L’Allemagne choisit de réguler la blockchain

L’Allemagne devrait rejoindre la France dans son combat pour mettre en place des barrières à l’entrée sur le marché de la blockchain.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Angela Merkel en campagne en 2013 (Crédits www.GlynLowe.com, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’Allemagne choisit de réguler la blockchain

Publié le 9 février 2018
- A +

Par Éric Verhaeghe.

On lira avec attention les mesures convenues dans le programme de gouvernement en Allemagne, dont voici quelques points à retenir :

* Rendre l‘Allemagne plus “attractive” auprès des institutions financières dans la perspective du Brexit.

* Développer une stratégie globale sur les “blockchain” et faire campagne pour un cadre légal, au niveau européen et international, concernant les échanges de cryptomonnaies.

* Soutenir une taxation équitable des grands groupes , en particulier les géants de l‘internet comme Google, Facebook, Apple ou Amazon. Ces sociétés ne doivent plus pouvoir jouer des différences de fiscalité entre Etats membres et le dumping fiscal doit être interdit.

* Instaurer une taxe substantielle sur les transactions financières.

* Renforcer la coopération franco-allemande via des projets comme un centre sur l‘intelligence artificielle.

On voit tout de suite ici les intentions allemandes, dont le secteur bancaire est profondément malade. L’Allemagne s’associera à la France pour réclamer une « régulation » mondiale des crypto-monnaies et de la blockchain. La régulation est le prête-nom classique des barrières à l’entrée pour les nouveaux entrants.

En l’espèce, il s’agira bien de se conformer à l’aspiration des banques de voir le secteur remis en ordre pour éviter une concurrence disruptive.

Le G20 déjà saisi

On notera que l’Allemagne et la France devraient, d’un commun accord, demander au prochain G20 de se pencher sur la question. Les deux pays veulent « réguler » le bitcoin pour « protéger les investisseurs individuels ». Bien entendu. Protéger, pour mieux contrôler, comme d’habitude.

Sur le web

Voir les commentaires (14)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (14)
  • Blockchain n’est pas synonyme de crypto-monnaie.
    On peut faire de la crypto-monnaie certifiée par une blockchain ou par un mécanisme centralisé.
    Une blockchain peut servir a valider des actes notariés, des identités, et plein d’autres choses. Une blockchain n’est qu’un mécanisme de validation collectif d’une information, épicétou.
    Réguler la blockchain revient a peu près à dire réguler les mathématiques… Bienvenue chez les neuneus 🙂

    • C’est juste un registre distribué (donc décentralisé). Tout à fait typique des technologies comme internet (crée par le méchant ETAT américain, bouuh les libéraux doivent en pleurer d’utiliser une technologie étatique).

  • Bruno Le Maire au Capital Markets Summit : « Les épargnants qui vont mettre leurs économies sur le bitcoin et qui ont investi avec un niveau du bitcoin à 20 000 dollars et qui aujourd’hui ne pèse plus que 6 500 dollars, ça voudrait dire qu’ils ont perdu trois fois leur mise. Donc faisons attention. Nous sommes là pour protéger les investisseurs, protéger les épargnants. »
    Juste deux remarques, comme ça, sur les compétences de ceux qui veulent nous protéger :
    – 3×20000= ? a) 6500 b) 13500 c) beaucoup trop d) 60000
    – Celui qui a vendu un bitcoin à 20000$ et auquel il ne reste aujourd’hui que 6500$, que l’Etat se devait de protéger, c’est l’honnête Français qui a payé ses impôts sur la plus-value !

    • « Les épargnants (…) qui ont investi avec un niveau du bitcoin à 20 000 dollars et qui aujourd’hui ne pèse plus que 6 500 dollars (…) »

      Exactement comme nos droits de succession: si vous léguez 200000€ d’immobilier à votre concubin/ami/filleul, il lui restera 65000€ après l’impôt sur la mort et les « frais de notaire » sur la vente.
      Le fisc aura volé 3 fois 2/3 de la mise.
      Je suis content d’apprendre que le Ministre trouve cela abusif et qu’il va donc faire supprimer cette spoliation.

    • Car bien sûr, l’épargnant qui a acheté du bitcoin à 20000€ et qui l’a revendu à 6500 l’a fait à l’insu de son plein gré , poussé sans doute par la méchante « main invisible » dont on a tendance dans ce pays à sous-estimer les méfaits !
      Désolé, monsieur le ministre, mais sauf votre respect je ne vois pas pourquoi la Nation devrait être solidaire de gens incapables de gérer leur patrimoine. Si je me retrouve en faillite personnelle parce-que j’ai acheté un logement à 3 fois son prix personne ne viendra pleurer sur mon sort. Là, c’est pareil.

      • Vieux proverbe boursier: « Tant qu’on n’a pas vendu, on n’a pas perdu. ».

        • « Tant qu’on n’a pas vendu, on n’a pas perdu. »

          Sauf quand c’est tombé à zero, que ça a été évacué de la cote et qu’on ne peut même pas déclarer de moins-value puisqu’on n’a pas pu le vendre.

  • Et protéger, pour mieux taxer, donc protéger leurs ressources financières.
    Ressources financières car ces dinosaures estiment être dans leur bon droit et que tout leur appartient.

  • « réguler les mathématiques »

    Vous savez, quand on se permet de légiférer sur la vérité historique et bientôt sur les algorithmes on peut tenter d’en faire autant pour les mathématiques.
    Rappelez vous que le parlement de l’Indiana a tout de même débattu de l’opportunité de redéfinir la valeur de Pi comme étant 3,2

  • Ces sociétés ne doivent plus pouvoir jouer des différences de fiscalité entre Etats membres

    Pourquoi seulement les sociétés? Voilà un perspective liberticide à souhait…

  • Depuis quand l’état prédateur protège les épargnants, alors qu’il les spolie!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Jean-Pierre Riou et Michel Gay.

Notre système énergétique serait bien meilleur aujourd’hui sans l’impéritie des dirigeants de ces 25 dernières années. Il est nécessaire de reconnaître les fautes passées afin de donner aux jeunes l’envie de faire autrement et de fournir les efforts nécessaires pour construire un monde plus confortable pour tous car la décroissance n’est pas une fatalité.

 

Interroger le passé

Seule une analyse honnête des fautes du passé permet la justesse du diagnostic présent et la mise en place... Poursuivre la lecture

Après le bref passage de Liz Truss au poste de Premier ministre britannique, le Parti conservateur britannique continue de lutter, accusant un retard de 15 points de pourcentage sur l'opposition travailliste dans les sondages d'opinion. Il est intéressant de noter que Boris Johnson et Liz Truss ont lancé un défi à l'autorité du nouveau Premier ministre Rishi Sunak en rejoignant une rébellion conservatrice soutenant les parcs éoliens pour faire face à la crise énergétique.

Le journaliste britannique de GB News, Tom Harwood, a déploré la... Poursuivre la lecture

La semaine dernière, nous avons beaucoup entendu parler des 636 lobbyistes du secteur des énergies fossiles qui ont pris le contrôle du processus de la COP27 et qui sont la cause principale de l'échec de l'accord final.

La conclusion était évidente : nous devons interdire à l'industrie de participer à toutes les politiques ! Les médias grand public ont couvert cette campagne des ONG, répétant les affirmations et les messages ciblés, amplifiant le dogme anti-industrie sans réellement approfondir les recherches pour voir si les chiffres ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles