Le capitalisme : un système économique moral

Les entreprises qui interagissent librement avec leurs employés et leurs clients sont engagées dans une relation morale, quel que soit le profit qu’elles réalisent. Ce profit leur appartient, elles ne le confisquent à personne.

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Le capitalisme : un système économique moral

Publié le 20 août 2018
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Par Chris Hattingh.
Un article de Libre Afrique

Contrairement à de nombreuses critiques le capitalisme est moral. Pourquoi ? Parce qu’il repose sur les droits et libertés individuels. Andile Khumalo a écrit1 qu’il faut évoluer vers un capitalisme qui place « la société plutôt que le profit au cœur des décision et actions des entreprises ». Mais la justification morale du capitalisme ne réside pas dans ses effets « pour la société » ; sa justification morale est qu’elle repose sur la notion de droits individuels.

Qu’est-ce que le capitalisme ?

Commençons par définir les concepts, de capitalisme, libre entreprise, liberté économique et marchés libres, comme un échange volontaire entre individus, sans l’intervention d’un tiers. Le consentement mutuel et l’absence de coercition ou de fraude sous-tendent ces interactions. Comme l’a écrit Ayn Rand, dans son ouvrage Le capitalisme : l’idéal inconnu  :

Dans une société capitaliste, toutes les relations humaines sont volontaires.

M. Khumalo utilise l’expression « capitalisme inclusif », ce qui est un pléonasme car il confond le capitalisme avec la non-inclusion. Or, on parle de capitalisme lorsque deux personnes échangent volontairement entre elles, en l’absence de coercition ou de fraude ; ce qui signifie que les deux parties ont le pouvoir d’accepter ou de refuser l’échange. Si je veux échanger mon argent contre le service ou le produit de quelqu’un d’autre, je suis libre de le faire.

Quand l’État devient un barreur de route

Lorsque l’État s’immisce dans une grande partie de notre vie, le seul moyen pour les entreprises de se concurrencer est de rechercher des faveurs de cet État pour devancer leurs rivales. Par exemple, MultiChoice demande que l’entreprise Netflix soit réglementée. Nous avons trop peu de liberté, puisque les entreprises doivent faire face à une vague de réglementations. Si elles trouvent une lacune sous la forme d’une faveur gouvernementale, elles la prennent. Les réglementations favorisent également les grandes entreprises en rendant plus coûteuse et plus onéreuse l’entrée sur le marché de nouveaux concurrents plus petits.

En fournissant des biens et des services et, espérons-le, en réalisant des profits, les entreprises se rendent indispensables à la société. Lorsque j’achète quelque chose à une autre personne, je pense que je reçois plus de valeur ou au moins autant que l’argent que je donne en contrepartie, ce qui explique pourquoi je participe à l’échange.

Une entreprise est morale lorsqu’elle s’engage dans son objectif premier, à savoir réaliser un profit. Ce sont en fait les consommateurs qui décident si une entreprise doit ou non exister. Dans une société libre, cette entreprise est libre de maximiser son profit autant que possible, à condition de ne pas s’engager dans la coercition ou la fraude, car elle fournit ainsi le meilleur produit ou service possible pour attirer les clients.

Remettons les choses à leur place

M. Khumalo affirme que le fossé des inégalités est une caractéristique inquiétante du « capitalisme classique ». Pourtant, une personne riche, n’a pas fait forcément bâti sa richesse au détriment de quelqu’un d’autre. Au lieu de reconnaître qu’il est moral pour les individus de commercer volontairement,  il insinue que la richesse a été gagnée grâce à l’usage de la force et de la domination.

Dans le monde moderne, sauf à pouvoir prouver le contraire, les personnes les plus riches n’ont pas volé leur richesse. Elles ont dû fournir des biens et des services pour des personnes libres et désireuses d’acheter. Dans un marché libre et concurrentiel, les entreprises doivent se faire concurrence pour obtenir le choix du client.

Comme l’a récemment dit Yaron Brook, l’inégalité n’est pas un bug du capitalisme, mais plutôt une de ses caractéristiques. Lorsque l’inégalité entre les personnes est le résultat d’interactions volontaires, il faut en faire l’éloge. Lorsque les gens sont libres de créer des entreprises et de réaliser des bénéfices, améliorant ainsi leur propre vie grâce au commerce volontaire avec d’autres, nous devons les féliciter et non les condamner.

Ne pas confondre capitalisme et copinage !

M. Khumalo écrit :

Les capitaines du capitalisme – grandes entreprises et personnes fortunées – ont été impliqués dans des pratiques commerciales douteuses et dans la corruption quand ils cherchent à donner la priorité au profit au détriment de la société.

Lorsque nous accusons quelqu’un d’un crime, nous devons fournir des preuves. Il est de mauvaise foi d’assimiler les entreprises qui se livrent à la corruption à celles qui mènent leurs affaires honnêtement. En outre, le fait qu’une entreprise réalise un profit ne signifie pas qu’elle l’a réalisé au détriment de la société. Fournir des biens et des services que les personnes sont libres d’acheter, crée de la richesse. Pourquoi assimiler cela à de la tromperie des clients ?

Toute entreprise qui copine avec le gouvernement ne mérite pas l’honneur d’être qualifiée de capitaliste. Ce copinage est de la corruption, de la fraude et les coupables devraient rendre des comptes. M. Khumalo souligne que la marée noire de BP en 2010 et les récents décès dans le secteur minier en Afrique du Sud sont des exemples d’entreprises qui maximisent leurs profits au détriment de la société. Lorsqu’un employé est lésé dans son travail par une entreprise dont la négligence est prouvée, il est normal que l’entreprise soit condamnée et tenue responsable.

Rien dans le concept d’échange volontaire n’implique que les individus et les entreprises ne soient pas tenus responsables. Il faut donc réhabiliter la responsabilité économique via la dérégulation de sorte à ce que les entreprises adoptant des comportements contraires à l’éthique ne puissent plus demander de renflouement ou de protection du gouvernement et qu’elles soient ainsi punies naturellement par le marché .

Ainsi, multiplier les réglementations rigides n’est pas la solution pour une économie de libre entreprise. D’évidence, les grandes entreprises essaieront de les contourner en corrompant les autorités administratives ou iront simplement chercher ailleurs un environnement des affaires plus soutenable, ce qui entraînera des pertes d’emploi.

Au contraire, les entreprises qui interagissent librement avec leurs employés et leurs clients sont engagées dans une relation morale, quel que soit le profit qu’elles réalisent. Ce profit leur appartient, elles ne le confisquent à personne. La légitimité de l’échange volontaire se trouve dans son fondement même : la sacralité des droits individuels.

Sur le web

  1. Le capitalisme doit trouver sa conscience – Business Day – 22/07/2018.
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  • … »on parle de capitalisme lorsque deux personnes échangent volontairement entre elles, en l’absence de coercition ou de fraude »…
    Cette citation est la marque d’une société libérale ou les relations citoyennes sont donc régies par l’absence de coercition ou de fraude.
    La France, qui n’est pas régie par un régime libéral, subit le pouvoir coercitif et abusif du pouvoir Étatique et la fraude d’un capitalisme de connivence qui nuit à la libre concurrence…

  • « Les entreprises qui interagissent librement avec leurs employés et leurs clients sont engagées dans une relation morale, quel que soit le profit qu’elles réalisent. Ce profit leur appartient, elles ne le confisquent à personne. »

    La relation entre un puissant (entreprise) et une un faible (employé) est elle vraiment libre ?
    Sans doute suis-je hermétique au concept de libre subordination ?
    La répartition du profit est elle vraiment libre ou issue d’un rapport de force entre un puissant et un faible ?

    • Bravo ! Vous êtes prêt pour le communisme ! (vous êtes Français sans doute ?)

      • Ces 2 remarques suffisent-elles à répondre à mes questions issues de mon expérience personnelle et observation personnelle en entreprise ?

        • C’est un peu « blunt » j’en conviens volontiers… Mais cette façon de ne concevoir le contrat que comme l’écrasement du faible par le fort est totalement marxiste, et l’Éducation Nationale française a justement été créée et organisée pour transmettre cette conception à tous les Français (qui passent quand même pas loin de 20 ans à l’école !).

          Au final, vous ne pouvez imaginer une société ou des individus libres contractent entre égaux, sous la protection d’une régulation de l’État…

          Car dans le libéralisme, la régulation est essentielle, justement pour que le résultat ne soit pas celui que vous décrivez.

          La France est l’un des seuls pays (à part bien sûr les pays communistes) où on n’étudie l’économie politique QUE par le prisme marxiste. Or l’analyse de la lutte des classes par Marx est un dévoiement complet de celle introduite par Cobden, qui a été bien mieux développée par Frédéric Bastiat. (Mais Bastiat n’est JAMAIS enseigné dans l’EN !)

          Quant à la relation entre l’entreprise « puissant » et l’employé « faible » que vous décrivez, je ne peux que constater que dans tous les pays capitalistes elle s’améliore avec le temps et la prospérité… (Aujourd’hui en Chine, les ouvriers qui fabriquent les IPhones peuvent se les payer…)

          Je n’ai pas le temps de développer plus avant, mais je vous prie de bien vouloir m’excuser si mon humour vache vous a blessé.

          • Merci de votre réponse plus détaillée.
            Non pas blessé mais frustré étais-je. 🙂
            Je ne nie pas que la capitalisme est efficace pour accroître le niveau de vie.
            Le communisme également a élevé le niveau de vie en URSS entre 1917 et 1989.
            Je ne fais pas l’apologie de la dictature communiste mais je relativise les mérites du capitalisme.
            « vous ne pouvez imaginer une société ou des individus libres contractent entre égaux, sous la protection d’une régulation de l’État… »
            Je peux imaginer.
            Dans les faits, il n’y a jamais (sauf exception) égalité de force entre 2 parties.
            Ce qui me dérange est d’axer une société sur un rapport de force permanent entre des parties inégales en force.
            Rapport de force tout court me dérange déjà.
            Pourquoi n’envisagez vous pas une alternative de société sans rapports de forces ?

            • Bonjour bienavous

              Pourquoi n’envisagez vous pas une alternative de société sans rapports de forces ?
              Parce que cela n’existe pas. Le libéralisme ne propose pas une société idéale, contrairement au socialisme, mais juste un respect des droits de l’homme. L’individu est la mesure de toute chose, et confier ses intérêts à l’état c’est faire confiance à des hommes qui eux aussi ont des intérêts particuliers (public choice).

              • Bonjour Gillib,
                « Pourquoi n’envisagez vous pas une alternative de société sans rapports de forces ?
                Parce que cela n’existe pas. »
                .
                Prophétie auto réalisatrice, tant que l’on entretient une société basée sur des rapports de force, le contraire ne peut exister.
                Il faut parfois (souvent !) bousculer l’ordre des choses pour qu’il y ait progrès, évolution.
                .
                « Le libéralisme ne propose pas une société idéale,… mais juste un respect des droits de l’homme. »
                Permet- il de sortir du conflit permanent, des sortir du mode d’échange basé sur des rapports de force ?
                Est-ce respecter l’homme que de le maintenir dans un mode de conflit, un rapport de force permanent ?
                .
                « confier ses intérêts à l’état c’est faire confiance à des hommes qui eux aussi ont des intérêts particuliers »
                Il faut bien déléguer des taches à un moment donné, à de gens ?
                Ce que vous reprochez aux individus qui font partie de ce que vous appelez état n’est il pas justement le fruit de l’entretient de ce mode d’échange basé sur un rapport de force ?
                Chacun devant jouer des coudes pour « obtenir », (c’est bien ce que vous préconisez ?), il est normal que celui en situation de force et sans éthique, soit tenté de jouir de son avantage.
                Dans un monde où vous n’auriez pas à jouer des coudes pour obtenir, quel serait l’intérêt de capter des richesses, si vous saviez que vous n’auriez rien a craindre maternellement ?
                L’homme ne serait il pas libéré pour des taches bien plus intéressantes que sa simple survie ?

    • Le moyen pour un faible de devenir puissant est de trouver en lui ce qui peut être valorisé dans les échanges avec autrui. Certainement pas de se subordonner à l’état pour que ce dernier, en échange, soit plus fort dans sa propre négociation avec le partenaire envisagé.

      • N’y a t-il pas d’alternative à ces rapports de puissant à faible, de puissant à faible devenu puissant ?
        N’y a-t-il pas d’alternative à une vie basée sur « j’existe a travers tous les bénéfices et avantages que je peux capter, dans un conflit perpétuel (rapport de force) avec les autres intervenants de la société  » ?

        • Il me semble qu’à peu près partout, l’état se contente d’interdire l’esclavage, la violence et le monopole, et que du coup, on est trop occupé à jouir des bénéfices matériels de son travail pour chercher des satisfactions morales dans la brutalisation des plus faibles que soi. Le marchandage et le pourboire sont, à mon avis, des facteurs apaisants dans les relations avec les autres intervenants, mais ils disparaissent avec les modes de taxation modernes des échanges. La suppression de la TVA serait sans doute très souhaitable, il me semble d’ailleurs qu’avant que Giscard ne fasse école, les relations se faisaient comme dans le travail et le marché noir, c’est-à-dire sans rapport de forces. A l’époque, certaines pénuries ont pu masquer l’intérêt de poursuivre ainsi, hélas !

    • L’entreprise n’est pas toujours la plus puissante : Il y a en ce moment une forte pénurie de profils dans certains métiers, par exemple en informatique.
      Les rares profils disponibles sur le marché font monter les enchères – et ils ont bien raison. Ils sont pour le coup plus puissants que les entreprises.

      Offre et demande, relations libres.

  • Où quand la société décrite dans cette article n’existe tout simplement pas…

  • L’article met en avant les biens faits du libéralisme et les dérives du capitalisme de connivence.
    Un autre travers du capitalisme me dérange, une entreprise qui arrive à une situation de monopole ou quasi monopole par concentration du capital ou innovation (protégée par les brevets) devient trop puissante pour que les règles de libre échange s’appliquent sans dérive.
    Comment empêcher ces dérives sans réguler?

  • Que penser alors des paroles de Lloyd Blankfein dans son dernier interview (à son depart de Goldman Sacht) par le « Sundey Times « je ne suis qu’un Banquier faisant le travail de Dieu ».?

    • Un bel exemple de capitaliste de connivence. Goldman Sachs est un des 6 ( je crois’) propriétaires de la FED, que je nomme également cartel de brigands.

      On peut difficilement trouver meilleur exemple de crony. Bravo.
      Est il besoin que je développe mon point de vue ?

      • Votre expression « un des 6 propriétaires de la Fed » est très réductrice ! Le statut de la Fed est bien plus complexe que ça… cf. Wiki : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_%C3%89tats-Unis

      • @ Aerosolkid

        Inutile de me développer vos théorie certainement morales. Sachez que de mon point de vue, la moralité financière n’existe pas car c’est du pipeau. Lloyd Blankfein surnommé « Lloyd the Knife » était un faux conformiste . Fils d’épicière et d’un d’un employé des postes. A 17ans avec une bourse en poche il attaque une carrière hors norme Je n’ai pas encore vu ça en France; C’est tout.

        • C’est pas incompatible avec ce que dit AerosolKid.

          On peut tout à fait être extraordinairement talentueux et intégrer une structure dégueulasse comme une banque centrale

        • Mon oncle avait commencé, dans la France des années 60, comme simple comptable dans une grande entreprise de fabrication d’articles de sport. Il était issu d’unmilieu modeste, abandonné par sa mère à la naissance et élevé par une femme qui a fait ce qu’elle pouvait pour lui.
          À la fin de sa carrière il tutoyait les présidents de l’UEFA, du CIO et de tout ce que le sport compte de fédérations. Il va sans dire qu’il était dans les coulisses de toutes les rencontres internationales.
          Vous ne l’avez pas vu, mais ça existe en France.

  • Il est toujours intéressant de débattre. Il se trouve que le Président de Davos a un avis sérieusement plus nuancé sur le capitalisme et son pilier : la liberté.

    1. Dans le premier article ( LES ECHOS du 20 janvier 2014), sur le constat, il écrivait : … « J’estime que cette situation est le résultat d’un échec collectif face à la façon de gérer les conséquences de la mondialisation. Un échec qui s’est construit pas à pas au cours des dizaines d’années qui viennent de s’écouler. Au fond, le message délivré par les militants antimondialisation au tournant du siècle dernier était juste… » (Cette dernière déclaration est inouïe, sous la plume du Président de Davos !)

    2. Il proposait la solution dans le deuxième article (LE FIGARO 16 janvier 2017) en déclarant : «Il faut une réforme du système capitaliste. Les gens ne s’y identifient pas en raison de trois sortes de défaillances: la corruption, le court-termisme des acteurs, des mécanismes fondés sur la méritocratie qui en tant que tels engendrent des gagnants et des perdants, or les premiers tendent à se désintéresser totalement du sort des seconds !», expliquait-il de façon incisive lors d’un récent passage à Paris.

    « Son cœur penche pour le capitalisme rhénan, pour l’économie sociale de marché à l’allemande, sa culture d’origine, où tous les «stake holders» (les parties prenantes, dont les salariés) sont pris en compte, et pas seulement les «stock holders» (les actionnaires). » «J’ai fait adopter une déclaration dans ce sens dès 1973», aime-t-il à rappeler.

  • Les promoteurs de la mondialisation sous sa forme actuelle l’ont «vendue» aux peuples en expliquant qu’elle apporterait prospérité, croissance et emplois. Ils sont très fiers de montrer que cette mondialisation a permis de sortir une proportion très importante de la population mondiale de l’extrême pauvreté.

    Il oublient juste de reconnaître que les très très grandes entreprises et les «super riches» ont capté l’essentiel des profits de cette mondialisation, au détriment des classes moyennes et pauvres des pays développés, qui, elles, ont payé un «tribut dingue». Cette analyse n’est plus contestée. Elle est admise même à Davos.

    Beaucoup de citoyens ont tout perdu, et se sont retrouvés dans la misère, alors qu’ils n’avaient pas démérité. (Délocalisations d’usines, chômage, démantèlement des protections sociales dans les pays développés, précarités devenant la règle, dumpings sociaux et environnementaux, fraude fiscale à échelle mondiale, corruption etc…)

    Il y a donc bien des forces extérieures qui parviennent imposer leurs vues sur les politiques nationales. Enfin, l’Union Européenne, notamment dans ses accords de libre-échange, aggrave les dérives constatées, au lieu de protéger les peuples, en particulier les plus pauvres.

    La liberté est un droit fondamental, mais il doit être s’exercer dans un cadre qui lui interdit de supplanter l’intérêt général. Aucune société ne peut vivre sans ce principe, sinon c’est la Loi du plus fort qui l’emporte.

    • En clair, les classes moyennes des pays riches, qui vivaient plutôt bien grâce à l’exploitation du reste du monde, souffrent beaucoup quand le reste du monde prend sa part du gâteau… (et les plus riches se protègent mieux puisque ce sont eux qui organisent le transfert)

      • @Pierre Henri DREVON.

        Mais Macron l’a dit: Les Riches eux n’ont pas besoin d’être protégés

        • Où et quand l’a t-il dit, lui qui a légalisé le droit de licencier abusivement et a barémisé l’indemnité due dans un tel cas ?

          Napoléon (vous savez, l’empereur socialiste) a écrit dans le code civil : Art. 1104.- Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi. Cette disposition est d’ordre public ». Sérieux frein à la liberté, au nom de l’intérêt général.

          • vous êtes sérieux quand vous parlez de Napoléon…? Ce que vous dites me semble plutôt particulièrement libéral : quand une partie s’engage dans un contrat elle est tenue de le respecter. Je vous mets au défi de trouver une personne qui se dit « libérale » et sera contre ce principe – c’est juste la base de la responsabilité individuelle…

      • Pourquoi « grâce à l’exploitation du reste du monde  » ? Qui pratiquait cette exploitation ?

      • Les classes moyennes et pauvres auraient dû avoir le droit de dire non, car c’était aux multinationales de supporter ce coût, puisque ce sont elles qui ont fermé les usines, délocalisé et touché les dividendes. Donc, elles doivent assumer toutes les conséquences de leurs actes, sans les mettre à la charge de ceux qui n’ont rien demandé.

        Plus généralement, méditez donc sur ce qu’écrivait Klaus Schwab, (le Président de Davos) dans Le Monde du 14 novembre 2011 : « Dès le début de la crise, en janvier 2009, j’ai déclaré dans mon discours d’ouverture de Davos :

        « Aujourd’hui, partout dans le monde, les hommes et les femmes se demandent comment des décisions fondées sur la cupidité et l’incompétence ont pu être prises en faisant fi de tous les mécanismes de contrôle. Des décisions dont les conséquences terribles ont touché non seulement l’économie mondiale mais aussi le citoyen moyen qui a perdu sa retraite, son logement et son emploi. Les personnes concernées sont atterrées, désemparées, angoissées et en colère. »

        Voilà où mène la liberté sans la responsabilité qui en est le corollaire, qui lui est consubstantiellement liée, et sur laquelle Contrepoint s’exprime bien peu, selon moi.

    • Sur votre dernier point « La liberté est un droit fondamental, mais il doit être s’exercer dans un cadre qui lui interdit de supplanter l’intérêt général. », c’est l’exact contraire du Libéralisme en effet, et la genèse de tous les totalitarismes. Cet « intérêt général » est le meilleur alibi pour l’écrasement de la liberté individuelle. Toutes les dictatures s’en prévalent depuis toujours.

      • Etes-vous partisan du droit intangible de voler, de tuer, de violer, de torturer, de détruire la nature ? N’avez-vous aucune limites ? Si vous en avez, quelles sont-elles ?

        • Tuer, violer, torturer ne s’attaquent pas à l’intérêt général, mais aux droits individuels. Détruire la nature est hors sujet.

          • Démontrez-le, sinon on va croire que vous êtes doctrinaire. Pourquoi détruire la nature est « hors sujet », alors que la plupart des actions humaines et notamment les action économiques ont des effets sur la nature que leurs auteurs doivent analyser pour qu’ils soient positifs ou le moins négatifs possible ?

            • Vous le dites vous-même, détruire la nature peut être positif, négatif, ou neutre, suivant le cas, et même suivant la personne qui en fait l’analyse. On ne peut donc pas le mettre à égalité avec les actes où il y a une victime et une nuisance directe envers cette victime. C’est donc hors sujet, ce qui ne veut pas dire que ça ne doit pas donner lieu à analyse, mais ça n’est pas la même chose que la violation délibérée des droits d’un individu.

        • le fondement même du libéralisme est de reconnaître à chaque être humain le droit d’agir à sa guise, et donc d’interdire à tout être humain de priver un autre être humain de ce droit, par exemple en le volant, en le tua,t, en le violant, en le torturant. L’interdiction du vol, de l’assassinat, du viol et de la torture fait partie de la; définition même du libéralisme.
          Mais cette interdiction ne fait pas de différence entre les « hommes de l’Etat » et les simples citoyens, d’où les restrictions imposées par le libéralisme aux actions de l’État.

          • Pour être précis, disons que la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen précise que la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

            • pour être encore plus précis, il y a une autre thèse : que ces droits sont des droits naturels antérieurs à toute déclaration et supérieurs à la loi. C’est par exemple ce que dit la Déclaration d’Indépendance des Etats Unis en 1776 :
              « We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable Rights, that among these are Life, Liberty and the pursuit of Happiness. « 

  • Il faudrait également interdire l’achat d’obligation publique par les GAFA autre forme de connivence…

    • Mouais, ça mériterait d’être analysé plus en profondeur.

      Je ne suis pas sur que le lobby des GAFA se fasse exclusivement via le rachat d’obligations publiques.

      Et si c’est vraiment un danger, il « suffit » aux états de ne plus être en déficit, et de ne plus s’endetter pour être immunisés à cette forme de « connivence ».
      … de gérer correctement leurs affaires, donc…

  • L’article dit : « Toute entreprise qui copine avec le gouvernement ne mérite pas l’honneur d’être qualifiée de capitaliste.»


    Selon moi, « capitaliste » est en réalité un terme très neutre (il peut englober du bon comme du mauvais), contrairement au terme « libéral » (il n’englobe que du bon.) Par exemple : la Chine actuelle est capitaliste, mais elle n’est pas libérale.

  • Oui oui bien sûr le capitalisme est moral …. pour un capitaliste !
    Pour les pauvres gens, il n’est pas moral, il n’est pas immoral, il est amoral !

  • pour ma part une entreprise dirigé par un patron dont lui même maïs c’est bille et ces bien pour la pérennité de son entreprise.oui là
    c’est un patron .Mais le manager qui n’est qu’un employé de l’entreprise ,désolé ce n’est pas un patron …quel risque prend t-il.??
    si il es bon il est bien renumerai, si il est mauvais ,il est aussi bien indemnisé…mais ce n’est pas son entreprise …aucun risque !!!

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