LR : Wauquiez renonce à incarner le libéralisme

Jugeant le créneau libéral occupé par Emmanuel Macron, Laurent Wauquiez fait le choix d’une synthèse conservatrice-populiste incapable de répondre aux maux dont souffre la société française.

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LR : Wauquiez renonce à incarner le libéralisme

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 juin 2018
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Par Trevor Smith.

Le dimanche 10 décembre 2017, Laurent Wauquiez a écrasé la concurrence en étant élu Président du parti Les Républicains dès le premier tour, avec un score sans appel : 74,64 % des voix.

Bien que cette victoire puisse être relativisée par l’absence de concurrent de poids, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse notamment ayant choisi de ne pas concourir, elle offre au Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes une pleine liberté pour remodeler la droite à son idée.

Malheureusement, de liberté il n’est guère question dans le projet porté par Laurent Wauquiez : jugeant le créneau libéral occupé par Emmanuel Macron (ne vous étouffez pas), il fait le choix d’une synthèse conservatrice-populiste incapable de répondre aux maux dont souffre la société française.

Pour Laurent Wauquiez, le créneau libéral est occupé par LREM

Nathalie MP l’a récemment démontré avec brio : Laurent Wauquiez n’a pas peur des contorsions idéologiques, pourvu qu’elles lui permettent de grimper une marche de plus et de s’imposer comme la principale alternative à Emmanuel Macron en vue de l’élection présidentielle de 2022. La question qu’il peut se poser est donc : où existe-t-il le meilleur espace politique pour pouvoir se revendiquer comme premier opposant ?

Son évaluation, me semble-t-il, est que le créneau libéral est occupé par La République En Marche : par son positionnement central, la majorité présidentielle aurait réuni les électorats libéraux (comprendre : centraux) de gauche et de droite, asphyxiant ainsi une partie de la droite.

Cette dernière s’est ainsi retrouvée délestée de certains représentants réputés « libéraux » comme Bruno Le Maire ou les juppéistes, mais également d’une partie de l’électorat attachée à un minimum de sérieux économique.

De fait, en tenant certaines promesses de son programme, comme la libéralisation (très relative) du Code du travail ou la transformation de l’ISF, Emmanuel Macron met en œuvre une politique que n’aurait pas reniée le centre-droit.

Les lecteurs réguliers de Contrepoints seront à raison très dubitatifs quant au caractère libéral des politiques mises en œuvre par le Gouvernement actuel, toutefois c’est le raisonnement qui est fait, me semble-t-il, par Laurent Wauquiez.

La critique d’un Emmanuel Macron présenté comme « libéral »

C’est pourquoi il sort l’artillerie lourde concernant Emmanuel Macron, avec tous les classiques de la critique / caricature du libéralisme, de manière à lui attacher une étiquette jugé péjorative : « Ne vous trompez pas, ce Président n’est ni de droite ni de gauche, c’est le président des golden boys de la mondialisation », pérore ainsi Laurent Wauquiez.

Emmanuel Macron est le représentant de la « technocratie parisienne, cosmopolite, individualiste, inculte, consumériste, mondialiste, déracinée, anhistorique » (rien que ça !), par opposition à la (vraie) France des régions, en rajoute son nouveau Vice-Président, Guillaume Peltier.

Et le nouveau Président du parti Les Républicains de dénoncer « les ravages provoqués par l’idéologie de la concurrence », une sortie que ne répudierait pas une Marine Le Pen ou un Jean-Luc Mélenchon !

La droite abandonne les idées libérales

Les gouvernements étiquetés « de droite » des dernières décennies n’ont pas franchement brillé par leurs politiques libérales, toutefois l’UMP puis Les Républicains pouvaient toujours gagner à la comparaison avec les programmes souvent fantaisistes des dirigeants issus du Parti Socialiste.

Une nouvelle étape est cependant franchie lorsque « la jeune garde LR assume ne pas être libérale » : ainsi, Aurélien Pradié et Pierre-Henri Dumont ont-ils pu reprocher à la réforme du Code du travail de ne pas être suffisamment protectrice des salariés !

Ce faisant, ils ne détonnent pas par rapport à un Laurent Wauquiez qui, dans un portrait du journal Libération de 2005, était déjà présenté comme étant de « tendance catho social », « à rebours de l’idéologie libérale qui domine la droite sarkozyste ».

Et lorsqu’il reprend à son compte le mot « libéralisme », c’est pour opposer un « libéralisme à la française », protecteur (le sien), à un « libéralisme anglo-saxon ouvert aux quatre vents » (celui d’Emmanuel Macron). Ou encore, pour vendre « une droite qui mène une vraie politique de droite en matière économique », qui commence par… unifier / étatiser les différents régimes de retraite.

Pas grand-chose à voir, donc, avec un quelconque libéralisme, comme en atteste sa politique à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes…

Le principal parti de droite rejette ainsi des idées qui étaient censées former une partie de son socle doctrinal : Virginie Calmels, en tant que libérale, risque de se sentir bien seule[NDLR : elle a depuis été « remerciée »].

Deux erreurs et une faute

Ce faisant, Laurent Wauquiez commet une erreur sur l’électorat qui pourrait rester fidèle aux Républicains : les plus de 4 millions de votants qui ont porté François Fillon lors de la primaire de la droite et du centre il y a un an ne se sont pas évanouis dans la nature.

En dépit d’une image particulièrement écornée par les affaires mais avec un programme mâtiné d’un certain libéralisme, l’ancien Premier ministre n’était pas passé loin d’une qualification pour le second tour.

Contrairement à ce que semble penser le Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, il existe donc un électorat libéral qui n’a pas pour autant donné sa voix (au premier tour) à Emmanuel Macron. Il représente peut-être un cinquième du pays.

Seconde erreur, Laurent Wauquiez part du principe qu’Emmanuel Macron va demeurer statique idéologiquement, alors qu’il a amplement démontré jusqu’ici sa maîtrise tactique et sa capacité à se jouer des clivages.

Le nouveau chef des Républicains cherche à enfermer le Président comme le représentant d’un mondialisme honni ? Qu’à cela ne tienne, à une Marocaine lui demandant des papiers, il répond : « Si vous n’êtes pas en danger, il faut retourner dans votre pays », reprenant à son compte une thématique identitaire et migratoire chère à Laurent Wauquiez.

Ou encore, dans le domaine de l’éducation, il laisse Jean-Michel Blanquer jouer sur la corde de la nostalgie : rétablissement du redoublement, de la dictée quotidienne, interdiction des portables, encouragement du port de l’uniforme dans les établissements, etc. En sur-jouant le retour à l’autorité après des années de laxisme à l’école, Emmanuel Macron marque facilement des points auprès de ceux que Laurent Wauquiez prétend représenter.

Maintenant que La République En Marche est bien ancrée au centre de l’échiquier politique, elle peut facilement jouer du balancier en fonction de l’avancée de la reconstruction à droite et à gauche. Il sera compliqué de se sortir de ce piège.

Enfin, le nouveau chef des Républicains commet une faute politique en faisant primer une stratégie politicienne, qui plus est erronée, sur la résolution des maux qui rongent la France. Emmanuel Macron applique un projet social-démocrate, avec une dose homéopathique de libéralisme, mais ça ne fait aucunement de lui un libéral. Une lecture régulière de Contrepoints vous en aura convaincu…

Pourtant, un vaste programme de réformes profondes, authentiquement libérales, serait indispensable pour permettre au pays de repartir de l’avant après des décennies d’étatisme qui l’ont rendu moribond. Malheureusement, la droite de Laurent Wauquiez n’incarnera pas cette alternative.

Cet article a été publié une première fois en 2017.

 

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    • Il pourrait promettre la collectivisation intégrale, n’importe quel candidat LR peut compter sur 75% des retraités qui voteront quoiqu’il arrive pour lui par pur tradition, même si l’électeur est plus proche des idées « libérales » de Macron ou des centristes. L’ennui, c’est que les vieux meurent et l’électorat LR s’effrite lentement mais sûrement, les jeunes votent fn ou Mélenchon.

      • Pas d’accord avec votre jugement. Je suis libertarien donc sensible de Droite et je vote blanc. Macron est pour vous un libéral mais pour moi « il m’a fait les poches » au 1er janvier. Donc son libéralisme ressemble personnellement plus au socialisme rocardien qu’à la théorie de Muray Rothbard. Pour pouvoir m’exprimer, n’étant pas d’accord avec tous ces politiques qui nous mentent je vote « Blanc ».Le seul que j’ai vu un jour me sembler le plus proche s’appelle Alain Madelin.

  • l’article est un parfait résumé. Plutôt que de maintenir une ligne libérale-conservatrice, et d’insister sur les insuffisances de Macron sur ces deux thèmes, Wauquier se limite à un conservatisme mal torché et à un antilibéralisme partagé par l’ensemble des autres partis politiques. S’il est au 2e tour en 2022 (un gros « si ») il a peu de chances contre Macron…

  • je suis né Libertarien. Alors Wauquiez (maintenant)ou Macron pour moi c’est pareil.. Je votrerai donc « Blanc »

    • Libertarien et vous votez encore ? Chacun fait comme il veut mais j’y vois comme une contradiction.

    • Le jour où le vote blanc majoritaire bloquera une élection, j’irai voter. Pour le moment, je refuse de participer à la mascarade.

      • et comme je le dis toujours participer c’est légitimer le système de merde en place…je vous dis pas bravo mesdames et messieurs le votants (je dirais même vous êtes de sacrés glands)

  • Finalement, et l’article le démontre en filigrane, il n’y a même pas l’épaisseur d’un papier à cigarette entre Wauquiez et le FN. Normal puisqu’il reprend à son compte, la stratégie (perdante) de Sarko de récupérer les voix des électeurs du FN.
    A part ça, certains passages de l’article ne manquent pas de témérité, comme celui où le programme de Fillon, ou les gens qui l’ont suivi, sont qualifiés de libéraux. J’ai du me retenir de pisser de rire.

    • Une grande partie des libéraux ont suivi Fillon, vous n’avez qu’à vous plonger dans les articles et le commentaires de CP de Mars/Avril pour comprendre pourquoi.

      Quand à la « stratégie perdante de Sarko » c’est celle qui lui a permis de gagner en 2007 et de renvoyer le FN à 10,44% soit le plus bas historique depuis 1981.

      (Ce qui n’exclu pas comme l’explique l’article, que Wauquiez joue avec un temps de retard et que l’appareil n’a dans la tête que la stratégie politicienne de 2007)

      Arrêtez de biberonner Radio Pravda du matin au soir …

      • @ Stéphane Boulots
        « Une grande partie des libéraux ont suivi Fillon »

        Ça fait combien de voix, avec quelle fraction de confiance: le « meilleur » ou le « moins pire »?

        • Jean Roule n’a toujours pas compris que l’on peut être libéral et être par exemple contre l’avortement (ou pour d’ailleurs), que la liberté n’a absolument rien à voir avec « le droit de faire tout ce qui ne nuit pas aux autres » – J’imagine qu’il amalgame les électeurs de Fillon à Sens commun vu le sens de son post.

          • Vous pouvez être libéral et être contre ce que vous voulez. La limite se situe au fait de ne pas imposer ses lubies aux autres.

            C’est bien là que les conservateurs qui se prétendent libéraux échouent lamentablement.

            • Arrêtez votre parano sur l’invasion secrète des conservateurs. Les humains sont conservateurs, par nature, c’est même ce qui nous différencie des animaux : la conservation, la propriété.

              Vous avez déjà vu des amish armés de fusils en train d’imposer aux autres de ne pas utiliser de voitures ? Non, parce que dans ce cas, ce ne sont pas des Amish, mais des écolos : de bons vieux progressistes socialistes.

              Libéral conservateur veut simplement dire qu’il faut protéger la liberté et que ne pas l’imposer par la force ou par des raisonnements intellectuels.

              Lisez Burke avant de critiquer aussi sévèrement.

              • Les conservateurs auxquels je fais référence ne sont pas les Amish. Vous le savez très bien.

                Les conservateurs dont je parle sont ceux-là même que vous citiez. Des gens qui ne vivent que pour expliquer aux autres comment ils doivent (on dépasse le cadre limite du « devraient ») vivre leurs vies.

                Je suis moi même croyant et très conservateurs sur un certain nombre de sujets. Pour autant, en tant que libéral, j’estime que s’il doit m’être garantie le droit de commenter, de juger et de discriminer. Il ne m’appartient nullement de dicter aux autres comment ils doivent vivre leurs vies tant qu’ils ne la vivent sur ma propriété (et là, la loi devrait m’autoriser à sortir les armes).

                • Et alors, ils vous font la leçon ?

                  Regardez ailleurs, rien ne vous oblige à les écouter. Et, contrairement à Radio Pravda, il ne crament pas 3 milliards d’argent public pour faire leur propagande.

    • Vous confondez libéraux et de gauche. Les libéraux respectent les opinions différentes! Ce qui n’est pas votre cas, vous n’avez donc rien à faire sur ce site. Etre contre marier les homosexuels ne fait pas de vous un électeur du FN. Vous devriez aller pisser de rire sur le Monde ou Libération, plus en accord avec votre mentalité!

      • Il n’est pas possible d’être contre le droit des homosexuels à se marier et d’être libéral. Je suis désolé.

        Le libéralisme n’est pas un marché. Celui qui prétend le contraire est un hypocrite. Population que je respecte encore moins que les gauchistes.

        A un moment, il faut arrêter avec cette blague qu’est le « libéral-conservatisme ».

        • On peut tout à fait être libéral et être contre le fait que l’union doivent obligatoirement être encadrée par l’Etat. Le mariage n’est pas un acte civil, ça ne regarde que les personnes qui se marient et leur religion si ils en ont une.

          C’est quoi ce « droit à » défini par la loi pour tout le monde et qui réduit entièrement toute liberté ?

          • Vous prêchez un convaincu.

            On peut être opposé au mariage en tant que libéral (c’était ma position ici-même lors du « mariage pour tous »). On doit l’être même, à mon sens. Mais être opposé à un seul type de mariage est une escroquerie intellectuelle. Je suis désolé.

            Je n’ai pas parlé de « droit à » mais de « droit de ».

            • Pas du tout, le mariage est et a toujours été l’union d’un homme et d’une femme dont l’unique but était de fonder une famille. la mariage avait avait pour but de stabiliser et d’officialiser un situation. pendant des millénaire personne ne s’est jamais offusqué qu’il soit réservé au couple homme femme. Et il existe tout un tas de limitation au mariage que l’on pourrait très bien remettre en cause sous prétexte « d’égalité » et « de liberté ». pourquoi ne pas pouvoir avoir plusieurs femmes, plusieurs hommes? pourquoi pas des mariage collectif? Pourquoi pas se marier avec sa fille, son fils? pourquoi pas se marier avec un animal? la liste est longue…Ceci dit rien ne vous empêche de vivre avec qui vous voulez et de la manière dont vous le souhaité et de ne pas venir faire c… le monde pour que sont mode de vie soit « bénis » par l’état en grande pompe…

              • Oui je crois que la dispute vient de la confusion entre mariage et contrat d’union . Le contrat d’union permettrait d’établir un contrat de « vie » entre deux personnes sans se soucier de ce qu’elle font chez elles en réglant les problèmes matériels.
                Le mariage est de l’ordre de ce que vous avez évoqué.

        • On peut être contre le mariage tout court et pour le droit de deux personnes à mettre des biens en communs par contrat sans que l’état donne sa bénédiction.
          En attendant, le mariage pour tous est un moindre mal, et le moindre mal est pavé d intentions encore plus mauvaises que le bien.

      • Y’en a bien qui confondent « libéraux » et « de droite », n’est ce pas?
        Alors une connerie de plus ou de moins , pour ce que ça change… CPEF©

  • Ce n’est pas que Wauquiez renonce à incarner le libéralisme, c’est qu’il ne veut pas; il est totalement anti-libéral.

    • Wauquiez ne connait même pas la définition du libéralisme comme l’immense majorité des politiciens français (99,99%). Ils ne peuvent pas comprendre car ils sortent tous de l’ENA où ça n’est pas enseigné.

      • Les français non plus qui ont avalé les mensonges et croient que c’est le droit de tout faire, y compris exploiter les autres. Alors que c’est tout le contraire, une éthique de respect des autres.

        • La liberté est effectivement le droit de tout faire dans la limite de sa propriété et de la propriété d’autrui. C’est cela l’éthique du respect des autres : laissez faire, laissez aller, ne pas s’occuper des affaires des autres qui ne vous concernent nullement.

          La farce des conservateurs qui se prétendent libéraux ne dupe personne.

          • Non, la liberté dans une société, c’est la responsabilité de ses actes envers les autres, envers la société.

            Vous confondez droit et liberté : la liberté est innée, le droit est accordé et définit par la société.

            • La liberté au sein de la société est malheureusement un droit. Par essence.

              • Non pas par essence : simplement parce qu’on vous a fait croire que ce l’était. Le plus drôle, c’est que cette « essence » vient de discours tenus par des existentialistes.

                L’homme naît libre. Ce n’est pas une déclaration d’intention ou un principe politique, c’est la nature, l’essence même de l’homme : il pense, il a une conscience, il sait reconnaître sa responsabilité et celle des autres, il est donc libre.

                La liberté n’a besoin d’aucun droit, c’est la société qui en a besoin et c’est à la fois nécessaire, salutaire et utile. C’est aussi très dangereux.

    • @Jacques Peter

      Il est surtout opportuniste, comme les autres politiciens.

  • Macron libéral? Lénine et Staline aussi? C’est un étatiste fanatique comme tout énarque!

  • Que vous êtes expéditif et catégorique ! Quand on se dit libéral, on laisse déjà la « liberté » à chacun, y compris à un responsable politique de 42 ans, d’évoluer ! Je ne suis pas un wauquieziste inconditionnel, sa rhétorique n’est certes pas encore celle d’un Fillon, mais les caricatures qu’il subit depuis 4 mois me poussent à écouter ce qu’il dit plutôt que ce que tant de gens qui ne l’ont jamais vu lui font dire… Quelques exemples : il dénonce, encore récemment dans une itw à la presse EU, l’absence totale de baisse des dépenses publiques de Macron, dont il rappelle le taux faramineux : 57%. Il est le président de région qui réduit le plus les dépenses de fonctionnement (Cour des Comptes). Les Auvergnats-Rhônalpins le disent : il est un président de région très pro-business, en contact étroit avec le monde économique et qui cherche à lui faciliter la vie. Dans une itw récente aux lecteurs du Parisien, il déclare qu’il faut « sortir des 35 heures ». Qui a relevé cette petite phrase ? Sa « droite sociale » (terme maladroit j’en conviens) est en fait une volonté de relancer l’ascenseur social par le travail, et non d’augmenter l’assistanat qu’il rejette. A la fin de cette année catastrophique pour les libéraux, où l’excellent projet Fillon a été jeté avec l’eau de l’infortunée Penelope, où une monarchie jacobine et social-démocrate a détruit les contre-pouvoirs, de grâce ne sombrons pas dans la noirceur. Comme nous y invitait dans « Contrepoints » Virginie Calmels ce vendredi, « libéraux, gardons l’espoir ! ». Elle est la 1ère vice-présidente de L. Wauquiez et on peut compter sur elle pour garder le temple libéral chez LR, elle qui ne cesse de démoncer la social-démocratie molle de Macron. Entre l’attelage Wauquiez/Calmels et l’exil en Suisse, je préfère encore miser sur la 1ère option. C’est notre dernier espoir…

  • J’avais assisté aux « Universités de la Liberté » organisées par Mme Calmels à Paris le 18 novembre dernier. Après des interventions très intéressantes, Laurent Wauquiez était venu draguer les libéraux avec un discours très calibré et un vibrant appel à « prendre le train au départ » (ou une autre expression dans ce genre).
    Moitié méfiant et 2 tiers fainéant, j’étais resté en retrait. Bien m’en a pris. A droit’Lib, au PLD et chez Ecologie Bleue on doit se sentir un peu cocu. Mes pensées vont aux jeunes libéraux qui avaient donné de leur temps pour cette manifestation et sans doute après. Ils doivent aujourd’hui être bien amers.

  • Pourquoi « renonce » ? Il l’avait envisagé ?!

  • rien qu’en lisant le titre je me suis dit : « mais déjà il incarne rien le pauvre « ….

  • Wauquiez en gros c’est tous les électeurs racistes ou xénophobes qui n’osent pas s’afficher socialement FN et qui regrettent leur vie d’avant, quand ils étaient jeunes… Quand à Macron, dés qu’on ne cherche pas à voir s’il est libéral authentique estampillé ou pas mais qu’on regarde les sujets (interdits) qu’il a (osé) abordé, voire pour certains reformé (un peu), on doit admettre qu’il a fait péter des choses qui nous agaçaient: les syndicats, les partis installés, bon nombre de spectres rassis du monde politique (Raffarin, Fillon, Sarko, Hollande…) qui encombraient notre paysage depuis des lustres; rien que ça déjà, ça fait du bien.

    • Avant, on croyait qu’il suffisait de faire péter les syndicats de la SNCF pour faire arriver les trains à l’heure, aujourd’hui on sait ce qu’il en est. Avant on croyait qu’un jeune premier, en costard ou parka, changeait des vieux incapables, aujourd’hui on commence à savoir ce qu’il en est.

  • Mais comment l’auteur arrive-t-il à imaginer que Macron est libéral ? Qu’il passe pour libéral aux yeux des gens qui ne savent pas ce qu’est le libéralisme économique, c’est presque normal, Hollande passait pour ultra-libéral auprès des populations de gauche. Mais là, de la part de l’auteur et/ou de Wauquiez, c’est étonnant

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Un entretien mené par Matthieu Creson pour la la Revue Politique et Parlementaire. 

 

Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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