Milton Friedman : concurrence et liberté sur le marché de l’éducation

L’école publique ne joue pas son rôle de transmission du savoir et soumet les enfants à des influences qui sont plus mauvaises que bonnes.

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Milton Friedman : concurrence et liberté sur le marché de l’éducation

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 mai 2018
- A +

Par Benoît Malbranque.
Un article de l’Institut Coppet

Durant de nombreux siècles, l’éducation a été assurée par des organismes privés où le contrôle des parents fut important et qui n’ont pu se développer qu’en fournissant une éducation de qualité.

Les défauts du système d’éducation nationale

À l’heure actuelle, soutient Milton Friedman, les écoles américaines ne sont plus des endroits de savoir, ce sont au mieux des lieux qui permettent aux jeunes de ne pas traîner dans la rue. Lorsque vous entrez dans l’une d’elles et que vous devez passer par des détecteurs de métaux, au milieu d’une rangée de policiers, vous sentez que quelque chose ne va pas.

Les parents des enfants qui sont inscrits dans les écoles publiques ont le plaisir de ne pas payer, ou de ne payer qu’une fraction du coût qu’implique l’instruction de leur enfant. Mais ils perçoivent bien qu’ils ne tirent aucun profit de cette gratuité. L’école publique ne joue pas son rôle de transmission du savoir et soumet les enfants à des influences qui sont plus mauvaises que bonnes.

 

Les choses changent parfois, notamment avec le soutien d’institutions philanthropiques, qui permettent de créer ou d’accompagner des formes éducatives différentes. Malheureusement, ces expériences, comme celle d’Harlem Prep, mentionnée dans l’épisode, sont rapidement la cible des bureaucrates du ministère de l’éducation.

Au niveau secondaire, les mêmes travers se retrouvent. À côté des écoles privées, qui font payer (directement, ou indirectement, via l’emprunt) et font comprendre à leurs élèves le coût de leur instruction supérieure, les universités publiques offrent à des masses de jeunes adultes les plaisirs d’un interlude de quelques années d’un enseignement gratuit agrémenté des épanouissements de la vie étudiante. Et cela, financé en grande partie par l’argent des impôts de ceux qui ne font pas d’études supérieures et qui s’avèrent provenir de manière disproportionnée des classes les plus pauvres de la population.

Le chèque-éducation, une réforme simple pour une concurrence accrue

Le chèque-éducation, défendu par Milton Friedman dans cet épisode, a été inséré dans les programmes politiques d’innombrables partis de tendance libérale à travers le monde, y compris en France. Cet épisode donne l’occasion de saisir les fondements et le contexte de cette proposition.

Défendant l’idée que l’État a le devoir de financer l’éducation des jeunes générations, Milton Friedman propose de leur attribuer cette allocation non sous forme directe — par la construction et le fonctionnement d’écoles publiques — mais sous forme indirecte : leur chèque-éducation en main, les parents seront en mesure d’envoyer leur enfant dans l’école de leur choix et se serviront de ce chèque pour en régler les frais de scolarité.

Grâce à ce système, soutient Friedman, les écoles, mises en concurrence les unes avec les autres, seraient toutes forcées de prodiguer un type d’éducation attractif et de produire des résultats assez bons pour s’attirer la préférence des parents. Les bienfaits de la concurrence, en d’autres termes, seraient à même de fonctionner sur le marché de l’éducation, comme ils le font sur tous les autres marchés où l’interférence étatique lui a laissé une place.

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  • C’est encore plus vrai en France où l’école n’est qu’un office de propagande socialiste, qui refuse d’instruire les enfants!

  • Les commentaires sont fermés.

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