui d’autre, sans réclamer des voix ‘doubles’, d’exiger que les conseils d’administration recyclent les hauts fonctionnaires à chaque alternative politique, d’inventer des lois de connivence pour perturber la concurrence…

      • @ Leipreachan
        Non! Ça, c’est possible dans une démocratie, pas en France où l’état est si prégnant sur toute la société: il détient toutes les ficelles pour pouvoir intervenir dans toute transaction administrative ou commerciale! La Justice, même, n’y échappe pas.
        Avec une omnipotence présidentielle (dans certains domaines + influences) plutôt que parlementaire, comme dans les autres nations démocratiques en Europe!
        C’est sans doute irrationnel mais c’est français!

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