L’Europe au bord du black-out

L’Europe de l’Ouest se prépare-t-elle à un black-out cauchemardesque pour plus de 300 millions d’habitants ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Photo Stream-8 By: Travis Alber - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’Europe au bord du black-out

Publié le 7 septembre 2018
- A +

Par Michel Gay et Ernest Mund.

Quel serait le coût d’un black-out dans l’Union européenne

Une fourniture d’électricité stable et permanente est essentielle au développement économique d’une nation et à son harmonie politique et sociale.

Or, la part croissante des énergies renouvelables intermittentes dans le système électrique européen augmente les risques d’un effondrement du réseau, ou black-out. Son coût financier et humain devrait être pris en compte dans toute décision concernant la production d’électricité en Europe.

Cette évaluation est complexe car il s’agit d’attribuer une valeur marchande à des pertes d’activités économiques (transport, télécommunications, accès à des banques de données…), mais aussi sociales (loisirs, spectacles, manifestations culturelles, …).

L’Energie Institut de la Johannes Kepler Universität à Linz (Autriche) a développé un outil intitulé Blackout-Simulator qui permet de calculer les conséquences macro-économiques d’une interruption de la fourniture d’électricité à l’échelle des 27 pays de l’Union européenne jusqu’à un maximum de deux jours.

Les résultats fournis par Blackout-Simulator pour les deux exemples réels suivants permettent de prendre conscience des conséquences économiques importantes qui en résulteraient.

 

Exemple 1 : black-out en Italie (septembre 2003)

Le dimanche 28 septembre 2003 à 3 h 20 du matin, l’Italie importe 6,6 GW d’électricité de France, de Suisse et de Grèce. Un incident sur une des lignes avec la Suisse aboutit à un effondrement total du système électrique en moins de 3 minutes.

Environ 56 millions d’Italiens sont plongés dans le noir, de la frontière Nord du pays à la Sicile. Seules la Sardaigne et l’île d’Elbe échappent à l’événement.

Les régions situées au Nord ont pu rétablir la situation les premiers via les interconnexions avec les pays voisins. Plus au Sud, le black-out a duré plus longtemps.

L’analyse de l’événement à l’aide de Blackout-Simulator conclut que la perte financière totale pour l’Italie s’élève à 1,18 milliard d’euros.

Ce bilan ne tient pas compte des effets collatéraux (stress, crises cardiaques, décès prématurés…) qui s’ajoutent, et dont il est difficile d’évaluer le coût.

La somme de 1,18 milliard d’euros est donc une borne inférieure du coût réel de l’événement.

Ce black-out a fait l’objet d’un rapport technique de l’Union pour la Coordination du Transport de l’Électricité (UCTE).

 

Exemple 2 : perturbation en Europe de l’Ouest (novembre 2006)

Cette « perturbation » n’a pas été un black-out mais elle a cependant conduit à des délestages qui ont duré jusqu’à deux heures dans plusieurs régions d’Europe de l’Ouest. Elle aurait pu rapidement dégénérer en un effondrement total du système électrique en Europe.

Dans la soirée du vendredi 3 novembre 2006 le système électrique européen est en équilibre global avec des disparités régionales de production et de consommation. La région Nord-Est de l’Europe produit davantage que l’Ouest (qui est donc en partie alimentée par le Nord-Est).

À 21 h 48, les deux lignes à 400 000 volts franchissant la rivière Ems en Basse-Saxe (Allemagne) sont coupées pour permettre à un paquebot de croisière de quitter un chantier naval pour rejoindre la mer du Nord. La puissance électrique circulant d’Est en Ouest ne peut donc momentanément plus emprunter ces deux chemins et s’additionne donc sur les autres lignes vers l’Ouest.

Or, les valeurs limites de l’intensité autorisée sont rapidement dépassées, ce qui conduit à des coupures de lignes.

En quelques minutes, les automatismes de sécurité scindent l’Europe en deux, puis en trois régions. La région Ouest en surconsommation voit sa tension baisser avec un risque d’effondrement du réseau.

Le franchissement à la baisse du seuil de fréquence (49 Hz) déclenche une déconnexion automatique de plusieurs lignes à moyenne tension dans l’Ouest et provoque des délestages (coupures) réduisant instantanément (et heureusement) la consommation de 15 à 20 %.

Pendant ce temps, le démarrage rapide de moyens de production hydroélectrique en France (Tignes) et en Belgique (Coo) permet de ramener la production nécessaire pour stabiliser le réseau.

La situation redevient normale dans toute l’Union Européenne dans un délai de deux heures. L’UCTE a publié un rapport détaillé de l’événement en janvier 2007.

Les conséquences de cette « erreur » en Allemagne ont été ressenties entre l’Espagne et le Maroc en moins de deux minutes. Le réseau électrique maghrébin a été immédiatement sécurisé par la suppression de l’interconnexion.

 

Les conséquences si…

Blackout-Simulator fournit par pays les résultats de la catastrophe qui aurait été celle de l’effondrement complet du système électrique de l’Europe de l’Ouest pour les 24 heures suivant l’événement.

Les conséquences de l’événement du 4 novembre 2006 s’il avait dégénéré en black-out de 24 heures

Pertes en milliards d’euros :

 

Md€
Allemagne 5,58
Autriche 0,47
Belgique 1,01
Espagne 3,07
France 4,87
Italie 4,25
Pays-Bas 1,31
Portugal 0,51

 

Le coût pour la Belgique aurait été d’un milliard d’euros, de près de 5 milliard d’euros pour la France, de près de 6 milliard d’euros pour l’Allemagne, et d’environ… 21 milliard d’euros pour les seuls huit principaux pays européens.

Les acteurs économiques ayant le plus à perdre lors d’un black-out sont (dans l’ordre décroissant) : l’immobilier, l’information et la communication, la finance, assurances et la construction.

Si l’événement s’était déroulé en semaine au lieu d’un vendredi soir, les coûts auraient été plus élevés d’environ 50 % pour les mêmes secteurs (dans le même ordre).

 

C’est passé près… Et maintenant ?

L’effondrement total du réseau a été évité de justesse grâce aux délestages automatiques mais :

  1. Les automatismes ne sont pas infaillibles
  2. À l’époque de l’événement (2006) le taux de pénétration des énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire) était beaucoup plus faible

 

Or, la production éolienne joue un rôle déstabilisateur lors d’une crise du réseau électrique.

En effet, face à la baisse de fréquence en 2006, l’éolien a été automatiquement déconnecté (en dessous de 49,5 Hz) accentuant le déficit de production d’électricité, au lieu de produire davantage.

L’important taux de pénétration de l’éolien dans le réseau actuel accroît encore plus la fragilité du système dans les situations délicates.

Les 14 et 15 août 2003, un black-out dans le nord-est des États-Unis et le Sud-Est du Canada a affecté environ 50 millions d’habitants durant 48 heures. Les dommages économiques sont chiffrés aujourd’hui à 6 milliard d’euros et l’événement provoqua le décès de 11 personnes. C’est à ce jour le black-out le plus grave observé en Amérique du Nord.

L’Europe de l’Ouest se prépare-t-elle à un black-out cauchemardesque pour plus de 300 millions d’habitants ?

Synthèse de l’étude « Évaluation du coût d’un blackout dans l’Union européenne » d’Ernest Mund sur le site http://www.science-climat-energie.be/

Voir les commentaires (60)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (60)
  • Par précaution, pour garder la stabilité du réseau, cessons d’augmenter les sources d’énergie non pilotable !

  • Et avec tout cela nos abrutis du Gouvernement et de la politique veulent le tout électrique ! vélos, motos, voitures qu’il faut recharger, et le tout numérique qu’il faudra sauvegarder or comme dans toute sauvegarde il y a toujours des pertes ! Cela dit je souhaite que cela nous tombe dessus durant 3 à 4 jours pour remettre un peu de bon sens dans le petit crâne de la nouvelle génération d’imbéciles.

    • Ok les politiques peuvent faire de mauvais choix notamment dans l’incitation excessives des énergies intemittentes, mais dans le même temps les gestionnaires du réseau s’adaptent, d’ailleurs avec ou sans l’éolien, puisque la stabilité du réseau dépend de plusieurs paramètres. Et comme il existe toujours un décalage entre les objectifs et la mise en oeuvre, les ajustements (y compris politiques) sont possibles. Faire dans le catastrophisme c’est visiblement pas le monopole des écolos. Et puis on peut critiquer sans traiter tout le monde d’imbéciles à tout bout de champ !

      • Vous ne savez pas lire et réfléchir. Il y a des gens sous assistance mécanique qui mourront en cas de grosse panne, sans parler du manque à gagner! Quand les imbéciles prennent des décisions irresponsables ils prouvent l’être!

        • Premièrement à ce jour il n’y a pas eu de black-out majeur, que s’il s’en produisait un on ne connaît ni sa durée ni son extension ni les conséquences donc, que la présence d’éolien dans le mix n’en garantit ni l’origine ni l’aggravation jusqu’à preuve du contraire (dans l’article initiale on utilise le conditionnel), que peut-être les gestionnaires font du bon boulot puisque le black-out est leur bête noire. Vous confondez danger et risque.

          Ensuite comme les antécédents de black-out sont généralement dûs à des négligences ou des incidents indépendamment de l’éolien, que ce dernier ne peut être au pire qu’un élément aggravant, il conviendrait donc d’étendre le traitement d’imbéciles à toute la chaine de responsabilité.

          Pour moi vous n’exprimez donc que de simples émotions sans aucun filtre par la raison, bref pas mieux qu’un écolo de base.

          • « Premièrement à ce jour il n’y a pas eu de black-out majeur, »
            Ce n’est pas une raison pour en augmenter volontairement les risques. Or l’introduction artificielle dans un réseau stable d’éléments instables tels que l’éolien et le solaire en accroît mécaniquement les risques.
            Et si les gestionnaires du réseau sont suffisamment compétents et attentifs pour en conserver la stabilité, il ne faudrait pas dépasser leurs capacités pour le plaisir idéologique de disposer d’une électricité vertueuse.
            Comme l’ours de La Fontaine, on risquerait de détruire toute une civilisation dans le but de sauver la planète.

          • @indivisible
            Bonsoir,
            « Premièrement à ce jour il n’y a pas eu de black-out majeur »
            Ah ? 56 millions d’Italiens sans électiricité pendant 12 heures pour ceux habitants plus au Sud, 110 trains stoppés avec 30.000 passagers/clients coincés, tous les vols partant d’Italie annulés, c’est peanuts pour vous ? Il ne semble pas y avoir eu de décès. En Septembre il ne fait encore trop froid. Vu notre dépendance aux climatiseurs et au chauffage, une panne d’électricité prolongée cet été, ou en hiver quand il fait -10°, il y aura des décès.
            Mais bon, pour vous ce n’est pas majeur.

            • J’ajoute :
              Pour notre gouvernement, notre vie à un prix : il est de 3,5 millions d’euro, par personne. C’est une valeur statistique nommée Valeur Statistique de la Vie Humaine ou Valeur de la Vie Statistique.

            • Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! L’article parle d’un effondrement TOTAL du réseau en impliquant l’éolien et je réagissais au commentaire de Laurent46 qui en faisait une lecture sans nuances.
              Ensuite c’est lassant de se faire juger, souvent du style « vous en avez rien à foutre des autres » alors qu’on donne son avis LIBRE, si on ne se fait pas traiter d’idiot tout simplement. Ah oui VOUS êtes la conscience du monde, VOUS avez le souci de l’autre. Ben oui il suffit de le croire..

        • @ Virgile
          Si vous êtes sous assistance respiratoire, à domicile (???), vous faites comme à l’hôpital où le groupe électrogène prend automatiquement le relais!

    • A Laurent48.Tout à fait d’accord avec vous. Mais je vous trouve un tantinet optimiste dans vos termes « pour remettre un peu de bon sens dans le petit crâne de la nouvelle génération d’imbéciles. » En cas de black-out « durant 3 à 4 jours » ce sera la panique totale de ne plus être « connectés » dans les cerveaux obtus de cette nouvelle génération. Je crains fort qu’un tel événement n’aboutisse pas à au résultat que vous espérez. Cela demande une certaine réflexion et surtout une remise en question que cette génération d’esclaves d’I Phone (et autres gadgets du genre) n’est pas prête à faire.

    • 3 ou 4 jours sans électricité ?
      – plus de service de secours ni de sécurité
      – plus de distribution d’eau potable dans les grands centres
      – plus de distribution de nourriture dans les supermarchés ( combien de stock dans vos placards et vos frigos ? )

      ça va aller bien au-delà des accès à Facebook !!

      • plus beaucoup de maisons dans le noir du aux volets électriques

      • Le stock dans les frigos… Laissez-moi rire ! Vous avez un groupe électrogène pour garder ce qu’il y a dans votre frigo en condition consommable, vous ? Et un bidon pour alimenter le groupe, quand les pompes des stations-service sont électriques ?

  • C’est une situation amusante surtout quand on entend pour tout et n’importe quoi parler d’indépendance énergétique….alors que la situation est une dépendance accrue par l’adoption de la transition énergétique de plus en plus..dangereuse.

    • transition dangeureuse sauf à Samso au Danemark :

      « L’île tire aujourd’hui toute son électricité du vent, et sa chaleur du soleil, du bois ou de la paille.

      Les parcs terrestres d’éoliennes, d’une puissance totale de 11 MW, tournent depuis 2001, et la ferme marine, de 23 MW, depuis 2003. L’île, qui importait auparavant son électricité produite par des centrales au charbon par un câble sous-marin, est ainsi devenue la première au monde à devenir autonome. Au total, 55 millions d’euros ont été engagés dans sa reconversion durable.

      Laboratoire expérimental pour le Danemark, qui vise le « sans fossile » en 2050, Samsø s’est désormais fixé comme objectif de s’affranchir complètement des ressources fossiles en 2030, en renouvelant son parc de transports.  » (wikipedia)

      Je lis déjà les commentaires : Oui mais ce n’est qu’une petite ile de 4.000 habitants.
      Il faut un début à tout!

      • Le problème n’est pas tant nombre d’habitant, mais plutôt celui de la densité. Samso 35 hab/km2 et sans industrie fortement consommatrice, on peut se permettre de couvrir l’ile d’éoliennes et de panneaux solaire pour parvenir (à quel prix d’ailleurs) à une auto-suffisance. Mais en Ile de France +1000 hab/km2 je ne crois pas que cela soit transposable. Cela n’est qu’une expérimentation qui peut être intéressante, si toutes les conclusions en sont tirées de manière impartiale (coût de l’énergie, durée de vie des panneaux solaire, bilan carbone construction des panneaux solaire, conséquence environementale lié au bétonnage pour l’implantation des éoliennes, …).

        • Vous touchez du doigt le problème de fond : on doit fournir de l’énergie fiable, régulière, et de qualité a des centaines de millions de gens malheureux, de plus en plus ignares, et empilés dans des villes qui ne produisent strictement rien. Pas d’énergie, pas de bouffe, pas de matières premières, rien. Juste du baratin politique et des ordures qu’elles renvoient aux gentils producteurs de tous ces services.
          Il va être urgent de reprendre le problème à la base, sinon ça va faire des dégâts…

      • eh oui 55 millions € pour 4000 habitants sur une île qui doit donc être particulièrement ventée.
        on fait quoi pour les 12 millions d’habitants de la région parisienne , Même avec l’air brassée à l’Elysée on risque d’être un peu juste ,même en investissant 165 milliards €.

        • @patrickX
          Bonsoir,
          165Mds€ représentent seulement 41,25% du Budget National.

        • @ patrickX
          Vous avez lu: « Laboratoire expérimental pour le Danemark »?
          Les Danois font ce qu’ils veulent pour leurs recherches et leur problème n’est pas la région parisienne! De plus, il est intelligent de faire des essais: si ça fonctionne, on continue; si ça échoue, on change son fusil d’épaule!
          Pour Paris, pourquoi pas un barrage sur la Seine avec un ascenceur à bateau ou un plan incliné?

      • Et quand il n’y a PAS de vent elles tournent comment les éoliennes?

      • En effet et pour le saumon il le fume à. L’éolien le bateau est à voile ou a rames ?
        Une fois qu’ils auront brûlé tous les arbres elle s’appelera à la petite île de Pâques…

      • Pour un couple avec deux enfants, cet investissement représente la somme de 2750€ /an pendant 20 ans + leur facture d’électricité bien sûr qui pratiquement le double de celle des français.
        Ils doivent être super contents à Samso…

        • Eternelle réponse : dès qu’un changement implique de payer plus cher, ou demande plus d’efforts de manière générale, ca gueule, donc on ne change rien…
          C’est vrai dans tous les domaines.
          On perd tous notre temps à gesticuler.
          On n’a qu’a laisser faire, et nos descendants se démerderont avec les problèmes. Ils n’auront pas d’autre choix que payer infiniment plus chères des choses qui sont quasi gratos de nos jours.
          Mais après tout, on s’en fout, on ne vivra pas assez longtemps pour voir le système s’effondrer…
          🙂

      • Søren Hermansen est le directeur de la Samsø Energy Academy. Et voici son discours :
         » Les gens se sont laissés convaincre facilement qu’installer de nouvelles fenêtres, isoler les toits et les murs étaient de bonnes idées. » Surtout s’il y a de bonnes subventions à la clé.
        « Voilà pourquoi c’est bien d’être Danois ! Nous avons un tarif de rachat garanti pour l’énergie éolienne. Donc à partir du moment où vous signez un contrat, vous avez un prix minimal garanti par Kw/h pour les dix prochaines années. »
        Cela confirme que l’éolien ça ne marche que soutenu par de bonnes grasses subventions étatiques.

  • avec des écolos bornés a la barre on va droit dans le mur ! leur idéologie inculte est a des années lumière de la réalité .

    • @ duglimbule
      Les Français ont-ils be soin des écolos pour « aller dans le mur?
      Je lis le contraire (« CPEF ») tous les jours sur Contrepoints!

  • Cela met en lumière l’irresponsabilité criminelle de nos politiciens et des écolos. Privés d’électricité les hôpitaux ne pourraient maintenir en vie les gens sous appareil.

    • Les hopitaux sont munis de groupes electrogènes de secours. Même sans les conneries écolos, une panne est toujours possible (cf. incendie poste RTE cet été qui a paralysé la gare Montparnasse).

      • Encore faut-il que le groupe démarre.

        • Il y a quelques années CHU de Lyon – Hop Edouard Herriot : les deux groupes n’ont pas démarré…
          Ensuite on doit rapidement muter dans d’autres hôpitaux…mais si c’est la région qui est en « black-out » ??

          • Sans compter le chaos du aux feux HS. Une ambulance met 10x fois + de temps.

            Bref, un max de travail pour … Darwin ❗

          • @ Balthaszar
            En hôpital, le relais est automatique et quasi immédiat avec vérifications et essais réguliers, pas chez vous?

            • Si bien sûr! Mais il y a une énorme différence entre la vérification « planifiée » à l’avance et la coupure prolongée et impromptue. 🙂
              La vérification organisée à l’avance se passe (presque) toujours bien. Pour en avoir vécu 3, la coupure impromptue est un peu plus … chaotique. 🙂

      • L’autonomie des groupes est très temporaire : quelques heures. Il faut ensuite rapidement faire le plein de gasoil.

  • Voilà un article qui joue sur la peur, technique pourtant régulièrement dénoncée par le même auteur quand ce sont les rechauffistes qui s’y adonnent.
    Les inquiets pourront se rassurer en observant que les deux exemples cités remontent à 2003 et 2006, époque pré-eolienne. Aujourd’hui, malgré l’accroissement de la part des ENR dans le mix énergétique, de tels événements n’ont pu être mis en exergue. Peut être parce que, en même temps, l’outil de gestion de l’acheminement électrique s’en est trouvé amélioré…

    • Jean Manchzek ; Guido Brasletti, Viva Joe Bar Team. (Je suis fan)
      Leur point commun est qu’ils mangent tous de l’herbe à un moment donné. Ils sont aussi abonnés aux lits d’hôpitaux. Sans courant, les hôpitaux traitent les urgences vitales, avec les moyens du bord.
      Le courant a pu être remis en route, délesté au besoin, grâce aux énergies pilotables à l’instant. Ce qui n’est pas le cas de l’éolien ni du photovoltaïque. Les problèmes de câbles sont communs à tous les types d’électricité transportée.

  • quand il y a eu le drame de Fukushima , tout le monde s’est retrouvé dans le noir , sans courant ; sauf à être mal informée , Je n’ai pas ouïe dire que cela avait déclenché des émeutes et autres réjouissants spectacles de gens frustrés qui en auraient profité pour foutre la merde ; vous me direz , le Japon n’est pas la France…..

    • ne pas confondre la population japonaise et la population « française » ( du moins qui peuple la France )

    • Plus d’alarmes ❓ C’est la fête aux joyeux larrons. Enfin joyeux, c’est comme cela qu’ils se décrivent, pas comme ils sont perçus.

      • la population japonaise est homogène et partage les mêmes valeurs , contrairement à la population française composées de nombreuses communautés qui au mieux se méprisent , au pire se détestent et qui n’ont aucune raison d’être solidaires les unes avec les autres.

    • N’oublions pas que le drame de Fukushima, c’est avant tout un tsunami qui a fait 20 000 morts, et détruit pas mal d’infrastructures locales. Donc les gens étaient sous l’eau indépendamment du problème de la centrale (qui n’a fait aucun mort, juste un blessé de la cheville dans un escalier).

    • Raison de plus pour disposer de sa propre production électrique, hydro, PV, éolien avec batteries… peu importe…
      Il suffit de constater à chaque tempête les milliers de foyers sans énergie… c’est super le réseau collectif…
      Sauf quand ça casse…

  • et en hiver , ça veut dire plus de chauffage ( même si il est au gaz , en géothermie ou autre … il y a toujours une sécurité ou une pompe électrique quelque part )

  • je m’en fiche je suis un fan de snake plissken.

  • mais alors, je pourrais pas recharger mon smartphone ?

    • @comtadino
      Bonsoir,
      « mais alors, je pourrais pas recharger mon smartphone ? » Sauf si vous avez une batterie de secours qui recharge les portables et autres supports électroniques, ce sera encore mieux si cette batterie est solaire. Par contre, les antennes relais ne fonctionneront pas.
      Mais soyez rassuré : le gouvernement a créé la plaquette qui va bien, en cas de coup dur. Il en a même fait une en cas d’attaque terroriste. C’est pondu par l’élite des cerveaux produite par l’E.N.A.

      • @ STF
        Les portables photovoltaïques existent (et une lampe électrique fait l’affaire pour le recharger).

        Comme quoi le catastrophisme de M.Gay a réveillé son fan club pro-nucléaire!

      • A STF.
        « Mais soyez rassuré : le gouvernement a créé la plaquette qui va bien, en cas de coup dur. Il en a même fait une en cas d’attaque terroriste. C’est pondu par l’élite des cerveaux produite par l’E.N.A. »
        Si tout est prévu par les cervelles issues de l’ENA, on peut dire qu’on est « sauvé », ils sont si soucieux de notre bien-être !… Mais il vaut beaucoup mieux se prendre en charge et prévoir bougies, groupes électrogènes, poêle à bois, bombonnes à gaz…etc… pour essayer de subvenir à nos besoins et survivre en cas de coup dur. C’est une solution plus sure, et oublions les « prévisions » hypothétiques et bancales issues des cogitations de nos énarques !

    • A comtadino
      « je pourrais pas recharger mon smartphone ? »… Et oui, plus de smartphone ! C’est déjà la panique ?

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Au motif de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, remplacer des productions pilotables d’électricité, comme le nucléaire, par des sources d’énergies aux productions fatales, aléatoires et/ou intermittentes (EnRI), dépendant du vent et du soleil, est une idiotie.

 

Des œufs pourris…

Cela revient à enlever du panier des œufs sains (le nucléaire décarboné pilotable) pour les remplacer par des œufs pourris achetés chers (des productions intermittentes et non pilotables), ou pire encore, à les ajouter en doublons inut... Poursuivre la lecture

La victoire écrasante de l’union des droites en Italie ce dimanche inquiète autant qu’elle réjouit. La percée de la droite radicale incarnée par Giorgia Meloni suit de près celle des démocrates de Suède (SD) survenue deux semaines auparavant. En France, la gauche hurle au (post)fascisme et l’extrême droite reprend espoir, y voyant une victoire par procuration. Le centre technocratique accuse le coup également mais dissimule mal son malaise.

La semaine dernière, madame Meloni a bénéficié d’un soutien particulièrement inattendu (et invol... Poursuivre la lecture

uerss
14
Sauvegarder cet article

La chute de l’UERSS

Article disponible en podcast ici.

 

De l'UE à l'UERSS

Il faut se remémorer l'UE libérale. Son histoire commence avec la communauté européenne du charbon et de l’acier en 1951. Son but figure dans le titre : créer une solidarité autour du charbon et de l’acier pour accroître les économies de chacun.

Cette vision libérale centrée sur l’économie est arrivée à son maximum avec Shengen en 1985 et l’ECU (ancêtre de l’euro) en 1979. L’UE voulait que l’argent, les citoyens, les entreprises et les idées circulent le plus li... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles