« Passoires thermiques » : les idées lumineuses de Nicolas Hulot

Nicolas Hulot veut instaurer de nouvelles taxes sur l’immobilier mal isolé, dit « passoire thermique » : comment l’État s’attaque à la population à travers son habitat.

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« Passoires thermiques » : les idées lumineuses de Nicolas Hulot

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 23 octobre 2017
- A +

Par Jean-Baptiste Boone.
Un article de l’Iref-Europe

La norme, le règlement, les exigences de « qualité » minimale, tuent chaque jour les indépendants, petits commerces ou petits exploitants. Car ils n’ont pas les reins assez solides pour supporter les dépenses supplémentaires induites par ces tracasseries administratives. Combien de commerces, d’exploitations, d’écoles ou d’hôtels ferment parce qu’ils ne peuvent suivre l’inflation réglementaire ?

Non content d’asphyxier toute une partie des indépendants les plus modestes, voilà que l’État voudrait s’attaquer au reste de la population à travers son habitat. Le ministre de l’Écologie, Nicolas Hulot, souhaite en effet, au nom de l’écologie bien sûr, de la sauvegarde de la planète et par respect pour Gaïa, appliquer des taxes sur les maisons dites « passoires thermiques ».

Or il est certain que ce sont les bailleurs les moins fortunés qui vont en faire les frais tandis que les propriétaires plus aisés pourront s’exécuter. Les donations et ventes seraient aussi impactées. Tout ça pour un effet environnemental des plus incertains.

La double sanction par la taxe

Cette proposition découle de la pensée largement répandue que l’impôt peut servir à inciter les contribuables à agir dans un sens ou un autre. Lorsque l’on s’est rendu compte que l’impôt engendrait des effets particuliers influençant l’environnement économique, certains en ont conclu qu’il devait être réduit et simplifié au maximum ; d’autres, qu’il pourrait peut-être être manipulé de manière à orienter ces effets vers des buts louables, définis par eux-mêmes, bien entendu.

C’est ainsi qu’apparaît le rôle incitatif de l’impôt, complètement antilibéral.  Autrement dit, en plus de soustraire un bien à l’imposé, l’impôt vient le forcer ou l’inciter poliment à servir la volonté du législateur.

C’est exactement le principe qui est appliqué ici, copié sur le modèle du bonus-malus automobile qui a remarquablement fonctionné.

Mais il néglige un fait économique premier : celui qui consomme beaucoup a déjà été « sanctionné » puisque ses factures d’électricité ou de chauffage, dans le cas qui nous occupe, étaient plus élevées. Or ces factures comportent déjà une part très importante de taxes, dont certaines au titre de l’écologie, comme la taxe carbone.

Deuxième « oubli », il est possible d’habiter dans une maison que Nicolas Hulot considère comme non écolo-compatible sans être un criminel au carbone. Tout dépend de la manière dont les ressources sont utilisées. La maison bien isolée et spacieuse d’un célibataire qui aimerait vivre dans une atmosphère chauffée à 25 degrés ne serait pas taxée, tandis que celle d’une famille qui économise pour chauffer à 18 degrés, si ! Pourtant, rapporté par tête, le deuxième cas est plus économe. Vous me direz, avoir une famille, ce n’est pas très écologique.

Qui plus est, cet impôt va peser largement sur les détenteurs de vieilles maisons campagnardes, assez peu réputées pour leurs fenêtres isolantes. L’on va ensuite pleurer sur ces « territoires » qui se vident et s’appauvrissent, ces propriétés qui dépérissent ; et l’on créera une aide pour leur rendre -mais un peu moins- ce que l’on a pris pour satisfaire ces lubies. De même, les ménages modestes vivant dans les lotissements construits au siècle dernier vont devoir s’accrocher.

Le dogme environnemental de Nicolas Hulot

Anomalie suivante, courante chez ceux qui pensent le monde de manière statique : considérer les déperditions d’énergie de manière isolée. Croit-on vraiment que ceux qui ont des maisons mal isolées n’ont pas pensé à faire des travaux ? Peut-être ne le peuvent-ils pas ou peut-être n’est-ce pas rentable.

Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas : les pertes énergétiques, c’est ce que Nicolas Hulot voit (si on accepte le présupposé que les taxes ne sont pas l’unique but recherché). La « pollution » inhérente à la fabrication et à la mise en place des solutions d’isolation, il semble ne pas la prendre en considération.

Peut-être le propriétaire y a-t-il renoncé parce que le coût en était rédhibitoire et le retour sur investissement incertain – surtout s’il est âgé ? Or on peut directement rattacher ce coût à son « impact environnemental ». Un simple calcul actuariel permet de savoir si les gains éventuels vont compenser le coût des travaux, que ce soit en termes énergétique ou monétaire.

Il en va de même pour les voitures que l’on prétend remplacer, voire éradiquer, en envoyant à la casse des engins pouvant encore rouler : économie ou gâchis ? Ou encore pour des éoliennes qui ne sortent pas de terre sans grande dépense d’énergie (fabrication, transport, installation, sans compter la maintenance) et sont censées compenser une production électrique déjà installée et qui plus est totalement décarbonnée ! Il y a une incohérence profonde dans la manière de percevoir l’écologie en France, qui tient plus à l’idéologie qu’à la raison.

Une belle nouvelle administration

Ensuite, n’oublions pas la nécessaire création de l’administration chargée d’homologuer les logements taxables ou non ! Combien d’agents pour se rendre chez vous afin d’homologuer votre maison, de vous administrer la sainte reconnaissance écologique ?

Puis viendra « l’évolution » de ces normes qui, déjà horribles, deviendront kafkaïennes. Cette administration qui reçoit le pouvoir de s’immiscer dans nos vies, à tous les étages, aura sous sa coupe un pan nouveau de notre intimité. Mais qu’est-ce que nos vies face à la toute-puissance de la bonté du législateur qui, finalement, ne souhaite que notre bien à tous ?

Enfin tous… Presque tous car on sent bien dans ce plan que sont visés les propriétaires, riches forcément, donc coupables encore plus évidemment. Si des travaux n’ont pas été faits, c’est par radinerie. À tel point que les locataires sont victimes de leur cupidité : ils sont écrasés par la facture énergétique.

Si bien que Nicolas Hulot propose de faire supporter celle-ci par le propriétaire à part égale. Quelle idée lumineuse ! Encore une fois, le raisonnement statique prévaut. Il est évident qu’une telle mesure va faire tout simplement augmenter le loyer à moyen terme, voire la consommation puisque le locataire perd la responsabilité de payer. Au pire, le propriétaire récalcitrant verra la donation ou la vente de son bien surtaxée. Une raison de plus de ne pas être propriétaire.

La taxe : alpha et oméga de la politique française

Source : Eurostat, retraitement IREF

Nous sommes finalement ici dans une situation bien française où toute action politique doit comporter sa taxe, quand toutefois la taxe n’est pas le seul objet de l’action.

Ce plan va introduire une double taxation : celle appelée « carbone » déjà en place en plus des nouvelles.

L’idéal serait sûrement de reconstruire entièrement le parc d’habitation en France, au travers d’un grand plan pensé intégralement par le haut, donc nécessairement mieux organisé. Cela permettrait une belle relance ! Et puis des blocs de béton gris, ça rend probablement certains nostalgiques.

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  • Nous avons changé de civilisation, avant le péché originel était la pomme, maintenant c’est le carbone. Je n’irais donc pas au paradis écologique car lorsque je respire je rejette du carbone

    • Mais vous êtes aussi un puits de carbone. Rien ne se perd, rien ne se crée disait notre grand savant français qui a étudié la respiration, Lavoisier.
      Et déjà à Paris, les représentants du peuple de l’époque ont jugé utile de le guillotiner. Mais Hidalgo devrait se méfier, les représentants en question n’ont pas mis longtemps à voir leur tête rejoindre les autres dans le même panier.

      • oui j’attend d’ailleurs qu hulot nous sorte que vous aurez le droit de rouler en bagnole à la mesure de votre capacité à stocker le carbone..

  • le taux atmosphérique de CO2 quatre fois plus élevé au temps du crétacé il y a 160 millions d’années qu’actuellement (1700 ppm
    au Crétacé pour 390 ppm actuel) et la forêt était luxuriante et les dinosaures avaient des tailles gigantesques ce qui prouve qu’une augmentation du CO2 est un bienfait pour la vie sur terre. Hulot a tout faux, il n’a jamais étudié la géologie

  • La nouvelle économie, produire et consommer moins et c’est ainsi qu’edf paie pour avoir moins de clients,on ne doit plus gâcher la nourriture pour permettre aux agriculteurs de limiter leur production et donc sans doute en diminuer le nombre.notre nouvelle économie n’a qu’un but , créer du chômage en France…donc , appauvrir la France…..et qui propose ça….un type multi millionnaire qui a honte de son ombre ecologique..mais qui s’abstient , bien sur, de devenir smicard..alors il appauvrit tout le monde….isoler une maison n’a jamais permis de faire des économies dans une société où l’énergie est surtaxée ,la perte de taxes est toujours compensee par d’autres taxes. Comment imaginer une France « tout électrique » avec le kw à 10cts ,impossible,le plein à 4 euros au lieu de 20 euros dont 18 euros de taxes….on compense le manque à gagner comment , qui paie les terrains de golf les hôtels de grand luxe les grands couturiers à part le pétrole et les acteurs de ce monde où l’argent coule à flot ..certainement que l’eau remplacera le pétrole pour alimenter la caisse de l’état..la nouvelle économie ,froid l’hiver ( l’isolation n’a jamais réchauffé un appartement ) et assoiffé l’ete et entre les deux affamé…..et c’est ainsi que les loups entrèrent à paris

  • N. H. en allant au gouvernement ne réalisera rien de durable. Tant qu’il restait conseillé, il avait tout à gagner, dont le respect des générations futures. C’est donc un nom qui n’existera pas dans les manuels d’histoire dans 30 ans. Il aura tout gâché par son ambition irraisonnée.

  • Le rôle incitatif de l’impôt, antilibéral, vraiment? Au contraire, c’est la pensée économique libérale qui a souligné la première les effets incitatifs ou désincitatifs de l’impôt (taxer le travail c’est le décourager, par ex.) Dès lors, si on admet la nécessité d’un impôt pour financer les tâches régaliennes de l’Etat, alors l’effet (dés)incitatif de l’impôt est évidemment une variable importante. Bien entendu, on peut souligner comme le fait l’article les effets pervers d’un impôt particulier. On peut aussi signaler que l’analyse faite par les représentants de l’Etat sur le caractère incitatif ou non d’une mesure fiscale est faible et/ou à courte vue, mais le principe reste.

    • Bonjour Bruno Dandolo

      L’impôt ‘libéral’ n’a pas à être incitatif ou désincitatif, on laisse ce genre de délire aux constructivistes étatiques. Un impôt est par essence anti libéral… mais faute de mieux on demande à ce qu’il soit le plus neutre (large assiette et petit taux), le moins intrusif, et pourquoi pas volontaire :).

  • Il faut punir le pêcheur, mes frères.
    J’aurai préféré le fouet aux taxes, mais les pensées de NHulot sont insondables.

  • est-ce que les bâtiments qu’il occupe le petit personnage sont aux normes..!!!!

    • Quelles normes ?

      Il y a des normes pour les nouvelles constructions, normes très discutables.

      Le château de Versailles n’est pas aux normes, non plus les cathédrales, ni les petites églises romanes qu’aujourd’hui on classerait sous la norme d’établissements recevant du public (ERP) et son cortège de contraintes qui les rendraient infréquentables.

  • Cet article est une bien gentille contribution à la pensée libérale conformiste. Merci.
    En rouleaux, plaques et autres formes, les produits isolants ne peuvent rien faire d’autres que de l’isolation thermique. Les produits isolants ne nécessitent pas d’entretien.
    Il serait simple de détaxer, pour une durée limitée mais raisonnable les produits isolants pour le bâtiments, produits qui ne demande pas de qualification pour leur mise en œuvre, contrairement aux chaudières, PAC et générateurs de chaleur à haut rendement.
    Détaxer et subventionner les isolants thermiques est plus efficace que taxer les passoires.
    Détaxer et subventionner les isolants thermiques est plus libéral : chacun a le choix.
    L’isolation thermique est toujours rentable, son temps de retour est variable mais au bout, les produits étant durables, imputrescibles et constants dans leurs effets, ils s’amortissent ce qui n’est pas toujours le cas d’autres moyens de production-transformation d’énergie dont le temps de retour, maintenance incluse est égal ou voisin de la durée de vie technique.

    • Affirmations sans fondements : l’isolation thermique exige bien une qualification pour la mise en œuvre , l’isolation thermique n’est pas toujours rentable et celle-ci n’est pas toujours durable ou imputrescible. Vous ne connaissez pas le sujet, il me semble.

      • Vous rigolez ?
        Quelles qualifications comparées à celles qu’exigent le chauffage ou les PAC ?

        Pas imputrescibles les isolants ? Depuis quand les isolants se dégradent ?
        Pas rentables ? Ah Bon ! Toutes mes excuses, je ne sais pas compter et je n’ai que 35 ans d’expérience(s)

        Bien sûr Vous, connaissez le sujet et vous le démontrez .

        • Laine de bois, laine de bois… Vous me direz qu’il y a des additifs, pas très écologique, comme du bore ou moins sympathique.

          Quand vous faites une isolation étanche, le bâtiment doit être ventilé. Ce n’est pas toujours évident pour une VMC, encore moins pour un double flux.

        • Si vous posez tout croche un isolant thermique, il y a risque de perte de chaleur quand même. Et il y a une différence entre la laine de verre, styromousse, sciure de bois, papier journal, carton, etc.

          Le plus simple est l’uréthane giclée. Mais ça coûte très cher. J’ai isolé 90% de ma maison à l’uréthane il y a deux ans. Je suis au Québec.

        • A @Konrad.
          Une bonne isolation, sans pont thermique et sans fuites au pare-vapeur n’est pas à portée d’un débutant, et j’ai constaté que bien des professionnels ne maitrisent pas correctement ces notions.
          Vous savez bien que certains isolants présentent des phénomènes de tassement dans le temps et de capture d’humidité si le pare-vapeur est déficient ou mal posé,(ou qu’il n’y en a pas ) et qu’ils peuvent être grignotés par les rongeurs, ce qui nuit à leur performances. Pour ce qui est du rendement, il faut faire le calcul il y a des cas particuliers où le jeu ne vaut pas la chandelle. Et il n’est pas toujours facile de le démontrer.

    • Tout à fait d’accord avec vous pour détaxer les produits d’isolation. Mais surtout en surveillant les prix et non plus, pas de subvention.
      Il est bien connu que les détaxations ou les subventions vont directement dans les poches des fournisseurs ou Instalateurs.

  • Dans mon immeuble, nous avons fait faire un audit thermique par le Bureau Veritas, qui n’est pas particulièrement vendu aux climatosceptiques. D’après leurs chiffres, le, temps de retour sur investissement était 21 ans pour l’isolation des murs et plus de 30 ans pour l’isolation des fenêtres. Pas question de proposer ça aux copropriétaires !

    • oui.. à à chaque fois que je vois des exemples, c’est de cet ordre …

      notez le travail d’isolation « émet » pour faire court du CO2..on doit aussi se poser la question du temps d’amortissement CO2 en somme. EN cas de chauffage électrique en france… peut être qu’une pompe à chaleur est un meilleur investissement aucune idée..mais en tous les cas…faut voir au cas par cas..et parfois isoler pour isoler et tout sauf un choix raisonnable ..
      que peut il y a voir de plus néfaste qu’un type qui prend une décision comme ça..qui impacte tout le monde..avec bien sur des subventions des détaxes des aides à venir..

    • En plus avec une durée aussi longue, vous n’êtes pas à l’abri d’une dégradation de l’immeuble ou de vandalisme qui viendrait annuler totalement cet investissement.

  • @Gérard Dréan
    Tout le monde en est là : faire faire des travaux coûte trop cher. Pourquoi? Première raison : l’excès de taxes et de cotisations induit des montants de facturation prohibitifs. Qu’à cela ne tienne : détaxons et subventionnons.
    Oui mais dans ce cas les fournisseurs et les artisans maintiennent le même niveau de facturation prohibitif et ce sont eux qui bénéficient des mesures fiscales censées pousser à la dépense. Pourquoi? Deuxième raison : parce que, en France, ce qui est très bien organisé, c’est la pénurie des formations professionnelles et la pénurie des professionnels. Cette pénurie permet aux organisations professionnelles d’inciter leurs adhérents à pratiquer tous le même prix et au plus haut niveau (estimé suivant la capacité contributive supposée du client, donc sans rapport avec le coût réel).

    Dans ces conditions, faire faire des travaux revient de plus en plus à surpayer un travail de mauvaise qualité. (D’où le nombre de procès pour malfaçons). Donc il y a blocage et les Français diffèrent les travaux qu’ils feraient volontiers si les prix étaient compréhensibles et acceptables pour des fournitures et des prestations de qualité.

    Au lieu de libéraliser pour recréer les conditions d’un marché qui fonctionne, les hommes de l’Etat veulent contraindre les Français à dépenser pour faire faire des travaux à tout prix. Autant dire qu’ils en rajoutent une couche dans le racket à l’origine du blocage. Conclusion : l’économie française résulte d’un empilement de rackets que la population est censée accepter sous les prétextes les plus variés (écologie, santé, solidarité, etc.).

    Conclusion. Plus les Français sont sommés de consommer des produits trop chers de mauvaise qualité, moins ils investissent et plus ils maintiennent une épargne de sécurité en attendant des jours meilleurs. Pour leur faire rendre gorge, le capitalisme de connivence, du plus petit au plus grand, pousse à la roue pour que l’Etat oblige les Français à dépenser sans compter. Ce que fait l’Etat dans ces conditions, ce n’est plus de l’Administration des deniers publics, c’est du braquage pur et simple. La population ordinaire a le sentiment de se trouver aux prises avec des malfaiteurs qui agissent en bandes organisées, Etat, entreprises et organisations professionnelles confondus.
    Dans ce marché de dupes qui paralyse le pays, le nouveau ministre écolo à la suite de l’ancienne ministre, n’est au mieux qu’un idiot utile.

    Dans l’histoire, ceux qui s’en sortent sont :
    – soit des gens qui jouent dans une autre catégorie que la population ordinaire et qui peuvent dépenser réellement sans compter (d’ailleurs ils font monter les prix, et il n’est pas rare de rencontrer un artisan qui déclare froidement ne s’intéresser qu’à ce type de clientèle très lucrative),
    – soit ceux qui font les travaux par eux-mêmes. Cela suppose d’avoir du temps. Ce qui est le cas quand on est fonctionnaire, ou artisan pour travailler pour soi-même.
    C’est donc un système taillé sur mesure pour les gens qui gagnent vraiment beaucoup d’argent, les fonctionnaires et les pro du BTP. Les autres sont dans une impasse car tout ce qu’il leur est demandé, c’est de gaspiller leur argent. Il faudrait donc qu’ils soient programmés pour être toujours ruinés.

    Dans un pays pareil, les plus courageux ne peuvent qu’être démotivés. Et c’est comme ça que l’Etat scie la branche sur laquelle il est assis, et beaucoup d’entreprises aussi. Parce que, comme on dit à celui qui veut nous gruger, ce n’est pas tout de demander aux gens de payer, il faut aussi mettre quelque chose en face !

    Le pays en toc surfacturé pour lequel les gens sont sommés de dépenser leur argent oblige l’Etat à la contrainte parce que personne n’en veut. Tous ces travaux qui ne se font pas, tous ces investissement qui ne se font pas, alors qu’il y a une épargne qui pourrait permettre d’en financer, se feront librement, et avec un enthousiasme retrouvé, le jour où leur offre sera crédible et acceptable en termes de qualité et de prix. Les Français refusent de jeter l’argent par les fenêtres. L’Etat le fait malgré eux, qu’il en crève, nous nous en passerons.

    • « Cela suppose d’avoir du temps. Ce qui est le cas quand on est fonctionnaire », cette phrase gâche vos propos, car peu de fonctionnaires sont manuel. Pour le reste vous visez juste.

      • @Parcoureur
        Merci pour votre observation. Je me permets une précision : comme il y a beaucoup de fonctionnaires, il y a de tout : nombreux sont ceux qui ne sont pas du tout intéressés par la mise en application de savoirs techniques et nombreux sont ceux qui le sont. Le fait est que, dans ce cas, ils bénéficient de facilités pour leur usage personnel (notamment en termes de formations par ailleurs très mal diffusées).

        Cela pour dire qu’il ne faut pas trop sous-estimer les titulaires de fonctions publique ou para-publiques, car beaucoup se débrouillent très bien pour tirer profit des facilités dont ils bénéficient. C’est d’ailleurs tout à leur honneur. Le problème, c’est que la population ordinaire, privée des mêmes facilités, se trouve, au contraire, accablée d’obstacles qui la rendent dépendante de trop de professionnels qui peuvent en abuser ; elle s’épuise pour se libérer de trop de sujétions qui la destinent, au mieux, au rôle de vache à lait.

        Le résultat est un blocage qui empêche le pays de réaliser son potentiel. Merci de convenir que ce n’est pas avec davantage de contraintes qui obligent les gens à gaspiller leur argent que la confiance sera restaurée de telle sorte que le blocage soit levé.

  • Ce type est un rien débile.

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