Le véganisme, du régime alimentaire au régime politique

The international cube of truth in Brussels January 22nd, 2018 By: Denis Mau - CC BY 2.0

En souhaitant rendre l’humain vertueux par le biais de la Loi sans se cantonner au débat philosophique sur la sensibilité animale, la nouvelle idéologie politique végan menace nos libertés.

Par Ludovic Delory.

Ainsi donc, ils ont réussi à politiser même le contenu de notre assiette ! Profitant d’une vague de sur-médiatisation, le mouvement végan s’en prend aux petits employés, mobilise des policiers, s’attaque aux monuments publics.

Ce militantisme n’a pour but, comme tous les autres, que de s’attaquer à la propriété privée d’autrui et d’imposer ses vues sous couvert de bons sentiments. Comme l’explique Aymeric Caron, le véganisme est d’essence politique. Plus radical que le végétarianisme , il « exprime une position morale politico-philosophique qui inclut un combat pour les droits des animaux ».

Ce prosélytisme ne peut se faire sans violence, pour la frange la plus extrême des végans. Il faut, selon ces gens, passer à l’action, quitte à écoper d’une condamnation pour « apologie du terrorisme » ou, plus grave, à se suicider après avoir blessé plusieurs innocents.

Une nouvelle idéologie liberticide

Créé par le Britannique Donald Watson, le mouvement végan se voulait au départ pacifique. Sa dérive vers l’extrême a été facilitée par l’usage des réseaux sociaux, qui permettent à ces marginaux de coordonner des actions militantes, de ne plus être coupés du monde par leur choix de vie.

Depuis peu, les choix individuels d’une minorité tentent de s’imposer par la voie politique. Un parti, en Belgique, porte même leur message et la tendance s’étend à la France, comme elle a déjà contaminé une vingtaine d’États dans le monde. Aux Pays-Bas, le parti des animaux siège dans les assemblées. Une constante dans son programme : la reconnaissance de la liberté individuelle de manger ou non de la viande ou du poisson, toujours tempérée par un « mais » et par d’innombrables projets de mesures vexatoires.

C’est là que se situe le danger. En accordant les mêmes droits aux animaux qu’aux humains, en souhaitant rendre l’humain vertueux par le biais de la Loi sans se cantonner au débat philosophique sur la sensibilité animale, la nouvelle idéologie politique végan, portée par un infime pourcentage de la population mondiale, menace nos libertés. Dont celle d’ingérer des produits carnés, indispensables à notre métabolisme.