Les « gilets jaunes », sursaut d’un nouvel engagement ?

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Mouvement des gilets jaunes, Belfort, 18 Nov 2018 By: Thomas Bresson - CC BY 2.0

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Les « gilets jaunes », sursaut d’un nouvel engagement ?

Publié le 21 novembre 2018
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Par Guillaume Plaisance.
Un article de The Conversation

De la simple contestation sur les réseaux sociaux de la hausse des prix des carburants à la manifestation physique et réelle d’un agacement général (lié à la fiscalité, au pouvoir d’achat, etc.), il n’y a eu qu’un pas.

Et s’il s’agissait de l’illustration des nouvelles formes d’engagement ? Quatre raisons de le penser, sans juger la légitimité et les revendications du mouvement.

La force de l’informalité et du symbole

L’analogie entre les gilets jaunes et les bonnets rouges – du nom du mouvement de citoyens qui s’étaient opposés à l’écotaxe, rassemblant ouvriers, agriculteurs et patrons bretons – a souvent été entendue dans les médias, y compris de la part des manifestants eux-mêmes, ayant espoir d’obtenir un recul du gouvernement à l’instar de leurs prédécesseurs. Outre ce volontarisme, la comparaison est pertinente quant à l’informalité de ces deux mouvements.

D’ailleurs, un parallèle pourrait être fait avec les mouvements des Indignés et « Occupy », dont l’ampleur française était particulièrement faible en comparaison de ceux américains ou espagnols. Pour autant, les gilets jaunes ne sont pas des Indignés « à retardement ». Les seconds appellent à une prise de conscience et à l’action, quand les premiers s’appuient sur les constats pour porter leurs revendications et, déjà, agir.

Les gilets jaunes se sont affranchis de tous les cadres (y compris légaux, certaines opérations n’ayant pas été déclarées en préfecture) et, surtout, des mécanismes habituels de mobilisation qui reviennent traditionnellement aux corps intermédiaires, lançant un appel à la grève ou organisant une manifestation.

Samedi, ne comptaient que la présence et le port du gilet. Ce dernier est d’ailleurs devenu leur symbole, jouant ainsi sur le double sens de la haute visibilité (réelle et médiatique). Plus encore, il devient un totem. Ce vêtement, destiné à protéger l’individu, devient ici synonyme d’une protection collective, celle d’un mouvement. Loin d’être anodin, le choix du gilet fluorescent et réfléchissant s’appuie sur l’obligation de posséder un gilet dans son véhicule et permet ainsi à tout un chacun de se sentir inclus dans le mouvement.

Si ce mouvement, voulu massif, a mobilisé 283 000 personnes, le nombre reste finalement assez proche des chiffres recensés lors des manifestations « classiques » de syndicats, tels que les 230 000 personnes le 9 octobre dernier contre « une politique détruisant brique par brique notre modèle social » (si nous faisons la moyenne des chiffres annoncés). Néanmoins, les gilets jaunes se savaient toujours gagnants : ils misaient sur une mobilisation de masse tout en sachant que seules quelques personnes suffisaient pour entraîner des blocages, autrement dit un impact visible, palpable et, surtout, facilement relayé. En effet, le relais médiatique autour de ce mouvement citoyen a contribué à augmenter son impact et son ampleur.

L’exaspération en partage

Il faut admettre que ces chiffres, peu élevés, sont à ramener aux capacités du mouvement à mobiliser, uniquement appuyées sur les réseaux sociaux et des groupes et événements Facebook. Aucun support formel de communication, aucune section locale qui pourrait relayer les appels à la mobilisation : les initiatives ont avant tout été individuelles.

Chacune et chacun des organisateurs n’a finalement fait que créer un groupe affilié aux gilets jaunes, sans parfois partager la principale revendication. Voguant sur la « grogne générale », les groupes sur Facebook sont devenus de nouvelles arènes politiques, réceptacles de l’exaspération renforcée par l’usage pro-éminent de fake news. Ces groupes relaient ainsi de fausses photos ou des articles de sites parodiques souvent compris au premier degré. Mais ces lieux constituent aussi leur nœud logistique. Le simple outil social devient un espace délibératif à l’intérieur du mouvement, mais sans contradicteurs. Ce mélange des genres est propre à l’engagement informel.

C’est ensuite le renfort médiatique (des autres réseaux sociaux comme des médias traditionnels) qui a permis au mouvement de prendre de l’ampleur, sans oublier les sondages (classiques, tels Ifop-Fiducial pour Sud Radio et CNews, Elabe pour BFMTV, YouGov pour Capital ou encore Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo) annonçant le soutien de la population. Sans un si haut degré d’information, les gilets jaunes n’auraient sans doute pas été rejoints par les néo-manifestants, ces personnes n’ayant jamais manifesté auparavant. Le noyau dur des groupes Facebook, qui a réussi à activer le levier médiatique, a alors été rejoint par celles et ceux que j’appelle les « contributeurs ».

Le rôle clef des « contributeurs »

J’ai récemment défini la contribution comme

un engagement dont l’apport à la cause défendue n’est pas directement perceptible, dont le concours n’est possible que grâce à l’existence d’autres engagés déjà mobilisés et dont la participation est extrêmement variable et volatile […]. Elle accentue et soutient l’engagement en apportant des ressources de tous ordres, y compris symboliques.

La force des gilets jaunes est précisément d’avoir pu mobiliser et sortir les contributeurs de la sphère numérique, un exploit que peu de partis, associations ou syndicats parviennent à accomplir. Comment y sont-ils parvenus ? En répondant aux nouvelles exigences des engagés en termes de mobilisation des ressources matérielles ou symboliques.

L’engagement des gilets jaunes, de surcroît un samedi, n’engendre pas pour les manifestants de coûts financiers importants tout en respectant l’emploi du temps des contributeurs (chacun allant et venant selon ses souhaits). Simple, concret, l’engagement prend forme immédiatement et l’impact (autrement dit les blocages) est visible à très court terme. Quitte, alors, à négliger les attentes habituelles des engagés, à savoir des réponses à leurs revendications et un niveau élevé de transparence ; et à prendre le risque d’une mise en scène.

Une émancipation vis-à-vis des partis et des syndicats

Enfin, les gilets jaunes appartiennent bien aux nouvelles formes d’engagement quant à leur comportement au regard des organisations formelles de mobilisation. Les syndicats, complètement mis de côté, n’ont pas contribué à la logistique de ces manifestations. Les gilets jaunes se sont d’ailleurs privés ainsi de leurs compétences organisationnelles, notamment relatives à la sécurité, ce qui a pu entraîner des scènes de conflits physiques avec les forces de l’ordre voire avec les conducteurs eux-mêmes.

Quant aux partis, leur apport n’a été que symbolique et marginal. Les représentants politiques ont tenté de s’associer, de près ou de loin au mouvement, afin de reconstituer une hypothétique unité dans l’opposition au gouvernement et à la majorité. Ils n’ont fait que s’accoler au mouvement citoyen, leurs militants revêtant un gilet jaune sans pour autant venir grossir les rangs des actions.

Cette émancipation n’est pas anodine, venant creuser encore un peu plus le fossé entre la société civile et ceux que l’on nomme les corps intermédiaires (institutions, syndicats, administrations etc).

Elle rend de surcroît encore plus compliquée la réponse de l’exécutif aux revendications, hétérogènes, peu uniformes, même si un effort de convergence semble pointer. Sans interlocuteur avec qui négocier et trouver un terrain d’entente, l’échange devient dichotomique : le maintien ou le retrait des réformes. C’est alors la démocratie qui s’en voit affaiblie.

Manifestation du mouvement des gilets jaunes, à Andelnans, territoire de Belfort, le 18 novembre 2018.
Thomas Bresson/Flickr, CC BY-ND

Un risque de décrédibilisation

Outre cet aspect institutionnel, relatif à la place de choix qu’ont les partis, les syndicats et les associations dans la négociation et la coopération avec l’exécutif ; se pose la question de la technique de l’engagement.

Peu organisé, le mouvement a rassemblé des individus aux motivations bien moins convergentes que supposé et, surtout, aux pratiques différentes. L’usage ponctuel de la violence, la différence entre les blocages et les barrages filtrants, les dérives langagières sont la conséquence de l’absence de tout cadre, au risque d’une décrédibilisation.

Le propre des mouvements informels et contributifs, dont les gilets jaunes font pour le moment partie, reste leur éphémérité. Ces mouvements sont en effet enclavés entre le formalisme institutionnel et la sphère numérique, ne parvenant pas toujours à trouver sa place. Enfermés dans l’informalité, ils deviennent dépendants du relais médiatique pour ne pas être muets : sans un focus régulier des journaux locaux ou nationaux, les ZAD, par exemple, restent peu limitées, mais toujours actives sur les réseaux sociaux. En découle une lutte asymétrique.

Cette nouvelle forme d’engagement, adolescente, est difficile à cerner sur le long terme, tant la mobilisation des ressources risque de devenir complexe. D’abord, le risque que les contributeurs retrouvent leur posture habituelle, c’est-à-dire hors du terrain, est grand (et déjà enclenché). Quant aux médias, combien de temps mettront-ils à déserter peu à peu les manifestations ? Sans surprise, donc, les plus engagés se tourneront peu à peu vers la voie associative, donc formelle, perdant l’essence même du mouvement initial.

Reste tout de même un enjeu : jusqu’où les gilets jaunes parviendront-ils à rassembler ? Si leur leitmotiv s’en tient à une convergence des exaspérations, l’on peut rapidement imaginer leur transformation en mouvance politique (mais apartisane), à l’image du Mouvement 5 Étoiles. Et ce sans que l’on puisse présumer pour l’instant de leur rôle sur l’échiquier politique.

Guillaume Plaisance, Doctorant en sciences de gestion spécialiste de la gouvernance, de l’engagement et du non-lucratif, Université de Bordeaux

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation

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  • Les mouvements classiques jouent sur le relais que les corps intermédiaires et les médias donnent au mouvement au soir de la manifestation, en proposant une « sortie de crise » en faveur de ceux qui auront gagné la bataille des chiffres. Les gilets jaunes et les bonnets rouges en leur temps jouent sur le mécontentement généralisé qui subsistera invisible sans s’affaiblir si le pouvoir ne propose rien. Ce qui compte, ça n’est pas le nombre de manifestants qui soutiendraient leurs représentants dans la négociation, c’est le nombre de sympathisants qui remâcheront éternellement l’échec des revendications si le gouvernement parvient à renvoyer les manifestants chez eux.

    • claude henry de chasne
      21 novembre 2018 at 9 h 44 min

      oui , et le resultat sur les élections a venir

    • Il y a 3 types de gilets jaunes :
      – les précaires qui changent toujours d’emploi et qui vont raquer.
      – Les râleurs festifs, ceux qui se bourrent la gueule et tapent sur ton pare brise si t’as pas mis ton gilet jaune sur ta boite à gant.
      – Et puis t’as les gars qui ont déserté les villes pour avoir une maison comme dans les séries à 20 km du centre ville et qui viennent après pleurer que ça coûte cher l’essence… le problème pour eux, c’est que Macron ou pas Macron, ça n’a pas fini d’augmenter.

      • il y a une différence entre le prix d’un produit qui augmente et un produit qui est de plus en plus taxé.

      • J’en déduis que Tigrou666 possède une voiture avec un pare-brise…
        Quand à Macron, ce trou du Luc, il a pas finit de se les taper.
        Je serais eux, je ne céderais pas.
        La violence ne vient pas des gilets jaunes, mais bien de l’état.

      • ah parce que déserter une ville pour vivre à la campagne c’est si mal que ça? parce qu’on a pas le droit de choisir ou on veut vivre ? j’ai choisi de vivre à la campagne c’est pas pour autant que l’Etat doit me taxer sur le coco à hauteur de 60% si? vous avez une conception de la vie assez bizarre.

  • Comme tout phénomène de mode il faut attendre de voir si l’élite récupére le mouvement a son profit, les syndicats sont timides , les politiques aussi , les artistes absents les journaleux font leur travail habituel de lêche pouvoir…..et le pétrole est en chute libre avec le dollar….il y aura de la neige a noel ,ouf ,ça c’est certain

    • Sans compter que le gouvernement est prêt à tout pour décrédibiliser le mouvement, y compris en l’infiltrant.

  • L’agitation du pouvoir, bavarde et kilométrique jointe à une inertie de fait est devenue insupportable après l’éjection difficile de Hollande et suivisme à la lettre de sa politique qui réjouit autant son égo que ses gains d’auteur. Macron peut tout calmer en suivant Trump et le monde savant que les politiciens ont rejeté comme des gêneurs systématiques.

  • L’agitation du pouvoir, bavard au kilomètre , joint à une inertie de fait, est devenue insupportable, après l’éjection laborieuse de Hollande et du suivisme de sa politique, qui réjouit tant son égo, avec ses gains d’auteur.
    Macron peut tout calmer en suivant Trump et le monde savant, (74 prix Nobel et 4000 universitaires de l’appel d’Heidelberg !) rejetés par les politiciens qui n’y voient que des usurpateurs non élus, donc des gêneurs sans aucune légitimité. La violence exercée par nos politicards les plus incultes contre les savants Allègre et Courtillot sans l’ombre du moindre argument intellectuel est inimaginable à notre époque, et tout à fait dans la même veine que les génies brulés comme sorciers au Moyen âge et qui représentent aussi de vrais modèles pour nos sauvageons attaquant leurs profs au couteau faute de mieux …
    Les gouvernants successifs qui ont fait l’erreur grossière de soutenir la très mensongère transition écologique dans tous ses excès religieux, sont en demeure de faire marche arrière pour arrêter le massacre en renonçant comme promis à tout nouvel impôt écologique. Ils vont avoir le choix entre se ramener à la raison et se démettre
    Suivant en cela les reproches de la Cour des Comptes sur les gaspillages constatés. En espérant aussi que les malheurs de la trop écologique Californie ouvrent les yeux de certains…

    Quelques informations non contaminées sur l’évolution récente de l’électricité en Chine.

    • Pourriez-vous rendre plus compréhensible la logique du 2ème paragraphe de votre commentaire? C’est qui pour vous les modèles des sauvageons : les génies brûlés comme sorciers au Moyen Âge? Ou les savants rejetés pas les politiciens? Ou les politicards incultes qui exercent leur violence contre les savants précités? Merci.

  • La politique écologique ne peut absolument pas avoir d’autre base que des lois scientifiques bien établies, non susceptibles de la moindre interprétation aux mains des politiciens malsains qui les exploitent pour abuser la population. Certains pensent que le climat commence à se réchauffer exagérément. Du fait des émissions de CO2, gaz à effet de serre, inhérent aux activités humaines modernes brûlant de plus en plus d’hydrocarbures fossiles. Avec un effet multiplicateur dû à la croissance exponentielle de la population mondiale. Cette thèse a été lancée en 1906 par Arrhenius savant Suédois qui n’a pas été jusqu’à chercher à la prouver pour arriver à en faire ce qu’on appelle une loi de la science Physique. Elle n’est revenue au jour qu’après la déclaration du commandant Cousteau exprimant la nécessité de se débarrasser de 350000 terriens en excédant par jour, suivie de la fin d’un refroidissement dans la fin des années 1970. Des palabres de l’ONU ont alors abouties à la création du GIEC organisme non scientifique, composé par les gvts de gens épousant à priori la thèse du réchauffement dû aux émissions de CO2 d’origine humaine d’ici à 2100. Sur la base de 120 courbes différentes, oscillant entre des prévisions d’augmentation comprise entre 1 et 6 degrés sans pouvoir trancher. A noter que la moyenne de ces courbes prévoyait entre 1988 et 2018 une croissance d’environ 0,6 degré, les mesures officielles approuvées par le Giec, ne donnent-elles en 2018 que 0,07degré, c’est-à-dire en dessous de la plus basse des 120 courbes retenues et qui se trouve horizontale depuis 22ans. Le pouvoir français prétend qu’un consensus existe toujours sur l’exactitude des prévisions du GIEC pour justifier des dépenses, subventions colossales et des prélèvements injustifiés d’impôts et de taxes correspondants, qui par surcroit occasionnent des fraudes exceptionnelles. La Cours des Comptes le souligne en pure perte. Il n’est pas imaginable qu’un membre du pouvoir, y compris le Président, puisse parler d’un « consensus scientifique » qui pourrait justifier des dépenses pharaoniques. En raisonnement scientifique il n’existera jamais de consensus indiscutable : quand une thèse en cours de vérification se révèle conforme à toutes les lois déjà existantes, elle devient elle-même une loi scientifique opposable en justice. Dans le cas de ce qu’on appelle le « réchauffisme » le consensus est celui d’hommes politiques inaptes à le donner. En effet l’énorme majorité de la communauté scientifique mondiale le rejette toujours comme elle l’a exprimé massivement dans l’Appel de Heidelberg signé nominativement 74 prix Nobel et 4000 universitaires et des dizaines de milliers de personnalités, qui n’ont pas changé d’avis. Il est indiscutablement prouvé la thèse d’Arrhenius, n’a qu’un effet infime et peu mesurable sur les évolutions climatiques. Qui paraissent avoir un nombre incalculable d’origines causales…Cette affaire a fait assez de dégâts en créant une violente opposition entre les politiciens tenant des crédits scientifiques et les savants qui dépendent d’eux et se disent brimés quand « ils pensent mal ».On le voit aujourd’hui sur les crédits à la recherche nucléaire qui doivent dissimulés aux écolos moyenâgeux ennemis de la pauvreté et des pauvres qui souillent la belle planète.

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