Macron s’attaque enfin aux racines du déclin français

Emmanuel Macron a fait le premier pas d’une politique qui redresserait la France. À quand les pas suivants ?

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Macron s’attaque enfin aux racines du déclin français

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 20 octobre 2017
- A +

Par Alain Mathieu.

Il n’en avait pas parlé pendant ses campagnes électorales, mais il s’est bien rattrapé le 15 octobre, devant près de 10 millions de Français. À quatre reprises, Emmanuel Macron a mis en cause la jalousie :

Je n’aime pas la jalousie (…) Il ne faut pas être jaloux de ceux qui réussissent (…) Je ne crois pas à la jalousie française qui consiste à dire : il y a des riches ; taxons-les… Nous n’y arriverons pas si nous ne sortons pas de cette jalousie.

Produits typiquement français dus à cette jalousie, l’ISF, l’impôt sur le revenu à 75 %, l’imposition exagérée des revenus du capital sont les causes directes du départ de France du tiers des grandes fortunes et de l’exil de nombreux entrepreneurs.

La jalousie des Français explique aussi les charges fiscales et sociales imposées à nos entreprises (8 à 9 % du PIB de plus qu’en Allemagne, suivant les sources), qui sont la cause de notre compétitivité insuffisante, de notre déficit du commerce extérieur et du chômage qui en résulte.

Sortir de la jalousie

En supprimant ces conséquences de la jalousie des Français, on redonnerait au pays, à ses entrepreneurs et à ses entreprises, les conditions d’une plus grande prospérité, égale à celle de l’Allemagne, des pays d’Europe du Nord et peut-être même de la Suisse.

Emmanuel Macron a raison quand il dit : « Nous n’y arriverons pas si nous ne sortons pas de cette jalousie ». En demandant aux Français d’abandonner leur jalousie il a montré un réel courage. Car la jalousie est le principal motif du vote socialiste. Ses amis et son entourage socialistes n’accepteront pas facilement la ruine de leur fonds de commerce électoral. Et aucun homme politique de droite n’a eu un tel courage.

Mais il n’est pas en passe d’en tirer toutes les conséquences. Pour aligner les impôts et cotisations français sur ceux de nos voisins, il faudrait réduire massivement nos dépenses publiques, et donc réduire fortement nos effectifs de fonctionnaires et nos allocations sociales.

Ce qui est en cours est dérisoire : 1 600 fonctionnaires d’État de moins en 2018, alors qu’on embauchera environ 440 000 fonctionnaires dans les trois fonctions publiques ; des allocations nouvelles et supplémentaires, y compris des allocations-chômage à des salariés démissionnaires, etc.

Emmanuel Macron a fait le premier pas d’une politique qui redresserait la France. À quand les pas suivants ?

Voir les commentaires (45)

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  • Après féniants,illettrés,bordel,jaloux…
    et bien pas de chance pour lui …
    mais c’est un constat et bien les énarques soi-disant élites !!! regarder et vérifier dans quel état ils ont mis la France…
    Je suis pour la suppression de L’ISF. ..
    pour la suppression des subventions des entreprises privée et aussi bien par les régions et les départements. .quand l’on veut être libéral. ..l’on va jusqu’au bout…
    Je suis pour supprimer les sudventions a la presse écrite,supprimer la niche fiscale des journalistes…
    Je suis pour une loi contre les élus corrompus. .inéligible a vie et déchut de leur droit administratif.. ils doivent être exemplaire !!!vis à vis des Français!!!
    quand a l’immigration en regle.c’est simple et de bon sens ils ont les mêmes droit ..sauf si ils sont condamnés pour des faits ….ils sont expulsés du pays …ils ont des droits mais aussi des devoirs…

  • Vous défendez une décision de Macron qui va malheureusement dans le mauvais sens. L’ISF est apparu, puis réapparu sans que cela ait eu un impact notable sur le PIB/habitant et le chômage endémique. Cela tient à une raison toute simple. Les grandes fortunes se construisent par la spéculation et par des actions dans les grandes entreprises du CAC40 lesquelles laissent relativement très peu d’argent dans les caisses de l’État. Macron encourage donc la spéculation, la délocalisation des entreprises, l’optimisation fiscale et… les paradis fiscaux. C’est entre 80 et 100 milliards qui disparaissent dans la fraude fiscale. C’est le tissu des petites et moyennes entreprises principalement axées sur le marché intérieur qu’il faut soutenir. Elles appellent à une simplification du Code du travail et des normes, et l’allègement des tracasseries administratives beaucoup plus qu’à la flexisécurité. Ce n’est pas la diminution des impôts et charges des entreprises qui porte la croissance mais la diminution des taxes et impôts des particuliers. En tant que chef d’entreprise, il me faut un carnet de commandes rempli et non produire pour stocker, c’est le BABA. il suffit de comparer les pays européens entre eux pour vérifier cela. L’augmentation du PIB/habitant et la diminution du chômage sont en phase avec l’augmentation du coût de main-d’œuvre et du coût des salaires ! Par la relance de la consommation cela contribue donc à la richesse des entreprises françaises restant sur notre sol, entreprises qui elles paient beaucoup d’impôts. La politique de Macron n’est orientée vers les entreprises du CAC40 sur le dos des consommateurs et de ceux qui paient CSG et impôts sur le revenu. C’est exactement l’inverse qu’il faut faire sauf lorsque l’on a été promu à la Présidence par le monde bancaire, des grands lobbies et des médias aux ordres. On doit leur rendre la monnaie de la pièce.
    Votre vision du libéralisme est celle de l’oligarchie ploutocratique qui pèse sur l’économie au moins occidentale pour maximiser ses profits et non pour les peuples.

    • Bonjour trouvé

      « L’augmentation du PIB/habitant et la diminution du chômage sont en phase avec l’augmentation du coût de main-d’œuvre et du coût des salaires ! »

      Corrélation en stat ne font pas cause à effet.

      (Re)lisez J B Say et la loi des débouchés:
      « c’est la production qui ouvre des débouchés aux produits »
      « l’achat d’un produit ne peut être fait qu’avec la valeur d’un autre »
      « un produit terminé offre, dès cet instant, un débouché à d’autres produits pour tout le montant de sa valeur. »

      Toute entrave à la production est une entrave au PIB. L’augmentation du PIB entraînant une augmentation du pouvoir d’achat, en même temps ;).

      • Surtout que le PIB/habitant est plutôt en train de diminuer en France.

      • Je ne vois pas en quoi vos remarques répondent à son commentaire.

        Pour n’importe quelle entreprise, il vaut mieux avoir du client que de la main d’œuvre pas chère, c’est pourtant évident.

        Que les charges sur les salaires soient une entrave à l’embauche, c’est certain, et c’est du perdant/perdant pour l’employeur et l’employé, mais c’est loin d’être le propos de Trouvé.

        Une taxe sur le profit n’est pas une charge, c’est différent (surtout si la taxe est régulière avec un pourcentage fixe ; ce qui n’est pas le cas en France je le reconnais), ce n’est donc en rien une entrave à la production.

        • Bonjour Philautia.

          Toute taxe se retrouve tôt ou tard répercutée sur le prix, donc sur le pouvoir d’achat. Toute taxe diminue la capacité des acteurs économiques d’échanger un bien contre un autre, entraînant des distorsions dans la production (pénurie, basse qualité, explosion des coûts), au profit de l’état (dans un premier temps).
          Relisez J B Say.

          • L’absence totale de taxe n’est possible qu’en l’absence totale d’État tel qu’il fonctionne et a toujours fonctionné, et même s’il ne remplissait que ses fonctions purement régaliennes, il en dépendrait toujours.

            Le propos de Trouvé (d’après ce que j’en comprends, je ne souhaite pas parler à sa place) est que la taxe sur le profit de l’entreprise est loin d’être la plus pénalisante, surtout dans la mesure où le salaire est considéré comme une charge.
            D’ailleurs dans ce cas de figure, dès que les profits de l’entreprise augmentent significativement, pour ne pas les perdre en taxes on augmente les salaires ou on embauche ou on réinvestit dans l’entreprise (nouveaux produits ou nouveaux outils de travail ou nouveaux locaux peu importe).

            Étant donné la situation actuelle, il faut faire un tri sélectif progressif, parce que l’on a toujours une dette à éponger quand même…
            Il est complètement illusoire de s’attendre à une subite transformation de l’État actuel en État libertarien, ou à ce qu’il n’y ait subitement plus besoin de rembourser sans que l’on en subisse les conséquences, et je ne parle même pas des intérêts sur la dette qui courent toujours…
            D’ailleurs, la création de l’impôt sur le revenu concorde avec le début d’un certain mode d’endettement de l’État, mais bref…

            Puisqu’il vaut faire un tri sélectif, il vaut effectivement mieux le faire dans ce sens ; en augmentant préférentiellement la taxe sur l’entreprise que sur le particulier dont il vaut mieux au contraire réduire les impôts (l’idéal étant bien entendu de ne rien augmenter du tout, mais je ne sniffe aucun chaton au petit déjeuner).
            Si le particulier a plus dans son porte-monnaie, il est en mesure d’acheter plus, ce qui va contrebalancer à terme la perte de l’impôt sur le particulier par la TVA et la taxe sur l’entreprise via la relance de la consommation ; ce qui dépénalise en grande partie le niveau de vie du particulier et la dynamique de la grande majorité des entreprises françaises dont l’offre est grandement tributaire du porte-monnaie du client (majoritairement français).
            Certes le particulier concerné n’augmentera pas forcément immédiatement sa consommation, s’il a par exemple des crédits à rembourser, ou si jamais il préfère épargner, mais globalement et à moyen terme, sa consommation augmente, surtout s’il a confiance en son gouvernement, restons honnêtes.
            J’ajoute à cela que les charges sur salaire (salariales et patronales, c’est du pareil au même) font partie des taxes qui pèsent sur le particulier et l’emploi.
            S’il y a bien des impôts qu’il faut baisser prioritairement (voire complètement supprimer à terme), ce sont tous ceux-là, et cette approche doit se coupler avec la fin des subventions qui maintiennent sous perfusion les secteurs non viables couplée à une rigueur comptable de la gestion des budgets (fini les ronds-points transformés en feux retransformés en ronds-points, et toute la myriade de dépenses absurdes du genre).

            Ce type de mesure toucherait une bonne tranche des actifs au lieu de ne cibler exclusivement qu’une poignée de nantis qui financent les élections…
            (*je n’accuse pas tous les « riches » ou actionnaires, soyons clairs, seulement ceux qui nous pourrissent la vie de concert avec nos prétendues élites, et qui globalement ne font passer que des défiscalisations qui n’intéressent que leur situation marginale).

            Il est particulièrement malsain dans notre contexte de ne passer une mesure qui ne vise que les particuliers qui sont en mesure de payer l’ISF, qui font principalement travailler le secteur du luxe qui est déjà loin d’être le plus défavorisé du pays et qui délocalise (donc il ne remplit quasiment pas les caisses de l’État).

            Maintenant soit on attend la perfection, soit on s’attarde sur des mesures un peu plus justes (qui touchent directement ou indirectement la majorité des français) et un peu plus économiquement viables et utiles (parce que vous me ferez difficilement avaler que la simple suppression de l’ISF va aider de près ou de loin à relever le pays).

            J’adore les livres, et la théorie, c’est utile, mais maintenant soit on propose des solutions concrètes crédibles dans notre contexte, soit on fait fi de la réalité en fantasmant sur un monde parfait, auquel cas ce n’est pas très différent de ce que font nos déconnectés assoiffés de grandes idées (et/ou d’intérêts personnels) depuis un bon moment déjà, ce qui sur le terrain ne nous mène nul part si ce n’est droit dans le mur.

            Donc ce n’est pas contre vous gillib, mais j’ai besoin que l’on m’apporte une solution crédible comme Trouvé et j’écoute les contre-arguments concrets, mais j’estime qu’on ne répond à rien en me brandissant le nom d’un auteur, si bon soit-il.
            Je suis complètement d’accord, l’offre conditionne la demande, pour autant l’observation de Keynes n’est pas complètement infondée : s’il n’y a plus personne ou plus suffisamment de monde pour y répondre, tout s’effondre.
            Aussi, il est certain que quand l’offre est conditionnée par l’étranger (ce n’est pas par haine ou rejet de ce qui est étranger que je dis ça, mais d’un point de vue fonctionnel), la relance par la consommation a ses limites, et il subsistera des dysfonctionnements à l’échelle européenne (http://www.liberation.fr/debats/2016/10/10/l-allemagne-s-enrichit-l-europe-s-appauvrit_1520967) et mondiale (les déséquilibres des balances commerciales n’étant plus réellement régulés pas les traités du Gatt et les taux de change n’étant pas croisés, les règles du jeu restent truquées).

            Le problème c’est que si vous relancez l’économie en ne misant que sur l’investissement et en faisant les yeux doux aux boursicoteurs, vous misez sur de l’instabilité prompte à délocaliser vers les pays aux monnaies les plus faibles et/ou aux travailleurs les moins bien payés, et maintenez en place un système qui ne se préoccupera pas de rétablir une économie libérale bien dosée, et qui au contraire réveille toutes les pulsions protectionnistes à juste titre puisque vous soutenez un mode de fonctionnement foncièrement injuste.

            Le principal problème de la théorie de Keynes à l’heure actuelle, c’est qu’elle n’est mise en application que d’une manière unilatérale, c’est à dire par L’État uniquement
            1- sans se préoccuper de la relance par le bas de lui-même (par la débrouillardise du peuple on va dire, qui est finalement punie)
            2- toujours au prix d’une ponction farouche des actifs du secteur privé (qui normalement fait partie de ce que Keynes réprouve)
            3- qui finance une politique proche de l’assistanat (même si ce n’est pas le but originel, on pousse les plus pauvres et improductifs à faire des enfants, ce qui est hallucinant, et ce n’est qu’un exemple, je vais éviter de m’étaler sur les absurdités que l’on trouve dans la fonction publique, sur l’assistanat des associations, de certains secteurs privés et même des banques…)
            4- et par dessus le marché sans jamais rembourser l’emprunt qui gonfle indéfiniment et dont on doit payer les intérêts !

            Il va de soi que la relance par la consommation avec une telle méthodologie n’a plus aucun rapport avec le constat de Keynes qui était qu’au lieu d’écraser le peuple d’impôts en cas de crise grave il vaut mieux emprunter et redistribuer du cash pour permettre une relance par la consommation et par l’atténuation du désespoir, voire par la confiance en l’utilité et l’efficacité des mesures étatiques (ça paraît exagéré, mais le moral des troupes compte beaucoup plus qu’il n’en a l’air).

            Maintenant il serait temps d’arrêter d’appliquer bêtement des théories brillantes sur le papier mais qui n’ont aucun rapport avec l’actualité de façon générale, et de s’activer pour chercher d’autres solutions crédibles que celle de la décapitation avant que ça ne devienne notre dernière option.

            Si vous n’êtes toujours pas d’accord, je le conçois très bien, mais il faut développer et m’exprimer le fond de votre pensée personnelle, et non me répondre que la théorie dépasse la réalité, car au bout du compte c’est toujours le contraire qui se produit.

            • En résumé, certaines taxes pèsent plus que d’autres sur les échanges, le niveau de vie et l’embauche (ces deux derniers points devenant critiques il sont prioritaires).
              Il me semble par ailleurs naïf de considérer que l’innovation commerciale (abondance de l’offre ou nouveauté unique) va nous sauver et régler ces problèmes urgents.

              Enfin, il faut faire avec ce que l’on a ; une dette et des milliards d’assistés que l’on décide soit de complètement ignorer avec toutes les conséquences économiques et humaines que cela implique, soit de résorber peu à peu en partant de notre mode de fonctionnement actuel et non d’un objectif idyllique lointain.

            • Le fond de ma pensée c’est que l’état ne doit pas intervenir dans l’économie et doit avoir des recettes fiscales neutres pour assumer ses fonctions régaliennes, ce qui n’est pas le cas actuellement.
              Apres, est-ce possible?
              Non, les français sont viscéralement étatiques.
              Je ne veut pas discuter de solutions plus mauvaises les unes que les autres. La seule solution, c’est de baisser les dépenses (comme tous les autres pays). Les Enarques au pouvoir ne veulent pas.
              Cette solution n’est pas brillante sur le papier, de nbreux pays l’ont fait avec succès.Een France 40 ans de budget voté en déficit.

              • D’accord, je comprends.

                Ce que je voulais dire c’est que concrètement en baissant les dépenses au-delà du gaspillage, il faut trouver un moyen de compenser en baissant préférentiellement certaines taxes ou en les ré-organisant (même si ce n’est pas la panacée) pour relancer en parallèle l’activité économique, au moins suffisamment pour recycler la part de la population qui est laissée sur le carreau.

                Le fait de se dire que c’est sans espoir, impossible, ou de n’apporter que des solutions trop radicales par rapport à la situation actuelle, ça ne permet pas d’apporter une alternative crédible aux faux choix qui nous sont proposés.
                Et c’est ce que je cherche.

                Donc si les propositions de Trouvé ou les miennes ne sont pas techniquement viables, je suis complètement à l’écoute de n’importe quel contre-argument ou observation, d’un point de vue très pratique.
                Mais je ne cherche pas non plus à vous forcer au débat s’il vous semble vain ou qu’il ne vous intéresse pas !
                Je cherche plutôt à tester diverses propositions, n’ayant pas un don d’omniscience et étant comme tout le monde faillible.

                Je crois que lâcher subitement la bride tout en retirant la gamelle, cela revient à lâcher les chiens et à lancer le boomerang idéologique… Mais peut-être que je me trompe.
                Merci en tout cas d’avoir pris le temps de lire et de répondre.

    • Arrêtez avec vos clichés et lieux communs communistes. Les grandes fortunes se font par la spéculation? Toutes les plus grandes fortunes mondiales actuelles sont celles de nouveaux entrepreneurs. Alors réfléchissez avant d’écrire des conneries!

      • Une erreur et tout est à jeter ?
        Votre réponse, en plus d’être agressive, n’a rien de réfléchie, aussi vous me semblez mal placé pour donner des conseils en la matière.

      • De plus je veux bien voir la preuve que les grandes fortunes des nouveaux entrepreneurs n’aient aucun rapport avec la cotation en bourse de leurs entreprises.

  • Macron aura fait une excellente action : nommer le mal français.

    Quant aux cotisations chômage, il devra sans doute passer à la dégressivité après 9 mois ou une année. Sinon, cela sera intenable question coûts.

  • M. Macron n’a pas utilisé le mot juste. Ce n’est pas la jalousie qui anime certains mais l’envie qui, rappelons-le, est un des sept péchés capitaux!

    • @ Mariah
      Même le Larousse ne fait pas bien la différence entre les deux.
      Personnellement, j’y vois une nuance dans le rapport humain qui en découle: il est banal d’envier quelqu’un mieux loti que vous dans un domaine, la jalousie vient d’un sentiment négatif qui pousse à une animosité dirigée contre « le mieux loti », ou, au contraire, contre la personne que vous suspectez de mauvaise intention à votre égard, à cause d’un bien, matériel ou moral, que vous « possédez »!
      Je peux « envier » un musicien de pouvoir s’exprimer par la musique, sans aucune animosité à son égard, au contraire si j’aime l’écouter, sachant que tous, nous n’avons pas les mêmes talents et capacités.

      Si j’éprouve de la jalousie, je serai le seul à en souffrir, ou j’apprends la musique!

      • Je n’ai rien contre votre perception de la jalousie, qui est souvent et en l’occurrence employée dans le sens que vous lui donnez, mais je trouve que la distinction faite par Mariah tient la route avec cette définition de la jalousie :
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Jalousie

        Une peur de perdre plutôt qu’un désir de posséder ce qui appartient à autrui.

    • Ce n’est pas le mot juste effectivement. La jalousie est le seul argument qui reste quand on n’a pas compris qu’on n’arrive pas à inspirer respect et admiration, que tout l’argent du monde n’achètera jamais.

  • Il y a surtout la culture de la cigale, entretenue par la ‘culture’ sous ministère et radio-télévisée.

  • je subis la jalousie, je peux vous le dire, j’en ai fait les frais. j’ai bien reussi ma vie aux Etats Unis…. merci de cet article,,,

    • Réussir sa vie se mesurerait donc à la grosseur du portefeuille : pauvre France dont la hauteur intellectuelle de vue, de civilisation, atteint le plancher.

      • Marie a dit « réussir ma vie ». Elle n’a pas parlé d’argent. Votre obsession vous trahit. :-))
        Entendu récemment dans un reportage sur Arte, cette phrase étonnante pour cette chaîne TV: la Droite est motivée par l’argent et la gauche est dirigée par l’argent.

  • paroles, paroles, paroles…

  • Les racines du déclin français ce sont les prélèvements obligatoires qui ont atteint des niveaux confiscatoires et qui tuent la compétitivité de nos entreprises.
    Aucune réforme structurelle n’est prise pour les réduire. Toutes ces mesurettes ne seront que cautère sur jambe de bois.
    Si Macron ne passe pas rapidement à la vitesse supérieur, il aura beau faire de la propagande sur toutes les ondes, sa politique va se fracasser sur le mur des réalités comme celle de tous ses prédécesseurs.

  • Macron parle beaucoup et dit beaucoup de choses intéressantes mais au niveau de ces actes c’est tout autre chose. Il fait juste quelques réformettes. Ce n’est pas lui qui redressa la France. En même temps cela aurait été le comble: un énarque qui redresse la France alors que si on est dans cette situation c’est en grande partie à cause des énarques

  • Macron est trop énarque pour redresser la France. Les articles d’Eric Verhaeghe sont très intéressants et très justes sur Macron. Peut être est ce en bonne partie parce que Verhaeghe a fait l’ENA et donc il comprend comment fonctionne ce système et quel mentalité ont ces gens ?
    Macron est dans une approche très technocratique, il est partisan du managérialisme très en vogue mais il n’est pas libéral

  • Quand il a commencé à nommer la jalousie, je me suis dit que tout n’était peut-être pas à jeter dans son discours. Quand il a continué, et embrayé sur la nécessité de laisser ceux qui ont gagné de l’argent le réinvestir eux-mêmes, mais sur la légitimité de le leur prendre s’ils voulaient en jouir, j’ai compris qu’il remplacerait la jalousie par le découragement, dans un contexte d’esclavage d’Etat…

    • Esclavage et dépossession de la population, les hommes de l’Etat en rêvent. A défaut, ils obtiennent la corruption des plus doués quand ils sont corruptibles, l’infantilisation des moins doués, et la domestication du plus grand nombre. Quant aux incorruptibles parmi les plus doués, ils ne peuvent qu’attendre que la roue tourne… et cela commence à faire longtemps qu’ils sont ainsi réduits à l’impuissance.

  • L’origine de la jalousie, n’est pas un accident.

    Aux US les gens rêvent d’être riche, car ils s’imagine que ca leur est possible, et ce rêve le pousse à travailler, à risquer.
    En plus on y sait bien que la richesse de ces gars n’est pas prise sur votre dos, mais sur de la création de valeur.

    En france on imagine qu’il est impossible de sortir de sa classe sociale (on adore Marx pour ça, car ca marche bien ici), et en plus il y a peu de croissance et docn on sait que ce que les un gagnent est pris sur les autres.

    Ce distinguo entre économie ouverte et fermée, système sclérosée ou dynamique, explique le rêve des un et la jalousie des autres.

    • Je comprends ce que vous voulez dire, mais je trouve cette observation partielle voire partiale.
      Ce sentiment un peu marxiste comme vous dites, je ne l’ai trouvé que dans les entreprises dans les lesquelles les patrons et/ou petits chefs montrent un mépris révoltant à l’encontre de leur main d’œuvre la moins qualifiée.

      Dans un pays dans lequel le nombre de points après le bac compte plus que l’expérience et l’apprentissage sur le tas, il reste à démontrer que le mépris proviendrait réellement de la couche inférieure et de convictions abstraites.
      Dans toutes les entreprises et les secteurs dans lesquels le patron était une personne à l’écoute, je n’ai jamais vu ce ressentiment.

  • On reconnaît bien là les énarques. Il fait le diagnostic mais ne prend aucune des mesures indispensables! A savoir réduire le gaspillage insensé estimé à 100 milliards par l’IFRAP. L’intelligence de ces gens est plus que douteuse. Mais il est vrai qu’il est socialiste, chez eux c’est la norme.

    • Macron a dit qu’il n’était pas socialiste. Vous n’êtes bien sûr pas obligé de le croire, mais quand une bonne part des Français estiment qu’il est le président des riches, il paraît difficile de continuer à s’illusionner sur le caractère socialisant du bonhomme.

      • Une bonne part des Français répètent surtout comme des perroquets les slogans communiqués aux médias dans les « éléments de langage » élaborés par les états-majors des partis. Le slogan ne fait pas le libéral, et les actes et les choix sont eux parfaitement socialistes.

        • Autant je vous rejoins en ce qui concerne les « mots clefs » et l’usage détourné des concepts élémentaires nécessaires à la pensée,
          et je crois comprendre que les choses sont claires pour vous dans la mesure où votre définition du socialisme correspondrait à sa version économique (lutte des classes grosso modo),
          autant j’ai tendance à penser que le socialisme ne correspond plus depuis longtemps à cette définition dans l’esprit de beaucoup de français (la majorité je dirais à vue de nez).

          Le capitalisme de connivence a pris une telle ampleur que le principe d’égalité retrouve peu à peu son sens initial ; à savoir l’égalité devant la loi (*et la fiscalité, les pme et entrepreneurs de tout poil se sentant « socialistes » à cet égard), et prend un sens économique similaire ; à savoir le rejet de toute forme de concurrence déloyale.

          Le socialisme dans ce cadre représente plutôt soif de Justice.
          Quelque part c’est un sentiment proche de celui des révolutionnaires qui ont cherché à abolir les privilèges, la richesse et le pouvoir ne devant pas permettre d’être au dessus des règles du jeu.
          Ceux qui considèrent encore que pour cela il faut supprimer la richesse et/ou le pouvoir restent plutôt marginaux et se désignent plus volontiers comme communistes, démocrates, anarchistes ou encore anticapitalistes (liste non exhaustive).

          Donc non, Macron n’est pas plus socialiste que libéral, dans le sens où il n’agit pas plus selon les aspirations du socialisme tel que les français le conçoivent à l’heure actuelle, que selon celles du libéralisme tel que les libéraux peuvent le penser et le définir.

  • L’unique objectif de Macron est d’inciter au boursicotage ; la suppression de l’isf ne se fera qu’à la condition de pouvoir justifier d’une ré-injection de ses capitaux dans l’économie ( française ? européenne ? mondiale ? qui sait ? ), et sera compensée par une élévation des taxes sur la propriété et l’héritage.
    Le fond idéologique qui se trame en coulisse est de ce goût-ci :
    http://bfmbusiness.bfmtv.com/votre-argent/et-si-l-etat-devenait-coproprietaire-de-tous-les-terrains-construits-de-france-1275470.html

    Quant à faire un procès d’intention à l’indignation suscitée par la mesure alors que les entrepreneurs qui sont très loin d’être en mesure de payer l’isf sont étranglés par des taxes qui les empêchent de se développer correctement et de ne serait-ce qu’envisager d’embaucher…
    Non, clairement, c’est à un cadeau fait aux plus riches dans la mesure où il n’a de quoi réjouir que ses anciens patrons, et qui justifiera le matraquage des propriétaires pour satisfaire et compenser la contrariété égalitaire gauchiste que son discours de mauvais goût a attisé.

    La politique de notre président, c’est du communisme au service du secteur bancaire, il serait peut-être temps de réaliser que ses discours ne sont que de la poudre de perlimpinpin…

    • L’étatisme français, c’est du communisme au service d’intérêts privés, et Macron ne fait que s’inscrire dans cette longue tradition.

      • Tout à fait d’accord…
        Maintenant, puisque son gouvernement est visiblement animé par une haine de la propriété privée, il me semble qu’il franchit un cap à ce niveau, et va servir de catalyseur à l’aggravation de la situation.

  • Le problème de ceux qui ne vivent que de l’apparence et qui ne comprennent pas qu’on ne les aime pas, ça ne peut être que parce qu’on est jaloux. C’est un classique….. Réussir une belle carrière avec toutes les perversions qui vont avec (dont la lèche), avoir de l’argent, costard……. sans avoir de classe n’a rien d’enviable. Sont-ils capables de comprendre que certains peuvent simplement être heureux en faisant ce qu’ils aiment, et REUSSISSENT en plus à avoir de belles valeurs, font de belles choses et savent inspirer respect. Oui M. Macron, il est des personnes que l’on ADMIRE. Mr le « philosophe » ne connaît-il pas la nuance « réussir dans la vie » et « réussir sa vie » ?

  • Soyons prudent. La jalousie, c’est aussi un des fondements psychologiques du capitalisme. C’est ce qui fait que vous avez envie d’en avoir autant que le voisin, et si possible, plus que lui.

  • La jalousie n’est pas LE mal français. Cela concerne tout le monde sur tous les continents ! Le mal français c’est le Socialisme comme négation de la liberté des individus et qui se nourrit . Macron ne s’y attaque pas. Il tente de le préserver et de le renouveler pour l’empêcher de se fracasser. J’ajoute que la jalousie n’est pas forcément mauvaise…

  • Les commentaires sont fermés.

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