Pourquoi Marx est responsable des crimes du marxisme

Les communistes ne peuvent pas se cacher derrière l’excuse de « dérives » du communisme

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Crimes communistes

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Pourquoi Marx est responsable des crimes du marxisme

Publié le 22 juin 2011
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Marx n’est pas innocent des crimes du marxisme, voici pourquoi.

Par Domi.
Nombre de Français attribuent les difficultés économiques existantes au marché et font confiance à l’État pour les réduire ou les supprimer. Ils croient sincèrement qu’une économie de marché véritable conduirait à l’oppression des masses par les plus riches. Le suivi prolongé de politiques inspirées de cette perception des choses conduirait inévitablement à placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle direct de l’État.

Pourtant si cette possibilité était proposée directement à ces mêmes Français, ils protesteraient que ce n’est pas leur intention. C’est que les expériences d’économies administrées ont laissé un souvenir détestable dans les esprits, plus encore par la répression de masse auxquelles elles ont été associées, que par les pénuries voire les nombreuses famines qu’elles ont provoquées. Pour une majorité de Français, même parmi ceux qui sont hostiles à la libre entreprise et à la mondialisation, reliées à la pauvreté et au chômage, le communisme reste synonyme de goulag.

En jouant à pile ou face avec une pièce de monnaie, au bout d’un grand nombre de lancers, nous en déduirions que celle-ci a une chance sur deux de tomber sur pile. Évaluant ainsi une probabilité à partir d’une fréquence, les gens constatent alors simplement que tous les régimes communistes, sans exception, ont eu recours à la violence de masse et ils en concluent que c’est tout ce que l’on peut attendre d’un pouvoir communiste.

Placés devant ces évidences, les Marxistes ont conçu une parade habile, même si elle a eu peu d’efficacité auprès du plus grand nombre : ils ont prétendu que les crimes politiques des États socialistes n’avaient aucun lien avec les écrits de Marx.

L’objet du présent texte est de démontrer la fausseté de cette thèse.

Pour l’appuyer, ses défenseurs ont tout d’abord tenté de fournir des preuves de cette dissociation.

Quelle que soit alors l’efficacité des arguments développés dans ce but (d’ailleurs assez maladroits, nous les analyserons au terme de ce texte), ils échoueront tant que la trahison des idéaux de Marx par ses épigones ne sera pas expliquée.

Si l’on ne peut savoir a priori si les communistes au pouvoir ont mis à exécution correctement le programme conçu par Marx, ils s’y sont référés systématiquement et leur intention a toujours été de conformer leur pratique à sa vision de l’évolution historique des sociétés. Il serait a priori étonnant que tous ceux qui se sont réclamés de Marx se soient trompés de la même manière. Comment une telle unanimité dans l’erreur aurait-elle pu se produire ?

Le plus probable est que l’interprétation majoritairement donnée à un texte par ceux qui s’en réclament correspond à la nature même de ce texte à moins que cela provienne d’une rédaction maladroite et ambiguë. Une telle solution de repli, peu glorieuse pour la rigueur de l’auteur du capital, ne peut guère être mise en avant.

C’est pour toutes ces raisons que les Marxistes ont voulu expliquer les causes de la divergence supposée entre les écrits de Marx et la manière dont ils ont été compris.

Se reposant sur ce dernier, ils ont considéré que la mise en œuvre des révolutions prolétariennes dans les pays non industrialisés était à l’origine de leurs échecs.

Nous montrerons au contraire que ce n’est pas l’instauration du communisme dans les pays pauvres (I) qui explique son échec mortifère mais bien la pensée de Marx (II)

I – Instauration du communisme dans les pays non industrialisés

La violence des partis/états marxistes serait liée, selon la thèse défendue aujourd’hui – non à l’époque – par les Marxistes aux circonstances concrètes dans lesquelles ils ont été amenés à exercer le pouvoir. Plus précisément, la révolution ouvrière prévue par Marx serait adaptée aux sociétés industrialisées dans lesquelles la majorité participe à l’activité économique en tant que salarié. En revanche, dans les pays sous-développés où l’agriculture prédomine, le Marxisme dégénérerait en un système violent et oppressif. C’est précisément dans ces pays que les Marxistes eurent pour appliquer leurs idées l’appareil d’État à leur disposition.

Et si l’URSS et l’Europe centrale étaient devenues à la fin, même à la traîne de l’ouest, des sociétés industrialisées, la poursuite des pratiques totalitaires pourrait dans ce cas être attribuée à la force de l’habitude et au mauvais pli pris au moment où ces sociétés étaient encore immatures.

Cette explication a l’immense mérite de se référer à la pensée de Marx lui-même. Celui-ci avait situé la révolution prolétarienne dans les sociétés industrialisées qu’il avait le loisir d’observer. Toutefois, on pourrait objecter que Marx avait justement mal prévu les choses : il a en effet explicitement considéré que les révolutions, visant à renverser « l’ordre capitaliste », se produiraient uniquement dans les pays industrialisés, et non les autres… Ce qui manifestement ne fut pas le cas.

Néanmoins, à la fin de sa vie, il avait estimé que des révolutions prolétariennes pouvaient se produire dans des sociétés agraires mais que ces mouvements devaient s’appuyer sur le savoir-faire des prolétaires de l’ouest pour réussir.

Nous voilà donc rassurés : c’est en lisant Marx que l’on peut expliquer l’entreprise totalitaire la plus désastreuse du XXème siècle. Le communisme peut continuer à incarner l’espoir d’un monde meilleur pour les masses. Tout au plus, le bon communiste, instruit par l’expérience évitera-t-il d’encourager sa mise en œuvre dans les pays pauvres où il n’est pas adapté (comme en Bolivie ou en Equateur par exemple)…

Face à cet argumentaire, posons ce principe : les réticences exprimées par Marx à la perspective d’une révolution prolétarienne dans certaines sociétés n’obligent pas à présenter d’emblée ce type de circonstances comme explication principale de l’échec de ces révolutions. A ce stade, il ne s’agit que d’une hypothèse qui doit être confrontée aux faits.

Si on la retient, le désastre peut être attribué à l’immaturité de la société confrontée à la révolution ou à celle des partisans communistes. Ces tentatives d’exonération ne sont pas de même nature.

Dans le premier cas, les conseils de Marx auraient été respectés pour l’essentiel, mais sans tenir compte du contexte dans lequel ils étaient à même de produire les effets attendus (A). Dans le second cas, les partisans de la révolution n’auraient tenu nul compte de ses directives (B).

A – Hypothèse du respect des consignes de Marx dans un contexte inadapté

Au regard du raisonnement adopté spontanément par le grand public, il s’agit d’une volonté de dissocier fréquence et probabilité. En effet, il arrive qu’un facteur donné soit associé à un certain effet en des circonstances données et à des effets inverses (ou atténués) dans d’autres cas. La pluie et les nuages donnent lieu à de fortes baisses de températures en été et non en hiver.

Cette première partie de l’hypothèse supposerait par exemple que face aux difficultés liées aux résistances d’une société archaïque, les dirigeants communistes seraient contraints de durcir leur politique, engageant ainsi un cycle répressif infernal et destructeur.

Ce discours a l’inconvénient de reconnaître que les méthodes employées par les dictatures communistes relèvent plus ou moins de Marx. Elles auraient simplement pris une ampleur excessive. Défendre un usage modéré de la torture et du conditionnement psychologique n’est pas aisé. Néanmoins, la principale pierre d’achoppement rencontrée par cette théorie est le fait que les mesures répressives de masse ont été édictées par les communistes dès leur accès au pouvoir. Par exemple, avant même de contrôler l’ensemble du pays et alors que son influence était circonscrite à des zones isolées regroupant tout au plus une dizaine de millions de personnes, le bilan du parti communiste chinois se chiffrait déjà en centaine de milliers de morts.

Il serait donc plus juste, pour rester dans le cadre de la pensée de Marx de parier sur l’hypothèse d’une violation pure et simple des directives de Marx par ses partisans pour des raisons qui restent à préciser.

B – Hypothèse de la violation des directives de Marx

L’immaturité du mouvement prolétaire lui-même (ou de ceux qui prétendent le constituer) et non plus de la société réagissant à son volontarisme révolutionnaire serait à l’origine du fiasco révolutionnaire.

Ces communistes immatures du Sud ou de l’Est seraient à opposer aux prolétaires plus expérimentés ou plus sages se trouvant à l’Ouest.

On ne manquera pas d’être surpris à première vue par une telle explication. Que les communistes du Sud ou de l’Est soient moins avisés que ceux de l’Ouest, cela peut se concevoir. Que des idées prétendument généreuses transforment leurs adeptes, même mal avisés, en barbares sanguinaires, c’est en revanche un mystère dont on aimerait avoir les clés. On s’attendrait plutôt à ce que, toutes choses étant égales par ailleurs, en tenant compte des limites propres à l’arriération culturelle dans laquelle ils sont placés, ces idées amènent ceux qui y adhérent à mieux se conduire que leurs compatriotes qui ne les ont pas comprises.

L’archaïsme des sociétés du tiers-monde explique d’une manière d’autant moins convaincante la violence Marxiste que celle-ci y a été presque toujours supérieure à celle exercée par d’autres gouvernements dans les mêmes pays. Pour comparer des sociétés culturellement proches, l’ampleur des atteintes aux droits des personnes perpétrées par les dictatures sud-coréennes ou Taïwaïennes est sans commune mesure avec les conséquences de la Révolution culturelle chinoise ou l’expérience nord coréenne.

Il nous faut donc admettre, sans plus d’explication, que ce qui serait une amélioration dans les pays industrialisés, est une régression dans les pays n’ayant pas atteint ce stade de l’évolution historique et économique.

Le problème est que toute cette construction repose sur la supposition d’un mouvement Marxiste occidental plus sage que son homologue oriental.

Pourtant, les Marxistes de l’Ouest se sont empressés, la révolution Bolchévique à peine entérinée, de créer un parti assurant leur assujettissement aux Marxistes immatures de l’Est, ce qui n’est pas une preuve de la sûreté de leur jugement… Si la révolution Bolchévique a eu une influence indéniable sur l’évolution du Marxisme, les Marxistes des autres pays, avaient tout à fait la possibilité de rejeter les choix faits à Moscou.

Ce qu’ils n’ont fait pour la plupart, que lorsque Moscou n’a plus été en mesure de donner des directives à l’ensemble des partis communistes, après l’effondrement du pouvoir soviétique. Placés devant les évidences, la dénégation étant devenue impossible, ils ont consenti du bout des lèvres, à exprimer quelques regrets concernant les erreurs du passé, ou les excès de certains camarades. Mais, ont-ils aussitôt ajouté, au-delà de ces débordements regrettables, ne faut-il pas dénoncer aussi les crimes sociaux et économiques du capitalisme contre lequel, promettaient-ils, ils continueraient de lutter ? Ils ne remettaient rien en cause du projet de société qui avait été à la source des erreurs qu’ils reconnaissaient par ailleurs. Ils acceptaient simplement de revenir sur les méthodes les plus choquantes d’exercice du pouvoir, promettant le socialisme sans le goulag.

Avant ces timides regrets, un principe immuable avait été fixé : soutien inconditionnel à tout ce que faisait Moscou, dénonciation systématique des « visées impérialistes » du camp occidental et des États-unis. Pourtant, pendant soixante-dix ans, que d’avertissements ! Si l’indulgence oblige à admettre que les Marxistes français ont pu être trompés en 1920 sur la réalité soviétique, ils eurent ensuite d’innombrables occasions d’ouvrir les yeux. Le pacte germano-soviétique, alliance avec l’incarnation la plus extrême du fascisme, contre lequel le PCF fondait encore quelques jours auparavant, l’essentiel de sa propagande, ne fut pas la dernière. La défaite de l’Allemagne et la découverte de l’horreur concentrationnaire nazie n’ont pas suffit à souligner l’ignominie d’une telle alliance. C’est que, entretemps, l’URSS vainqueur s’était abusivement attribuée le titre de premier rempart contre le fascisme. La Déstalinisation qui montrait que ce qui avait été donné pour vrai par le parti était maintenant devenu faux de l’aveu même de Moscou, dont les partis communistes occidentaux n’étaient que les marionnettes ou encore l’entrée des chars soviétiques à Budapest ou à Prague ne provoqueront que des défections isolées sans conséquences majeures sur l’influence des partis communistes occidentaux.

Au cours des années 60 et 70, cependant, le parti communiste n’exerçait plus un monopole sur la pensée Marxiste, mais ceux qui alors sont devenus Trotskistes, Maoïstes ou autres n’ont pas fait preuve de moins d’aveuglement dans le choix de leurs références.

Des mouvements tels que le sentier lumineux au Pérou, la guérilla maoïste népalaise, les Farcs en Colombie, et même les Khmer rouges ont quant à eux spontanément adopté des pratiques terroristes pour faire prévaloir leurs conceptions Marxistes de la société, sans liens structurés (hiérarchiques et contraignants comme dans le cas du parti communiste français inféodé à Moscou) avec les autorités d’un pays Marxiste contemporain. Tout au plus ont-ils bénéficié de certains soutiens (Hugo Chavez a régulièrement été accusé de soutenir les Farcs, les Khmers rouges étaient soutenus par le parti communiste chinois mais s’opposaient aux communistes vietnamiens). Si ces mouvements ont vu le jour et ont exercé leur entreprise de terreur au sein de populations déshéritées, l’occident, de la bande à Bader aux brigades rouges en passant par Action Directe n’a pas été en reste dans l’exercice d’une terreur d’inspiration Marxiste indépendante des directives moscovites.

Crimes communistes

Confronté à la diversité de l’expérience de la violence communiste, l’argument de l’inadaptation des sociétés ne résiste pas devant cette double évidence : les Marxistes des sociétés prétendues mûres ont soutenu (quand ils ne l’ont pas dissimulée) voire pratiqué cette violence ; les sociétés « archaïques » ou « féodales » non communistes ont au contraire le plus souvent évité d’y avoir recours à un degré équivalent ou comparable.

Une explication centrée sur la pensée de Marx est donc la seule à même de rendre compte de la terreur exercée par ceux qui se sont référés à lui.

II – Les germes de la terreur dans la pensée de Marx

Pour contester que les meurtres du socialisme trouvent leur source dans la pensée de Marx, il a pu être rappelé que Marx n’avait pas indiqué qu’il fallait organiser des camps de travail obligatoires pour les déviants ni mettre en place une police politique. La liberté dont jouirait chaque homme dans le cadre d’une relation harmonieuse avec toute la société était au contraire mise en avant.

Cette stratégie de défense qui s’appuie sur la distance entre les prévisions de Marx sur les conséquences de la révolution et ses résultats concrets (A) cache mal le fait que Marx avait justifié la violation des libertés individuelles dans le cadre de la révolution (B).

A – Arguments utilisés par les Marxistes pour dissocier Marx des crimes communistes

La méthode utilisée pour disculper Marx est de dire qu’il n’a pas voulu ce qui s’est produit.

Pourtant, comme nous le montrerons, sans en décrire les procédés par le menu, il a largement libéré les esprits devant l’usage de la terreur. La différence principale existant entre ses écrits et l’expérience du communisme réel est le résultat des méthodes employées, non les méthodes elles-mêmes.

Les descriptions, mêmes succinctes, que lui et Engels ont laissé des sociétés communistes étaient en effet bien différentes de ce qu’elles furent. Les Marxistes tirent parti de ce fait pour soutenir que sa pensée n’a pas été respectée. Ils font comme si le fait que le remède qu’il préconise n’avait pas les effets souhaités était une excuse pour un charlatan et non ce qui le condamne. Ils se comportent comme un illuminé qui, pour permettre aux gens de trouver le bonheur, les inviteraient à se jeter d’une falaise vers un « envol glorieux » et répondrait devant l’échec de sa méthode que celle-ci « n’a pas été respectée parce que les gens ne se sont pas envolés comme ils auraient dû le faire, ce qui les empêche naturellement d’accéder au bonheur qui leur était promis en cas de respect de la consigne ». La défense proposée par les Marxistes finit par ressembler à ceci : « D’ailleurs, quel rapport entre la pensée de Marx et ces horribles régimes se réclamant abusivement de sa pensée ? Marx et Engels avaient dit : « à chacun selon ses besoins » et au final : famine en Ukraine et au Kazakhstan (sous la main de fer de Staline), Chine (sous la férule de Mao), au Cambodge (sous la coupe de Pol pot), en Ethiopie (sous la dictature de Mengistu), en Corée du Nord (sous le joug de Kim Jing Sun et Kim Jong Il) ! Ces désastres ne sont-ils pas la preuve que les idéaux de Marx ont été trahis ?… »

Selon Marx, l’intimidation de la bourgeoisie par la force devait correspondre à un élan enthousiaste en faveur de la révolution jusqu’à l’union complète de la société. Au final, la terreur devait être un mal bien mince au regard du bien qui devait en résulter. Pourtant l’élan populaire souhaité n’est jamais apparu. En effet la contrainte ne fait pas naître des convictions (ou seulement dans le sens opposé à celui dans lequel elle s’exerce). En outre, l’économie socialiste crée la pénurie et empêche chacun d’affirmer ses qualités propres, selon la voie qu’il a choisie.

C’est pourquoi, la terreur devait automatiquement être prolongée indéfiniment, sans donner les résultats espérés.

B – Justification de la violation des libertés dans le cadre de la révolution

Si Marx n’a pas exactement précisé les entorses aux libertés individuelles que justifiaient le projet révolutionnaire, il en a justifié le principe. Cet élément isolé n’était pas il est vrai suffisant pour donner au projet Marxiste une coloration totalitaire. L’intensité des atteintes au droit des personnes auraient pu y être limitées à celles qui ont cours dans une dictature classique. C’est en fait la conception d’une société constituée de classes antagonistes qui est la cause du caractère totalitaire du Marxisme.

Une distinction est donc ici nécessaire. Marx a expressément souhaité que des méthodes dictatoriales soient employées durant la phase révolutionnaire. Il n’a pas précisé qu’elles devaient atteindre le degré de terreur qu’elles ont connu mais il l’a rendu probable par la description de la société qu’il proposait aux adeptes futurs de la révolution.

1 – Ce que Marx a voulu : l’emploi de méthodes dictatoriales

Elles reposent sur les deux inventions Marxistes que sont le rejet des libertés formelles au profit des libertés réelles et la dictature du prolétariat.

Le rejet des libertés « formelles » au profit des « libertés réelles »

Dans la conception classique, la liberté consiste dans l’absence d’intrusion d’un tiers dans le champ d’action d’une personne. Dans la conception de Marx, elle correspond à l’étendue des possibilités d’action de chacun.

Dès lors qu’il défend cette seconde conception, il est donc permis de priver une personne ou un groupe de certaines libertés, si à l’échelle de la société, la liberté s’en trouve accrue. Selon cette logique, il est légitime d’interdire l’expression de toute opinion dissidente si cela favorise l’avènement de la société sans classes.

La dictature du prolétariat

Marx utilise l’expression de dictature du prolétariat. Comment une dictature pourrait-elle être respectueuse des libertés d’opinion et d’expression ? L’utilisation de ce mot ne peut prêter à confusion. Un auteur, s’il veut être compris, utilise un mot en fonction du sens qui lui est donné par le public. S’il en retient une acception différente, il aura à cœur de le préciser. Ce qui interroge dans cette expression est le mot « prolétariat ». Comment une entité aussi vague que le prolétariat pourrait exercer une dictature ? Cependant l’emploi de méthodes violentes durant cette phase ne laisse pas de doute.

Ces deux principes conduisent le Marxiste à avoir une conception radicale du principe selon lequel la fin justifie les moyens. Si le Marxiste nourrit une haine particulière pour l’ennemi de classe, le capitaliste ou le petit-bourgeois, il n’en est pas moins capable de justifier la destruction de vies innocentes, dès lors qu’elle sera nécessaire au déroulement de la révolution et contribuera selon lui à la création du monde nouveau qu’il appelle de ses veux.

2 – Ce qu’il a rendu possible : le totalitarisme

La manière dont Marx a présenté l’opposition des classes sociales comme fondement de la société a nourri la violence des partisans de la révolution. Les principes de la description des classes par Marx sont l’opposition radicale des classes et le déterminisme de classe. Du fait de l’opposition radicale des classes, chaque individu est à un moment donné totalement attaché aux intérêts de l’une ou l’autre des classes sociales. Le Marxisme admet peu de nuances ou de stades intermédiaires. Le déterminisme de classe conduit à l’impossibilité de changer de classe sociale au cours de son existence. Ces principes ont des conséquences sur la manière dont les Marxistes jugeront ceux qu’ils définissent comme capitalistes et prolétaires.

Le capitaliste dans les classes sociales Marxistes

Marx ne se soucie pas de réfuter les thèses des défenseurs de ce qu’avant lui on n’appelait pas encore le capitalisme, il préfère les présenter comme des personnes motivées exclusivement par leurs intérêts de classe.

L’absence d’échange argumenté qui résulte d’une telle approche empêche les contacts permettant aux opposants de mieux se connaître, de modérer leurs opinions et favorise au contraire la suspicion et l’agressivité.

De plus, l’aspect mécaniste du déterminisme de classe dans lequel Marx inscrit les capitalistes les déshumanise et leur interdit d’espérer bénéficier de l’indulgence ou la compréhension que l’on pourrait avoir pour des fautes humaines.

Pourtant, on ne peut avoir de haine pour un automate, pas plus que pour les lois de la gravité ou les puissances de la nature, qui ne sont pas responsables des forces qui les régissent, même lorsqu’elles sont néfastes. Ce sont les humains, responsables de leurs actes, qui suscitent de tels sentiments.

Cette idée a pourtant eu la faculté de préserver la haine que l’on ne peut avoir que pour des hommes tout en supprimant tout processus d’empathie susceptible de modérer celle-ci.

Le prolétaire dans les classes sociales Marxistes

En raison du déterminisme de classe, les individus doivent appartenir à la classe des prolétaires ou des capitalistes. De plus, la révolution prolétarienne est envisagée comme un mouvement enthousiaste, unanimiste. Les prolétaires sont tous unis dans le combat révolutionnaire. La divergence concernant les moyens et les objectifs ou même l’indifférence ne sont pas envisagées.

Par conséquent, l’opposition au sein du Marxisme pose des problèmes insolubles. Elle implique que l’un des opposants doive être exclu de la classe des prolétaires et être inclus dans le camp des capitalistes. Le communiste confronté à un opposant Marxiste devra choisir qui des deux appartient à la vermine capitaliste. Il aura spontanément tendance à dénoncer un traitre en son opposant. Dans le cadre d’une organisation hiérarchisée, cela conduit la tête à réprimer toute opposition.

L’indifférence à la cause, le simple égoïsme, excluent également de la classe des prolétaires, supposés acteurs enthousiastes de la révolution à venir, celui qui a ces vices supposés et le rejettent dans le camp de la « vermine capitaliste et assimilés ». En l’absence d’espace intermédiaire entre le fanatisme révolutionnaire et la traitrise favorable aux capitalistes, les preuves d’un dévouement absolu à la cause seront recherchées avec acharnement au moyen de purges systématiques.

3 – Un exemple révélateur de l’influence de la pensée de Marx

Les deux aspects décrits ici, indifférence au sort des innocents dans le cadre de la marche révolutionnaire, haine inextinguible à l’encontre des ennemis de la révolution, se retrouvent dans cette correspondance de Lénine, datant de la guerre civile russe et de la famine qu’elle a provoquée :

« Avec tous ces gens affamés qui se nourrissent de chair humaine, avec les routes jonchées de centaines, de milliers de cadavres, c’est maintenant et seulement maintenant que nous pouvons (et par conséquent devons) confisquer les biens des églises avec une énergie farouche, impitoyable, et réduire toute résistance. C’est précisément maintenant et seulement maintenant que l’immense majorité des masses paysannes peut nous soutenir ou, plus exactement, peut ne pas être en mesure de soutenir cette poignée de cléricaux Cent-Noirs et de petits-bourgeois réactionnaires […]. Aussi j’en arrive à la conclusion catégorique que c’est le moment d’écraser le clergé Cent-Noirs de la manière la plus décisive et la plus impitoyable, avec une telle brutalité qu’il s’en souvienne pour des décennies. Plus le nombre de représentants du clergé réactionnaire et de la bourgeoisie réactionnaire passés par les armes sera important, et mieux cela sera pour nous. Nous devons donner une leçon à tous ces gens de telle sorte qu’ils ne songeront même plus à quelque résistance que ce soit des décennies durant. »

Au cours de la première moitié de 1922, et alors que la guerre civile est terminée, environ 8 000 prêtres, moines et moniales sont tués ou exécutés tandis que le nombre de morts de la famine est d’au moins un million et demi. Si les conditions climatiques et la guerre civile ont eu rôle important dans cette famine, les réquisitions menées par les bolchéviques pour favoriser l’effort de guerre ont largement aggravé les choses.

Conclusion

Suite à l’ouverture du rideau de fer, un certain désarroi idéologique a gagné les rangs de l’extrême-gauche. Il a été résolu en présentant une nouvelle critique du capitalisme expurgée des réflexes rhétoriques acquis par le Marxisme institutionnel et en présentant comme « pensée unique » les enseignements empiriques favorables à l’économie de marché. Ce nouvel anticapitalisme représenté par le mouvement antimondialiste, et Attac ou le monde diplomatique en France nous rappelle qu’il a existé une tradition communiste extérieure au Marxisme avec le mouvement anarchiste.

Le mouvement antimondialiste, massivement soutenu par les médias (qui ont eu tôt fait d’accepter l’appellation d’altermondialiste, que ce mouvement a voulu se donner quand les libéraux restent caricaturés en « ultralibéraux ») a suscité quelque espoir auprès d’une population déçue par l’échec du communisme mais effrayée par le « capitalisme sauvage ». Il n’y a pourtant rien à attendre d’un tel mouvement, pas plus que de tous ceux qui défendent le principe de l’égalité matérielle des biens. S’il n’a jamais eu le pouvoir, l’anarchisme n’a cessé de susciter le terrorisme et a donné aux pires criminels (la bande à Bonnot) les moyens d’expliquer leurs méfaits.

Ces doctrines partent toutes de prémisses fausses concernant le fonctionnement de la société et la marche de l’économie. Or, plus une description de la réalité en est éloignée, parfois jusqu’au délire, plus celui qui y croit aura recours à la violence pour conformer la société à sa vision déformée.

La preuve la plus évidente de l’incapacité des différents mouvements communistes à simplement décrire la réalité est l’adoption de la thèse selon laquelle les capitalistes, propriétaires des biens de production, auraient la possibilité d’absorber à leur profit l’ensemble des gains de productivité de l’économie et de maintenir ainsi le niveau de vie des ouvriers à la limite de ce qui est nécessaire à leur survie.

Dès le XIXème siècle, les libéraux avaient prévu que l’aisance matérielle du plus grand nombre progresserait avec les gains de productivité. A l’époque, le pronostic communiste pouvait encore paraitre vraisemblable. Les évidences issues du développement des sociétés modernes, l’augmentation très rapide du salaire réel (le niveau de vie) dans de nombreux pays asiatiques ont montré que ce n’était pas le cas.

Pourtant, ces phénomènes correspondant à un effet naturel du développement du capitalisme, parfaitement indépendants de toute « loi sociale » ou politique de « redistribution des richesses » ne les ont pas conduits à renoncer à des croyances économiques dépassées.

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  • Bonjour Xavier,

    je voudrais savoir dans quels livres de Marx on peut trouver ce que vous développez dans votre commentaire ?

  • « conformer la société à sa vision déformée. »

    Lénine lui-même savait dès le début que ce n’était qu’illusion et que le mensonge et le recours à la violence pour assujettir l’innombrable cohorte des « ennemis du peuple » ne pouvaient être évités.

  • @ lemoine :

    Votre prose parfaitement inepte, qui confirme point par point les affirmations de l’auteur et sa déclaration en substance « les marxistes défendent le communisme car selon eux il ‘na jamais été appliqué comme il faut » se double d’une affirmation commune à ces gens, qui dit que ceux qui critiquent Marx ne l’ont pas lu.

    Alors pour faire bien plus court que vous et pour résumer une réponse universelle à vos propos abscons, je vais citer l’un des plus grands hommes politique de tous les temps (eh oui) et bien placé car vainqueur par KO du communisme :

    « Comment reconnait-on un communiste ? c’est quelqu’un qui a lu Marx et Lénine »

    (vous êtes donc un communiste)

    « Comment reconnait-on un anti-communiste ? c’est quelqu’un qui a COMPRIS Marx et Lénine »

    (vous êtes sur la route, mais il reste du chemin)

    Ronald REAGAN

    • ah oui ce grand intellectuel reagan! une référence intellectuelle très pertinente.

      • C’est clair qu’à coté de toutes vos propres réalisations … Oh. Wait…

      • Vous agitez Reagan comme un épouvantail, peut-on savoir ce que vous lui reprochez, hormis le fait qu’il ne soit visiblement pas du même bord que vous?

        • même votre question est étonnante

          tout le monde sait que reagan ne lisait rien. Chef des dénonicateurs (cf l’exil de chaplin sous mc carty) il était un comédien de bas étage.
          allez parler aux working porrs américains.

          mais je ne cherche pas àvous convaincre.

  • Oui, et du coup, attention au mouvement libertarien. Instituer l’homme et la société via le droit naturel, déclarer que la liberté c’est le respect de la propriété privée, et vouloir imposer cette liberté à tous… C’est aussi du constructivisme.

    • Non, car c’est la grande supériorité du libéralisme, une communauté socialiste peut très bien exister au sein d’une société libérale, et non l’inverse (cf. Les kiboutz).

      « Imposer la liberté » ne veut rien dire !

  • à Inso :

    « déclarer que la liberté c’est le respect de la propriété privée, et vouloir imposer cette liberté à tous ».

    plusieurs contradictions dans votre prose :

    – d’abord, la propriété découle fondamentalement de la liberté, liberté = propriété de soi.

    – ensuite « imposer la liberté » est une contradiction dans les termes, cela n’est pas possible d’imposer quelque chose qui sous entend qu’il ne peut y avoir d’imposition. La preuve ? avec la liberté, vous avez le choix de l’exercer ou d’y renoncer.

    – Le constructivisme n’a rien à voir avec la liberté ou « l’imposition de la liberté pour tous ».
    Cependant, on peut avancer que comme le libéralisme est une philosophie a posteriori (elle prend l’homme comme il est) elle ne peut être du constructivisme qui par nature est une construction de l’esprit a priori (comme le communisme par ex.).

  • @ Stephane

    Lorsque je dis lire il faut le lire comme il convient et non comme on le veut et ce que l’on veut y voir. Tu confirmes parfaitement que tu ne m’as pas lu et donc rien compris à mes propos ineptes ou encore « pédant et ennuyeux » comme on me le reproche toujours et dont j’ai trouvé l’explication chez Stephen Jay Gould : « On ne peut s’attaquer de front à la « nature de la vérité », de façon abstraite et générale, sans devenir ennuyeux ou pédant » (Le Renard et le Hérisson, lepoint, 2012, p341).

    Pour comprendre Marx, il faut comprendre le Matérialisme et la Dialectique ou ne pas les rejeter comme le font 95% des philosophes et spécialistes de Marx dont les marxistes du XX. Chez les soviétiques, le diamat est une caricature pure et dure qui n’a plus rien à voir avec le matérialisme et la dialectique.

    On retrouve parfaitement le matérialiste et la dialectique de façon inaliénable dans les études sociologiques du renégat soviétique, comme se nomme lui-même, Alexandre Zinoviev. Ca a lui valu d’être virer de l’URSS. En Russie, il a fallu attendre longtemps entre l’Empiriocriticisme de Lénine (oeuvre apprécié par Karl Popper) et les études d’Alexandre Zinoviev pour retrouver du matérialisme dialectique à la Marx. Ailleurs dans le monde au XX, on les compte seulement sur les doigts (cf wikipédia matérialisme dialectique).

    Renald Reagan est un parfait créationniste donc un anticommuniste primaire et un anti-matérialiste dans toutes ces formes.

    Il a surement vu dans les textes de Darwin, le diable en personne.

    Or, c’est ce qui fait exactement avec les textes de Marx.

    Par ailleurs, les phénomènes sociologiques et historiques des sociétés ne se font pas sur la base des idéologies religieuses ou non ou encore sur les « dogmes scientifiques » (expression de Fichte). Or, c’est ce que font les anticommunistes et les anti-matérialistes où c’est l’idée et le livre sacré qui conduisent et qui doivent conduire le monde (la société et l’histoire). Pourtant, on ne retrouve en rien la bonne parole de Jésus de « aimons nous les uns des autres » dans les phénomènes des sociétés féodales dont l’idéologie est celle de la Bible et les institutions d’état sont à la religion. Par contre, on rencontre les paroles de Dieu et de Jésus dans toutes les guerres (Staline, brillant séminariste, en use dans ces discours radiophoniques dans « la grande guerre patrioque » dont l’expression est une simple analogie à « la guerre patriotique » du XIX). La Foi est le coeur de toutes guerres.

    1_ Vision anticommuniste du manifeste

    Les anticommunistes voient dans le manifeste communiste que Marx et les communistes veulent supprimer la bourgeoisie : « Et cet individu-là, certes, doit être supprimé ».

    Les anticommunistes dont probablement Reagan et ceux d’aujourd’hui s’en affolent et y voient les purges Staliniennes, le Goulag, la Tcheka, la révolution culturelle chinoise, la période des Khmer Rouge…et tout ce que l’individu doit attendre du communisme .

    2_ Lecture réelle sans aucune ambiguïté :

    21_ Extrait :

    « Vous êtes saisis d’horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres. C’est précisément parce qu’elle n’existe pas pour ces neuf dixièmes qu’elle existe pour vous. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui ne peut exister qu’à la condition que l’immense majorité soit frustrée de toute propriété. En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité, c’est bien ce que nous voulons.

    Dès que le travail ne peut plus être converti en capital, en argent, en rente foncière, bref en pouvoir social capable d’être monopolisé, c’est-à-dire dès que la propriété individuelle ne peut plus se transformer en propriété bourgeoise, vous déclarez que l’individu est supprimé.

    Vous avouez donc que, lorsque vous parlez de l’individu, vous n’entendez parler que du bourgeois, du propriétaire. Et cet individu-là, certes, doit être supprimé.

    Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux; il n’ôte que le pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail d’autrui.  »

    22_ Lecture réelle

    La réalité de la lecture est que c’est la bourgeoisie qui pense que le communiste en veulent à l’individu. L’individu pour le bourgeois est synonyme de bourgeois et non d’humanité. Par exemple, Locke défenseur de la liberté et de l’individu est aussi un des organisateurs de l’esclavage. Voltaire défenseur des libertés et de l’individu a profité toute sa vie de l’esclavagisme. Edmond Burke, un libéral et un antirévolutionnaire, prend la défense de sa classe sociale est non de l’humanité dans sa globalité.

    Contre la vision du bourgeois, Marx use donc d’Aristote et du syllogisme.

    En effet, la bourgeoisie dit que la propriété fait l’individu. Or, la propriété est au bourgeois. Donc l’individu est le bourgeois et seul le bourgeois est un individu. Donc, pour le bourgeois, les communistes veulent supprimer le bourgeois parce qu’ils veulent supprimer la propriété donc l’individu. C’est ainsi que Marx répond positivement au sophisme bourgeois sur la suppression de la propriété qui fait l’individu. C’est cette individu qui doit donc être supprimé.

    Il conclut contre le sophisme bourgeois que « le communisme, ce n’est pas l’abolition de la propriété en général, mais l’abolition de la propriété bourgeoise ». C’est la condition de la libération du prolétariat et de l’individu étendu dans sa globalité. Par conséquent « Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux ; il n’ôte que le pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail d’autrui. »

    Ce qui fait que les anti-communistes et les anti-Marx (dont certain communiste) n’ont pas lu Marx. Ils se sont arrêtés à des petites phrases qu’ils ont sorti de droite à gauche sans en comprendre la signification dans le cadre plus large du texte et du livre.

    Les soviets n’ont pas fait mieux. Mais, leur positivisme leur confère une scientificité certaine contrairement aux créationnistes et aux libéraux.

    Alexandre Zinoviev, un anti-marxiste et un anti-communiste, a écrit dans « Occidentisme, essai d’une idéologie triomphante », que la vision des libéraux (Hayek et Furet) est pire que celle des marxistes. Ces derniers ont au moins sous la phraséologies idéologiques de la science contrairement aux libéraux qui sont donc strictement dans l’idéologique.

    3_ Formation des pays communistes

    Le communisme de l’URSS et des autre pays communistes se sont construits sur les bases matériels et sociologiques de ce qui avait avant (cf Alexandre Zinoviev) dans un contexte historique précis (cf Enzo Traverso, 1914-1945 la guerre civile européenne).
    -> La base sociologique des pays du communisme réel est la société féodale qui s’est transformé de façon homologique en société soviétique. C’est cette dernière société qu’Alexandre Zinoviev a étudiée.
    -> Le contexte historique pour du moins l’URSS est la guerre civile européenne (Nolte, Traverso) ou encore dite guerre de trente ans (cf entre autres Arno J. Mayer).

    • Je vois là qu’on a affaire à un sacré théoricien…

      Donc, ce que vous dites c’est que le problème, ce n’est pas la théorie, mais que personne n’est capable de l’appliquer. Ouaiiis, super, le problème n’est pas que la théorie est inadaptée au genre humain, mais que le genre humain lui est inadapté…

      C’est ce qu’on appelle une utopie. Un modèle n’est valable que si on peut l’appliquer, sans quoi il n’a aucun intérêt.

      Vu que 100% des expériences ont échoué, il faut être fou ou idiot pour insister en pensant que la suivante sera la bonne.
      On aboutira toujours à un système étatique avec trop de pouvoir concentrés pour les êtres humains qui le dirigent.

      Croire que l’on peut pétrir l’humanité selon des modèles théoriques, changer la nature de l’homme est naïf et a toujours échoué en se terminant par des catastrophes.

      Votre point 2 est fallacieux, travailler librement pour quelqu’un n’est pas de l’esclavage. L’esclavage est le fait de travailler pour quelqu’un sous la contrainte, la violence.
      Personne ne vous contraint à travailler librement. Seuls vos besoins liés à votre nature humaine vous y incite, et cela n’est aucunement de l’esclavage, le considérer signifie que vous devez vouloir vous émanciper de votre humanité.

      Le fait de travailler contractuellement pour quelqu’un est un échange travail-salaire, fait selon des négociations. Et chacun accepte ce contrat car il y trouve son intérêt.

      La critique habituelle marxiste, c’est que le travailleur ne touche pas la plus-value – quoiqu’il lui suffit d’investir des actions dans l’entreprise… Et lorsque l’entreprise fait des pertes, que prône le marxisme ? La socialisation des bénéfices et la privatisations des pertes ? Mais qui voudra encore entreprendre ???
      Elle trouve donc que les salaires ne sont pas suffisamment élevés à son goût, et qu’il faut contraindre le “bourgeois” pour que le salarié ait plus qu’il n’aurait eu.
      Cependant – et je passe l’aspect moral quant à utiliser cette spoliation – cela aboutit à une allocation des ressources qui ne peut aboutir qu’à la destruction du capital, de l’entreprise, la démotivation d’entreprendre.

      Ensuite, une entreprise appartient de droit à son propriétaire et pas aux employés, tout comme votre maison vous appartient et pas aux maçons, charpentiers, carreleurs, peintre, vitriers, etc, qui l’ont construite.

      Le système formel d’entrepreneur-salarié est d’usage, car c’est celui qui fonctionne le mieux. Chacun sait où est sa place, sa responsabilité, ce qu’il a à faire.

      Si l’entreprise est gérée collectivement, qui prend les responsabilités ?
      Comment fait-on lorsque l’entreprise doit diminuer les coûts de production, doit restructurer ? Cela ne peut aboutir qu’à des situations conflictuelles qui s’éternisent.
      Si le modèle des collectivités était si efficaces, il s’imposerait de lui-même.

      Marx reconnaît que le capitalisme a permis le développement de la société, mais il oublie qu’en supprimant les conditions de ce développement, cela aboutit à la régression de la prospérité.
      Et en plus, il est impossible d’avoir des bases objectives à toute direction de cette économie, chacun pensant à ses propres intérêts, cela aboutissant à la corruption du système.

      Vouloir enlever des droits, sanctionner, spolier des personnes parce que celles-ci sont des fourmis dans un monde de cigales, se sont bougés pour offrir des services à autrui permettant leur enrichissement, faisant vivre les familles des travailleurs libres, ont été plus compétentes, ont mieux géré leur épargne reste immoral.

      • Tu restes encore dans ta bêtise, peu importe !

        Pour caricaturer, les études de Marx vont à la destruction de tous les milieux de pouvoir et d’administration dont ceux des pays communiste post-féodal.

        (remarque : Ce milieu est toujours exacerbé en temps de guerre comme ce fut le cas partout entre 1914 et 1945 et pendant les guerres chaudes d’Asie pendant la guerre froide. Ces phénomènes de guerre ont dominé et ainsi exacerbé les phénomènes sociologiques des pays. Comme dans toute guerre la foi religieuse est le discours idéologique. Staline usait à la radio pendant la grande guerre patriotique la phraséologie de la religion orthodoxe. « Staline » a substitué « Dieu » dans les conscience. Au Rwanda, les curés ont sorti les citations de la Bible pour légitimer le génocide comme elles ont légitimé la colonisation et la destruction des peuples. « Gott mit Uns » (Dieu est avec nous) est l’hymne des militaires Allemands du Saint Empire à Hitler. Dans les pays arabes, c’est Allah Akbar…etc )

        Ce milieu de pouvoir et d’administration englobe totalement la sociologie de l’URSS. La sphère est donc unique en URSS. Elle se nomme sphère communaliste selon les études d’Alexandre Zinoviev.

        Chez nous, cette sphère de pouvoir et d’administration est restreinte au milieu de pouvoir et d’administration (milieu de l’état et milieu capitaliste). Ce milieu est ce qui fait la propriété et l’individu. C’est le milieu des capitalistes et de la pensée petite-bourgeoise. Pour caricaturer, dans notre société, ce milieu de pouvoir génère du stalinisme à petite échelle en son sein.

        Dans les pays occidentistes, cette sphère de pouvoir ne fait pas la société entière. Le reste de l’humanité de la société capitaliste forme une sphère professionnelle qui englobe tous les milieux de production.

        C’est de cette sphère professionnelle ou milieu de production d’où part le communisme des pays capitalistes, celui de Marx (et non de la sphère communaliste de pouvoir pilier des milieux capitalistes et des pays communiste issu de la féodalité et de la guerre).

        Cette sphère professionnelle est subordonnée à la sphère communaliste de pouvoir (milieux des capitalistes). C’est l’administration qui commande à la production. C’est le monde qui marche sur sa tête. De là entre les sphères, des contraintes se forment de façon tout à fait naturelle, c’est la lutte des classes.

        Ce commandement, c’est à dire ce droit de propriété, donc du droit d’exploitation, se fait à l’encontre de l’environnement et de la vie humaine, c’est à dire au détriment des milieux de productions. Aujourd’hui, l’ingénierie (sphère professionnel) limite les dégâts. Mais, les dégâts subsistent encore fortement parce qu’il faut maintenir les cahiers des charges suivant les plans du milieu de pouvoir.

        La dynastie des capitalistes construit par procuration son propre monde (ex : Dubai ou l’utopie capitaliste) par l’humanité à l’encontre de l’humanité. Or, ce n’est pas le capitaliste, la sphère communaliste qui forge le monde mais le producteur (la sphère professionnelle) puisque c’est seulement ce dernier qui génère la richesse et pallie aux problèmes. Mais, ce dernier est l’esclave de la première. Le travail libre n’existe pas. Le capitaliste ne fait pas travailler l’humanité par bonté d’âme mais pour lui-même. Contrairement aux milieux professionnelles, on ne monte pas dans la hiérarchie des milieux communalistes par compétence (ou savoir spécialisé) mais par machiavelisme (flagornerie, délation…etc).

        Le socialisme est donc la limitation de ces dégâts et de l’hégémonie du commandement restreint sur le reste de l’humanité :

        Gustave Eiffel de conscience saint-simonienne est de ceux là dans le milieu industriel. La Tours Eiffel est une Utopie fictive qui est encore débout depuis plus de 100 ans. A ces débuts Le machiavélique président François Miterrand a limité le pouvoir des capitalistes dans le milieu de l’Etat. La socialisation d’après guerre en France a limité les contraintes de sur la vie sociale des gens.

        Ainsi :

        En politique, le socialisme est la limitation du pouvoir privé dans le pouvoir d’état. Dans les milieux de production (ouvrier à l’ingénieur, paysans, artisans), le socialisme est la limitation des dégâts que peut provoquer le plan de l’administration capitaliste. Dans les milieux de services, c’est limité l’utilisation des services (justice, police, commerce, santé, pharmacie, chimie, énergie, alimentaire…etc) au profits des capitalistes car les propriétaires détiennent encore aujourd’hui la grosse majorité des services dont ceux de l’état par leur infiltration dans l’état.

        Tandis que le communisme est la séparation du pouvoir d’état et du pouvoir privé comme il y eu séparation du pouvoir de l’église et du pouvoir d’état. Le communisme est l’abolition du capitalisme (sphère communaliste de pouvoir, propriété) comme il y eu l’abolition de l’esclavagisme.

        Pourquoi l’abolition du capitalisme ?
        -> Pour l’émancipation de la sphère professionnelle (milieu de production) et de la sphère communaliste de service (milieu de service).

        • Un vrai Opium ce communisme qui fait qu’il y aura toujours des gens pour dire que les conséquences systématiquement dramatiques de l’application de cette idéologie ne sont pas à sa hauteur.
          Ces gens là, mordus indépendemment des faits, sont prêts pour réessayer… Les conjectures réthoriciennes sans fin n’arriveront jamais à masquer la perte du sens pratique et de la réalité. Pour raisonner scientifiquement, l’échantillon aléatoire que constituent les pays ayant tenté d’appliquer le marxisme est suffisamment important et distribué dans l’histoire pour nous montrer qu’il n’y a que très peu de chance (proche de 0%) pour que le marxisme puisse un jour réussir 🙂

          • @Rocla :

            Souvenons nous d’Aristote : « La Vérité ne contredit pas une définition vraie » (Ethique à Nicomaque).
            donc communisme game over, libéralisme the only best

          • Sachez que tous les crimes du communisme sont dans le cadre d’une crise historique. Ce sont des phénomènes historiques et non des phénomènes sociologiques.
            * guerre civile européenne entre 1914-1945 : cf 1914-1945 La guerre civile européenne, La Violence de guerre 1914-1945 : Approches comparées des deux conflits mondiaux
            * guerres froide/chaude entre 1952-1982 dans le monde

            Tandis que tous les crimes de l’occidentisme dont le libéralisme, le capitalisme, la démocratie…etc sont dans le cadre de PAX (par analogie à la Pax Romana). Ce sont des phénomènes sociologiques et non des phénomènes historiques :
            * génocide indien;
            * esclavagisme (Locke fut une organisateur de l’esclavagisme, Voltaire l’individualiste a vécu sur le dos des esclaves…);
            * Génocide des peuples et cultures autochtones lors des colonisations;
            * L’opium dont les Chinois ont souffert et la drogue d’aujourd’hui dans le monde. Sous prétexte de la chasse au narcotrafiquant en Amérique Latine, le pouvoir américain fait en réalité la chasse à toute perspective collective (cf Michael Parenti, L’horreur impériale : Les Etats-Unis et l’hégémonie mondiale, Aden).
            * Ouvriers exploités jusqu’à en crever lors de l’industrialisation au XIX. La mortalité était de 48 ans en 1864 pour les ouvriers.
            * Les hospices d’assistance sociale dit workhouses (1597 à 1920) en Angleterre qui sont considéré par les historiens comme des milieux quasi-génocidaires du fait des suicides anormalement élevés. Rejet de la mendicité, du vagabondage, du chômage dont la population va être considéré comme des fainéants, puis des unfits par le pouvoir bourgeois.
            * Privatisations barbares dans les ex-pays de l’Est faisant chuter vertigineusement la démographie et libérant toute la mafia de l’économie grise dont les Roms.
            * L’eugénisme du néoconservateur (Francis Galton) et le spencécisme du libéral Herbert Spencer. I was a fit dix Miss Thatcher
            * …etc

            En temps de crise historique tous ces phénomènes sont exacerbés jusqu’à un summum. Le summum des sociétés impérialistes fut la société nazi : l’ordre sociale parfait tant rêvé par les autres pouvoirs impérialistes. L’increvabilité des Judéo-bolchevik à l’Est n’a fait que précipiter, par vengeance, des pratiques qui auraient dû être exploité sur le long terme sans en avoir l’air comme les stérilisations de personnes préjugés anormaux aux States.

            La crise historique ou CRISIS a touché les sociétés capitalistes et a exacerbé les phénomènes hégémoniques de ces pays. Tandis que les sociétés communistes en formation se sont substituées à cette CRISIS.

            La Corée du Nord est d’ailleurs toujours sous cette pression historique depuis la Guerre de Corée en 1952. Cette pression est générée par le pouvoir de l’occidentisme qui a des vues sur l’Uranium. Cette contrainte (guerre tiède) exacerbe les phénomènes communalistes de la société coréenne traditionnelle jusqu’à la transformer en une société militaire contre les phénomènes historiques extérieurs. Les phénomènes internes à la Corée du Nord n’ont pas pour origine les phénomènes sociologiques du pays mais des phénomènes historiques qui dépassent la nation. La société coréenne n’est qu’un produit de la sphère historique. Comme toute société communiste du XX, c’est une société où les phénomènes historiques dépassent dialectiquement les phénomènes sociologiques. Le même cas de figure se retrouve aujourd’hui, dans le monde islamisé où les phénomènes historiques globaux exacerbent les phénomènes sociologiques des nations arabisées.

            On retrouve exactement les mêmes phénomènes historiques sur la population lors de la révolte de Wounded kee en 1973, la commune de Paris de 1871 et surement pleins d’autres dans le même cas de figure historique.

            Pour citer Ludwig Büchner :

            « Il est faux que tous les essais communistes aient été malheureux; que là où ils ont échoué, leur insuccès a été amené par des difficultés extérieures plutôt qu’intérieures. On peut enfin faire remarquer à bon droit qu’au point de vue économique et social les avantages de la communauté des biens promettent d’être tout à fait extraordinaires, et qu’il est très possible d’imaginer un état social où, sans péril pour le but même de la société ou pour l’individualité de chacun, le travail dégagé de toute contrainte et purement volontaire, aurait uniquement pour but le bien de la communauté. »

            -> L’Homme selon la science, son passé, son avenir (1869), Ludwig Büchner (trad. Letourneau), éd. Reinwald, 1885, p. 224

            Ce n’est pas grâce au capitalisme, ni au libéralisme qu’une majorité de la population des pays occidentiste profite du confort et du bien-être d’aujourd’hui, que la France est le pays le plus et le mieux socialisé mais à cause des luttes et des guerres sanguinaires.

            En effet,

            « les sociétés occidentales ne sont pas nées en un jour. Elles se sont formées au cours des siècles, au prix de guerres dévastatrices, de luttes sociales acharnées et d’énormes sacrifices humains. » Or, « Les valeurs occidentales ne sont pas, elles non plus, venues de nulle part : elles prennent appui sur des doctrines religieuses et philosophiques qui ne sont pas universelles et qui ne sauraient donc être appliquées n’importe quand à n’importe qui. Par-dessus le marché, ce n’est pas le modèle occidental réel qui a été implanté chez nous (l’ex-URSS), mais sa version de propagande. »

            -> « Poutine et l’occident », entrevue d’Alexandre Zinoviev par Galia Ackerman, http://www.politiqueinternationale.com, nº 92, ÉTÉ – 2001, p. en ligne

            ________________

            Petit rappel de la complicité entre libéralisme et conservatisme, c’est à dire de l’élitisme contre l’humanité :

            Francis Galton est l’inventeur de la notion d’eugénisme (galtonnisme) qui a été appliqué au XX dans les pays où le pouvoir capitalisme est pure (Etats-Unis, Angleterre, Pays scandinaves ce modèle aujourd’hui pour l’éducation, Fondation Rockefeller…). C’est une conception conservatrice pour l’élimination des tares de la société par des méthodes physiques ou biologiques. Les eugénistes socialistes du XIX comme HG Wells préconisaient la mise en marge des unfits ou d’autre l’amélioration de l’environnement social, alors que l’eugénisme du généticien de sensibilité marxiste JBS Haldane s’attaque aux phénomènes du capitalisme sur les individus. Mais, les socialistes eugénistes sont minoritaires. L’eugénisme est une conception hégémonique sur la société et dominante dans les milieux de pouvoir des pays anglo-saxon. En France, bien que peu touchée par ce phénomène grâce à son hygiénisme, son pasteurisme et son larmarkisme, nous avons Jean Rostand, deux prix Nobel dont Alexis Carrel, un héros du FN entre quelques autres. La Fondation Rockefeller a financé moult labo ou institution européenne eugéniste dont dans l’Allemagne Nazi jusqu’en 1939. Julian Huxley, biologiste et eugéniste, premier président de l’UNESCO en 1946 et un des fondateurs de la WWF, avait des vues eugénistes pour ces deux institutions.

            Herbert Spencer est l’inventeur du Darwinisme sociale (ou spencérisme) qui n’a rien de darwinisme ni de social. C’est une conception libérale hégémonique du milieu bourgeois du XIX. C’est laissé faire la sélection naturelle au seins de la société pour la suprématie des fits et l’élimination naturelle de personnes préjugées unfits. L’intervention de l’état ne fait que soutenir et pérenniser les tares (la pauvreté) de la société. Dans ce principe la finalité est que « Le progrès moral s’effectue spontanément, sans qu’il ne faille chercher à le provoquer ». « Les sciences humaines » appelle la conception de Spencer une « idéologie scientifique » niant le darwinisme sociale de Spencer car elle n’est aucunement darwiniste. Soit ! ce n’est aucunement du darwinisme. Mais, c’est une idéologie aucunement scientifique mais un libéralisme paré de scientisme.

            Souvent galtonnisme et spencérisme sont confondus. L’un est étatique, l’autre est anti-étatique mais tous deux sont anti-socialistes et complices contre le socialisme et les sociétés traditionnellement collectivistes. Ludwig von Mises et Hayek, néoliberaux, sont tous deux complices du fascisme. Le fascisme est une conception néoconservatrice et néolibérale (Giovanni Gentile), sociologiquement ni de droite/ni de gauche, mais c’est tout de même « une révolution de droite sans révolutionnaire » (in L’histoire comme champ de bataille : Interpréter les violences du XXe siècle ou Le passé, mode d’emploi : Histoire, mémoire, politique).

        • c’est du parfait n’importe quoi, dans du gloubi boulga bourdieusien typique.
          Juste une remarque : « la dynastie capitaliste » et tous les vieux thèmes marxistes que vous employez ne se retrouvent pas dans la réalité : il n’y a pas d’héritiers, la richesse se crée, elle ne s’hérite pas, comment pouvez vous à ce point ignorer la réalité, le monde qui vous entoure ?
          Voilà pourquoi, comme le communisme ne marche pas, ses adorateurs trouvent tjrs des explications rocambolesques pour expliquer cet échec …
          Le communisme ne marche pas car il est contre nature (Reagan) …

          • Bien au contraire, selon Alexandre Zinoviev les phénomènes sociologiques des sociétés communistes sont proches de ceux de la nature. C’est une anti-civilisation.

            En effet, tout comme dans le monde des animaux, on note que les phénomènes pragmatiques (sociologiques et philosophiques) englobent totalement ces sociétés communistes. Cela est d’autant plus exacerbé dans une période de crise historique ou Crisis (1914-1945 et 1952-1982).

            Or, dans nos sociétés occidentistes, le milieu analogue où le pragmatisme domine est le petit monde de Reagan et Thatcher, c’est c’est dire les milieux de pouvoir et d’administration, c’est à dire le monde bourgeois.

            Ces phénomènes sociologiques sont nommés phénomènes communalistes d’administration et de pouvoir (CAP avec A P). Les milieux où dominent ces phénomènes sont des sphères CAP.

            Or, cette sphère englobe totalement les sociétés communistes du XX. Lors de la CRISIS, les phénomènes traditionnellement communalistes se transforme en phénomène communaliste de pouvoir. Cependant, la taille du pays et la masse de population limite les phénomènes de pouvoir au sein de la société.

            Tandis que chez nous, cette sphère CAP se limite au milieu de pouvoir. Elle est restreinte vis à vis de la société globale. Or, rien ne limite son pouvoir. Ce ne sont donc pas ces milieux qui génèrent la civilisation. Par ailleurs, cette sphère est hégémonique sur la société globale. Elle contraint naturellement la sphère professionnelle (milieu de produit) et la sphère communaliste de service (milieu non productif, non administratif) générant des luttes entre la sphère CAP et la sphère professionnelle : c’est la lutte des classes. Alexandre Zinoviev écrit que l’homme tend à rejeter les phénomènes communalistes, c’est à dire les phénomènes de la nature (ex: sélection naturelle). Or, ce rejet se retrouve parfaitement dans cette lutte contre la sphère communaliste de pouvoir, c’est à dire aujourd’hui le monde bourgeois, c’est dire la propriété privé, c’est à dire le pouvoir et l’administration bourgeois.

            Ce qui génère le totalitarisme se sont les phénomènes communalistes de pouvoir. Or, dans les pays communistes du XX, les phénomènes communalistes de pouvoir sont des phénomènes historiques tandis que dans les pays occidentistes les phénomènes communalistes de pouvoir sont des phénomènes sociologiques.

        • « la tour eiffel est une utopie fictive debout depuis 100 ans » => pour écrire de telles inepties tout en y croyant, il est grand temps d’aller se faire soigner !!!

          • Sachez qu’XIX, la mode fut au saint-simonisme à polytechnique. Gustave Eiffel n’a pas échappé à ce phénomène.
            Les saint-simoniens ont oeuvré aux infrastructures au XIX (chemin de fer…). Ils pensaient comme Auguste Comte que la technique et la science allait résoudre les problèmes de société dont la pauvreté. Leur socialisme est définit par Marx et Engels comme utopique.

            Or, comme tout bourgeois, ils n’invitèrent pas dans leur jeu de société, le prolétariat qui est la première force productive de la société capitaliste. Contre les méfaits des phénomènes de pouvoir et de l’administration généré par la propriété privé, les saint-simoniens pensaient substituer la dictature bourgeoise par la dictature des ingénieurs et savants. C’est ainsi qu’ils se sont tous fait briser par le pouvoir bourgeois (capitaliste et foncier) dominant.

            A contrario, la dictature du prolétariat inventée par Blanqui et totalement redéfinit par Marx implique tous les acteurs de la sphère professionnelle, autant ingénieurs qu’ouvriers qui sont capables de s’organiser politiquement et syndicalement. C’est dans ce cas, un phénomène sociologique. Tandis que la forme de la dictature du prolétariat du XX est un phénomène historique généré par la crise historique du XX (Crisis, initié dans les années 1880).

    • vous avez mal lu aristote et Locke. Le concept de propriété est lié à la natur humaine,p as au concept de bourgeois. Voilà pourquoi ce sont les libéraux qui ont mis fin à l’esclavage partout dans le monde, et les marxistes l’ont rétabli (rappelez vous les camps de travaux forcés dans TOUS les pays communistes et le travail obligatoire dans le maniferste, qui n’est que l’autre nom de l’esclavagisme)

      • Locke fut un organisateur de l’esclavagisme.

        Cependant, l’abolition de l’esclavagisme n’avait pas pour but de libérer l’individu mais les forces productives dont le bourgeois avait besoin à son industrie. Par ailleurs, l’esclavagisme était encore lié au pouvoir conservateur (à la Noblesse). L’abolition de l’esclavage diminue encore plus le pouvoir des Nobles vis à vis de la bourgeoisie.

        De plus, les esclavages au XIX était socialement beaucoup mieux lotit que les prolétaires. Pour la bourgeoisie, un prolétaire coûte moins cher qu’un esclave, et rapporte beaucoup plus.

        Enfin, le Goulags ou camps de travaux dans les pays communistes du XX sont analogues au milieux productifs des pays capitalistes. Ce sont des sphères professionnelles (milieux de production). Les conditions de vie dans les Housework (1597-1920) en Angleterre en temps de PAX sont bien pire que ceux des Goulags pourtant en temps de CRISIS.

        • Lemoine, va falloir apprendre l’anglais et un peu d’histoire.
          « housework » signifie simplement « travail à la maison » ou « ménage »
          Et les « workhouse » ne sont pas des « workshop » (les second étant des « milieux de productions », pas les premières). Les ateliers du XIX (et pas du XXieme !) sont connus pour avoir été très dur (Dickens, Zola, etc.) , mais de là en conclure que c’était « bien pire que des Goulags », il faut être fou.

          http://en.wikipedia.org/wiki/Workhouse

          • Je suis dyslexique d’autant plus à l’heure de l’écrit de ci-dessus.

            Sur le wiki Français :

            Les workhouses (littéralement, « foyer de travail ») étaient des hospices ou maisons de travail du Royaume-Uni dont le rôle s’apparent à de l’assistance sociale. Elles permettaient ainsi de subvenir aux besoins à toutes personnes dans l’incapacité de le faire par eux même comme les personnes âgées, les handicapés, les « faibles d’esprit, les fille-mères… etc. [Sous condition only, cf Critique du don d’Alain Testart]

            Depuis 1597, La « loi sur les pauvres » (Act for the Relief of the Poor) de la reine Elisabeth met les indigents (les chômeurs, les mendiants, les voleurs ou les vagabonds…) à la charge des paroisses. Or, le rôle de la paroisse est de les intégrer dans les workhouses où les conditions de vie sont analogues aux bagnes. La old poor law de 1601 complétera cette première loi sur les œuvres de bienfaisance. Elle sera mis en application pour les deux siècles à suivre. En 1834, La loi sur les pauvres est abrégée car la bourgeoisie anglaise trouve intolérable de payer des taxes pour entretenir des « fainéants ». La Poor Law Amendment Act se met en place qui adapte ces foyers au condition de la société du XIX.

            Les indigents continuent d’y être envoyés où ils y travaillent 18 heures par jours dans des conditions de vie moindre que les ouvriers les plus mal payés. Le taux de suicides est tellement élevé que des historiens parlent de maisons « quasi-génocidaires » (cités in Enzo Traverso, « la violence Nazi : essai d’une généalogie européenne », Lafabrique).

            En effet, la politique annoncée était d’assurer qu’on vivait moins bien que toute personne salariée, car l’élite craignait que les pauvres paresseux y viendraient d’eux-même. À l’entrée du workhouse, les familles étaient séparées, les hommes et les femmes n’ayant pas le droit de séjourner ensemble.

            En 1824, les workhouses enferment 1,34 millions de personnes et encore 1 million en 1850.

            Les Workhouses sont abolis dans les années 1920.
            ______

            Les Workhouses ont pour origine des phénomènes sociologiques de la société capitaliste et plus particulièrement de la sphère de pouvoir. Ce phénomène est le rejet de ce que le pouvoir bourgeois considère comme des tares ou pathologies sociales. Les conditions de vie sont quasi-génocidaire.

            Les Goulag ont pour origine des phénomènes historiques et sociologique généré par des phénomènes historiques plus larges que la patrie. C’est ce que la communauté considère comme ennemi intérieur. Il y a beaucoup. Mais, la crise historique a généré dans la population un moyen de se débarrasser de son concurrent par des délations et des accusations mensongers. Ca arrive souvent chez nous mais en période de PAX, comme sur wikipédia par ex et dans tous les milieux de service et surtout de pouvoir.

            Les workhouses sont pires puisque liés à la sociologie en temps de PAX tandis que tous les Goulags sont liés à l’histoire en temps de CRISIS.

  • Moi qui croyait que vous alliez démonter les arguments communistes qui disent que l’URSS n’a jamais été socialiste… je suis déçu, votre article est vide, vous ne donnez aucune citation de Marx, c’est la base dans une démonstration de ce type. Moi je vais vous donner une citation de Engels qui détruit votre pamphlet :

    « Ni la transformation en sociétés par actions, ni la transformation en propriété d’État ne suppriment la qualité de capital des forces productives […] Plus il (l’Etat) fait passer de forces productives dans sa propriété et plus il devient capitaliste collectif en fait, plus il exploite de citoyens. Les ouvriers restent des salariés, des prolétaires. Le rapport capitaliste n’est pas supprimé, il est au contraire poussé à son comble. »

    PS : Changez votre titre, c’est tellement ridicule… Si ces régimes ont été marxistes, pourquoi cherchez-vous à « montrer » que Marx est responsable des crimes de ceux-ci ?

  • « Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux; il n’ôte que le pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail d’autrui.  » dit Lemoine.

    Marx promet ce qu’il ne donne jamais.

    « Tout s’arrange et se résout, continueront-ils [les marxistes], avec une facilité extrême, si l’on admet que le travailleur frustré du produit de son travail est un être séparé de lui-même et qui, par la récupération de ce fruit, sera rendu à lui-même – et lors sera homme, si l’on veut. Soit, mais à mon avis, l’ennui, l’ennui très grave, c’est que pour être frustré du produit de son travail, le travailleur doit être déjà homme. » .

    CLAVEL. Maurice, Qui est aliéné ?, Ed champs Flammarion, Paris, 1979, page 24.

    Marx a fondé son système sur le mensonge dès le départ.

    • Marx n’a jamais rien promis et pourtant à beaucoup donner de sa vie pour l’émancipation de tous les hommes (esclaves, indiens, travailleurs, femmes, coolies, colonisés, enfants) et pas seulement le bourgeois de la démocratie de Tocqueville. Marx est la démocratie (dont la liberté) pour TOUS les hommes et non pas seulement la liberté et la démocratie pour le peuple des seigneurs comme l’on rencontre encore chez Locke ou Tocqueville et même encore chez le dialecticien Mill sous l’influence de sa classe et de son père économiste libéral. Les néolibéraux (Bastiat, Spencer au XIX => Von Mises, Hayek, Friedman au XX) vont quant à eux combattre cette conception libérale de l’égalité pour sauver le privé de la propriété contre les sociétés communautaires (URSS et ex-colonies dont la Chine) et contre la citoyenneté. Marx est la citoyenneté véritable et non cette farce de citoyenneté réelle que les médias mettent en avant lors des élections et contre les pays ennemis soit-disant ennemis de la démocratie.

      Et ce n’est pas Lemoine qui dit mais Marx dans le Manifeste Communiste : « Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux; il n’ôte que le pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail d’autrui. » et un peu plus haut « le communisme, ce n’est pas l’abolition de la propriété en général, mais l’abolition de la propriété bourgeoise ». Aujourd’hui, l’abolition de la propriété financière en premier lieu.

      La conception du communisme de Marx est une conception immanente et non transcendante (une volonté). Dans les manuscrit de 1944 : « Le communisme est la forme nécessaire et le principe dynamique de l’avenir immédiat, mais le communisme n’est pas en tant que tel ni le but du développement humain ni la forme de la société humaine ».

      L’avenir est justement l’autorité des Modernes du XVIII contre l’autorité passéiste de l’antiquité romaine et du moyenne-âge. Or, aujourd’hui, il y a une véritable crise de l’autorité. L’autorité n’est pas le pouvoir, ni la domination pour Hannah Arendt bien que pour Max Weber autorité-pouvoir-domination sont liés. Mais en aucune façon l’autorité est la contrainte, mais la reconnaissance et surtout la légitimité. L’autorité est la temporalité. (cf Myriam, Revault-D’Allones (2012). Le pouvoir des commencements – essai sur l’autorité. Point (1ère èd en 2006)).

      Et, de la même manière dans l’idéologie Allemande : « le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. » Marx et Engels appellent « communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu’elles existent actuellement. »

      Il n’y a pas de système Marx, mais une méthodologie matérialiste et dialectique pour étudier la société capitaliste caractérisée par la sphère professionnelle où il a observé qu’elle n’était pas libre mais comme sous l’emprise du privé de la propriété industrielle au XIX qui empêche son émancipation.

      Alexandre Zinoviev utilise la même méthode pour décrire les sphères communautaires type société soviétique.

      Cette méthode est toujours valable pour la société d’aujourd’hui même si on doit l’affiner avec les outils actuels. La méthode de Marx/Zinoviev donne un cadre théorique pour l’histoire des sociétés (dont le présent) de la même manière que Darwin a donné un cadre théorique à l’histoire du vivant et que Wegener a donné un cadre théorie à l’histoire de la Terre.

      Le couple Marx/Zinoviev est très important. C’est l’autorité par le passé, le présent et l’avenir.

      Le premier principe du communisme (1847) est toujours d’actualité : « le communisme est l’enseignement des conditions de la libération du prolétariat ».

      Soit pour aujourd’hui :

      * L’abolition du privé de la propriété foncière, industriel, financière comme il y a eu abolition de l’esclavage en 1848. Le privé de la propriété intellectuelle par le pouvoir religion a été aboli depuis le XVIII même si il a fallu du temps pour la démocratisation de la pédagogie et de l’éducation devenu citoyenne, c’est à dire en accord avec le droit individuel dans un cadre commun. Le système Marx est la citoyenneté authentique : « La démocratie est l’essence de toute constitution politique » (Marx in Dominique Schnapper (fille de R. Aron). Qu’est-ce que La citoyenneté (p99). Folio). « C’est donc un appel à la véritable citoyenneté qui est au coeur de la critique de Marx. » (p.100).

      * La séparation de l’état et de pouvoir monétaire comme il y eu séparation de l’église et de de l’état en 1905. Alexandre Zinoviev, je crois dans l’Occidentisme, pense à raison que le pouvoir monétaire est du même ordre de pouvoir que les trois autres pouvoirs déjà séparés : législatif, exécutif et judiciaire. Tout comme moi, il pense aussi à sa séparation.

      Marx a fondé un cadre théorique immanent permettant de décrire la réalité globale du monde immédiat qui conduit à la destruction des mensonges des pouvoirs dont les pouvoirs se veulent transcendants et éternels sur la société et l’individu.

  • Article d’une indigence intellectuelle rarement atteinte, qui ne s’appuie sur aucune citation…Lamentable.

    • L’origine des communismes des sociétés complexes a l’attention des communistes (ou soit-disant), des anti-communistes ou des libéraux (ou soit-disant).

      Je vois que beaucoup ne savent pas ce qu’est le communisme de Marx. Or, il n’ a rien d’idéaliste ou de transcendant. Et deuxièmement ça ne voit pas que le communisme des pays communistes n’a rien à voir avec le communisme de Marx (cf Alexandre Zinoviev).

      On dit moult moult choses débiles sur Marx dont sur sont soit-disant économisme. Certes, il part d’un point de vu économique. Ainsi, dans le cadre de la Ligue des communistes, Engels, Wilhelm Wolff, Marx et quelques autres y visaient à soumettre « à une critique impitoyable le mélange de socialisme ou de communisme anglo-français et de philosophie allemande, qui formait alors la doctrine secrète de la Ligue » ; ils y établissaient que « seule l’étude scientifique de la structure de la société bourgeoise pouvait fournir une solide base théorique. ». Ils y exposaient enfin « sous une forme populaire qu’il ne s’agissait pas de mettre en vigueur un système utopique, mais d’intervenir, en connaissance de cause, dans le procès de bouleversement historique qui s’opérait dans la société. » (Herr Vogt).

      Mais comme Engels avouera, plus tard, à Paul Lafargue que la société capitaliste ne se réduit pas à l’économie. Même si il est conscient que c’est de la faute de Marx et de Lui si les militants sont partie sur une base économique de la société capitaliste. Or, la société capitaliste a également une base sociale comme la Justice et autres qui jouent aussi sont rôles.

      La conception du communisme de Marx est un mouvement sociologique et historique immanent. Ce n’est pas un but en soi, ni une conception sortie de la tête de Jupiter afin de construire une meilleur société : Ca ! C’est Dubai. Le communisme est un mouvement qui se construit sur l’existant avec toutes ces contradictions. C’est une conception à la fois matérialiste et dialectique (cf Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Kimé, 2013).

      Ainsi, il écrit dans les manuscrits de 1844 : « Le communisme est la forme nécessaire et le principe dynamique de l’avenir immédiat, mais le communisme n’est pas en tant que tel ni le but du développement humain ni la forme de la société humaine ». Et, il le réitère avec Engels en 1845, dans L’idéologie allemande : « le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. » Ils appellent « communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu’elles existent actuellement. ».

      En 1847, pour accélérer le mouvement de l’histoire, Engels avec Marx définit ce mouvement réel dans le premier Principes du communisme, « Qu’est ce que le communisme ? » : « le communisme est l’enseignement des conditions de la libération du prolétariat » (mon adage).

      D’autre part contrairement aux légendes, le communisme n’est pas une spoliation de la propriété mais l’émancipation de la propriété des moyens de productions vis à vis du privé des propriétés foncières, industrielles, financières et de leur complice de l’administration et de l’état capitaliste. C’est l’abolition du capital comme il y eu abolition de l’esclavage en 1848.

      En effet, dans le Manifeste du Parti communiste en 1848, Marx remarque que « le communisme, ce n’est pas l’abolition de la propriété en général, mais l’abolition de la propriété bourgeoise », condition de la libération du prolétariat. Par conséquent « Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux ; il n’ôte que le pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail d’autrui. »

      L’origine du communisme du Marx est la « sphère professionnelle » (terme d’Alexandre Zinoviev équivalent à milieu de production et de service) qui est encore aujourd’hui aliénée à la « sphère communautaire » « d’administration et de pouvoir » incarnée par le privé de la propriété. Dans notre société caractérisée par la sphère pro, l’interaction et les contractions entre sphère professionnelle et sphère d’administration génèrent un phénomène immanent (sans volonté, ni intervention) que l’on nomme la lutte des classes.

      A contrario, Le communisme d’Alexandre Zinoviev a pour origine la « sphère communautaire » (selon l’expression d’AZ).

      Alexandre Zinoviev a étudié la société soviétique avec la même méthode scientifique que Marx sur la société capitaliste du XX : la méthode du passage de l’abstrait au concret (titre francisé de sa thèse de 1954). Les sociétés type communautaire sont mère de toutes les sociétés.

      => http://fr.wikiquote.org/wiki/Alexandre_Zinoviev#L.27origine_du_communisme

      D’un point de vue sociologique, le communisme du XX est né dans des sociétés (impériales, colonisées) non capitalistes où les phénomènes communautaires dominent globalement la vie quotidienne des gens. Ces sociétés ont pour base un état fort, une religion/idéologie puissante et une collectivité ancestrale. Le phénomène immanent est la lutte individuelle pour la préservation ou l’amélioration de sa position sociale.

      D’un point de vue historique, ces phénomènes communautaires ont été exacerbés par les crises historiques du XX sans précédent (1914-1945 ; 1952-1982). Cependant, c’est ce qui a permis a des pays non productifs de se défendre contre plus puissant et de vaincre tout en subissant les pires contradictions entre la guerre civile mondialisée et le quotidien de ces pays. Bien que la lutte des classes soient au summum d’un point de vue historique (mondial), la lutte individuelle l’est tout autant d’un point de vue sociologique (quotidien).

      En effet, un simple signalement sans conséquence dans une période historique stable se transforment en délation avec des conséquences énormes dans une période de crise historique. C’est ce qui a généré le goulag. Or, le seul milieu de production en URSS fut justement le goulag qui est un produit de la crise historique (temps court et bref) et non de la construction du communisme. Par contre, chez nous, les milieux de productions ont pour origine la sphère sociologique (temps long et pérenne) et non historique.

      Comme le dit Alexandre Zinoviev, après la guerre quand la société communiste du XX est mature, les usines ne servaient pas à produire mais à générer une cohésion sociale. La base de ces société n’est pas la production mais la cohésion sociale. Cependant, la Chine est dans une période de NEP depuis les années 80, fin de guerre froide, période stable contrairement aux années 20 en URSS en pleine crise historique ou « guerre civile européenne de 1914-1945 » pour reprendre le titre d’Enzo Traverso.

      Contrairement aux voeux de Lénine, des milieux de production permettant d’obtenir des produits sociaux n’ont pu avoir lieu en URSS suite aux crises historiques et à la volonté de l’impérialisme a détruire toutes sociétés communautaires simples (communisme primitif) ou complexes (communisme du XX).

      POUR RESUME :

      D’un point de vue sociologique, il y a deux origines du communisme :

      * Alexandre Zinoviev => communisme du XX sphère communautaire hérité de l’empire (état fort, religion puissant, collectivisation ancestrale). Ce sont des sociétés de cohésion sociale et non de production. La chine est qu’en a elle dans un processus du NEP depuis les années 80, fin de la guerre froide période plus stable que l’URSS des années 1920.

      * Karl Marx => Communisme des pays capitalistes => sphère professionnelle (milieu de production et communautaire de service) quand le privé de la propriété des moyens de production sera aboli comme on a abolit l’esclavage ou quand le privé de la propriété sera détruit suite au contradiction trop forte de la société capitaliste.

      D’un point de vue historique :

      * La révolution russe comme celle d’Angleterre et de la France est généré par une crise historique sans précédente (1618-1648 ; 1789-1815, 1914-1945, 1952-1982) générant ces espoirs (Liberté, Egalité, Fraternité, Démocratie) et ces tyrans à la fois salvateurs et faucheurs (Cromwell, Napoléon Ier, Staline, et des multiples figures entre (1952-1982) et des futures possibles (république, citoyenneté, démocratie, émancipation nationale).

      * Les PC de l’occident ont été des combattants et résistants. Ils ont joués un grand rôles historiques d’émancipation des peuples. Mais, comme on le constate ça n’a pas été facile de jouer à la fois sur le plan mondial en guerre (1952 – 1982) et le plan national plus stable dès 1960.

      * La forme communiste est un moyen efficace de défense contre plus puissant.

      Alexandre Zinovev et Karl Marx rejettent le pouvoir d’état c’est à dire la sphère communautaire de pouvoir.

      L’un va pour les société type communautaire à l’émancipation de la sphère communautaire de service, l’autre va pour la société capitaliste à l’émancipation de la sphère professionnelle (dont de service).
      Ces deux communismes ne sont pas opposés, mais ont simplement des origines différentes.

      Historiquement, ils sont homologues c’est à dire qu’ils ont un lien de parenté : la sphère professionnelle actuelle (la propriété des moyens de production) est née à la renaissance de la sphère communautaire encore dominant et hégémoniques au Moyen-âge et caractérisé par le pouvoir religieux et d’état avec ces luttes individuelles. Les contradictions entre ces sphères génèrent la lutte des classes de notre société actuelle.

      Et la solution pour notre société reste le communisme défini par Karl Marx, c’est à dire :

      * L’abolition du privé de la propriété des moyens de productions foncières, industriels, financière comme il y eu abolition de l’esclavage en 1848.
      * La séparation du Capital et de l’Etat comme il y eu séparation de l’église et de l’état

    • Prenons un exemple de l’incompréhension d’Unavola ou Jacques et des anti-Marx ou anti-communistes.

      Ils accusent Marx d’avoir expliqué l’histoire et la lutte des classes comme ils pourraient accuser Newton d’avoir expliquer la gravité et les pommes qui tombent sur les malheureuses têtes qui se trouvent sous les pommiers.

      Newton a donc une responsabilité morale et intellectuelle dans la destruction d’Hirochima et Nagasaki par le largage de la BA.

      Pour eux, comme la terreur et la violence, la révolution et les révoltes, Il est tout aussi connu aussi que l’impôt est une invention socialiste.

      Or, celui qui ne comprend pas l’immanence des phénomènes sociologiques et historiques ne peut pas comprendre la volonté des hommes pris dans la spirale de la société et des trombes de l’histoire.

      Ce qui signifie ces quelques phrases pris au hasard ;

      1_ « Les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette formule unique : abolition de la propriété privée ».

      Or, dans le Manifeste, « le communisme, ce n’est pas l’abolition de la propriété en général, mais l’abolition de la propriété bourgeoise », condition de la libération du prolétariat. Par conséquent « Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux ; il n’ôte que le pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail d’autrui. ».

      Il ne faut pas oublier que le manifeste a été écrit dans une période de crise politique en 1848 dans une Europe plus aristocratique (pouvoir politique) que bourgeoise (pouvoir économique). Marx et Engels l’ont laissé comme tel, sans changement, pour des raisons historiques et non pour en faire un plan prédéfini.

      2_ « Entre la société capitaliste et la communiste, s’étend une période de transformation révolutionnaire de l’une à l’autre. Cela correspond donc à une période de transition politique durant laquelle l’État ne peut être rien d’autre qu’une dictature révolutionnaire du prolétariat ». »

      Les anti-Marx y voit le Stalinisme, le goulag et autres fantasme de l’anti-communisme.

      Or, il faut savoir que la vision de Marx est évolutionniste. Les sociétés ne sont pas figées. Elles se transforment de façon immanente au cours de leur histoire. La transformation de la société passe par des crises sociologiques (phénomène sociologique – long terme et pérenne) et historiques (rare – phénomène historique – court terme et bref). Ce sont des phénomènes immanents, spontanées et non volitifs.

      Comme la lutte de la vie est le moteur des phénomènes naturels, la lutte des classes est le moteur des phénomènes des sociétés caractérisée par leur sphère professionnelle, leur milieu de production.

      Comme la sélection naturelle se met en lumière lors des crises biologiques et géologiques, la lutte des classes se met en lumière lors des crises sociologiques et historiques.

      Les crises historiques sont rares et engendrent leur révolution et leur guerre civile à grande échelle. Comme les crises géologiques, elles engendrent d’énorme lot de victime. Arno J Mayer à la suite d’Engels parle de guerre de trente, Enzo Traverso et Domenico Losurdo parle de guerre civile mondialisée. Il ne faut pas confondre avec les génocides qui quand à eux ont une logique sociologique (colonialisme, spencerisme, eugénisme, malthusianisme…) et non historique (Guerres).

      Ces crises historiques sont déterminées par les crises sociologiques. Lorsque les crises sociologiques arrivent à un summum elles engendrent une crise historique.

      Il n’y a pas eu besoin de Marx pour critiquer et agir contre les phénomènes négatifs de la société capitaliste (cf Auguste Blanqui) et tsariste (cf Netchaiev). Les révoltes des travailleurs sont légions dans la société capitaliste du XIX et les révoltes paysannes le sont également dans l’empire tsar au XIX. Les intellectuels russes du milieu du XIX rejetaient également le modèle de société type capitaliste tout autant que tsariste. L’industrialisation dans les années 1890 en Russie a engendré une famine similaire à celles des années 1930.

      Les famines sont porteuses de crise historique comme on le constate avant la révolution française. En 1883 le volcan islandais Laki a fait baisser la T° de 2°C sur une période de plus de 10 ans. Comme l’Ukrainien a accusé Staline, le bourgeois français a accusé Louis XV d’affamer le peuple à cause des spéculations engendré par la libéralisation du prix du blé (comme sous la NEP). Carl Vogt (un proche de Bakounine) a également accusé Marx de faire chanter et d’affamer les militant (d’où l’écriture de Herr Vogt par Marx qui sous-entend à raison que Vogt est un espion de Napoléon III). Le nihilisme en Russie était bien ancré sans une intervention divine de Marx.

      Ainsi, dans l’histoire de notre société, il existe 4 grandes crises historiques dont 2 au XX :

      * 1618-1648 dite guerre de trente ans. Elle a engendré la révolution anglaise et sa légende noire Cromwell ainsi que ces espérances : la république et la liberté individuelle (Locke)
      * 1789-1815. C’est la Révolution française. Sa légende noire est Napoléon Ier. Ces espérances sont l’égalité entre les hommes (Robespierre), la citoyenneté et le socialisme
      * 1914-1945. Elle a engendré la révolution russe avec sa légende noire Staline. Son espérance est l’autonomie des peuples et la démocratie pour tous.
      * 1954-1984. Elle a engendré moult révolution avec ces tyrans spartiates. Son espérance est l’indépendance et l’émancipation des peuples vis à vis de la civilisation/expansionnisme occidentale.

      Quelles est l’influence de Marx au XIX :

      « Il n’y avait alors au sein de la classe ouvrière elle-même qu’une infime minorité qui se fût haussée jusqu’au socialisme ; et parmi les socialistes eux-même, les socialistes dans l’esprit scientifique de Marx — dans l’esprit du manifeste communiste — n’étaient qu’une minorité. Le gros des ouvriers, dans la mesure où ils s’étaient éveillés à la vie politique en général, étaient encore plongés dans la brume des aspirations et des formules démocratiques sentimentales qui caractérisaient le mouvement de 1848 aussi que ses levers et baissers de rideau. » (Wilhem Liebnknecht, 1896)

      Quelles est l’influence réelle de Marx dans les pays communistes ?

      Pour reprendre une métaphore d’Alexandre Zinoviev, les oiseaux le chient dessus. Alexandre Zinoviev quand à lui use de la méthode scientifique (matérialiste et dialectique) de Marx pour étudier la société communiste du XX.

      Or qu’est ce que cette société ? Elle a pour origine la sphère communautaire héritée naturellement de l’ancienne société, mais contraint sous la pression extrême d’une crise historique (1914-1945 et 1952-1984).
      A contrario, l’origine de Marx est la sphère professionnelle qui doit être émancipé du privé de la propriété des moyens de production.

      Ainsi,

      « (…) Je m’inscris en faux contre l’opinion communément admise selon laquelle le communisme réel serait la réalisation des idéaux marxistes et qu’il serait imposé aux masses, contre leur volonté, leurs désirs et leurs intérêts, par une poignées d’idéologues recourant à la force et au mensonge. Le communisme n’est pas seulement un régime politique que l’on peut transformer sur un ordre d’en haut, il est une organisation sociale de la population. Il s’est formé un Union Soviétique, non pas conformément au projet marxiste ni au gré des idéologues marxistes, mais en vertu des lois objectives qui régissent l’organisation de large masse de population en un organisme social achevé. Il est le résultat d’un processus de création historique auquel ont pris part des millions de personnes. (…) » (Zinoviev, A. (1991). Perestroïka et contre-perestroïka (p.13). éd. Olivier Orban.)

      => fr.wikiquote.org/wiki/Alexandre_Zinoviev

      Sinon d’un point de vue historique (temps bref et court), la centralisation des pouvoirs est une nécessité. De Gaulle a joué ce rôle centralisateur vis à vis de la résistance. Lénine joue se rôle lors de la guerre civile Russe, Staline a joué ce rôle nécessaire à la victoire contre le nazisme dans cette crise historique.

      Les Jacobins ont joué ce rôle centralisateur contre les révolutionnaires. Sans centralisation, la contre-révolution aurait écrasé la révolution : « Plus de patrie, si la Révolution ne concentre pas ses forces. Les Girondins s’épuisent en discours sur la liberté, sur les constitutions futures. « Sauvons le présent » crie la Montagne; exister d’abord, on s’organisera ensuite ». (Lissagaray, 1870)

      De la même manière lors de l’éviction des frères musulmans en Egypte, l’armée a joué un rôle centralisateur ou de dictature pour instituer, contrairement à l’Ukraine, une véritable démocratie égyptienne contre la démocratie sous l’égide de l’Occident.

      Contrairement à la Russie des années 1920 encore illettrée et sous pression historique, à la commune de Paris de 1792 et 1871, l’Egypte a tout le temps pour construire une démocratie authentique.

      Or, pour Lénine le temps avec la préparation des individus et le développement de la production était déterminant. Mais, dans cette crise historique, pour la survie des peuples à coloniser (Russie) ou colonisé, le temps était plus que compté.

      Lénine a reconnu ces erreurs sociologiques : « Nous comptions (…) pouvoir, par les ordres exprès de l’Etat prolétarien, organiser à la manière communiste, dans un pays de petits paysans, la production et la répartition des produits par l’Etat. La vie a montré notre erreur. » (Lénine, 1921).

      Mais, les PC constitués dans les années 20 et Staline ne se sont pas trompés d’un point de vue historique dans le cadre mondiale comme l’atteste leur victoire sur le nazisme ou plus largement sur le colonialisme.

      • lisez marx de Nicolas Tandler. que vous le voulez ou non, marx est le théoricien du génocide de classe.

        • @Jacques ou Unvola :

          « le théoricien du génocide de classe » : Les créationnistes disent la même chose de Darwin contre Darwin et la théorie de l’évolution naturelle sans transcendance.

          La science n’est pas une question de volonté mais d’objectivité et d’immanence.

          Lisez plutôt Marx sans votre transcendance (idéologie – une grande illusion et spiritualité – une grande volonté) et vous verrez que le livre de Tandler rentre dans les impostures intellectuelles dont dénoncent Sokal et Bricmont.

          Lisez plutôt Alexandre Zinoviev sur la réalité historique et la sociologie de l’URSS, notamment « les confessions d’un homme en trop » le plus simple à lire.

  • un excellent livre de Nicolas Tandler : « Marx » à lire sur ce sujet

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